Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 20 déc. 2018, 16:52

Trois questions sur le radar utilisé lors des fouilles du «jardin d’enfants» de Fourniret


Abandonnée depuis des années, la parcelle de 300m² située à Floing voit depuis lundi débarquer nombre d’effectifs judiciaires et d’appareils techniques. Parmi eux, un radar à pénétration de sol appelé également géoradar.

À quoi sert-il ?

Cet appareil est utilisé dans l’archéologie forensique, autrement dit « l’application des méthodes de l'archéologie dans des contextes criminels de recherche et de découverte de corps enfouis illégalement », explique l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN).



Un radar à pénétration de sol est capable de détecter des cavités souterraines mais aussi des masses enterrées.

Cette technique permet de gagner un temps précieux plutôt que fouiller un peu au hasard. Plusieurs points d’intérêt ont ainsi été matérialisés dans le jardin de Floing par des piquets de couleur.

Comment fonctionne-t-il ?

Schématiquement, la machine envoie un écho dans le sous-sol et, en fonction des distorsions repérées, elle détecte les anomalies.

Cet outil peut ainsi sonder jusqu’à 15 mètres de profondeur dans les sols les plus conducteurs. Généralement des sols secs. Les milieux les moins favorables sont les terrains humides ou argileux.

Quand est-il utilisé ?

Le recours à cette technique est employé « dès lors que l'on suspecte l'enterrement d'un corps ou de parties de corps dans un cadre criminel », détaille l’IRCGN.


Source : L'Union le 18 décembre 2018

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 20 déc. 2018, 16:56

Les habitants de Floing se rappellent de la «manie de creuser» de Fourniret


Les fouilles entamées lundi 17 décembre ont rappelé de bien sombres souvenirs aux rares Flongeois croisés dans le lotissement du clos de la Joncquière.

« Je suis surpris, confie Bernard, 67 ans. Ils ont déjà fouillé il y a quelques années de ça. » Ce Flongeois qui préfère rester discret a bien connu Michel Fourniret : « On habitait tout près de chez lui à l’époque. »



Bernard assure n’avoir jamais eu de problème avec celui qui sera surnommé plus tard « l’Ogre des Ardennes » : « Que ce soit avec ma femme ou mes deux filles, il n’a jamais eu de comportement déplacé. »

Le sexagénaire se souvient toutefois d’un détail qui l’a marqué : « Mon père disait qu’il le voyait très souvent creuser à la tractopelle, même après qu’il a fait les fondations de sa maison. Il disait que c’était pour installer un mur ou planter des sapins, mais il n’y a jamais eu de tout ça. »

D’autres Flongeois confirment « la manie de creuser » qu’avait le tueur en série. « Il a même enterré des voitures », rappelle un villageois. Reste à savoir si les enquêteurs trouveront des éléments déterminants à l’issue de leurs trois jours de fouilles.

« Espérons qu’ils retrouvent les corps des victimes, glisse Bernard. Ce serait bien pour les familles, après tant d’années… »


Source : L'Ardennais le 18 décembre 2018

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 26 mai 2019, 17:55

Un lien établi entre Michel Fourniret et la disparition jamais élucidée d'une jeune femme dans l'Orne en 1993

"Il n'est pas possible d'avoir une certitude à 100%", tempère le procureur, interrogé par "Le Parisien".



Un nouveau nom va-t-il s'ajouter à la longue liste des victimes de Michel Fourniret ? "Des éléments" permettent "d'établir un lien" entre le tueur en série et la disparition de Lydie Loge, explique le procureur d'Argentan (Orne), Hugues de Phily, au Parisien, jeudi 23 mai. Elle n'a plus été vue depuis le 18 décembre 1993, à Saint-Christophe-le-Jajolet (Orne), et n'a jamais été retrouvée.

"Il s'agit d'un lien ténu, fragile", nuance le procureur, "car nous sommes sur des matériaux anciens. Il n'est pas possible d'avoir une certitude à 100%."

Selon Le Parisien, qui cite des sources concordantes, c'est une trace d'ADN prélevée dans la camionnette de Michel Fourniret qui a permis d'établir ce lien, en février, car elle correspond au profil génétique de proches de Lydie Loge. Cet ADN avait été comparé dans le cadre de vingt dossiers de disparitions et de meurtres jamais élucidés. Jamais la piste d'un tueur en série n'avait été envisagée dans le cas de Lydie Loge.

D'autres expertises envisagées

Cependant, l'ADN en question est mitochondiral, c'est-à-dire une partie du patrimoine génétique qui n'est transmis que par la mère et non les deux parents, ce qui accentue les chances qu'il appartienne en réalité pas à la victime mais à une personne aux caractéristiques proches, explique une source proche de l'enquête au journal. D'autres expertises pourraient être pratiquées pour vérifier cette correspondance.

