Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

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Re: Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

Messagepar marathon » 16 mai 2019, 19:07

Sous escorte policière, le Dr Péchier arrive au palais de justice de Besançon

La seconde garde à vue du Dr Frédéric Péchier, déjà mis en examen en 2017 pour sept faits d'empoisonnements, à pris fin ce jeudi matin à Besançon. L'anesthésiste a été dans la foulée transporté sous escorte policière au palais de justice, pour être déféré devant le procureur. Il est probable que le praticien soit ensuite présenté à un juge d'instruction. Suivrait alors une question importante, qu'un second juge devra trancher : le Dr Péchier sera-t-il incarcéré à titre provisoire, ou repartira-t-il libre, sous contrôle judiciaire ?


Source : L'Est Républicain le 16 mai 2019

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Re: Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

Messagepar marathon » 16 mai 2019, 19:09

Fin de garde à vue pour le Dr Péchier : « Tout est envisageable » selon ses avocats

Interrogé jusque tard dans la nuit, l’anesthésiste suspecté d’empoisonnements a été transporté sous bonne escorte policière, ce jeudi à 8h30 au palais de justice de Besançon, où l’attendait le procureur de la République. Sur place, les trois avocats de la défense restent prudents. « La position du Dr Péchier n’a pas changé, il nie tout fait d’empoisonnement » s’est borné à commenter Me Schwerdorffer.

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Me Le Borgne, Me Schwerdorffer et Me Spatafora ont fait face à un mur de journalistes, ce jeudi matin au palais de justice de Besançon. Photo Willy GRAFF Me Le Borgne, Me Schwerdorffer et Me Spatafora ont fait face à un mur de journalistes, ce jeudi matin au palais de justice de Besançon. Photo Willy GRAFF Me Le Borgne, Me Schwerdorffer et Me Spatafora ont fait face à un mur de journalistes, ce jeudi matin au palais de justice de Besançon. Photo Willy GRAFF Le Dr Péchier est arrivé ce jeudi matin vers 8h30 au palais de justice de Besançon. Photo Willy GRAFF


Sous l'œil attentif des caméras, deux voitures ont quitté le commissariat à toute allure, ce jeudi matin vers 8h30, pour parcourir les 700 mètres jusqu’au palais de justice. A bord de l’une d’elle, se trouvait Frédéric Péchier. Un homme « fatigué », confie son avocat Me Schwerdorffer, par 48 heures de garde à vue intenses.

Déjà mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements avec préméditation, l’ex-anesthésiste ‘’star’’ de la clinique Saint-Vincent vient d’être interrogé, longuement, jusque tard dans la nuit de mercredi à jeudi, sur des dizaines d’autres arrêts cardiaques de patients, que la police estime suspects. Présentée ainsi, l’affaire est vertigineuse.


Mises en examen supplétives très probables

Le programme du jour du Dr Péchier est chargé. Déféré devant le parquet de Besançon dans la matinée, pour se faire expliciter les poursuites engagées à son encontre sur de nouveaux empoisonnements présumés, le praticien devrait ensuite être présenté à un juge d’instruction. La magistrate pourrait « étoffer » sa mise en examen à la lumière des nouvelles investigations menées depuis de longs mois, en toute confidentialité, par la police judiciaire.

Me Jean-Yves Le Borgne, pointure du barreau parisien, est arrivé ce jeudi à Besançon pour renforcer l’équipe de défense. Avocat français de Carlos Ghosn, Me Le Borgne est une figure réputée du monde judiciaire. « Tout commentaire préalable serait mal fondé, cette curieuse réitération d’un phénomène nous amène à poser des questions », a-t-il glissé aux nombreux journalistes massés devant le palais de justice, vers 10h, en faisant référence à cette seconde garde à vue.
"Il nie tout fait d'empoisonnement"

A ses côtés, Me Schwerdorffer complète : « La position du Dr Péchier n’a pas changé avec cette garde à vue : il nie tout fait d’empoisonnement. On ne sait pas si un juge d’instruction va être saisi, tout est envisageable à l’heure où je vous parle. Le Dr Péchier a essayé de donner aux enquêteurs les explications les plus cohérentes possible, le plus loyalement possible ».

Si l’anesthésiste est effectivement présenté au juge d’instruction, puis mis en examen de manière supplétive, un enjeu fort se dessinera d’ici la fin de soirée. Le Dr Péchier sera-t-il oui ou non incarcéré à titre provisoire, ou laissé dehors, sous contrôle judiciaire ? Ce sera au juge des libertés et de la détention de trancher.


