La femme découpée en morceaux avait tué son mari

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La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:09

Le 19 septembre 2009, le secteur du pont de Cournon d'Auvergne est ratissé : des restes humains sont découverts

Le 19 septembre 2009, deux pêcheurs aperçoivent trois sacs poubelles sur une rive de l’Allier, près du pont de Cournon-d’Auvergne. Ils contiennent deux jambes, une tête et un bras. Une bâche ensanglantée est aussi trouvée à proximité. L’enquête est confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Clermont-Ferrand. Le 3 octobre 2009, de nouveaux restes humains sont découverts au bord d’un sentier s’enfonçant dans un sous-bois, près du cimetière de la Motte, toujours à Cournon-d’Auvergne. Il s’agit d’un bras et d’un tronc.


Ce dernier porte les traces de plusieurs coups de couteau. Grâce à l’ADN prélevé sur la bâche, la victime est identifiée : Régine Mazurais, 44 ans. Ses empreintes digitales confirment cette information.


L’enquête est confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Clermont-Ferrand

Les policiers du SRPJ retracent le parcours de la défunte, grâce notamment à l’analyse de sa ligne téléphonique et les témoignages de ceux qui l’ont croisée. Originaire de Normandie, elle vit dans l’errance. Au début de l’année, elle se trouve dans un foyer à Mont-de-Marsan. Elle y rencontre Laurent Ferrer, 42 ans, avec qui elle se lie. Ils rentrent ensemble, en août, pour s’installer à Romagnat, dans l’appartement du père de Laurent, Jean, 61 ans.


Le 10 novembre 2009, trois hommes sont interpellés : Laurent et Jean Ferrer, ainsi qu’un ami de Laurent. Ce copain, qui l’hébergeait occasionnellement, est vite innocenté et libéré. Laurent Ferrer est mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire. Il reconnaît avoir poignardé Régine Mazurais, lors d’une altercation sur fond d’alcool et de prise de médicaments, dans l’appartement de Romagnat, alors que son père était en voyage. Il déclare aussi avoir découpé le cadavre et s’en être débarrassé seul. Les preuves scientifiques confirment la plupart de ses dires, hormis sur le nombre de coups de couteau.


Laurent Ferrer écope fin 2011 de vingt ans de réclusion criminelle devant la cour d'assises de Riom, conformément aux réquisitions de l'avocate générale, Jeanne-Marie Vermeulin.



Source : La Montagne le 21 septembre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:11

Le cadavre découpé garde toujours son mystère



Une semaine après la macabre découverte, le mystère reste entier autour du cadavre sans tronc de Cournon-d'Auvergne.

Les morceaux manquants du corps ? le tronc et un bras ? n'avaient toujours pas été retrouvés hier soir. Les recherches intensives des premiers jours, avec force kayakistes, chiens et même hélicoptère ont été arrêtées.

Rien de nouveau, non plus, concernant l'identité du cadavre. Pour commencer, s'agit-il d'un homme ou d'une femme ? Même sur ce point, les enquêteurs n'ont pas de certitude. Une idée toutefois : « Il s'agit probablement d'une femme », indique le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat. Mais il ne s'avance pas davantage. Pour lui, impossible, par exemple, de donner un âge à la victime. L'enquête risque de prendre du temps.

« Rien d'anormal, dans ce genre d'affaires », souligne le procureur. En début de semaine prochaine, on devrait néanmoins être fixé sur une chose : le sexe de la victime. Les analyses ADN auront alors rendu leur verdict.

Quelques jours de plus seront nécessaires pour comparer cet ADN avec ceux enregistrés dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Les chances de trouver une correspondance sont faibles, bien entendu. Mais une telle éventualité tomberait bien : les enquêteurs n'attendent en effet pas grand-chose des empreintes digitales, difficilement exploitables en raison du séjour du corps dans l'eau.

En attendant, le parquet a décidé hier d'ouvrir une information judiciaire. Ce sont désormais deux juges d'instruction qui auront la lourde tâche d'élucider ce qui est aujourd'hui une énigme complète.