Aucun crime n'a jusqu'ici été imputé à Michel Fourniret entre 1990 et 2000. En décembre 1993, il est censé s'être trouvé en Belgique, et non dans l'Orne. Au total, il a reconnu dix meurtres entre 1987 et 2001.



Source : France Info le 24 mai 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 02 juin 2019, 09:05

Michel Fourniret a-t-il tué Lydie Logé, disparue dans l’Orne il y a 26 ans ?

"Il y a une possibilité de correspondance" entre la disparition de Lydie Logé et les agissements de Michel Fourniret selon Hughes de Phily, procureur d’Argentan, "mais il est difficile d'être sûr à 100%".

C'est un dossier très ancien qui avait donné lieu à de nombreuses investigations et deux ouvertures d'informations judiciaires : le 18 décembre 1993, Lydie Logé disparaissait dans l'Orne. Depuis, son corps n'a jamais été retrouvé. Mais une nouvelle piste est née suite à des comparaisons entre l'ADN de la disparue et des traces organiques retrouvées dans le véhicule du tueur en série Michel Fourniret.

L'information a été révélée par nos confrères du Parisien : l'ADN retrouvé dans la camionnette Citroen de Michel Fourniret, "émet une correspondance positive avec le profil génétique des proches d’une femme disparue en 1993 dans l’Orne". Le tueur en série utilisait ce véhicule pour séquestrer ses victimes.
Lydie Logé a disparu en 1993

Lydie Logé a disparu le 18 décembre 1993. La jeune ornaise avait 29 ans. Elle habitait à Saint-Christophe-le Jajolet dans l’Orne.

Suite à sa disparition, de nombreuses investigations ont été menées. Aucune piste n'a été écartée.

Il n'y avait pas d’hypothèses précises. Beaucoup de pistes ont été étudiées : suicide, disparition volontaire, l'entourage familial avait également été suspecté, c’est un dossier qui était et qui reste sensible, dont les plaies restent encore ouvertes. Hughes de Phily, procureur d’Argentan



Après deux non-lieux, le parquet d’Argentan a rouvert le dossier pour disparition inquiétante en 2018. "Il y aurait une possibilité de correspondance entre la disparition de la jeune femme et les agissements de Michel Fourniret" Hughes de Phily, procureur d’Argentan "mais il est difficile d'être sûr à 100%".


Des traces ADN retrouvées dans une camionnette (ré)étudiées en 2018

En 2018, les policiers de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) ont effectué des comparaisons ADN avec des traces inconnues qui avaient été relevées dans le fourgon de Fourniret.

L'office regroupe une soixantaine de policiers et gendarmes chargés des enquêtes relatives aux atteintes aux personnes et également de la relecture de dossiers anciens. Ils les réexaminent à la lumière des progrès de la police technique et scientifique, de l'analyse criminelle et de l'analyse comportementale.

Pour effectuer cette comparaison, ils ont repris une vingtaine de dossiers non élucidés de meurtres et de disparitions. Le dossier de Lydie Logé est le seul à avoir révélé une correspondance positive. D’autres expertises pourraient être effectuées pour confirmer cette correspondance génétique.


Des interrogations subsistent
Le profil de Lydie Logé correspond-il à celui des victimes de Michel Fourniret ? Le tueur en série a été condamné pour le meurtre de huit jeunes filles et jeunes femmes. "Il est obsédé par la virginité" comme le rappellent nos confrères du Figaro, "mais il n'est pas qu'un criminel sexuel, il tue aussi par opportunité. Il n'hésitera pas à liquider la femme d'un ancien codétenu par appât du gain".

En 1993, à l'époque de la disparition de Lydie Logé, les policiers situaient le tueur en série en Belgique.

L' ADN relevé est mitochondrial. Si l'ADN nucléaire est spécifique à un seul individu et permet de l'identifier, l'ADN mitochondrial n'est pas spécifique à un seul individu mais peut être partagé par plusieurs. Il permet d'obtenir des correspondances de parentés par exemple à plusieurs générations d'écart.

D'autres expertises pourraient être pratiquées pour vérifier la correspondance d'ADN. "Ca peut s'envisager mais on ne sait pas si c'est possible, techniquement parlant" explique le Procureur d'Argentan.


Source : France 3 Normandie le 24 mai 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 03 juin 2019, 14:43

Affaire Estelle Mouzin : la piste Michel Fourniret est-elle relancée?


Selon 20 Minutes, le tueur en série a déclaré à la juge en charge du "Dossier Mouzin" qu'il y a "quelque chose à creuser" entre la disparition de la fillette et la mort d'une de ses victimes, Joanna Parrish.