Source : L'Est Républicain le 16 mai 2019

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Re: Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

Messagepar marathon » 16 mai 2019, 19:12

Affaire des empoisonnements, une guerre judiciaire sans merci entre l'accusation et le camp Péchier

Depuis mars 2017, une partie d'échec judiciaire sans concession s'est engagée entre le parquet de Besançon, qui orchestre les poursuites, et la défense du Dr Péchier. Suspecté d'avoir volontairement empoisonné des patients, l'anesthésiste crie à l'injustice. L'opposition est frontale. Une nouvelle bataille s'annonce ce jeudi, avec comme enjeu la possible incarcération à titre provisoire du médecin.

Dans les coulisses du palais de justice de Besançon, certains magistrats en parlent comme « le dossier d’une vie ». La gravité des accusations, la perversité des crimes supposés, et les enjeux que cette glaçante hypothèse génèrent pour les victimes, le mis en cause lui-même et les cliniques concernées, font de l'affaire des empoisonnements un cas à part.

Depuis l’annonce de la mise en examen de l’anesthésiste suspect, en mars 2017, le bras de fer engagé entre le parquet de Besançon - à l’initiative des poursuites - et le camp du Dr Péchier - qui ne cesse de dénoncer une magistrale erreur - est d’une rare intensité judiciaire. Un mano a mano parfois difficile à décrypter, notamment pour les victimes d'arrêts cardiaques ou de leurs proches, dont la souffrance s'étire dans le temps, sans s'atténuer pour autant.


Une affaire, deux théories, deux scenarios extrêmes

« C’est très violent », convient l’un des acteurs de cette opposition larvée. Et très clivant. Aucune nuance possible, aucun retour en arrière... Soit la procédure tient le choc jusqu'à un procès, soit elle s'écroule comme un château de cartes. Deux destins s'ouvrent déjà sous les pieds de Frédéric Péchier, celui d'un serial killer en blouse blanche, ou d'un médecin innocent, sacrifié, martyr d'une justice déficiente.

Cohérents avec leur ligne de défense, les avocats de l'anesthésiste ont multiplié les démarches pour annuler la mise en examen de leur client ou a minima, lever l'interdiction de travailler qui lui a été imposée. En vain. Le camp Péchier a également attaqué frontalement la police, en déposant plainte contre des enquêteurs pour « faux et usage de faux », à propos du procès-verbal relatant la première garde à vue, début 2017. Une offensive vécue comme une provocation dans les couloirs du commissariat de la Gare d'Eau.
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Depuis mars 2017, le Dr Frédéric Péchier est déjà venu à plusieurs reprises au palais de justice, au gré des différentes audiences. Photo ER Depuis mars 2017, le Dr Frédéric Péchier est déjà venu à plusieurs reprises au palais de justice, au gré des différentes audiences. Photo ER Depuis mars 2017, le Dr Frédéric Péchier est déjà venu à plusieurs reprises au palais de justice, au gré des différentes audiences. Photo ER Depuis mars 2017, le Dr Frédéric Péchier est déjà venu à plusieurs reprises au palais de justice, au gré des différentes audiences. Photo ER Depuis mars 2017, le Dr Frédéric Péchier est déjà venu à plusieurs reprises au palais de justice, au gré des différentes audiences. Photo ER


Attaques et contre-attaques

Saisi, le procureur de la République de Besançon n’a pas donné suite. Qu’à cela ne tienne, les avocats ont renouvelé leur missive auprès du doyen du juge d’instruction. Ce dernier n'a pas encore livré de réponse.

A l'inverse, la défense a été elle aussi attaquée. Un autre anesthésiste de la clinique Saint-Vincent, le Dr Serri, a été nommément mis en cause par les conseils du Dr Péchier, lors d'une audience publique. Plainte pour diffamation a été déposée.


Un faisceau d'indices graves et concordants selon le parquet

Voilà pour l’écume. Sur le fond du dossier, la guerre judiciaire, technique et médicale, fait rage. Via des expertises, des contre-expertises, des auditions, et même des exhumations de corps de patients. En l'absence de preuve "absolue" ou d'aveux, l’objectif de l’accusation est de s'appuyer sur un « faisceau d'indices graves et concordants », pour placer le Frédéric Péchier face à d'insolubles contradictions, écartelé entre ses déclarations et les éléments objectivés par l’enquête.

