Paul Bernardo demande sa libération conditionnelle

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Paul Bernardo demande sa libération conditionnelle

Messagepar marathon » 30 nov. 2018, 16:39

Paul Bernardo demande sa libération conditionnelle


Paul Bernardo, dont les déviances sexuelles avaient horrifié le pays dans les années 1990, doit demander mercredi sa libération conditionnelle en affirmant qu'il a tout fait pour s'améliorer au cours de ses 25 ans de prison, passés la plupart du temps en isolement cellulaire.


Désigné « délinquant dangereux » par le système judiciaire, Paul Bernardo, aujourd'hui âgé de 54 ans, est devenu admissible à la libération conditionnelle en février dernier, mais il n'a pas été autorisé jusqu'ici à sortir des limites de sa prison à sécurité maximale de l'est de l'Ontario.


L'audience de libération conditionnelle, qui devrait attirer de nombreux observateurs, intervient deux semaines après que la Couronne a retiré son accusation de possession d'armes, liée à la découverte d'une vis fixée à un stylo à bille dans la cellule de Bernardo.

Son avocat n'a pas répondu mardi à une demande d'entrevue sur la demande de libération. Mais lors du procès avorté pour possession d'arme, plus tôt ce mois-ci, Me Fergus O'Connor a offert des indices sur ce que Paul Bernardo devrait plaider mercredi devant la Commission nationale des libérations conditionnelles.


L'avocat soutenait alors que son client était horrifié par ce qu'il avait fait, qu'il en assume l'entière responsabilité et qu'il exprimerait des remords sincères. Bien que l'isolement cellulaire ait limité son accès aux programmes de réhabilitation, Paul Bernardo aurait fait selon lui un « effort résolu non pas pour se réconcilier avec ses gestes - puisque cela est impossible - mais pour devenir meilleur ».

Me O'Connor a soutenu par ailleurs que Paul Bernardo avait fait preuve d'une bonne conduite dans des « conditions très difficiles » de détention.

Les crimes

Les crimes de Paul Bernardo, commis pendant plusieurs années à la fin des années 1980 et au début des années 1990 - et certains filmés sur vidéos - ont suscité la terreur et la répulsion pendant le procès.

Paul Bernardo et son épouse d'alors, Karla Homolka, ont enlevé, torturé et tué Leslie Mahaffy, 14 ans, de Burlington, en Ontario, en juin 1991, à leur domicile de Port Dalhousie, en Ontario, avant de démembrer son corps et d'enfouir les restes dans du ciment et de les jeter dans un lac voisin. Paul Bernardo a également torturé et tué Kristen French, 15 ans, de St. Catharines, en Ontario, après l'avoir séquestrée pendant trois jours.

Arrêté au début de 1993, il a été reconnu coupable en 1995 des meurtres au premier degré des deux adolescentes, en plus de nombreuses agressions sexuelles. Il a été aussitôt condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Tim Danson, avocat depuis longtemps des familles des deux victimes, n'a pas voulu discuter de la demande de libération conditionnelle de Bernardo. « Pour diverses raisons très délicates, ni les familles ni moi ne ferons de commentaires publics jusqu'à la fin de l'audience », a-t-il prévenu mardi.

Un danger pour la société ?

Me O'Connor, de son côté, soutient que son client est aujourd'hui révulsé par ses « crimes horribles ». Pourtant, il peut compter sur des « parents aimants », qui lui rendent visite régulièrement, et la Commission des libérations conditionnelles tiendra compte de son comportement en prison et des risques qu'il représente pour la communauté, a déclaré l'avocat.

Selon lui, les commissaires ne devront pas se demander si Paul Bernardo mérite de demeurer en prison, mais plutôt s'il représente un danger pour la société.

Paul Bernardo, qui a admis avoir violé 14 autres femmes, a également été reconnu coupable d'homicide involontaire coupable relativement au décès de la soeur cadette d'Homolka, Tammy, en décembre 1990. L'adolescente de 15 ans est morte après avoir été droguée et agressée sexuellement par le couple. Karla Homolka a expliqué plus tard qu'elle voulait offrir à Paul Bernardo la virginité de sa soeur en cadeau de Noël.

Karla Homolka a purgé 12 ans de prison, jusqu'en 2005, après avoir plaidé coupable à l'accusation réduite d'homicide involontaire coupable, en acceptant de témoigner au procès de Paul Bernardo.