Seize ans après, l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin est-elle relancée? Telle est la question après les révélations de 20 Minutes, qui rapportent des propos qu'auraient tenu Michel Fourniret le 14 mars dernier. Selon le site d'informations, le tueur en série aurait eu des déclarations ambiguës devant la juge d'instruction Sabine Khéris, qui ravivent l'hypothèse d'une implication dans la disparition de la fillette volatilisée en janvier 2003.

Selon cette source, "l'ogre des Ardennes" aurait expliqué qu'il ne se rappelle plus "dans quelle région" et dans quelles circonstances il a "croisé" Estelle Mouzin, et l'Anglaise Johanna Parrish, dont il a avoué être "forcément" le meurtrier. Selon Michel Fourniret, il y a "quelque chose à creuser" entre les deux disparitions, dont il n'a pas de souvenirs précis mais dit avoir "le cul merdeux" à ce sujet.

Ces déclarations floues et imprécises sèment le trouble dans le travail des enquêteurs : le corps de Joanna Parrish avait été repêché dans l'Yonne, en 1990, non loin d'une carrière de sable que Michel Fourniret avait évoqué lors de son dernier procès en novembre 2018. Ce site pourrait-il être un endroit "à creuser"? Pour lever le doute, les enquêteurs pourraient ordonner la reprise des recherches, après des premières fouilles infructueuses menées fin 2018.


Depuis la disparition d'Estelle Mouzin, à l'âge de neuf ans, alors qu'elle rentrait de l'école en janvier 2003 à Guermantes, la piste Fourniret a été plusieurs fois été explorée, sans succès. Début 2007, la police avait une première fois mis "l'ogre des Ardennes" hors de cause dans cette affaire. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de traces d'Estelle. L'avocat de Michel Fourniret avait alors rappelé que son client niait tout lien avec l'affaire.


Sources : Orange avec AFP le 3 juin 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 03 juin 2019, 18:47

Michel Fourniret avoue qu’il a le « cul merdeux » et qu’il faut « creuser »

Dans une étrange concordance des temps, celui qu’on a surnommé « l’Ogre des Ardennes » s’est, lui aussi, mis à parler d’Estelle Mouzin sans vraiment y être invité. Le 14 mars, toujours dans le cabinet de la juge Khéris, il signe ainsi de surprenantes déclarations.

Expliquant alors qu’il ne se souvient plus « dans quelle région » et « dans quelles circonstances » il a « croisé » Estelle Mouzin et Joanna Parrish – dont les disparitions n’ont pourtant rien en commun – il ajoute qu’il y a là « quelque chose à creuser ». Il explique que s’il manque de souvenir plus précis, c’est sans doute parce qu’il a, à ce sujet, « le cul merdeux »…


Provocatrices et alambiquées autant que perverses, ses déclarations pourraient n’avoir été prononcées que dans le but de faire tourner les enquêteurs un peu plus en bourrique. Sauf qu’elles font écho à une macabre réalité : le corps de Joanna Parrish a été découvert, en 1990, flottant dans l’Yonne. Et l’endroit « à creuser » pourrait bien être une carrière de sable proche de Clairefontaine (Yvelines) que le tueur a justement évoquée lors de son dernier procès, en novembre 2018. « Des carrières, il n’y en a pas 36 ! », s’était-il même écrié à l’époque. Si des premières fouilles effectuées dans le secteur n’ont rien donné en fin d’année dernière, les recherches pourraient reprendre.

Une requête pour que le dossier soit transféré de Meaux à Paris

Quoi qu’il en soit, les proches d’Estelle Mouzin devront encore patienter un peu avant d’en savoir plus. Pour le moment, la juge parisienne, Sabine Khéris, ne peut pas interroger plus longuement le couple maudit, l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin étant instruite à Meaux (Seine-et-Marne) par une autre magistrate qui a la main sur le volumineux dossier.

Toujours selon nos informations, pour lever ce problème de procédure, la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault, a donc adressé, le 7 mai, « une requête en bonne administration de la justice » afin que le dossier soit officiellement transféré au tribunal de Paris où travaille la juge Khéris. Il ne reste qu’à la Cour de cassation à valider ce transfert. « Il faut que ça aille vite maintenant, réclame Eric Mouzin, le père de la petite Estelle. Il est plus que temps de faire les vérifications nécessaires. »

Et d’entendre enfin ce que Monique Olivier a à dire. En novembre 2018, lors du procès censé faire la lumière sur le meurtre de Farida Hammiche, Corinne Herrmann, l’avocate d’Eric Mouzin, lui avait justement conseillé de se mettre à parler pour enfin « faire taire les cris des petites filles qui [la] hantent toutes les nuits ».



