Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 30 mars 2018, 18:40

Dijon : à quoi ressemble le service médico-psychologique où est incarcéré Jonathann Daval ?


Depuis quelques jours, Jonathann Daval, qui a avoué le meurtre de sa femme Alexia, est placé dans le service médico-psychologique régional (SMPR) de la maison d'arrêt de Dijon d'après son avocat. Une unité crée à la fin des années 80 qui prend en charge plus de 800 détenus par an.

Le service médico-psychologique régional est dans l'enceinte de la maison d'arrêt de Dijon

Dans une aile de la maison d'arrêt de Dijon se trouve un service du centre hospitalier la Chartreuse : c'est le service médico-psychologique régional (SMPR). Crées à la fin des années 80 dans 26 prisons françaises, ces services prennent en charge les détenus qui souffrent de troubles psychologiques ou psychiatriques. C'est là que se trouve Jonathann Daval, qui a avoué avoir tué sa femme Alexia à Gray, d'après son avocat bisontin Randall Schwerdorffer. Le SMPR de Dijon prend en charge entre 800 et 900 détenus par an.


Des cellules comme les autres

Ce service fait partie intégrante de la prison. D'anciennes cellules ont été réaménagées, soit pour accueillir des détenus en hébergement (il y a 20 places dans le service) ou en consultation, soit pour servir de bureaux aux différents praticiens. Ici travaillent des psychiatres, des psychologues, des infirmiers et un ergothérapeute. Les contraintes liées à la détention s'appliquent de la même manière que partout ailleurs dans la prison.

Différents types de prise en charge

Certains détenus, comme Jonathann Daval, qui ont besoin d'un suivi particulier, restent dans les cellules du service. "Suivant l'avis médical, on les place à un ou deux par cellule", explique Christine Meyer, la psychiatre qui coordonne le service. Mais d'autres viennent simplement pour une consultation, pour une prise de traitement ou une activité thérapeutique.

Certains détenus entrent en prison avec une pathologie, ils étaient déjà suivis à l'extérieur et continuent donc à l'intérieur de la prison. Mais d'autres souffrent de troubles générés par la détention : "il y a beaucoup de troubles anxieux, de troubles du sommeil, ou d'états dépressifs qui sont liés à la fois à leur situation, à l'éloignement des proches et aux faits qui ont pu être commis" détaille Christine Meyer. Certains ne restent dans le service qu'une semaine, d'autres plusieurs mois voire plusieurs années.

Et quand le problème est trop sérieux, qu'il y a un risque imminent, qu'il faut une prise en charge plus lourde ou une hospitalisation, les détenus sont transférés à l'hôpital-prison du Vinatier à Lyon, ou bien au centre hospitalier la Chartreuse à Dijon en attendant qu'une place se libère.


Source : France Bleu Besançon le 29 mars 2018

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Messagepar marathon » 27 juin 2018, 17:40

Audition de Jonathann Daval: plusieurs zones d'ombre restent à éclaircir

A sa demande, Jonathann Daval a été réentendu par le juge d'instruction ce mercredi. Le suspect du meurtre de son épouse Alexia Daval doit encore éclaircir plusieurs zones d'ombres.



Deuxième audition pour Jonathann Daval. Le suspect du meurtre d'Alexia Daval a été réentendu ce mercredi par le juge d'instruction.

Trois mois jour pour jour après la mort d'Alexia Daval, son mari Jonathann a avoué fin janvier le meurtre de son épouse. Mis en examen pour meurtre sur conjoint et écroué, il risque la prison à perpétuité.

Cette nouvelle audition pourrait aider à préciser les circonstances de la mort et de la calcination du corps d'Alexia Daval. Lors de sa dernière audition, Jonathann Daval avait maintenu les propos qu'il avait tenus lors de ses aveux.


Cette nouvelle audition, à la demande du suspect, pourrait aider les enquêteurs et les proches de la victime à mieux comprendre le déroulé des faits. Car plusieurs zones d'ombre subsistent.

•Tuée "par accident"?


Lors de ses aveux, l'informaticien âgé de 34 ans a expliqué avoir tué son épouse "par accident" lors d'une dispute. Il aurait tenté de maîtriser Alexia physiquement, aurait "perdu le contrôle" et l'aurait ensuite étranglée, selon son propre récit. Il ne "voulait pas" la tuer, selon ses avocats. Pourtant, la jeune femme s'est débattue jusqu'à en avoir les ongles retournés et lui laisser sur les bras et les mains des traces de griffures et de morsures.

•Le corps brûlé


Le corps d'Alexia Daval a été retrouvé après deux jours de recherches caché sous des branchages et partiellement brûlé. Or, selon Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathann, la jeune femme "avait été installée avec soin, comme si elle avait été bordée". Face aux enquêteurs, Jonathann Daval a avoué l'avoir déposée dans un bois d'Esmoulins, près de Gray, en Haute-Saône. S'il a reconnu avoir étranglé son épouse, il conteste fermement avoir mis le feu à son corps.