Source : La Montagne le 26 septembre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:12

Un tronc de femme et un bras retrouvés dans des sacs poubelles

Il y a de fortes chances pour que le puzzle macabre de Cournon-d'Auvergne soit reconstitué. Des restes humains ont été mis au jour, ce samedi, dans un sous-bois.


Un petit sentier s'enfonce entre les arbres derrière le cimetière de la Motte, à Cournon-d'Auvergne. Au bout d'une allée longeant le mur d'enceinte, se termine la ville et commence la nature. Ce samedi, c'était aussi le début de l'horreur.
Un promeneur a emprunté ce parcours vers 16 heures. Mais sa balade tourna court. Il a en effet découvert un sac-poubelle sur le côté du chemin. Selon le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, il n'était ni enfoui, ni même dissimulé dans la végétation, simplement posé dans l'herbe. Enfermés dans le plastique, se trouvaient un torse de femme et un bras gauche sectionné, en état avancé de décomposition et répandant une odeur insupportable. La police est alertée et le rapprochement est immédiatement fait avec la « pêche » effroyable de deux jeunes Clermontois, deux semaines plus tôt, sous le pont qui enjambe l'Allier, à deux kilomètres à vol d'oiseau du cimetière de la Motte (voir nos éditions précédentes). Rappelons que le samedi 19 septembre, en début d'après-midi, leurs lignes accrochent trois sacs-poubelle immergés dans 60 cm d'eau. Dedans : un bras, une tête et deux jambes. L'enquête a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Clermont-Ferrand, également présent, ce samedi, derrière le cimetière de la Motte.

Vérifier par une analyse scientifique

Ces restes humains qui se complètent font vraisemblablement partie du même corps retrouvé. Impossible cependant de l'affirmer catégoriquement avant une analyse scientifique.

Le tronc et le bras retrouvés ont été envoyés au même service médico-légal de Saint-Étienne, qui s'est chargé de l'autopsie de la tête, des jambes et du bras découverts sous le pont.

Les spécialistes en identité criminelle du SRPJ sont restés jusqu'à la tombée de la nuit et même au-delà pour effectuer dans le sous-bois et ses alentours tous les prélèvements et constatations nécessaires à la révélation de la vérité.

S'il est confirmé que toutes les parties sectionnées appartiennent au même cadavre, une partie de l'énigme sera résolue. Une partie seulement car deux questions majeures restent sans réponse : qui est cette femme et que lui est-il arrivé ?

Source : La Montagne le 5 otobre 2019

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:13

Cadavre découpé à Cournon d'Auvergne: la parole donnée aux légistes


L’autopsie des restes humains trouvés samedi derrière le cimetière de la Motte devrait confirmer qu’ils appartiennent au même corps que les autres morceaux découverts dans l’Allier le 19 septembre

Les similitudes sont nombreuses. Pour la tête, le bras droit et les deux jambes repêchées, le 19 septembre, sous le pont de Cournon, comme pour le tronc et le bras gauche découvert, samedi, près du cimetière de la Motte , le « découpage » a été effectué de manière très « propre », vraisemblablement avec un couteau tranchant.

Dans des sacs-poubelle

Les différentes parties ont ensuite été emballées soigneusement dans des sacs-poubelle, sans habits, ni autres effets personnels, avant d’être abandonnées dans la nature.

Évidemment, seul un médecin légiste pourra indiquer avec certitude qu’il s’agit d’un seul et même cadavre. L’autopsie devrait se dérouler, cet après-midi ou demain, à Saint-Étienne, signale le vice-procureur Michel Berthon, de permanence, ce week-end, au parquet de Clermont-Ferrand.

Les restes humains retrouvés, samedi, à un mètre d’un sentier qui s’enfonce dans les arbres, étaient empaquetés, non seulement dans des sacs-poubelle, mais également dans deux grands sacs de course en plastique. Le tout bien fermé et posé sur l’herbe et les ronces dans un endroit fréquenté par des marcheurs, des joggers, voire des vététistes. L’endroit, est accessible en voiture, mais reste discret, à une distance raisonnable des premières habitations, mais pas désert non plus ! Les sacs ont-ils été placés là en même temps que les trois autres étaient jetés dans la rivière ?

