Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 11:45

Ouissem Medouni craignait pour la sécurité de sa famille


Co-accusé avec Sabrina Kouider pour le meurtre de Sophie Lionnet, Ouissem Medouni a de nouveau témoigné devant la cour.



L’employeur de Sophie Lionnet a justifié mardi, lors de son sixième jour d’audition, les interrogatoires musclés endurés par la jeune fille au pair française qu’il est accusé d’avoir tué avec sa compagne par sa croyance ferme qu’elle menaçait sa sécurité et celle de sa famille.

Ouissem Medouni, 40 ans, et sa compagne Sabrina Kouider, 35 ans, étaient persuadés que Sophie Lionnet avait comploté avec l’ex-compagnon de Kouider, père d’un de ses deux garçons, pour droguer et abuser sexuellement de la famille.


Ces interrogatoires avaient pour but de faire avouer la jeune fille, décédée à 21 ans en septembre 2017 dans le logement du sud-ouest londonien du couple qui l’employait depuis plus de vingt mois.

«J’étais parfois insistant», a dit l’accusé, dont l’audition a commencé il y a plus d’une semaine. «Je voulais savoir la vérité».

Poussé par le procureur Richard Horwell, il a fini par reconnaître du bout des lèvres avoir menacé Sophie Lionnet en la questionnant, lui faisant croire qu’elle ne pourrait pas retourner en France tant qu’elle n’avouerait pas ou qu’elle passerait le restant de sa vie en prison, où elle serait violée.

«Parfois les mots que j’ai utilisés étaient horribles et je le regrette. J’étais vraiment en colère», a-t-il justifié, affirmant que c’était simplement un moyen de la faire parler. «Ce n’était pas une menace violente» mais «Sophie a pu le ressentir comme une menace», a-t-il concédé.

Mais «vous devez garder à l’esprit ce qui se passait dans cette maison», s’est-il défendu. «J’avais à l’esprit l’histoire selon laquelle elle emmenait (un des garçons) auprès d’un pédophile».

Sur l’insistance du procureur, il a reconnu que ces interrogatoires, enregistrés ou filmés, ne relevaient pas d’un comportement normal, «mais la situation n’était pas non plus normale», a-t-il argué. Il a assuré que son intention était de remettre les enregistrements à la police.

« Je n’étais pas l’homme »

Amaigrie et affaiblie, sous intense pression, la victime avait fini par «avouer» peu avant sa mort, fournissant même «des détails», a raconté Ouissem Medouni. «Je ne sais pas pourquoi elle aurait menti à ce propos. Ce n’est pas quelque chose sur quoi on ment», a dit l’accusé.

D’après lui, Sophie Lionnet est décédée dans la nuit du 18 au 19 septembre lors d’un interrogatoire que Sabrina Kouider avait poursuivi seule après qu’il était allé se coucher. Son corps carbonisé avait été retrouvé le 20 septembre dans le jardin du couple.

Pourtant, à la question de l’accusation de savoir si Sabrina Kouider manquait de respect à Sophie Lionnet quand elle était au service du couple, l’accusé s’est montré hésitant à répondre. «Non, je ne peux pas dire ça. Jusqu’à ces accusations, elle la respectait», même s’il lui arrivait de «crier» sur elle.

Pourquoi ne pas avoir acheté un billet de retour pour la France à Sophie Lionnet, que ses employeurs avaient arrêté de payer durant l’été 2017, quand il la croyait encore innocente? Sabrina ne le voulait pas, a-t-il expliqué.

«J’aurais dû lui dire de partir mais je ne l’ai pas fait. Je ne peux pas dire que j’étais l’homme dans la maison. Je ne l’étais pas», a-t-il regretté.

Lui-même a assuré avoir voulu emmener Sophie Lionnet lors d’une escapade familiale en Angleterre, début septembre, «pour qu’elle ait un dernier souvenir positif du Royaume-Uni».



