Bangladesh : une jeune fille brûlée vive pour avoir dénoncé une agression sexuelle

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Bangladesh : une jeune fille brûlée vive pour avoir dénoncé une agression sexuelle

Messagepar marathon » 20 avr. 2019, 02:49

Bangladesh : une jeune fille brûlée vive pour avoir dénoncé une agression sexuelle


Nusrat Jahan Rafi est morte mercredi, après avoir été aspergée de kérosène et brûlée à 80%. Elle venait de déposer plainte contre le directeur de son établissement scolaire.


Nusrat Jahan Rafi n'a pas survécu. Cette jeune Bangladaise de 19 ans est morte, mercredi 10 avril, après avoir été brûlée vive sur ordre du directeur de son école qu'elle avait accusé d'agression sexuelle. Le 6 avril, la jeune femme a été emmenée sur le toit de l'école islamique où elle étudiait. Ses agresseurs, dont des camarades de classe, lui ont demandé de retirer sa plainte, ce qu'elle a refusé de faire. Ils l'ont alors attachée avec une écharpe avant de l'asperger de kérosène et de mettre le feu à ses vêtements.

Selon la police, l'une des 17 personnes arrêtées en lien avec ce meurtre a accusé le directeur de l'école d'être le commanditaire. Il "leur avait dit de faire pression sur Nusrat Jahan Rafi pour qu'elle retire sa plainte ou de la tuer en cas de refus de sa part", a déclaré à l'AFP l'officier de police responsable de l'enquête.


”Le plan était de faire croire à un suicide. Mais il a échoué car l'écharpe a brûlé, libérant les pieds et les mains de Nusrat Jahan Rafi qui est parvenue à redescendre.”
— un responsable de la police bangladaise à l'AFP

Souffrant de brûlures sur 80% de son corps, la victime est morte à l'hôpital. Mais elle a entre-temps enregistré une vidéo dans laquelle elle maintient ses accusations contre son directeur. "Il m'a touchée, dit-elle, identifiant aussi certains de ses agresseurs. Je me battrai contre ce crime jusqu'à mon dernier souffle."

Ce meurtre a suscité une vague d'émotion dans tout le pays. La Première ministre, Sheikh Hasina, a promis qu'aucun "coupable n'échapperait à l'action légale". Mais les associations dénoncent le peu d'empressement des autorités à enquêter sur les affaires de viols et d'agressions sexuelles. "Le meurtre horrible d'une femme courageuse qui demandait justice montre à quel point le gouvernement du Bangladesh manque à ses engagements vis-à-vis des victimes", estime dans un communiqué la directrice pour l'Asie du Sud de Human Rights Watch.


Source : France Info le 19 avril 2019

marathon
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Re: Bangladesh : une jeune fille brûlée vive pour avoir dénoncé une agression sexuelle

Messagepar marathon » 24 oct. 2019, 17:44

16 hommes inculpés après le meurtre d’une jeune femme brûlée vive

La police du Bangladesh va inculper mercredi 16 personnes pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans brûlée vive pour avoir porté plainte pour harcèlement sexuel contre le responsable de son école coranique.


La mort de Nusrat Jahan Rafi le mois dernier avait déclenché des manifestations à travers la nation d'Asie du Sud. La Première ministre bangladaise avait promis des poursuites contre toutes les personnes impliquées dans l'affaire.

Aspergée d’essence et enflammée


Selon les autorités, la jeune femme a été attirée sur le toit d'une école coranique du sud-est du pays où elle était élève. Ses assaillants lui ont alors demandé de retirer la plainte pour harcèlement sexuel qu'elle avait déposée auprès de la police contre le principal de l'établissement. Face à son refus d'obtempérer, elle a été aspergée d'essence et enflammée. Elle a succombé à ses blessures cinq jours plus tard, le 10 avril, provoquant un scandale dans ce pays de 160 millions d'habitants.


Peine de mort requise


La police a indiqué qu'elle inculperait formellement mercredi 16 personnes impliquées dans sa mort, dont deux jeunes femmes, camarades de classe de la victime. "Ils sont inculpés aux termes de la loi sur les violences contre les femmes et enfants et nous allons recommander la peine de mort pour les 16 accusés", a déclaré à l'AFP Mohammad Iqbal, enquêteur en chef du dossier. D'après lui, le principal de la madrassa, Siraj Ud Doula, contre lequel la jeune femme avait porté plainte, a ordonné le meurtre depuis sa détention.



L’indifférence des policiers


Nusrat Jahan Rafi s'était rendue fin mars dans un commissariat pour engager des poursuites contre lui pour harcèlement sexuel. Une vidéo montre le chef du commissariat enregistrer sa plainte mais la qualifier de "pas grand chose". Selon Mohammad Iqbal, au moins cinq personnes ont ligoté la jeune femme avec un foulard avant de la brûler. Le plan prévoyait de faire passer sa mort pour un suicide.


Brûlée à 80%


La victime a subi des brûlures sur 80% de son corps et est morte à l'hôpital. Avant son décès, elle a enregistré une vidéo où elle réitérerait ses accusations contre le principal. Son frère Mahmudul Hasan Noman a indiqué que la famille souhaitait un procès en procédure accélérée. "Nous voulons que tous les coupables soient pendus", a-t-il dit à l'AFP.


“Culture d’impunité”


L'organisation de protection des droits des femmes Mahila Parishad a salué "avec des réserves" l'enquête dans ce dossier mais a appelé les autorités à faire davantage pour mettre fin à la "culture d'impunité" dans les affaires de harcèlement sexuel et de viol



Sources : Source: Belga/AFP le 29 mai 2019

marathon
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Re: Bangladesh : une jeune fille brûlée vive pour avoir dénoncé une agression sexuelle

Messagepar marathon » 24 oct. 2019, 17:46

16 personnes condamnées à mort pour le meurtre d'une jeune fille au Bangladesh

La justice du Bangladesh a condamné à mort jeudi 16 personnes pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, brûlée vive pour avoir porté plainte pour harcèlement sexuel contre le responsable de son école coranique.

La mort de Nusrat Jahan Rafi en avril avait suscité une vive émotion et déclenché des manifestations à travers cette nation d'Asie du Sud. Les 16 accusés, dont le professeur de la jeune fille et trois de ses camarades, étaient jugés depuis juin par un tribunal spécial du district de Feni (sud-est). "Le verdict prouve qu'aucun meurtre ne reste impuni au Bangladesh. Nous avons l'état de droit", a déclaré le procureur Hafez Ahmed à la presse, une fois cette sentence prononcée dans une salle d'audience bondée et sous haute sécurité.


Selon les autorités, la jeune femme a été attirée sur le toit d'une école coranique de Sonagazi où elle était élève. Ses assaillants lui ont alors demandé de retirer la plainte pour harcèlement sexuel qu'elle avait déposée peu avant contre le principal de l'établissement. Face à son refus d'obtempérer, elle a été aspergée d'essence et mise à feu. Elle a succombé à ses blessures cinq jours plus tard, le 10 avril, provoquant un scandale dans ce pays de 160 millions d'habitants.


Tous les accusés avaient plaidé non coupable. Huit d'entre eux ont déclaré au tribunal que les enquêteurs les avaient forcés à signer des procès-verbaux confessant leur implication dans le crime, certains faisant état de tortures. Les défenseurs des droits humains suivaient de près ce procès, sur fond d'augmentation des cas de viol et de harcèlement sexuel au Bangladesh. Selon le groupe de défense des femmes Bangladesh Mahila Parishad, seules 3% des affaires de viol aboutissent à des condamnations.



Source : AFP le 24 octobre 2019


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