Pour Michel Berthon, c’est « possible ». La décomposition très avancée des chairs, liée en partie à la présence d’insectes nécrophages, soutiendrait cette hypothèse. Leur « conditionnement » aurait aussi pu limiter le dégagement d’odeurs détectables avant l’ouverture des sacs.

L’état du cadavre va, en tout cas, compliquer le travail des scientifiques. Identifier cette femme et la cause de sa mort ne seront pas des tâches faciles.

Un sous-bois discret mais pas désert

À noter que, juste à côté du lieu de la découverte, se trouve un petit gouffre, profond de plusieurs mètres et dont le fond paraît difficile d’accès alors ,pourquoi ne pas avoir lancé les sacs dedans ? Peut-être la pénombre a-t-elle empêché une telle maneouvre ? Peut-être la personne a-t-elle craint d’être surprise et a agi dans l’urgence ?


Source : La Montagne le 5 octobre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:14

Cadavre de Cournon: la victime lardée de coups de couteau!!


Il s’agit bien d'un seul et même cadavre qui ont eté retrouvé en morceaux dans la rivière Allier, puis derrière le cimetière de la Motte. Les médecins légistes l'ont confirmé.


L’autopsie du torse féminin et du bras découverts par un promeneur, samedi dernier, près d’un sentier partant du cimetière de la Motte, à Cournon-d’Auvergne, a été pratiquée, hier, à Saint- Etienne.
« Une multitude de coups de couteau au thorax et au ventre »

Les premiers résultats indiquent qu’ils appartiennent bien au même corps que les restes humains repêchés, le 19 septembre, sous le pont de l’Allier, à 2 km de là . « Il s’agit d’une même personne », affirme le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat. « Une femme, dont la recherche d’identité se poursuit ».

L’examen médico-légal a aussi apporté une information capitale qui est la cause du décès. « Elle est morte des suites d’une multitude de coups de couteau au thorax et au ventre », explique Jean-Yves Coquillat. Le « découpage » du corps a été effectué par la ensuite. Cette terrible agression serait survenue entre le 6 et le 13 septembre 2009.


L’estimation provient des spécialistes qui ont étudié les jambes, le bras et la tête retrouvés emballés dans la rivière.

Le torse et le bras découverts, deux semaines plus tard, au bord d’un chemin, étaient dans un état de décomposition encore plus avancé que les autres membres. Il s’est donc avéré impossible d’être plus précis sur la date de la mort de cette inconnue


L’affaire fait l’objet d’une information judiciaire confiée à deux juges d’instruction clermontois.

L’enquête policière est confiée au SRPJ de Clermont-Ferrand, dont la priorité est plus que jamais l’identification de la victime.


Source : Info le 9 octobre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:16

Cadavre de la femme découpé à Cournon: la victime s'appelait Régine Mazurais



Tragique destin que celui de cette femme condamnée, à Rouen, à quinze ans de réclusion pour le meurtre de son concubin, et retrouvée douze ans plus tard dans l'Allier, tuée à son tour , le corps tronçonné, dispersé dans des sacs poubelles à Cournon.

L'ADN a parlé. Sans cette empreinte génétique, l'enquête de la PJ aurait patiné encore longtemps avant de parvenir à mettre un nom sur les morceaux de cadavre, découverts dispersés dans des sacs poubelles à Cournon. Dès l'ADN analysé, les enquêteurs ont disposé d'un élément déterminant pour interroger le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG).
C'est grâce à ce fichier que la PJ a pu reconstituer le puzzle macabre. Avec pour pièce principale le nom de la victime, fichée parce que coupable de meurtre en 1997.


Ballotée de foyer en foyer


Elle s'appelle Régine Mazurais. Elle est née le 27 mars 1965 à Harfleur, en Seine-Maritime. Dès sa naissance, elle est placée, ballottée de foyer en foyer, d'institution en institution jusqu'à sa majorité. « Dans de telles conditions, il est difficile de parvenir à une structuration harmonieuse de sa personnalité », expliquent ses psychiatres. Ses proches confirment : « Elle est fragile, instable, souffre de troubles du comportement relevant de la psychiatrie ».