Source : 20 Minutes le 3 juin 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 03 juin 2019, 19:25

Eric Mouzin, le père d'Estelle, disparue: «Il y a eu un déficit d’enquête sur les Fourniret...»

INTERVIEW Eric Mouzin réagit aux récentes déclarations à la justice du violeur et tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier, qui laissent entendre qu’ils pourraient être impliqués dans la disparition, en 2003, de sa fille Estelle Mouzin.


Propos recueillis par Vincent Vantighem
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•Âgée de 9 ans, Estelle Mouzin a disparu en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).
•Récemment, le tueur en série Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier ont évoqué ce dossier devant une juge, relançant l’enquête.
•Le père de la fillette, Eric Mouzin, demande désormais que des « vérifications soient faites » rapidement.

L’espoir et la crainte de savoir en même temps. Comme 20 Minutes le révèle ce lundi, le tueur en série Michel Fourniret et son ex-femme, Monique Olivier, ont récemment évoqué le cas d’Estelle Mouzin devant une juge d’instruction parisienne, laissant entendre qu’ils pourraient être impliqués dans sa disparition, survenue il y a 16 ans à Guermantes (Seine-et-Marne). Le tueur en série expliquant même qu’il s’agit d’un « sujet à creuser ».

Alors que le dossier d’instruction doit être transféré à Paris pour que « l’ogre des Ardennes » et son ancienne « muse » en disent davantage, 20 Minutes a contacté Eric Mouzin, le père d’Estelle, pour qu’il réagisse à ce nouveau rebondissement…

De quel œil voyez-vous les récentes déclarations de Michel Fourniret et Monique Olivier ?

Je suis extrêmement partagé. Le problème, c’est qu’on tourne autour de Fourniret depuis des années déjà. Pas plus tard que l’an dernier, nous avons encore eu des fouilles… A ce propos, j’ai ce que j’appelle plusieurs couches, plusieurs sentiments.

La première couche est toute simple : vu le degré de mal de Fourniret et d’Olivier, je cherche à mettre le plus de distance entre eux et moi. Plus c’est loin de moi, mieux je me porte. Ces gens-là ne veulent faire que le mal. Ils sont capables de se mettre là-dedans, de s’accuser de quelque chose concernant Estelle juste pour me faire devenir dingue. Et je ne tomberai pas dans ce piège…

Quel autre sentiment vous habite ?

C’est plutôt de la colère. Quand je vois tout ça aujourd’hui, seize ans après la disparition d’Estelle... Je ne comprends pas que les Fourniret soient les maîtres de l’horloge. Si on en est là aujourd’hui, c’est bien qu’il y a eu un déficit d’enquête sur les Fourniret. C’est parce que leur cas n’a pas été examiné ou pas mieux examiné plus tôt qu’on en arrive là, maintenant.

Quand je vois tout cela, je me dis que nous avons raison de demander, avec mes avocats Corinne Herrmann et Didier Seban, la création d’un pôle de juges spécialisés dans les tueurs en série.

La procureure générale de Paris a demandé que le dossier soit transféré de Meaux à Paris où travaille la seule juge à qui Monique Olivier souhaite se confier. Vous en êtes satisfait ?


Oui mais sa requête date du 7 mai et nous sommes maintenant presque en juin… Toutes les parties ont l’air d’accord pour que cela se fasse. Tout le monde a l’air d’insister sur l’urgence de la chose. Je n’arrive donc pas à comprendre ce qui bloque.

Je veux aussi rendre hommage à la juge de Meaux qui a « remonté » tout le dossier depuis deux ans. On lui enlève au moment où ça bouge pour des raisons indépendantes de sa volonté. J’imagine sa réaction.

Qu’attendez-vous désormais de la suite de l’enquête ?

Que l’on engage des vérifications sans a priori. Je pense qu’une partie du problème, depuis le début, est due au fait qu’on a eu une approche particulière avec les Fourniret. Je veux juste qu’on analyse les choses avec le plus de lucidité possible.

Pour aboutir à un procès ? Vous y pensez réellement ?

Je me suis rapproché du docteur Daniel Zagury [expert psychiatre qui a examiné Michel Fourniret]. Je lui ai demandé conseil. C’est après l’avoir écouté que je me blinde aujourd’hui. Je ne veux pas laisser Fourniret entrer dans mon univers. Pour l’instant, je n’imagine même pas un procès. Et puis, aura-t-il la lucidité nécessaire pour être jugé ? Fera-t-il son cinéma comme il le fait à chaque fois ?

Je vous rappelle que sur le dossier de Marie-Angèle Domèce, il a emmené tout le monde en balade et qu’il n’a finalement jamais indiqué l’endroit où il a dissimulé le corps. Cet homme ne cherche qu’à pourrir la vie des gens.



Source : 20 Minutes le 3 juin 2019


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