Les gendarmes de Saint-Omer tentent de percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre"

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Les gendarmes de Saint-Omer tentent de percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre"

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:46

Les gendarmes de Saint-Omer tentent de percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre"


Les gendarmes de Saint-Omer ont entamé une enquête bien mystérieuse. Le samedi 16 mars, une habitante d'Helfaut et sa fille de 13 ans participaient à une opération de nettoyage de la nature, lorsqu'elles sont tombées sur un squelette. La victime pourrait être morte depuis les années 90.

Julie Henguelle, une habitante d'Helfaut, a découvert le squelette en bordure de route départementale, le 16 mars 2019. Les gendarmes pensent qu'il est là depuis les années 90.


Va-t-on un jour percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre" ? Les gendarmes de Saint-Omer enquêtent, depuis dix jours, sur un squelette découvert à Helfaut.


Ce samedi 16 mars, Julie Henguelle et sa fille de 13 ans participent à une opération de nettoyage de la nature, le long de la départementale 210, tout près du centre hospitalier. Elles n'ont pas fait vingt mètres qu'elles tombent sur ce qui semble être une couverture, qu'elles soulèvent. En fait c'est une robe de chambre, qui contient des ossements.


"On a vu les bras", raconte Julie, de retour sur les lieux. "on a vu aussi un bas de pantalon, comme un bas de pyjama, d'où sortait aussi un os. J'ai reconnu aussi les os du bassin. C'était donc des ossements humains, vraiment à deux mètres cinquante de la route !"

Des pièces de monnaie datant des années 90

Beaucoup de questions se posent : le corps est-il là depuis longtemps ? Si oui, pourquoi personne ne l'a vu avant ? Tous les indices vont être exploités, notamment un sac découvert à proximité. Il contenait des pièces de monnaie, des francs, qui datent du début des années 90.

Les gendarmes de Saint-Omer sont chargés de l'enquête. Le squelette sera prochainement envoyé à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Pontoise. Avec la densité osseuse, on pourra déterminer l'âge approximatif de la victime au moment de sa mort. Si c'était un homme ou une femme. Les vêtements, étonnement bien conservés, font faire également l'objet d'analyses.

Prélèvement d'ADN

Les gendarmes veulent aussi déterminer s'il s'agit d'une affaire criminelle, certaines traces sur les os peuvent aider à le savoir. Il y aura également un prélèvement d'ADN. Le chef d'escadron Jean-Philippe Teneur, chef du cabinet communication de la région de gendarmerie des Hauts-de-France, explique : "on va aller chercher, dans le fémur, un élément d'ADN, de manière à pouvoir le comparer à d'éventuels membres d'une famille qui auraient signalé une disparition".

Les gendarmes ont en effet reçu, depuis que le journal la Voix du Nord a publié un article sur ce squelette, une petite dizaine d'appels de personnes dont un proche a disparu sans laisser de traces.


Redonner un visage à la victime

Les gendarmes peuvent même éventuellement donner un visage à Monsieur ou Madame X : "on travaille sur la structure osseuse du crâne, en 3D", détaille le gendarme. "Par couches successives, on arrive à reconstituer une identité approchante de ce qu'était le visage de la victime. Après, on pourrait diffuser cette photo, avec l'accord du parquet, dans le cadre d'un appel à témoins".


Donner un nom à ce squelette permettrait à une famille de faire le deuil - chef d'escadron Teneur

Les gendarmes ont à cœur de percer le mystère : "les personnes qui ont eu à connaître la disparition d'un proche peuvent être nourris de beaucoup d'espoirs. Donner un nom à ce squelette permettrait à sa famille de faire le deuil, parce que ce n'est pas facile de faire son deuil sans avoir accès au cadavre".

Un pacemaker permettra peut-être de faire avancer l'enquête

Le squelette à la robe de chambre est, pour l'instant, ce qu'on appelle un cadavre sous X. Un élément sera peut-être déterminant : il y avait aussi un pacemaker près des ossements.


Source : France Bleu Nord le 26 mars 2019

marathon
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Re: Les gendarmes de Saint-Omer tentent de percer le mystère du "cadavre à la robe de chambre"

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:49

Pas-de-Calais : une enquête vieille de 26 ans sur le point d'être résolue à Helfaut

Trois mois après la découverte d'ossements humains sur le bord d'une route à Helfaut (Pas-de-Calais), les gendarmes de Saint-Omer ont réussi à identifier la victime : il s'agit d'une femme de 66 ans portée disparue depuis 1993 ! La piste accidentelle est privilégiée pour expliquer son décès.

Le mystère du "cadavre à la robe de chambre" est en passe d'être résolu à Helfaut, dans l'Audomarois. France Bleu Nord vous le révélait au mois de mars : des ossements humains recouverts d'un vêtement avaient été découverts par une mère et sa fille lors d'une opération "village propre" sur le bord d'une route de cette commune de 1 700 habitants. A côté : un sac à main contenant des pièces de francs des années 90. Et finalement, trois mois après, l'identité de la victime est enfin connue : il s'agit d'une femme de 66 ans disparue .... il y a 26 ans !!

Disparue en se rendant au marché d'Aire-sur-la-Lys

La clef de cette enquête, c'est un pacemaker - un stimulateur cardiaque - retrouvé juste à côté du squelette. Les gendarmes entament alors des recherches auprès des hôpitaux de la région. Conclusion : il appartenait à une femme disparue dans les années 90. Et au même moment, le fils de cette disparue, apprenant dans la presse la découverte des ossements, contacte les gendarmes.

Deux éléments qui concordent alors il ne manque plus qu'une confirmation scientifique. "Nous avons prélevé un ADN sur ces ossements et nous l'avons comparé à ceux de ses enfants" raconte le chef d'escadron Marie-Laure Pezant, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Saint-Omer. "Cela nous a permis de conclure qu'il y avait un lien de parenté".

La thèse accidentelle privilégiée

La victime identifiée, il faut ensuite retracer son parcours. Ce jour d'avril 1993, la femme de 66 ans quitte son domicile de Bomy pour - dit-elle - se rendre en bus au marché d'Aire-sur-la-Lys. C'est à ce moment là qu'elle disparaît. "On peut parfois trouver des marques sur les ossements quand il y a par exemple un coup de couteau" explique encore le chef d'Escadron Pezant. "Mais nous n'avons rien trouvé de tel, donc nous privilégions la thèse accidentelle". Les gendarmes vont désormais rouvrir le dossier de disparition de l'époque pour tenter de résoudre définitivement l'enquête.


Source : France Bleu Nord le 12 juin 2019


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