•Habillée en joggeuse


Alexia Daval a été retrouvée portant une tenue de sport. Selon ce qu'il raconte aux enquêteurs, Jonathann Daval aurait été "désemparé" face au corps de son épouse. Ce serait Alexia qui se serait elle-même changée pour se mettre à l'aise en rentrant chez eux après un dîner de famille, la veille au soir de sa disparition. Elle aurait enfilé un short et un sweat-shirt. Il lui aurait quant à lui enfilé ses chaussures de course post-mortem.

Le jour de sa disparition, le jeune homme a envoyé des messages à sa belle-famille en se faisant passer pour Alexia. Il leur écrit qu'elle va faire un footing et qu'elle fera peut-être un crochet par chez eux. Les enquêteurs sont convaincus que Jonathann Daval s'est alors forgé un alibi: il va voir sa mère, puis passe sur son lieu de travail et rend ensuite visite à ses beaux-parents.

•A-t-il agi seul?


S'il a nié en être responsable, Jonathann Daval n'a pas donné d'explications à la calcination du corps de son épouse. L'hypothèse de l'implication d'un ou une complice n'est donc pas écartée à ce jour.

•La question de la préméditation


Les résultats des analyses du matériel informatique saisi lors de la perquisition ne sont pas encore connus. Ils pourront notamment éclairer sur la notion de préméditation ou non, grâce à l'historique des navigateurs.


Source : BFMTV le 27 juin 2018

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 27 juin 2018, 17:49

Affaire Alexia: Jonathann Daval entendu ce matin à sa demande par le juge d'instruction


Image


Lors de son audition ce matin, Jonathann Daval a continué à nier avoir brûlé le corps d'Alexia.

Jonathann Daval a été mis en examen fin janvier pour le meurtre de sa femme Alexia et écroué. Le corps calciné de la jeune femme avait été retrouvé fin octobre dans un bois de Haute-Saône.

Trois mois après les faits il avait reconnu avoir étranglé sa femme après une violente dispute dans le couple avant de la transporter dans les bois. Jonathann Daval n'a jamais reconnu avoir brûlé le corps de sa femme et un certain nombre de zones d'ombre persistent. Les parents d'Alexia avait notamment soulevé par la voix de leur avocat l'hypothèse d'une éventuelle complicité dans ce meurtre.

C'est la deuxième fois que Jonathann Daval est face au juge d'instruction. Il avait été entendu une première fois le 9 mars dernier.


Source : BFMTV le 27 juin 2018

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 04 juil. 2018, 18:22

Meurtre d'Alexia Daval : le mari évoque un complot familial

Jonathann Daval évoque la piste du complot familial. Selon lui, les parents d'Alexia sont impliqués à un certain degré dans l'affaire



Les parents et la sœur de la jeune femme tuée en décembre en Haute-Saône sont entendus ce mercredi par le juge d'instruction après de nouvelles déclarations de Jonathann Daval.



L'enquête sur le meurtre d'Alexia Daval connaît un inattendu rebondissement. Les parents de la jeune femme de 29 ans, retrouvée morte et partiellement brûlée le 30 octobre dans un bois de Gray (Haute-Saône), ainsi que sa sœur, ont été convoqués ce mercredi matin par le juge d'instruction en charge de l'affaire.



Les proches de la victime - accompagnés de leur avocat, Me Jean-Marc Florand - sont entendus sur la nouvelle version livrée par Jonathann Daval lors de sa dernière audition le 27 juin. À sa demande, le mari d'Alexia, 34 ans, mis en examen depuis qu'il a reconnu le meurtre de sa conjointe à la suite d'une dispute, avait été extrait de sa cellule : selon nos informations, l'informaticien a évoqué pour la première fois devant le magistrat la piste d'un « complot familial ». Jonathann Daval serait revenu sur ses aveux pour se disculper. Il mettrait en cause notamment l'époux de la sœur d'Alexia.



Selon Jonathann Daval, les proches d'Alexia sont impliqués à un certain degré dans l'affaire. « C'est un tournant très délicat vers l'hypothèse des complicités », confie une source proche de l'affaire. « Jonathann Daval a des choses à dire », s'était contenté de déclarer son avocat, Me Randall Schwerdorffer, avant l'interrogatoire de son client.



Il a toujours nié avoir incendié le corps



Ces nouvelles déclarations doivent toutefois être prises avec beaucoup de prudence. « On a beaucoup de mal à le croire », confie une autre source proche de l'affaire. La famille d'Alexia Daval est, à ce stade, entendue sous le régime simple de l'audition libre. Les investigations de la section de recherches de la gendarmerie de Besançon n'ont pas permis jusqu'à présent de déterminer que Jonathann Daval a bénéficié de complicités.

Acculé notamment par la présence d'un drap appartenant au couple sur les lieux de la découverte du corps d'Alexia et les déplacements de son véhicule la nuit du meurtre, le suspect avait dans un premier temps reconnu avoir étranglé sa compagne, avec qui il traversait une crise, après un accès de colère. Mais il a toujours nié avoir incendié le corps.

Ce rebondissement intervient après les déclarations alarmistes du propre avocat des parents d'Alexia dans L'Est Républicain début juin. « Trois mois se sont écoulés depuis l'arrestation de Jonathann Daval et nous n'avons aucune certitude absolue. [...] Il manque le principal : le récit de cette nuit du 27 au 28 octobre 2017 où tout a basculé, sa chronologie, le mobile, le pourquoi du comment, l'avant et l'après... Bref, des faits précis », avait observé Me Florand.