Ce jeu du chat et de la souris, qui n'a d'ailleurs rien d'un jeu, est subtil. L'anesthésiste, s'il est coupable, se fera-t-il piéger ? Cette stratégie se retournera-t-elle contre le parquet, si au contraire le Dr Péchier est innocent, ou si les charges sont trop légères ? En l'état actuel de la procédure, se risquer à un avis serait prématuré.


Une seconde enquête préliminaire en mode sous-marin

La défense a exploré depuis longtemps le dossier d’instruction qui concentre les sept cas d’empoisonnements initiaux, mais n’avait aucune idée, jusqu'à ce jeudi, des preuves accumulées concernant les 35 autres événements indésirables graves (EIG), jugés eux aussi suspects. Une douzaine ont été mortels. Et une partie seulement - les plus flagrants - seront "sélectionnés" par le juge d'instruction pour venir s'ajouter aux sept premiers cas.

Le parquet de Besançon et la PJ sont parvenus à maintenir, et c'est un notable exploit, un voile opaque de discrétion sur cette seconde vague d'investigations, menées avec une grande minutie. Pour ménager un effet de surprise, le moment venu. Garder un coup d’avance.



Source : L'Est Républicain le 16 mai 2019

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Re: Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

Messagepar marathon » 16 mai 2019, 19:15

Empoisonnements à Besançon : Teddy, 4 ans, victime d'un arrêt cardiaque suspect

Victime d’un double arrêt cardiaque « sans justification médicale », selon son avocat, Teddy fait partie des cas suspects retenus par les policiers chargés d'enquêter sur l'affaire des empoisonnements. Réanimé à deux reprises par le Dr Péchier à la clinique Saint-Vincent, en février 2016, l'enfant est un miraculé. Ses parents ont porté plainte.

C’est l’un des nombreux événements indésirables graves (EIG), examinés par la police judiciaire depuis deux ans, dans le cadre de l'effrayante affaire des empoisonnements à Besançon. En février 2016 sur une table du bloc de la clinique Saint-Vincent, Teddy, 4 ans, a subi un double arrêt cardiaque à la suite d’une opération pourtant simple des amygdales, accident qui ne lui a heureusement laissé aucune séquelle physique.

« Une minute après son premier arrêt, le Dr Péchier, qui n’était pas son anesthésiste, intervient et prend en charge les éléments de la réanimation cardiaque », décrit Me Vernier, avocat des parents de Teddy. Le cœur de l’enfant s’arrêtera une seconde fois, dans la foulée. Et à nouveau, explique l’avocat, « le Dr Péchier apparaît comme le sauveur » en prenant les bonnes décisions.


Angoisse maximale, puis incompréhension

Ces éléments sont consignés dans le cadre d’une expertise médicale, diligentée à l’époque au civil, précise Me Vernier. Les parents de Teddy ont d’abord été rongés par une terrible angoisse : leur enfant avait-il une santé fragile, souffrait-il d’un trouble cardiaque, d’une allergie non diagnostiquée ?

Ils comprennent via cette expertise que la vérité était - semble-t-il - autre. « Toutes les causes médicales pouvant amener à un accident cardiaque ont été une à une éliminées. Il n’y a pas de justification médicale. Mais l’expertise pointe du doigt une curiosité, à savoir que dans les cas de choc anaphylactique, il existe un kit spécifique qui doit être utilisé, ce qui n’a pas été le cas », détaille Me Vernier.


De nombreux médias régionaux et nationaux faisaient le siège du commissariat, ce mercredi à Besançon, pour recueillir le témoignages des victimes auditionnées par la police.

« Toutes les causes médicales possibles ont été une à une éliminées »

Les parents de Teddy portent plainte contre X, mais ce n’est que lorsque l’affaire des empoisonnements éclate, et que la mise en examen du Dr Péchier est révélée au grand public, qu’ils envisagent qu’une main malveillante a pu empoisonner leur fils. La seconde garde à vue de l'anesthésiste bisontin, depuis ce mardi, ne fait que renforcer leurs suspicions.

Aujourd’hui encore, cette idée glaçante laisse la maman de Teddy « très affectée », selon les mots de Me Vernier. Convoqué très récemment par la police, le père a été réentendu au commissariat. Comme les autres victimes ou proches de victimes, la famille de Teddy saura ce jeudi, si la justice assimile le double arrêt cardiaque de leur fils à un empoisonnement, ce qui leur permettrait de se constituer partie civile. Et d’engager une nouvelle bataille judiciaire.


