Prison ferme pour un Landais qui a brûlé le corps de sa mère et continué à toucher sa retraite

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Prison ferme pour un Landais qui a brûlé le corps de sa mère et continué à toucher sa retraite

Messagepar marathon » 11 juil. 2018, 11:46

Prison ferme pour un Landais qui a brûlé le corps de sa mère et continué à toucher sa retraite


Un homme de 54 ans était jugé ce lundi à pour avoir brûlé le cadavre de sa mère, décédée en mars 2013 à Soustons. Il a brûlé le corps pour le cacher et continuer à percevoir la retraite de la vieille dame. Il est condamné à cinq ans de prison. Ses complices écopent aussi de peines de prison ferme.


Le tribunal correctionnel de Dax a condamné ce lundi un Landais de 54 ans. Il était jugé pour avoir brûlé le cadavre de sa mère. A ses côtés, sur le banc des prévenus, son ex-compagne, son propre fils, et un copain de celui-ci. Ils sont accusés d'avoir dissimulé la mort de la vieille dame de 86 ans en 2013, pour récupérer l'argent de sa retraite.


Depuis plusieurs années, l'homme vivait à Soustons avec sa mère, handicapée suite à une attaque cérébrale. Il la soignait à peine, lui donnait très peu à manger, et dépensait sa retraite. C'est à son décès, en mars 2013, que tout bascule. Son fils semble bien décidé à conserver la manne financière, et ne déclare pas le décès.

Une mort naturelle, mais une dissimulation préparée

Ce lundi, Michel est arrivé au tribunal menotté. C'est un homme pas très grand, chauve, chemise noire et épaules tombantes qui se présente à la barre. Quand la présidente du tribunal lui demande pourquoi il a brûlé le cadavre de sa mère plutôt que de déclarer la mort, il remue la tête comme pour dire non et parle d'une voix qui s'éteint a chaque fin de phrase : "Je ne sais pas."

"On ne pouvait plus reculer, on avait déjà loué le fourgon", ajoute Michel. Dans cette affaire, tout a été préparé avec une minutie macabre, car quand sa mère meurt, Michel achète un congélateur et place le corps à l'intérieur. Mais il faut bien s'en débarrasser, il appelle alors son fils à l’aide, David, alors âgé de 24 ans, et un copain de celui-ci. Quand le jeune homme arrive, il demande : "Elle est où mamie ?" Son père ouvre le congélateur : "Elle est là."

Que faire ? Découper le corps ? Trop compliqué. Les trois compères décident alors de l'enterrer derrière le cinéma de Tarnos. Ils commencent à creuser puis se ravisent parce qu'il y a trop de passage. Ils vont donc brûler le cadavre. Ils le transportent à l'aide d'un fourgon dans un bois de Saint-Martin-de-Seignanx, l'aspergent d'essence, y mettent le feu. Ils loue un camion, pour transporter le corps dans le congélateur et prévoient leur fuite en louant un appartement en Espagne quelques jours avant les faits. "On ne pouvait plus reculer", dit Michel, la tête basse.

La retraite de la défunte touchée pendant plusieurs années

Le cadavre sera retrouvé le lendemain par des promeneurs. Mais les enquêteurs ne parviennent pas à l'identifier. Michel et sa compagne s’installent à Malaga et continuent de percevoir la retraite de la défunte pendant près de trois ans. C'est finalement la concubine, qui après une dispute, se rend au commissariat et déballe toute l'histoire. Les policiers font le lien avec le corps calciné retrouvé dans les Landes.

Durant l'exposé du procureur ce lundi, une ambiance glaciale gagne la salle quand Michel raconte les manipulations sur le cadavre, comment la vieille dame était traitée de son vivant, et comment, durant deux ans, il fera de faux document pour pouvoir continuer a utiliser la carte bleue de sa mère décédée et profiter de sa retraite avec la complicité de son fils.

De la prison ferme pour les quatre accusés

Le tribunal correctionnel de Dax décide de condamner le fils à cinq ans de prison ferme. Déjà placé en détention provisoire, il est donc reparti en prison ce lundi soir. Son fils est condamné à une peine de 18 mois dont huit mois avec sursis. Le copain de ce dernier écope de quatre mois de prison ferme et quatre mois avec sursis. Quant à l'ex-compagne, qui a elle aussi profité de l'argent de la retraite, elle est condamnée à six mois de prison ferme et six mois avec sursis. Tous sont aussi condamnés de manière solidaire a rembourser 21.000 euros à la Carsat Aquitaine.


Source : France Bleu Gascogne le 9 juillet 2018

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