Source : Le Parisien le 4 juillet 2018

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 04 juil. 2018, 18:32

Alexia Daval : accusés par Jonathann, les parents réagissent


Alexia Daval : accusés par Jonathann, les parents réagissent JONATHANN DAVAL - Désormais accusés d'être impliqués dans la mort d'Alexia Daval par Jonathann, les parents de la jeune femme, par la voix de la mère de la victime, ont réagi.


Jonathann Daval, en détention provisoire depuis sa mise en examen pour le meurtre de sa femme Alexia à Gray (Haute-Saône), avait demandé à s'exprimer à nouveau devant un juge d'instruction mercredi dernier. Le contenu de cette entrevue, une semaine plus tard, a été dévoilé.
Selon l'Est Républicain, l'ancien informaticien de 34 ans, qui s'était lui-même accusé du meurtre d'Alexia fin janvier dernier, a complètement changé de version. Il met en cause l'ensemble de la famille de sa femme dans cette affaire : ses parents, sa soeur, et surtout son beau-frère Grégory Gay. Ce dernier, selon Jonathann, aurait étranglé la victime à la suite d'une dispute familiale.
La famille aurait alors, toujours selon l'Est Républicain, qui restitue les aveux du jeune homme, mis en place un pacte pour étouffer l'affaire. Convoqués au tribunal de Besançon ce mercredi matin, les parents d'Alexia Daval ont réagi à ces allégations. "C'est un véritable cauchemar", a confié Isabelle Fouillot, la mère de la victime. Grégory Gay, lui, a "formellement démenti" les allégations. L'avocat de la famille, Me Florand, dément toute implication du beau-frère. Plus d'informations devraient être communiquées ce soir, à 20 heures, lors d'une conférence de presse donnée à Besançon, en présence des avocats des deux parties. Suivez toute l'actualité de cette affaire dans notre direct.


16:17 - L'avocat des parents dément

Jean-Marc Florand défend les intérêts de Jean-Marc et Isabelle Fouillot, les parents d'Alexia Daval. Interrogé par l'Est Républicain sur la nouvelle version de Jonathann Daval, qui implique ses clients, l'avocat a fait savoir que cela "ne collait pas". "Jonathann a été plus long, dans ses déclarations, mais celles-ci ne collent pas davantage que les précédente". Les parents de la victime "se sont montrés stoïques et courageux" face à ces nouveaux éléments.



16:53 - Grégory Gay dément

Alors qu'il est accusé par Jonathann Daval d'avoir étranglé Alexia lors de la fameuse soirée raclette du 27 octobre dernier, provoquant sa mort, Grégory Gay a réagi à ces allégations. Ce dernier "dément formellement" toute implication dans le meurtre.

16:58 - Isabelle Fouillot : "C'est un véritable cauchemar"

Après Grégory Gay, c'est la mère d'Alexia Daval qui a réagi aux nouveaux éléments de l'affaire. "C'est un véritable cauchemar", a confié Isabelle Fouillot à propos de la nouvelle version de Jonathann Daval, qui implique désormais ses anciens beaux-parents d'avoir participé à un pacte visant à dissimuler la mort d'Alexia.




16:53 - Grégory Gay dément

Alors qu'il est accusé par Jonathann Daval d'avoir étranglé Alexia lors de la fameuse soirée raclette du 27 octobre dernier, provoquant sa mort, Grégory Gay a réagi à ces allégations. Ce dernier "dément formellement" toute implication dans le meurtre.


17:11 - Jonathann Daval est actuellement incarcéré dans une unité psychiatrique

L'informaticien de 34 ans, qui a donc changé totalement sa version initiale des fait, est placé depuis plusieurs mois en détention provisoire, dans l'unité psychiatrique de la maison d'arrêt où il est incarcéré. Jonathann Daval a intégré ce service en raison de sa fragilité psychologique et pour son état de santé physique précaire.


17:35 - Une conférence de presse, mais pour dire quoi ?

Une conférence de presse aura lieu à 20 heures ce mercredi, en présence des avocats, pour faire le point sur l'affaire Daval, qui a donc connu un gros rebondissement. Lors de ce point presse, deux solutions semblent être envisageables : soit l'implication de Grégory Gay, et plus largement de la famille d'Alexia, est écartée et la nouvelle version de Jonathann n'est pas considérée comme fondée. Soit à l'inverse, les enquêteurs ont considéré avoir assez d'éléments pour corroborer cette nouvelle version des faits et là, tout est imaginable : garde à vue de Grégory Gay, mise en examen... Il convient tout de même de rester prudent. Pour l'instant, Jonathann Daval est le seul et unique suspect dans cette affaire.


17:47 - Les enquêteurs très sceptiques sur le revirement de Jonathann Daval

Selon une source proche du dossier citée par l'Agence France Presse, les éléments matériels sont de nature à corroborer les faits tels que présentés par Jonathann Daval lors de ses aveux, le 30 janvier. Rien ne permettrait, à ce niveau des investigations, de soupçonner une complicité ou bien une implication d'un membre de la famille d'Alexia Daval.