Source : L'Est Eclair le 23 avril 2018











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Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 11:53

Meurtre de Sophie Lionnet: les aveux d'Ouissem Medouni


Ouissem Medouni, qui a décrit devant le tribunal les scènes de torture infligées à la jeune fille au pair, a reconnu avoir été "vraiment horrible" avec son employée. Un comportement qu'il justifie par les craintes qu'il avait pour la sécurité de sa famille.



Il dit avoir agi pour protéger sa famille. Les débats au cours du procès des deux meurtriers présumés de Sophie Lionnet, une jeune Française dont le corps a été retrouvé carbonisé dans le jardin d'une propriété londonienne, laissent peu à peu imaginer ce qu'a pu endurer la jeune fille alors qu'elle était employée par un couple de Français pour s'occuper de leurs enfants.

Pendant des mois, elle a subi des interrogatoires pour faire avouer Sophie Lionnet qu'elle complotait avec l'ex-compagnon de Sabrina Kouider, Mark Walton, père de l'un des deux enfants de cette dernière. Le couple était persuadé que l'ex-chanteur du groupe Boyzone s'était introduit à leur domicile, grâce à l'aide de la jeune fille au pair, pour les droguer et abuser d'eux sexuellement.


"J'étais parfois insistant", a reconnu Ouissem Medouni, le nouveau compagnon de Kouider, dont l'audition a commencé il y a plus d'une semaine. "Je voulais savoir la vérité".

"J'aurais pu l'arrêter"

Ouissem Medouni et Sabrina Kouider se sont rencontrés il y a une quinzaine d'années. L'analyse financier se dit éperdument amoureux de sa compagne qu'il a voulu protéger, dans un premier temps, en assumant le meurtre de Sophie Lionnet. Il s'était ensuite rétracté, reconnaissant avoir mis feu au corps dans leur jardin. Vendredi dernier, après une semaine d'audition, il a d'ailleurs accusé Sabrina Kouider d'avoir tué la jeune fille en plongeant sa tête dans l'eau. "C’est toi qui l’as fait ! Tu as mis sa tête dans l’eau !", avait lancé le Français de 40 ans.


"Je suis responsable de ce qui s’est passé parce que j’aurais pu l’arrêter. […] C’était la plus grosse erreur de ma vie", a-t-il aussi déploré.

Car lui aussi a participé à ces interrogatoires enregistrés et filmés. Poussé par le procureur Richard Horwell, Ouissem Medouni a fini par reconnaître du bout des lèvres avoir menacé Sophie Lionnet en la questionnant, lui faisant croire qu'elle ne pourrait pas retourner en France tant qu'elle n'avouerait pas ou qu'elle passerait le restant de sa vie en prison, où elle serait violée. "Parfois les mots que j'ai utilisés étaient horribles et je le regrette. J'étais vraiment en colère", a-t-il justifié, affirmant que c'était simplement un moyen de la faire parler. "Ce n'était pas une menace violente" mais "Sophie a pu le ressentir comme une menace", a-t-il concédé.


Mais "vous devez garder à l'esprit ce qui se passait dans cette maison", s'est-il défendu. "J'avais à l'esprit l'histoire selon laquelle elle emmenait (l'un des fils de Sabrina Kouider, NDLR) auprès d'un pédophile".

"Je n'étais l'homme dans la maison"

Amaigrie et affaiblie, sous intense pression, Sophie Lionnet avait fini par "avouer" peu avant sa mort, fournissant même "des détails", a raconté Ouissem Medouni. "Je ne sais pas pourquoi elle aurait menti à ce propos. Ce n'est pas quelque chose sur quoi on ment", a dit l'accusé. Toujours selon son témoignage, la jeune Française est décédée dans la nuit du 18 au 19 septembre lors d'un interrogatoire que Sabrina Kouider avait poursuivi seule après qu'il était allé se coucher. Son corps carbonisé avait été retrouvé le 20 septembre dans le jardin du couple.

