Aisne: un homme meurt après un tir de Taser des gendarmes

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Aisne: un homme meurt après un tir de Taser des gendarmes

Messagepar marathon » 11 juil. 2018, 11:33

Aisne: un homme meurt après un tir de Taser des gendarmes

Lundi, un homme est mort des suites d'un malaise cardiaque consécutif à l'emploi contre lui d'un pistolet Taser par les gendarmes venus l'interpeller. Ceux-ci affirment avoir respecté la réglementation en vigueur.

Lundi, dans la commune de Vic-sur-Aisne, un homme âgé d'une trentaine d'années a succombé à un malaise cardiaque après avoir essuyé un tir de Taser de la part de gendarmes venus l'interpeller, comme le signale notamment le site du Monde. Les gendarmes, comme le parquet de Soissons, assurent que la procédure a été respectée.

Ceinturé et plaqué au sol

L'enchaînement des circonstances ayant conduit à la mort de l'individu est le suivant. Cet homme, inconnu des services de police comme de gendarmerie, retient d'abord l'œil des passants en "déambulant bizarrement", selon le récit du parquet, dans la ville. Il pénètre ensuite dans le jardin d'une maison, dégrade une antenne parabolique, puis en arrache une tige métallique.

Il est peu avant 11h et les gendarmes de Soissons l'avisent. Il va alors à leur rencontre, criant notamment "Allahou akbar". Il lance la tige sur les gendarmes puis cogne sur leur véhicule. Les agents essayent de le maîtriser à mains nues, sans succès, puis font usage, toujours en vain, de leur bâton télescopique. C'est ensuite seulement que le Taser est dégainé. L'individu est touché par un tir de cette arme. Et c'est après qu'un gendarme l'a ceinturé et couché au sol que les forces de l'ordre s'aperçoivent qu'il fait un malaise. Il meurt peu après.


Deux enquêtes ouvertes

Le communiqué du parquet de Soissons a expliqué que les premiers éléments de l'enquête montraient "qu’on est dans le cadre et la distance réglementaires et qu’il n’y a pas de mauvaise manipulation". En revanche, malgré le cri poussé par l'homme au moment de son face-à-face avec les gendarmes, il est précisé que rien ne permet de dire que l'homme était lié à l'islam radical.

L'autopsie s'attachera à savoir s'il était drogué au moment des faits et les enquêteurs chercheront à établir s'il était mieux connu des psychiatres que des forces de l'ordre. Deux enquêtes ont d'ailleurs été ouvertes. L'une a été confiée à l'Inspection générale de la gendarmerie nationale pour faire la lumière sur les causes de la mort et l'autre à la section de recherche d'Amiens et à la brigade de recherche de Laon pour y voir plus clair sur les faits eux-mêmes.

Source : BFMTV le 10 juillet 2018

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