17:51 - L'avocat des parents d'Alexia a brièvement réagi

Me Florand, contacté par France 3 Bourgogne Franche Comté, a nié toute implication de Grégory Gay dans la mort d'Alexia Daval. L'avocat, qui assure depuis des semaines que "tout n'a pas été dit dans cette affaire" et qu'il faut s'attendre à des rebondissements, considère que la nouvelle version de Jonathann Daval est un mensonge.


18:20 - Le revirement de Jonathann Daval sévèrement jugé par l'avocat de la famille d'Alexia

Auprès de l'Est Républicain, Me Florand a réagi aux accusations nouvelles de Jonathann Daval. "Alors qu'il s'était jusqu'ici très peu exprimé sur les faits [...], il a souhaité être réentendu. On s'en réjouissait, en ce sens qu'il aurait pu ne pas en dire davantage jusqu'au procès ou se rétracter. Au lieu de quoi il a fait de longues déclarations à l'issue desquelles il évoque un huis clos familial et un certain nombre de complicités. À ce stade de l'instruction, ces déclarations très graves devront donner lieu à des vérifications précises. Car en l'état, elles ne sont absolument pas corroborées par les éléments de la procédure", dit-il, ajoutant : "Jonathann a été plus long, dans ses déclarations, mais celles-ci ne collent pas davantage que les précédentes".


Mort d'Alexia Daval : le point sur l'enquête

L'affaire Alexia Daval a connu un tournant sans précédent le 30 janvier dernier : le mari de la jeune femme a avoué avoir tué Alexia après l'avoir étranglée. Les circonstances de ce meurtre sont connues. En rentrant d'un dîner chez les parents d'Alexia le 27 octobre dernier, le couple se dispute violemment et Jonathann commet l'irréparable en étranglant sa femme. Il décide alors de déposer le corps dans le coffre de son véhicule professionnel et d'attendre le petit matin pour emmener la dépouille dans un bois près d'Esmoulins, non loin de Gray-la-Ville (Haute-Saône) où le couple réside. Deux jours plus tard, le 30 octobre, le corps d'Alexia est retrouvé.
Ont alors commencé trois mois de mensonge pour Jonathann. Devant ses beaux-parents et la France entière lors de la marche blanche et les obsèques d'Alexia, il donnera l'image d'un veuf éploré, éloigné du moindre soupçon. Mais les enquêteurs poursuivent leur travail dans l'ombre et n'excluent aucune piste. Jusqu'au placement en garde à vue de Jonathann le 29 janvier 2018, ils ont regroupé plusieurs éléments émettant de sérieux doutes sur le jeune informaticien de 34 ans. Des traces de pneus semblables à celles de son véhicule de fonction ont été constatées à proximité de la dépouille, un morceau de tissu - qui s'avérera provenir d'un drap appartenant au couple - a été retrouvé sur le corps d'Alexia, l'absence de Jonathann sur les caméras de surveillance le jour de la disparition de sa femme alors qu'il avait prétendu avoir arpenté les rues de la ville ce jour-là... Tous ces indices l'ont poussé à finalement avouer devant les enquêteurs et ses avocats qu'il avait tué sa femme ce fameux soir du 27 octobre 2017.
L'instruction va durer durant tout le reste de l'année 2018 avant un procès qui aura lieu "avant fin 2019", comme l'a indiqué le procureur de la République de Vesoul.


Source : L'Internaute le 4 juillet 2018

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 06 juil. 2018, 07:32

Meurtre d'Alexia Daval: L'étonnante conférence de presse de l'avocat de la famille d'Alexia

ENQUETE Devant la presse, maître Jean-Marc Florand a émi ce jeudi des doutes quant à la culpabilité de Jonathann Daval, mis en examen pour le meurtre de son épouse…


•Le corps d’Alexia Daval, 29 ans, a été retrouvé le 30 octobre calciné, caché sous des branchages dans un bois près de Gray-la-Ville (Haute-Saône).

•Son mari, Jonathann avait avoué en janvier dernier avoir tué sa femme par accident. Il a été mis en examen pour « meurtre sur conjoint » et risque la réculsion à perpétuité.

•Ce mercredi, il est revenu sur ses aveux et accuse désormais son beau-frère.

De qui maître Jean-Marc Florand est-il l’avocat ? Des parents et des proches d’Alexia Daval, dont le corps a été retrouvé carbonisé en octobre dernier dans une forêt près de Gray-la-ville (Haute-Saône) ? Ou du mari de la victime, Jonathann Daval, mis en examen en janvier dernier pour meurtre sur conjoint après avoir avoué, devant les gendarmes, avoir étranglé Alexia ? La question se pose au regard des réponses étonnantes formulées par le ténor aux journalistes qui l’interrogeaient, ce jeudi, sur la nouvelle stratégie de défense de l’informaticien de 34 ans.

