Je ne sais pas pourquoi j’ai tué ma mère

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marathon
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Je ne sais pas pourquoi j’ai tué ma mère

Messagepar marathon » 26 mars 2020, 12:29

Coups de raclette, clé anglaise et pierre: “Je ne sais pas pourquoi j’ai tué ma mère”

La cour d'assises du Brabant wallon a entamé jeudi l'examen du dossier à charge de Geneviève Hayet, une habitante de Lasne âgée de 58 ans, qui a tué sa mère octogénaire.

Les faits ont été commis dans la nuit du 24 au 25 mars 2018, dans la maison où l'accusée cohabitait avec la victime. Une raclette, une clé anglaise ainsi qu'une pierre ont été utilisés pour défoncer le crâne de la victime. L'accusée, interrogée par le président Thierry Weerts, a dit ne se souvenir que par flashes de la nuit des faits. Elle a précisé qu'elle était coupable, mais qu'elle n'avait jamais voulu commettre cet acte qu'elle ne comprend toujours pas.


Après la lecture de l'acte d'accusation en matinée, le président a interrogé l'accusée sur sa vie et sur les faits. Souvent en larmes, Geneviève Hayet a expliqué qu'elle avait commencé à boire et à prendre des médicaments à partir de la mort de son père, alors qu'elle avait quinze ans. Elle a alors retracé une vie d'adulte émaillée de séjours en cure, de liaisons sentimentales peu heureuses et de retours chez sa maman entre ses admissions hospitalières et ses échecs amoureux et professionnels.


“Elle est par terre, ses cheveux sont bizarres. Je n’ai pas compris tout de suite”


Les relations entre elle et sa mère étaient difficiles, et il est notamment question d'un vol de carte bancaire qui a poussé d'autres membres de la famille à gérer eux-mêmes l'argent dont disposait la victime afin d'éviter que l'accusée se l'approprie pour acheter de l'alcool et des médicaments. Le jour des faits, Geneviève Hayet a précisé qu'elle avait bu toute la journée, et qu'elle ne se rappelait que par flashes de ce qui s'est passé.



Elle a précisé qu'elle ne s'était jamais sentie aussi "bas" que dans cette période, à son retour d'une énième cure. "J'ai bu la nuit et j'ai continué la journée, je ne sais pas s'il y a eu une dispute", a-t-elle expliqué. "J'ai des flashes: je vois une raclette, je vois maman dans la cuisine, j'essaie de l'atteindre. Je ne vois pas qu'on est dans une autre pièce, mais je prends une clé anglaise dans un petit meuble. Je retourne dans la salle à manger, je ne me vois pas frapper maman. Je suis à nouveau dans la cuisine: elle est par terre, et ses cheveux sont bizarres. Je ne me suis pas rendu compte tout de suite que c'était du sang. Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai pensé à une pierre dans le jardin. Je l'ai prise et là, oui, je me vois frapper maman avec la pierre."


L'accusée a expliqué devant les jurés qu'elle était coupable, mais qu'elle n'avait jamais voulu poser ces gestes. Elle a indiqué qu'elle devait à présent survivre avec cette culpabilité, estimant que la gravité de la peine qui lui sera infligée au terme du procès ne changera rien à cette situation.


Source : Belga le 12 mars 2020

marathon
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Re: Je ne sais pas pourquoi j’ai tué ma mère

Messagepar marathon » 26 mars 2020, 12:30

Geneviève Hayet condamnée à vingt-six ans de prison pour le meurtre de sa mère

La cour d'assises du Brabant wallon a condamné mardi soir Geneviève Hayet, une Lasnoise âgée de 58 ans, à 26 ans de réclusion suivis de cinq ans de mise à disposition du tribunal d'application des peines. Elle était poursuivie pour le meurtre de sa mère octogénaire, Nelly Wéry.



Dans le nuit du 24 au 25 mars 2018, à Ohain (Lasne), l'accusée avait frappé la victime avec une raclette, un poêlon, une clé anglaise et lui avait donné le coup de grâce en écrasant son visage avec une grosse pierre. Une seule circonstance atténuante, son absence d'antécédents judiciaires, a été reconnue à l'accusée.


Après être entrée en délibération mardi vers 17h15, la cour d'assises du Brabant wallon s'est prononcée sur la peine à infliger à Geneviève Hayet un peu après 21h. La peine est tout à fait conforme aux réquisitions de l'avocate générale, Stéphanie Bonté.


Alors que l'accusée encourait la réclusion à perpétuité, l'avocate générale avait suggéré à la cour, mardi après-midi dans ses réquisitions, de retenir une seule circonstance atténuante à Geneviève Hayet. Il s'agissait du deuil que l'accusée n'avait jamais pu digérer, après la mort de son père intervenue alors qu'elle avait 15 ans. L'arrêt rendu mardi soir ne retient en effet qu'une seule circonstance atténuante, mais il s'agit de l'absence de condamnations antérieures pour l'accusée.



La motivation de l'arrêt sur la peine retient notamment à charge de l'accusée l'extrême violence dont elle a fait preuve, son acharnement puisqu'elle a porté plusieurs dizaines de coups violents à sa mère née en 1933, et la cruauté dont elle a fait preuve en portant le dernier coup avec une lourde pierre, qui a écrasé la visage de la victime. La cour d'assises souligne aussi l'emprise que l'accusée avait sur sa victime, les épisodes de menaces et de coups qui avaient précédé le meurtre, et le fait que Geneviève Hayet vivait au crochet de sa mère octogénaire, qu'elle n'hésitait pas à envoyer lui chercher de l'alcool et des médicaments.


La mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une période de cinq ans suivant les 26 ans de réclusion est justifiée pour "préserver la sécurité publique". En s'adressant à l'accusée une fois l'arrêt rendu, le président Thierry Werts a convenu qu'il s'agissait d'une longue période, mais qui laissait par la suite un espoir de réinsertion. "Vous avez fait beaucoup de mal, à vous d'envisager les choses maintenant d'une manière plus positive", a-t-il indiqué à Geneviève Hayet. Cette dernière n'a pas manifesté d'émotion particulière durant le prononcé.



Source : Belga le 17 mars 2020


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