Source : L'Est Républicain le 16 mai 2019

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Re: Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

Messagepar marathon » 17 mai 2019, 19:08

L'affaire Péchier à Besançon : un anesthésiste soupçonné d'empoisonnement sur des patients

L'anesthésiste de Besançon laissé libre sous contrôle judiciaire : le procureur de Besançon fait appel

Le procureur de la République de Besançon va faire appel de la décision de laisser libre le docteur Frédéric Péchier. Ce médecin anesthésiste a été mis en examen jeudi soir pour 17 nouveaux cas d'empoisonnement dont sept mortels et placé sous contrôle judiciaire.



Le procureur de la République de Besançon annonce ce vendredi qu'il va faire appel, après la décision, prise dans la nuit de jeudi à vendredi, de laisser libre sous contrôle judiciaire le docteur Frédéric Péchier. Ce médecin anesthésiste de 47 ans a été mis en examen jeudi soir pour 17 nouveaux cas d'empoisonnement dont sept mortels. Il était déjà soupçonné, depuis mars 2017, de sept premiers empoisonnements, dans deux cliniques bisontines.



"Le parquet va bien évidemment faire appel de cette décision dès aujourd'hui" indique Etienne Manteaux, ce vendredi. Le procureur de la République avait demandé le placement en détention du médecin. L'appel doit maintenant être examiné dans les 15 jours par la chambre de l'instruction.

Le juge de libertés et de la détention a rendu son délibéré à 3h du matin : le Dr Péchier est placé sous contrôle judiciaire, assorti d'une interdiction de paraître à Besançon et dans la commune voisine de Montfaucon où il réside. Frédéric Péchier doit désormais partir vivre dans l'Ouest de la France.


Source : France Bleu Besançon le 17 mai 2019

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Re: Besançon : Déjà poursuivi pour empoisonnements, un anesthésiste en garde à vue pour «une dizaine» d’autres cas

Messagepar marathon » 13 juin 2019, 10:31

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté sous contrôle judiciaire

>Frédéric Péchier est soupçonné d’avoir empoisonné 24 patients au cours d’interventions chirurgicales.


Une décision très attendue. La cour d’appel de Besançon a ordonné ce mercredi le maintien en liberté sous contrôle judiciaire de l’anesthésiste Frédéric Péchier, soupçonné d’avoir empoisonné 24 patients au cours d’interventions chirurgicales.

A l’issue de quatre heures de débats et d’une heure de délibéré, les magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel ont ainsi de nouveau laissé l’anesthésiste libre, comme il l’est depuis sa première mise en examen dans cette affaire, prononcée en mars 2017 pour sept premiers cas d’empoisonnement.


« C’était ce que nous sollicitions, c’était ce que nous espérions, c’était dans notre esprit ce que l’équité » mais aussi « le droit et la procédure pénale française commandaient », s’est félicité Me Le Borgne », l’un des avocats du médecin mis en examen pour 24 cas d’empoisonnements aggravés, dont neuf mortels.

Avec cette décision, les juges ne se prononcent pas sur le fond de l’affaire, et donc sur son innocence ou non. Ils ont simplement estimé que son maintien en liberté n’était pas susceptible de créer un trouble à l’ordre public, d’entraver l’enquête ou encore de faire peser une pression sur les victimes présumées.

La violation de son contrôle judiciaire en question

Les avocats de la partie civile avaient pourtant plaidé ce mercredi matin devant la chambre de l’instruction de la cour en faveur du placement en détention du médecin. Ils ont d’ailleurs une nouvelle fois fait valoir « la violation du contrôle judiciaire » auquel le Dr Péchier était astreint. Comme ils l’avaient fait par voie de presse ces derniers jours.

Accusations rejetées avec force par les avocats du soignant et même qualifiées de « ridicules » par Me Randall Schwerdorffer, l’un des conseils de l’anesthésiste.



Autrefois praticien réputé, Frédéric Péchier a été mis en examen une première fois en 2017 pour sept cas d’empoisonnements, dont deux mortels. Laissé en liberté sous contrôle judiciaire à l’issue de cette première mise en examen, il l’a également été après la seconde, à la mi-mai, pour 17 autres cas, dont sept mortels.

L’anesthésiste est soupçonné d’avoir pollué, entre 2008 et 2017, des poches de perfusion de 24 patients âgés de 4 à 80 ans pour provoquer des arrêts cardiaques, démontrer ses talents de réanimateur et discréditer ses collègues d’une clinique de Besançon avec lesquels il était en conflit.



Source : Le Parisien le 12 juin 2019


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