Mercredi dernier, devant le juge d’instruction, Jonathann Daval est revenu sur ses aveux. Il a expliqué au magistrat qu’Alexia Daval avait été tuée par son beau-frère, Grégory Gay, lors d’un dîner de famille chez les parents de la jeune femme, alors qu’il essayait de la maîtriser lors d’une crise d’hystérie, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. La famille d’Alexia Daval aurait ensuite, selon lui, scellé un « pacte secret » afin d’étouffer l’affaire. Des accusations qui n’ont « aucun sens », assure leur avocat. « C’est impensable. »

Des déclarations qui « ne collent pas »

Il estime d’ailleurs que « la crédibilité de Jonathann Daval est sujette à caution » car, dit-il, les déclarations du suspect n’ont jamais correspondu « aux vérités objectives du dossier ». Alexia Daval a subi de nombreuses violences avant d’être étranglée et « pour l’instant, les différentes versions de Jonathann ne collent pas du tout à ça ». Devant les gendarmes, il avait d’abord indiqué l’avoir tué par « accident ». Or, martèle-t-il, « c’est tout sauf un accident ». Conclusion de l’avocat : Soit le suspect, qui accuse désormais le mari de la sœur d’Alexia, « n’assume pas » son geste, soit il est « dingue », soit « ce n’est pas lui ».

Plusieurs expertises psychologiques et psychiatriques ont été ordonnées et maître Florand les attend avec impatience « même si cela ne donnera aucune vérité sur le ou les meurtriers ». Elles pourront néanmoins expliquer « le comportement invraisemblable » du suspect qui a changé plusieurs fois de version.

« Alexia a été tuée par une ou deux personnes »

Bref, maître Florand s'interroge sur l’implication directe du jeune homme dans le meurtre de son épouse. Pourtant, plusieurs éléments du dossier recueilli par les gendarmes le désignent comme le principal suspect. Il y a d’abord ce morceau de drap, dans lequel le corps de jeune femme était enveloppé, et qui appartenait au couple. Il y a aussi le témoignage de ce voisin qui a entendu une voiture sortir, la nuit du meurtre, du domicile de Jonathann et Alexia. Ce que l’analyse du véhicule du suspect a ensuite confirmé. Enfin, il y a ces traces d’ADN de Jonathann retrouvées sur la victime.

Mais Jean-Marc Florand a réponse à tout. Qu’est-ce qui prouve que c’est bien Jonathann qui conduisait, cette nuit-là, cette voiture ? Est-on certain que c’est lui qui a pris le fameux drap ? Quant à son ADN découvert sur la victime, rien de plus normal étant donné qu’ils dormaient ensemble. En revanche, l’avocat est « persuadé que Jonathann connaît la vérité ». Il a alors livré aux reporters sa conviction : « Alexia a été tuée par une ou deux personnes, avec une grande violence et une rage considérable ».

« Je vois mal Jonathan tuer »

D’ailleurs, il assure que la famille d’Alexia « adhère » à cette thèse. Or, quel aurait été le mobile du suspect, s’interroge-t-il ? « Je vois mal Jonathan tuer, transporter, brûler le corps de sa femme mais ça ne tient qu’à moi », a-t-il déclaré. Avant de souligner : « Plus l’enquête avance, moins on y voit clair. » La défense de l’accusé n’aurait certainement pas fait mieux.



Source : 20 Minutes le 5 juillet 2018

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 06 juil. 2018, 19:08

"Alexia criait, elle était incontrôlable". Ce que Jonathann Daval a raconté au juge

On en sait un peu plus sur le récit que Jonathann Daval a fait de la soirée du 27 octobre 2017 où son épouse est morte étranglée, après avoir essuyé de violents coups. Cette version, qui accable son beau-frère, laisse perplexe.

On en sait désormais plus sur le récit qu’a fait Jonathann Daval au juge. Ce soir du 27 octobre, après avoir « piqué une crise », Alexia se réfugie à l’étage, bousculant au passage le fils de Stéphanie. S’ensuit une altercation entre les deux sœurs. C’est à ce moment-là que Grégory, le mari de Stéphanie, aurait décidé d’intervenir…


"Ce qu'il raconte aujourd'hui ne colle pas plus que ses aveux en garde à vue ", a commenté jeudi, au cours d'un point presse, Me Jean-Marc Florand, avocat des parties civiles. "Cette version ne repose sur rien, sur aucun fondement. Ça ne tient pas la route une seconde", estime de son côté un enquêteur. "Il faut rester prudent sur ces déclarations", tempère son avocat, Me Randall Schwerdorffer. Quant au parquet, il n'a pas cru devoir commenter ce revirement.

C'est peu dire que les déclarations que Jonathann Daval a faites au juge, au cours d'une audition provoquée à sa demande, le 27 juin dernier à Besançon, laissent perplexe. On sait que l'informaticien graylois, mis en examen pour le meurtre de son épouse Alexia, charge aujourd'hui l'époux de sa belle-sœur Stéphanie, Grégory Gay, astrophysicien à l'Observatoire de Paris. Des accusations que ce dernier a démenties avec la plus grande énergie, mercredi, au sortir du cabinet du magistrat instructeur qui l'avait convoqué avec sa femme et ses beaux-parents.




Quelle histoire raconte Jonathann ? L'Est Républicain a pu en savoir un peu plus sur le récit que Daval a fait de cette soirée du 27 octobre 2017, à Gray-la-Ville, où le drame s'est joué.