Une première maternité ne la stabilise pas pour autant: son fils est confié au père. En 1994, au Havre, elle rencontre Fabrice Marie, toxicomane, accro aux drogues dures, addict à l'alcool. Il a 27 ans, il est père d'une petite fille de 8 ans, née d'une précédente liaison et dont il a la garde depuis la séparation. Fabrice et Régine se mettent en ménage et s'installent dans un appartement au 9 de la rue Léontine, dans le quartier de La Soquence, au Havre.

Très rapidement, des disputes éclatent. De plus en plus violentes, de plus en plus fréquentes, déplorent les voisins de l'immeuble : « Les objets volaient dans les pièces. Les vitres n'ont pas résisté, elles étaient calfeutrées avec du plastique ».

Au fil des ans, selon l'enquête de nos confrères de Paris-Normandie, les relations avec le voisinage se dégradent : « Ils nous insultaient l'un comme l'autre régulièrement. La vie était devenue impossible dans l'immeuble. Ils semaient la terreur dans la cage d'escalier ».

La naissance d'une petite fille au début de l'année 1997 n'a pas pour autant apaisé les tensions au sein du couple. Au contraire. « Fabrice Marie doutait de sa paternité », prétendront des amis. Et les querelles sur le sujet s'amplifient. Jusqu'au drame, le 2 mai 1997. Ce vendredi-là, dans l'après midi, une énième dispute oppose dans leur appartement les deux concubins. La jeune femme, en état d'ivresse, prend un couteau et poignarde en plein coeur Fabrice Marie. Le jeune homme est mort à l'arrivée des secours.

Les policiers havrais, alertés par les voisins, interpellent sans difficulté Régine Mazurais. Elle est restée sur les lieux du drame : « Elle ne supportait plus la vie commune avec Fabrice, elle voulait rompre, partir avec sa petite fille », aurait-elle déclaré aux enquêteurs.

Le 5 octobre 1999, à Rouen, elle est condamnée à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Seine-Maritime.

Libérée en mai 2007


Incarcérée au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, elle est remise en liberté le 8 mai 2007. Elle prend la route, sillonne la France entière, va de foyer en foyer d'accueil, s'installe dans sa marginalité.

Et puis, l'été dernier, à Mont-de-Marsan, elle rencontre un homme, le suit par amour jusqu'à Romagnat (Puy-de-Dôme). À Romagnat où, à 44 ans, elle meurt, lardée de plusieurs dizaines coups de couteau. Portés par cet homme qu'elle aimait et qui est aujourd'hui suspecté d'être son meurtrier...

Par ailleurs, l'enquête semble bien avancer puisque son dernier compagnon et deux autres hommes sont en garde à vue depuis mardi 10 novembre 2009 dans les locaux du SRPJ de Clermont-Ferrand , confirme Jean-Yves Coquillat, le procureur de la République.


Source : Info le 14 novembre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:16

La femme découpée en morceaux avait tué son mari


Le concubin d'une femme dont le corps découpé avait été retrouvé le 19 septembre sur les berges de l'Allier, à Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme), a été mis en examen hier pour « homicide volontaire » et écroué. L'homme, âgé de 40 ans, avait été interpellé mardi avec son père et une de leurs connaissances. Ces deux derniers ont été relâchés hier à l'issue de leur garde à vue. Le concubin de la victime a avoué le meurtre et a reconnu avoir tué ,Régine Mazurais une Normande de 44 ans mère de deux enfants, lors d'une dispute dans un contexte d'alcoolisation.