A la question de l'accusation de savoir si Sabrina Kouider manquait de respect à Sophie Lionnet quand elle était au service du couple, l'accusé s'est montré hésitant à répondre. "Non, je ne peux pas dire ça. Jusqu'à ces accusations, elle la respectait", même s'il lui arrivait de "crier" sur elle. Pourquoi ne pas avoir acheté un billet de retour pour la France à Sophie Lionnet, que ses employeurs avaient arrêté de payer durant l'été 2017, quand il la croyait encore innocente? Sabrina ne le voulait pas, a-t-il expliqué.


"J'aurais dû lui dire de partir mais je ne l'ai pas fait. Je ne peux pas dire que j'étais l'homme dans la maison. Je ne l'étais pas", a-t-il regretté, expliquant avoir pensé emmener Sophie Lionnet à un week-end familial "pour qu'elle ait un dernier souvenir positif du Royaume-Uni".



Source : BFMTV le 25 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 29 avr. 2018, 15:43

Londres : au procès du meurtre de la jeune fille au pair, les revirements de Ouissem Medouni

Ouissem Medouni chargeait toute la responsabilité du meurtre de Sophie Lionnet sur sa femme, Sabrina Kouider. Jeudi, le procureur l’a accusé d’y avoir participé.


Jour après jour, le procès du meurtre de Sophie Lionnet devant la cour criminelle de Londres détaille un peu plus la folie dans laquelle semblaient s’être enfoncés Ouissem Medouni et Sabrina Kouider. Le couple français, qui habitait à Wimbledon, au sud de Londres, est accusé d’avoir assassiné la jeune fille au pair, puis d’avoir brûlé son corps pour tenter de le faire disparaître. Seule l’intervention des pompiers face à l’étrange brasier avait permis de découvrir le cadavre, le 20 septembre 2017.

Sophie Lionnet a vécu une longue descente aux enfers, dans une atmosphère de plus en plus paranoïaque et hystérique. L’obsession du couple tournait autour de Mark Walton, ancien compagnon de Sabrina Kouider. Selon eux, l’homme était un pédophile, et tous deux l’accusaient de violer ses deux enfants.



Récit fantasque

Le couple prétendait ainsi que Mark Walton se serait même introduit chez lui, après avoir drogué la famille, et qu’il aurait abusé des enfants, tout en prélevant du sperme à Ouissem Medouni. Le couple accusait leur jeune fille au pair, Sophie Lionnet, d’être la complice de M. Walton, lui ouvrant la porte de la maison familiale et emmenant les enfants chez lui. Mais M. Walton habitait à l’époque aux Etats-Unis, et son passeport prouve qu’il ne s’est pas rendu au Royaume-Uni pendant l’année 2017. De même, la maison où les enfants étaient prétendument emmenés pour y être violés n’a jamais été retrouvée. L’histoire avait été entièrement inventée.


Le couple semble pourtant s’être persuadé de sa véracité. Sabrina Kouider a été la première à en parler, elle qui était obsédée par son ancien amant et qui en parlait presque quotidiennement depuis des années. Progressivement, elle a réussi à convaincre Ouissem Medouni. Ensemble, ils ont extirpé des « aveux » à Sophie Lionnet, qu’ils ont filmés. Jeudi 26 avril, interrogé par le procureur, Ouissem Medouni semblait toujours y croire. « Mark Walton travaillait dans l’industrie de la musique. Il a pu changer de nom et venir secrètement [au Royaume-Uni] », a-t-il argumenté. Selon lui, les « révélations » de Sophie Lionnet lors de ses aveux filmés étaient « gravissimes ».



Changements de versions

La défense de Ouissem Medouni tente de le présenter comme quelqu’un de faible, manipulé par sa compagne. L’homme a affirmé n’avoir jamais frappé Sophie Lionnet, et n’avoir pas participé au meurtre, dont sa compagne serait la seule responsable. Selon son récit du drame, sa compagne l’aurait réveillé alors que le corps sans vie de la jeune fille au pair gisait dans la salle de bain. Ouissem Medouni reconnaît qu’après avoir tenté pendant une heure de la ranimer, il a caché le cadavre et a tenté de le brûler.