La journée d'hier

Conférence de presse. Maître Florand, avocat de la famille d'Alexia : "Soit il n'assume pas, ou il est dingue, ou ce n'est pas lui"
Rebondissement. Jonathann Daval revient sur ses aveux, se disculpe et met en cause le clan familial
Portrait. La famille d'Alexia, un "clan" très soudé
Interview. Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval : "Il faut rester prudent"
Accusations et rétractations de Jonathann Daval : "Tout ceci ne repose sur aucun fondement", estime un enquêteur
La famille d’Alexia Daval convoquée chez le juge d’instruction


Week-end en Haute-Sâone

Une soirée est organisée chez les parents d'Alexia, tout près de la maison de Jonathann et Alexia, rue Sonjour. Tout le monde est en retard, il est passé 19 h quand Alexia, encore en tenue de sport – elle sort de la salle de fitness – rejoint le reste de la famille. Outre ses parents Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, Jonathann est là, de même que sa sœur Stéphanie, son mari Grégory et leur petit garçon, lesquels ont quitté la région parisienne pour passer le week-end en Haute-Saône. L'heure est venue de se mettre à table. Au menu : une raclette, plat de saison unique et roboratif. L'ambiance est bon enfant mais rapidement, le climat s'alourdit.

Alexia "pique une crise", "une crise d'hystérie particulièrement violente", relate Daval. Elle était devenue "incontrôlable", elle "criait" dans la maison. Chacun, autour de la table, tente plus ou moins de la "calmer". "C'était impossible", raconte-t-il au juge. Tout le monde a commencé à "s'embrouiller". En voulant se réfugier à l'étage, Alexia bouscule le fils de Stéphanie. Les parents tentent de mettre le "petit" à distance. Toujours selon Jonathann, Stéphanie essaie de parler à sa sœur ; s'ensuit un échange de gifles. Grégory aurait, alors, décidé d'intervenir.


Des cris… et le silence

Jonathann Daval évoque "des cris" à l'étage. Et puis, plus rien… Silence. Personne ne s'en inquiète. Quand Grégory regagne la salle à manger, il est livide. "Ça va ?", lui demande-t-on. "Pas trop", répond Grégory. À ce moment-là, Daval accuse son beau-frère, lui faisant dire : "Elle est morte. Je l'ai étranglée".

La suite est plus floue. Daval reconnaît avoir participé au transport du corps, à bord de son véhicule de service, jusque dans la forêt où il l'aurait déposé, enroulé dans un drap familial. Le cadavre sera retrouvé trois jours plus tard, très partiellement brûlé au pied et au bras, au cours d'une battue organisée par les gendarmes. Jonathann Daval jure ne pas avoir participé à la crémation. Et après ? "On n'en a plus reparlé", aurait-il évacué, évoquant un "pacte" familial.

L'autopsie révèlera plusieurs traces de coups violents et les marques d'une strangulation.


Source : L'Est Républicain le 6 juillet 2018

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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 07 juil. 2018, 17:58

Affaire Alexia Daval : "il y a eu complicité" pour l'avocat de Jonathann Daval


L'avocat de Jonathann Daval, Randall Schwerdorffer, invité de France Bleu Besançon vendredi 6 juillet, estime qu'il y a eu complicité dans le meurtre d'Alexia. Il précise aussi que la santé mentale de son client est intacte. C'est aussi ce qu'avait affirmé l'avocat de la famille d'Alexia.

Invité de la matinale de France Bleu Besançon, ce vendredi, l'avocat de Jonathann Daval, est revenu sur les informations de nos confrères de RTL. Me Randall Schwerdorffer ne confirme pas les cinq fractures du crâne décelées par les médecins légistes sur le corps d'Alexia Daval, retrouvée morte le 30 octobre 2017 à Gray en Haute-Saône. "Je n'infirme pas non plus" a ajouté l'avocat du principal suspect.



Jonathann Daval est revenu sur ses aveux devant le juge d'instruction de Besançon mercredi 4 juillet, accusant son beau-frère. En janvier, il avait pourtant avoué avoir tué son épouse Alexia à son domicile.

Aucun doute sur une complicité

"Il me semble que des déclarations de Jonathann Daval, que je ne vous livrerai pas, sont très claires", explique Me Schwerdorffer. Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il y a une complicité dans cette histoire. Comme Me Florand [l'avocat de la famille d'Alexia Daval] sur ce point là, je n'ai aucun doute sur une complicité."

Me Schwerdorffer ajoute : "Moi, simplement, je dis que Jonathann Daval conteste avoir tué Alexia. Après, qui l'a fait ? C'est la vraie question. Et qui sont les complices de celui qui l'a fait ? C'est une autre question. Et, à cela, Jonathann Daval a donné des réponses. Je m'en tiens aux déclarations et aux réponses qu'a faites Jonathann Daval le 27 juin devant le juge d'instruction."

"La santé mentale de Jonathann Daval est totalement intacte"

Me Randall Schwerdorffer est également revenu sur les propos de l'avocat de la famille d'Alexia Daval. "Je ne partage pas son avis sur l'état mental de Jonathann Daval. D'abord parce-que je le connais. je le vois régulièrement et je peux vous assurer que sa santé mentale est totalement intacte. Il continue : "c'est quelqu'un avec qui nous avons des discussions constructives, qui est parfaitement cohérent dans son discours et parfaitement cohérent dans les nouvelles explications qu'il a donné au juge d'instruction."