Source ; La Presse CA le 16 octobre 2018

marathon
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Re: Paul Bernardo demande sa libération conditionnelle

Messagepar marathon » 30 nov. 2018, 16:42

Le meurtrier Paul Bernardo restera en prison

La demande de libération conditionnelle du meurtrier notoire Paul Bernardo lui a été refusée. Il devra donc rester en prison jusqu'à nouvel ordre. Il tentait de convaincre la Commission des libérations conditionnelles du Canada, mercredi, qu'il a changé après 25 ans passés derrière les barreaux.

L'assassin de 54 ans a été condamné à la prison à vie sans droit de libération conditionnelle avant 25 ans pour le rapt, le viol et le meurtre prémédité de deux adolescentes ontariennes, Leslie Mahaffy et Kristen French, en 1991 et en 1992 dans la région du Niagara.

L'avocat des familles Mahaffy et French a raconté que l'audience avait été très difficile pour ses clients, mais qu'ils sont soulagés de la décision.

Tim Danson souligne cependant que Paul Bernardo n'a même pas présenté d'excuses aux familles de ses victimes.

L'avocat déplore le fait que les familles devront à nouveau subir cette épreuve dans deux ans, parce que Paul Bernardo pourra faire une nouvelle demande à ce moment-là. Il croit que le délai devrait être de cinq ans.


Paul Bernardo a soutenu mercredi qu’il s’était autodiagnostiqué en prison une anxiété qui remonte à son enfance pour justifier les 2 meurtres qu’il a perpétrés et les 14 viols qu’il a commis au préalable à Scarborough, dans l'est de Toronto, dans les années 1980.

L’assassin a soumis une centaine de pages à la Commission avant d’être entendu. C’est avec hésitation et bégaiements qu’il a répondu aux questions de la commissaire Suzanne Poirier.

Il a affirmé que ses problèmes d’anxiété et de communication dès le jeune âge ont fait en sorte qu’il s’était toujours senti seul, isolé, incompris de ses parents et des autres.

« J’ai toujours eu de la difficulté à m’exprimer. Je sentais que j’étais différent, que je n’avais pas de place », a-t-il soutenu.

Il a dit comprendre le mal qu’il a fait endurer à ses victimes.


«C’est la raison pour laquelle je pleure. Je n’ai pas tenu compte de leurs émotions, mais seulement des miennes.»

Paul Bernardo a ajouté que son manque d'estime de soi l'avait poussé à « prendre le contrôle des femmes » et qu'à l'époque, il ne jouissait sexuellement que lorsqu'il était en situation de pouvoir.

Il a affirmé que son niveau d'anxiété était maintenant « très faible ».


L'avocat de Paul Bernardo, Fergus O'Connor, a souligné devant la Commission qu'obtenir une libération n'est pas un signe de pardon, mais bien une disposition de la loi qui permet la réhabilitation d’un criminel.

Il a soutenu que son client prenait l’entière responsabilité de ses actes pour les viols et meurtres qu’il a commis. Me O'Connor a fait valoir que Paul Bernardo avait eu une bonne conduite durant sa détention.

De vrais remords?

La commissaire Poirier s’est interrogée toutefois sur les raisons pour lesquelles Paul Bernardo exprimait depuis tout récemment des remords sur ce qu’il a fait.

« J’étais dans le déni, a-t-il répondu. Je m’étais imposé des barrières à cause de mon anxiété. »



Doug et Donna French, parents de Kristen, arrivent aux audiences en compagnie d'autres membres de leur famille. Doug et Donna French, parents de Kristen, arrivent aux audiences en compagnie d'autres membres de leur famille. Photo : La Presse canadienne/Lars Hagberg
Plus tôt dans la journée, l’une de ses victimes de viol a pris la parole pour demander à ce qu’il reste en prison. Les mères des deux adolescentes qu'il a tuées, Mmes Mahaffy et French, ont également pris la parole pour supplier la Commission de ne lui accorder aucune libération après avoir fait état, en pleurs, de l’impact horrible que le meurtre de leur fille a eu sur leur famille.

La responsable du dossier de Paul Bernardo pour les services correctionnels, Megan Smith, a dit que son équipe n’appuyait en aucun cas la demande de libération du meurtrier.

Elle a expliqué que le prisonnier présentait un faible risque de commettre à nouveau un meurtre, mais qu’il y avait un risque moyen qu'il commette des viols et un risque élevé qu'il entretienne une relation conjugale violente s'il sortait de prison.

Au final, les arguments de Bernardo n'auront pas convaincu les autorités.


Source : Radio Canada le 17 octobre 2018


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