Libérée en 2007

Le corps avait été retrouvé poignardé de multiples coups de couteau, découpé en morceaux et jeté dans des sacs plastique. Trois sacs trouvés par des pêcheurs, contenant la tête, le bras droit et les deux jambes, avaient été repêchés le 19 septembre, avant que le torse et l'autre bras ne soient découverts le 3 octobre, dans deux autres sacs, à la lisière d'un bois.
Ce sont les empreintes génétiques de la victime qui ont permis de donner rapidement une identité au cadavre car la femme en morceaux était au Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Elle avait été condamnée à quinze ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son conjoint en 1997, qu'elle avait tué d'un coup de couteau en plein coeur. Régine Mazurais avait été libérée en mai en 2007, avant de sillonner la France de foyer en foyer, entre alcoolisme et problèmes psychiatriques. L'été dernier, au fil de ses errances, la victime avait rencontré à Mont-de-Marsan (Landes) le nouvel homme de sa vie et l'avait suivi en Auvergne, où il réside. Tout lien entre son vécu criminel et les faits récents ont été exclus par l'enquête. La victime avait complètement coupé les ponts avec son passé. D'ailleurs, sa disparition depuis plusieurs mois n'avait jamais été signalée, pas même par sa famille.


Source : Le Parisien le 14 novembre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:21

Cadavre de Cournon: le fils de la victime témoignes ...


Un garçon de 24 ans a perdu le droit de voir une ultime fois sa mère poignardée, de l'embrasser, de lui dire au revoir. Car sa dépouille a été tronçonnée et abandonnée dans la nature, à Cournon-d'Auvergne.


Quatre murs et des barreaux n'ont pas eu raison de l'amour entre un fils et sa mère. La dernière rencontre entre Axel Levasseur et Régine Mazurais s'est déroulée dans un cadre austère et froid : le parloir de la prison centrale pour femmes de Rennes.

« Elle était archi contente de me voir », raconte le jeune Havrais. « Elle me prenait dans ses bras pour des câlins de quinze à vingt minutes ».

Axel est né du premier ménage de Régine. « Elle était heureuse avec mon père. Elle ne buvait pas et ne se droguait pas ». Quand le petit a 7 ans, le couple se sépare. Elle fait la connaissance de Fabrice Marie et s'installe avec lui. « Ce mec, c'était une ordure. Il la frappait tout le temps. La journée, ça allait. Mais, dès que la nuit tombait, il se transformait. Il était bourré à un point inimaginable et il prenait de l'héroïne. Il sortait de sa chambre et il frappait sa fille. Ma mère s'interposait et c'est elle qui prenait. Moi aussi, j'en ai ramassé des coups de pompe et des mandales ».

Trois ans de prison


Le 2 mai 1997, Régine craque et tue Fabrice d'un coup de couteau. Elle est incarcérée. Axel, lui, « déraille scolairement ». De 11 à 17 ans, il est placé en foyer pour jeunes délinquants. À sa majorité, il vit dans des squats ou chez son père. « J'écrivais une lettre par semaine à ma mère. Et elle me répondait chez un ami qui gardait mon courrier. Je n'avais pas de thune pour aller la voir ». Quand elle sort de prison, en 2007, c'est lui qui est au trou. « J'ai déconné avec un ami. Il a été agressé. Il s'est défendu et je suis intervenu. Il a été condamné à quatre ans et moi à trois ans (pour violence aggravée) ».

Il est libéré le 6 juin 2009. Régine se trouve alors à Mont-de-Marsan. « Elle me racontait qu'elle squattait chez untel ou qu'elle était dans un foyer, qu'elle faisait des petits boulots, du jardinage... Avant, elle était avec un autre mec, Rodrigue. Son nouveau copain (Laurent Ferrer), je lui ai parlé plusieurs fois au téléphone. Sur le répondeur de ma mère, on entend ce mec. Il lui dit à la fin du message d'appuyer sur le bouton ».

" Ta maman est morte "


Régine s'installe à Romagnat, chez le père de Laurent Ferrer. Elle se brouille avec son fils au téléphone. Une dispute pas si importante. Sauf qu'ils ne se parleront plus jamais.