L'avocat de Jonathann Daval, qui qualifie l'affaire d'"extrêmement complexe", estime qu'il "faudra réentendre tout le monde" et dit s'attendre à "de nouveaux rebondissements". Selon lui, beaucoup d'investigations "n'ont pas été faites" : "Quand Jean-Marc Florand dit 'On ne sait même pas où elle est morte, il a raison. Donc, à partir de ce moment-là, il est évident que, au-delà de la parole de Jonathann Daval, ce qui nous intéresse, nous, ce sont des investigations techniques, notamment toutes celles qui n'ont pas été faites."





Source : France Bleu Belfort-Montbéliard le 6 juillet 2018

marathon
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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 09 juil. 2018, 19:23

Jonathann Daval est revenu sur ses aveux et accuse désormais son beau-frère d'avoir tué sa femme, Alexia. Les enquêteurs doutent de cette version, qu'aucun élément matériel ne vient appuyer. L'avocat des parents, lui, veut que soit creusée la piste des complicités et s'intéresse au suicide d'un homme retrouvé dans la même zone que la jeune femme.



L'avocat des parents d'Alexia Daval, maître Jean-Marc Florand, croit toujours à l'existence de possibles complices de Jonathann Daval.


Depuis les aveux de Jonathann Daval le 30 janvier dernier, l'avocat de la famille d'Alexia Daval, cette jeune femme dont le corps avait été retrouvé sans vie le 30 octobre à Gray, en Haute-Saône, évoque l'hypothèse de l'existence d'un ou plusieurs complices. Et ce n'est pas le rebondissement de l'affaire la semaine dernière - Jonathann Daval est revenu sur ses aveux et a accusé son beau-frère, Grégory Gay, d'avoir tué son épouse en l'étranglant, alors que la jeune femme faisait une crise d'hystérie - qui a changé quelque chose dans l'esprit de maître Jean-Marc Florand. Face à la chronologie incomplète de la nuit du drame et aux éléments matériels manquants, le conseil, connu pour avoir obtenu l'acquittement de Patrick Dils dans l'affaire des enfants de Montigny-lès-Metz, estime que la piste des complicités n'a pas été suffisamment creusée.



Un homme retrouvé mort à proximité de là où Alexia a été découverte


Il l'a d'ailleurs dit à plusieurs reprises, avec toujours la même métaphore : "J'ai dit depuis le début de cette affaire que [Jonathann Daval] serait sûrement au générique final du film. Mais je ne sais pas à quelle place." Dans les colonnes de L'Est Républicain samedi, maître Florand ne dit pas autre chose : "S'il [Jonathann Daval] y est pour quelque chose, il a bénéficié de complicités."


Et une affaire obnubile particulièrement l'avocat pénaliste. Il s'agit de la mort de Yannick Chevallier, 38 ans. L'homme a été découvert mort, tué d'une balle dans la tête, le 13 janvier dans un cabanon de jardin à Esmoulins, à proximité de Gray. L'enquête a conclu au suicide, l'homme été dépressif et avait été vu la veille en train de boire. Mais un élément intrigue Jean-Marc Florand : l'arme n'a pas été retrouvée.


«Je n'en démordrai pas tant que je ne disposerai pas des résultats de cette expertise»

Les gendarmes, puis le parquet, ont expliqué que l'homme s'était tiré une balle dans la tête, puis avais eu le temps de jeter son pistolet dans une poubelle, avant de s'écrouler quarante mètres plus loin. La poubelle ayant été ensuite ramassée, l'arme du crime n'avait pas été retrouvée. Cette version avait notamment été renforcée par le passé dépressif de l'homme, qui avait déjà tenté de mettre fin à ses jours à trois reprises en l'espace d'un an.

Mais cette version laisse "perplexe" l'avocat des parents d'Alexia, fait savoir L'Est Républicain. Malgré les appels à la prudence du procureur de la République de Vesoul, Emmanuel Dupic qui avait exclu le 25 janvier "en l'état actuel" tout lien entre les deux affaires, l'avocat a demandé que des expertises ADN soient réalisées, pour comparer l'ADN de Yannick Chevallier aux empreintes génétiques retrouvées sur la scène de crime, dans le bois où a été découvert le corps d'Alexia. "Je n'en démordrai pas tant que je ne disposerai pas des résultats de cette expertise", assure-t-il au journal local. A ce jour, les analyses sont toujours en cours.

Interrogée sur LCI en janvier dernier, la femme de cet homme s'était dit "révoltée que le nom de son mari puisse être associé à cette affaire", demandant qu'on "arrête de salir sa mémoire" et assurant que sa famille n'a "strictement rien à voir avec les Daval". "Je ne sais pas qui sont ces gens", avait-elle ajouté.

On ignore toujours l'heure de la mort de la jeune femme

Parmi les éléments qui posent question : le fait que le corps d'Alexia Daval ait été retrouvé en partie brûlé. A plusieurs reprises, et même du temps de ses aveux, Jonathann Daval a nié y avoir mis le feu. La chronologie, ou plutôt les trous dans la chronologie, de la nuit du drame intrigue également les parents d'Alexia. On ignore par exemple l'heure exacte à laquelle la jeune femme est morte. Tout comme on ignore l'identité de celui qui conduisait le véhicule qui a déposé le corps dans le bois, la seule certitude étant qu'il s'agit de la voiture de fonction de Jonathann Daval.