Jeudi, le procureur a mis à mal cette ligne de défense. Le magistrat a notamment mis en avant les différentes versions présentées par Ouissem Medouni aux enquêteurs. En janvier, l’homme avait ainsi d’abord déposé un premier témoignage dans lequel il décrivait la mort de la jeune fille au pair comme un accident. Selon lui, lors d’un « interrogatoire » de Sophie Lionnet mené dans la baignoire, celle-ci se serait cogné la tête contre le carrelage.

Lire aussi : Le calvaire de Sophie Lionnet, jeune fille au pair française, devant la justice à Londres

Mais Ouissem Medouni a ensuite changé de version, parlant d’une perte complète de contrôle de sa part, ce qui permettrait de requalifier le meurtre d’homicide involontaire.

Désormais, dans une troisième version, il affirme n’avoir jamais levé la main contre la jeune Française, et charge sa compagne. « Je suggère qu’au moins une fois, vous avez torturé Sophie avec Mme Kouider », l’accuse le procureur. Selon lui, le meurtre était prémédité, pour éviter que la jeune fille au pair ne révèle ses mauvais traitements à la police :

« Qu’est-ce qui aurait pu l’empêcher de dire que vous êtes des maniaques, des fous, qui la battent, ne la paient pas, lui mettent la tête sous l’eau et lui font raconter des choses folles sur des prélèvements de sperme ? »

A l’audience, Ouissem Médouni a continué à démentir fermement. Il continuera de témoigner vendredi.


Source : Le Monde le 27 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 29 avr. 2018, 15:48

Jeune fille au pair tuée à Londres : l’accusée avoue l'avoir battue "très fort"



En pleurant, Sabrina Kouider a avoué vendredi avoir frappé "très fort" Sophie Lionnet, âgée de 21 ans avec un câble électrique.


Sabrina Kouider, accusée avec son compagnon Ouissem Medouni d’avoir tué leur jeune fille au pair, a avoué vendredi en pleurant avoir frappé "très fort" la victime de 21 ans avec un câble électrique, au procès du couple à Londres.


Les deux Français étaient persuadés que Sophie Lionnet, une jeune fille originaire de Troyes (sud-est de Paris) et décrite par tous comme timide et fluette, était la complice de Mark Walton, un ex-compagnon de Sabrina Kouider et membre fondateur du boys band Boyzone. Selon le couple, Mark Walton avait, grâce à son aide, abusé sexuellement des membres de la famille.

"Une crise de panique"

A l’audience vendredi, la mère de famille de 35 ans a admis en pleurant avoir frappé "très fort" Sophie Lionnet, sur les bras, les jambes, avec un câble électrique, parce qu’elle se sentait "trahie". "Elle disait qu’elle était désolée. Moi je pleurais. Je disais "pourquoi, Sophie, pourquoi?"", a-t-elle raconté, expliquant avoir fait "une crise de panique".

Pour l’accusation, Sabrina Kouider, puis Ouissem Medouni avec elle, avaient développé une obsession pour Mark Walton. Au point que la trentenaire avait emmené Sophie Lionnet dans un commissariat de police. Mais les policiers n’avaient pas cru à la thèse du complot.


Sabrina Kouider victime de "violences sexuelles"

Vendredi, à la cour criminelle de l’Old Bailey, Sabrina Kouider a dépeint son compagnon, un ex-analyste financier de 40 ans, comme un homme infidèle et violent. "Il était avec moi pour le sexe, rien d’autre, et l’argent".

Née à El Attaf, dans le nord de l’Algérie, au sein d’une famille de quatre enfants (deux garçons et deux filles), Sabrina Kouider a raconté avoir grandi "heureuse" auprès de sa grand-mère et d’une tante avant d’être agressée sexuellement, enfant, par un oncle.