« J'ai appris la nouvelle (le meurtre de sa mère) dans le journal. J'étais au Havre, chez mon père. Il a lu l'article. Il m'a dit : "Y'a un problème !". Je lui ai répondu, pour rigoler : "C'est toi le problème !". Et je suis allé dans ma chambre. Il est venu : "Ta maman est morte". Dans ma tête, ça pouvait être qu'un accident. Elle avait été fauchée par un camion. Ou alors c'était sa maladie (Régine était anorexique et souffrait d'une hépatite C). Mon père m'a dit : "Il vaut mieux ne pas savoir". Il m'a finalement lâché : "Elle a été découpée". Et il m'a passé le journal : "J'ai pas la force de t'expliquer". J'ai mis 45 minutes à lire l'article, tellement j'y croyais pas ».


Axel Levasseur s'est constitué partie civile dans le cadre de l'information judiciaire pour homicide visant Laurent Ferrer.

Source : Ouest France le 18 novembre 2009

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:22

Cournon d'Auvergne : l'affaire de la femme découpée aux assises


Régine Mazurais n'a pas seulement été tuée. Son corps a été décapité, démembré, dispersé dans la nature. La cour d'assises a rendez-vous avec l'horreur.

Un fils et son père occuperont, à partir d’aujourd’hui et pour cette semaine, le box des accusés, aux assises, à Riom. Et le souvenir d’une femme enveloppera les audiences. Retour sur l’une des affaires criminelles les plus marquantes de ces dernières années dans le Puy-de-Dôme.

19 septembre 2009. Deux pêcheurs aperçoivent trois sacs poubelles sur une rive de l’Allier, près du pont de Cournon-d’Auvergne. Ils contiennent deux jambes, une tête et un bras. Une bâche ensanglantée est aussi trouvée à proximité. L’enquête est confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Clermont-Ferrand.



25 septembre 2009. Une information judiciaire contre X est ouverte. Les légistes établissent que la victime est une femme, de type caucasien, âgée d’une cinquantaine d’années. Ils indiquent que ses membres ont été sectionnés après la mort.

3 octobre 2009. De nouveaux restes humains sont découverts au bord d’un sentier s’enfonçant dans un sous-bois, près du cimetière de la Motte, toujours à Cournon-d’Auvergne. Il s’agit d’un bras et d’un tronc. Ce dernier porte les traces de plusieurs coups de couteau.

8 octobre 2009. Grâce à l’ADN prélevé sur la bâche, la victime est identifiée : Régine Mazurais, 44 ans. Ses empreintes digitales confirment cette information capitale.

Automne 2009. Les policiers du SRPJ retracent le parcours de la défunte, grâce notamment à l’analyse de sa ligne téléphonique et les témoignages de ceux qui l’ont croisée. Originaire de Normandie, elle vit dans l’errance. Au début de l’année, elle se trouve dans un foyer à Mont-de-Marsan. Elle y rencontre Laurent Ferrer, 42 ans, avec qui elle se lie. Ils rentrent ensemble, en août, pour s’installer à Romagnat, dans l’appartement du père de Laurent, Jean, 61 ans.

10 novembre 2009. Trois hommes sont interpellés : Laurent et Jean Ferrer, ainsi qu’un ami de Laurent. Ce copain, qui l’hébergeait occasionnellement, est vite innocenté et libéré.

12 novembre 2009. Laurent Ferrer est mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire. Il reconnaît avoir poignardé Régine Mazurais, lors d’une altercation sur fond d’alcool et de prise de médicaments, dans l’appartement de Romagnat, alors que son père était en voyage. Il déclare aussi avoir découpé le cadavre et s’en être débarrassé seul. Les preuves scientifiques confirment la plupart de ses dires, hormis sur le nombre de coups de couteau.

1er juillet 2010. Lors de la reconstitution, Laurent Ferrer fait état d’une amnésie l’empêchant de reproduire les gestes du meurtre et du démembrement.

15 novembre 2010. Interrogé à nouveau par le juge d’instruction, Laurent Ferrer change de version. Il situe le drame dans l’après-midi du 9 septembre 2009 et raconte que son père est arrivé quelques minutes après le décès de Régine Mazurais. Il accuse Jean Ferrer d’avoir découpé le corps en son absence.

27 septembre 2011. Le père conteste ne serait-ce qu’avoir vu le cadavre. Il admet avoir eu des soupçons sur son fils, mais aucune preuve de sa culpabilité, ce pourquoi il ne l’a pas dénoncé à la police. Il saisit la chambre de l’instruction pour annuler son renvoi devant la cour d’assises. Mais les juges confirment cette décision.