Par ailleurs, les résultats de l'autopsie établissent des faits qui ne correspondent pas aux versions données par le mari, car Alexia Daval présentait, en plus d'un étranglement, cinq traumatismes crâniens, occasionnés par des coups de poing.


Face à sa nouvelle version des faits, de nouvelles expertises vont être réalisées. L'Est Républicain précise que la téléphonie des parents d'Alexia, de sa soeur Stéphanie et du mari de celle-ci Grégory Gay, va être examinée, afin de savoir où tous se trouvaient le soir du drame, le 27 octobre 2017. Leur avocat estime que des recherches pourraient également être effectuées au domicile des parents, puisque selon Jonathann Daval, c'est là finalement que la jeune femme serait morte, et non au domicile conjugal. Les enquêteurs pourraient notamment y chercher d'éventuelles traces de sang.


«On ne sait pas s'il est dingo, s'il couvre une autre personne ou si la vérité est pour lui beaucoup trop lourde à porter»

Parallèlement, de nouvelles expertises psychologiques vont être effectuées sur Jonathann Daval. Selon l'avocat des parents, ses nombreux revirements - il avait d'abord joué les veufs éplorés, avant d'avouer avoir tué sa femme par étranglement en tentant de la maîtriser et alors qu'ils se disputaient, puis finalement d'accuser son beau-frère - posent la question de ses éventuels troubles psychologiques. Lors d'une conférence de presse jeudi dernier, le conseil s'était interrogé sur le fait de savoir si l'homme n'était pas "dingo".

"On ne sait pas s'il est dingo, s'il couvre une autre personne ou si la vérité est pour lui beaucoup trop lourde à porter", avait-il ainsi dit. "Je connais mon client (...) sa santé mentale est totalement intacte et son discours parfaitement cohérent", avait répondu l'avocat de l'intéressé, maître Randall Schwerdorffer sur France Bleu Besançon. Lui justifie les revirements successifs de son client par la nécessité qu'il avait de digérer la mort de sa femme et d'accepter les faits.

Dans ce contexte, de nouvelles auditions, de Jonathann Daval mais aussi des membres du clan d'Alexia, sont à prévoir.



Source : Europe 1 le 9 juillet 2018

marathon
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Re: Haute-Saône : disparition inquiétante d’une joggeuse de 29 ans

Messagepar marathon » 12 juil. 2018, 07:16

Affaire Alexia : les avocats de Jonathann Daval ''à 300%'' derrière lui

Alors que Grégory Gay, mis en cause par leur client, s’apprêterait à publiquement s'exprimer, Mes Schwerdorffer et Spatafora serrent les rangs derrière Jonathann Daval. Les avocats du meurtrier présumé se disent « très optimistes ».


Le spectaculaire revirement de Jonathann Daval, amorcé le 27 juin dans le bureau du juge d’instruction, a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre dans les médias. Les réactions dans l'opinion publique sont aussi vives que partagées.

Le meurtrier présumé d’Alexia Daval, qui avait confessé avoir tué son épouse à l’issue de sa garde à vue, fin janvier, est revenu sur ses aveux initiaux. Il accuse désormais son beau-frère, Grégory Gay, d’avoir commis l’irréparable et sa belle famille d’avoir couvert ce terrible secret.


Grégory Gay, qui a déjà formellement démenti ces accusations, devrait livrer sa vérité sur une chaîne d’information en continu ce jeudi soir. Pour mémoire, lui et sa famille sont actuellement parties civiles. Jonathann Daval est le seul mis en examen dans cette affaire.

Plutôt prudents et volontairement discrets au cœur de la tempête médiatique déclenchée la semaine passée par ces révélations, Mes Schwerdorffer et Spatafora durcissent leur axe de défense, en faisant part de leur « optimisme », ce mercredi à L’Est Républicain. Les avocats serrent les rangs derrière leur client.


« Une version sérieuse et cohérente »

« Nous soutenons à 300 % la ligne de défense de Jonathann Daval, car nous pensons que sa version est à la fois sérieuse et cohérente par rapport aux éléments du dossier. Nous allons prendre un certain nombre d’initiatives auprès du juge d’instruction, sur lesquelles nous ne communiquerons pas pour l’instant », ont-ils indiqué.

Quelle légitimité apporter à la parole de Jonathann Daval, qui a affiché différents visages et livré plusieurs récits depuis la découverte du corps martyrisé de sa femme, alors même que l’enquête de gendarmerie ne relève - en l'état - aucun élément accréditant sa dernière version ? Une première expertise « psy » versée à la procédure mentionne, selon nos informations, une tendance à la « manipulation » chez l’informaticien. Rien de significatif selon ses avocats : « Cette expertise ne gêne en rien la défense, elle ne remet pas en cause la crédibilité de Jonathann Daval dans ses dernières déclarations. »



Source : L'Est Républicain le 11 juillet 2018


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