Source : La Montagne le 28 novembre 2011

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Re: La femme découpée en morceaux avait tué son mari

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 11:25

Assises du Puy-de-Dôme : Laurent Ferrer condamné pour avoir tué Régine Mazurais et découpé, seul, son corps
Riom


Assises du Puy-de-Dôme : Laurent Ferrer condamné pour avoir tué Régine Mazurais et découpé, seul, son corps A l’exception de l’acquittement de Jean Ferrer pour le nettoyage de la scène de crime, le verdict suit les réquisitions de Jeanne-Marie Vermeulin-Lacroix, émue et émouvante lorsqu’elle a demandé justice pour Régine Mazurais.



Bonne âme de Mont-de-Marsan, bienfaitrice des marginaux landais, Marie-Françoise a croisé la route de Régine Mazurais. « Je m'étais prise d'affection », raconte-elle à la cour. « C'était une fille fragile, qui cherchait à retrouver une position sociale et surtout une position de mère ».
« Lève la tête ! »
« Je pense que, dans cette enceinte, vous êtes celle qui la connaissait le mieux », intervient M e Valérie Giard, partie civile. « C'est triste parce que je ne l'ai connue que trois mois », soupire Marie-Françoise. Triste comme le texte qu'elle lit solennellement à Laurent Ferrer.

Elle évoque l'enterrement de Régine Mazurais, la détresse de ses enfants, la confiance trahie, les regrets qu'elle ne perçoit pas… « Lève la tête ! », crie une tante de l'accusé. Il pleure. Pour la première fois. Longuement.

Le président, Joël Montcriol, lui demande – encore – ce qui s'est passé : « Je n'ai pas découpé le corps. C'est mon père. Moi, j'ai juste tué Régine. Et je m'en veux… ». Jean Ferrer est interrogé à son tour : « Je suis innocent ». Les positions n'ont pas bougé en cinq jours de procès (voir nos éditions précédentes). « Eh bien, on ne tirera rien de cette belle réunion de famille ! », se désespère le magistrat.

Pour l'avocat général, Laurent Ferrer a procédé seul au démembrement. Lors de ses aveux de garde à vue (reniés en prison), « il répond à des objections des enquêteurs et les investigations lui donnent raison », expose Jeanne-Marie Vermeulin-Lacroix. Par exemple, l'omoplate fendue de la victime. Les policiers pensent à l'usage d'une scie. Non, dit l'accusé, c'est en nettoyant le corps dans la douche. Une expertise confirme : fracture. « S'il a tout inventé, comme il le dit aujourd'hui, pourquoi nier s'être servi d'une scie ? ». Elle requiert vingt ans de prison.

Concernant Jean Ferrer, « il n'y a pas assez d'éléments le désignant comme participant au découpage ». Toutefois, « la modification de scène de crime et le recel de cadavre sont constitués, il avait suffisamment de raisons sérieuses de savoir ». Elle réclame un an avec sursis.

M e Laure Vaillant, avocat de Jean Ferrer, y oppose une « totale certitude ». Le père n'a « rien fait de tout ce qui lui est reproché ». « Malheureusement, le procureur de Jean va parler derrière moi. Car son procureur, c'est son fils. Un fils bien ingrat ».
« Mon fils,
mon procureur »
M e Jean-François Canis, pour Laurent Ferrer, ne veut pas « donner le sentiment de représenter un homme dont le seul moyen de défense est d'accuser son père ». Alors il se concentre sur des « éléments objectifs », dont un mélange des ADN de Jean Ferrer et Régine Mazurais dans le cagibi où était caché le cadavre.

Il raconte aussi l'histoire du couple formé avec son client. « L'amour des désespérés ne ressemble pas à celui des autres ». Et il demande que soit jugé « le crime d'un homme qui a aimé avec fulgurance et toute la maladresse qui était la sienne ».


Source : La Montagne le 3 décembre 2011


Article de journal d'Auvergne


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