"Je n’étais pas bien"

Plus tard, elle a rejoint ses parents en France, s’adaptant avec difficulté à sa nouvelle vie. A 18 ans, elle a absorbé une grosse quantité de somnifères. "Je n’étais pas bien, je pensais à ce qui s’était passé avec mon oncle", a-t-elle raconté. "La tête qui tourne", elle se blesse gravement en tombant d’un balcon.

Les yeux cernés, parlant d’une voix éteinte, l’accusée a aussi confié à l’audience qu’elle fumait du cannabis "de temps en temps, pour des raisons médicales".


Ouissem Medouni accuse sa compagne

Le couple se livrait à des interrogatoires musclés de la jeune fille, qu’ils enregistraient afin de prouver leurs accusations.

Selon Ouissem Medouni, Sophie Lionnet est morte à la suite d’un interrogatoire que sa compagne aurait poursuivi sans lui dans la nuit du 18 au 19 septembre 2017. Parti se coucher, il aurait été réveillé par Sabrina Kouider, qui lui aurait montré la victime inanimée dans la salle de bains, en répétant "Qu’est-ce que j’ai fait?".

Le 20 septembre, les pompiers, alertés par des voisins, avaient découvert Ouissem Medouni en train de brûler le corps de jeune fille, dans le jardin de leur logement du sud-ouest de Londres. Sabrina Kouider, elle, accuse son compagnon d’avoir tué Sophie Lionnet.



Source : Le Dauphiné le 28 avril 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 04 mai 2018, 13:31

Meurtre de Sophie Lionnet: «Je ne suis pas folle!» assure Sabrina Kouider

PROCES L’avocat d’Ouissem Medouni s’est employé ce mercredi à démontrer que Sabrina Kouider a menti à plusieurs reprises dans le passé…

•Le corps de Sophie Lionnet, 21 ans, a été retrouvé en septembre dernier dans le jardin de ses employeurs, à Londres, au Royaume-Uni.
•Le procès de Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, s’est ouvert le 19 mars au tribunal de l’Old Bailey.
•Ils plaident non coupable pour le chef d’accusation de « meurtre ». Ouissem Medouni plaide, lui, coupable pour « entrave au fonctionnement de la justice ».

De notre envoyé spécial à Londres (Grande-Bretagne),

« Je ne suis pas folle ! » Toute de noir vêtue, les traits fatigués par de longues semaines de procès, Sabrina Kouider jure sérieusement à l’avocat d’Ouissem Medouni que le père de son plus jeune fils, Mark Walton, a un jour violé leur chat. « Vous n’aviez pas de chat, et il ne l’a pas agressé sexuellement », rétorque maître Pownall. Il tente ce mercredi de démontrer que cette femme brune de 35 ans, qui accuse son client d’être l’unique responsable du meurtre de Sophie Lionnet, est un peu dérangée et que sa parole ne vaut pas grand-chose. Il en veut pour preuve toutes ces « fausses accusations » qu’elle a proférées ces dernières années « envers un certain nombre de personnes » parmi lesquelles Mark Walton.

Depuis leur rupture, en 2013, Sabrina Kouider est « obsédée » par cet homme qui a fondé dans les années 1990 le groupe Boyzone. D’une voix posée, maître Pownhall avance que si elle s’en est pris à lui, c’est parce qu’elle avait besoin d’une « raison pour expliquer ses problèmes mentaux : "C’est de sa faute si je suis comme ça". » Bien qu’aucun élément ne le prouve, elle l’accuse en particulier d’être un « pédophile » qui aurait violé un de ses proches. Elle s’est aussi mis en tête, courant 2017, que Mark Walton avait payé la jeune fille au pair afin qu’elle l’aide, une nuit, à abuser sexuellement de toute la famille en droguant les membres préalablement. Le couple a alors fait subir des séances d’interrogatoire à Sophie Lionnet qu’ils enregistraient.

« Des histoires horribles »

Aidée par une interprète, Sabrina Kouider explique à la cour que son ex-compagnon avait tué la jeune fille dans la nuit du 18 au 19 septembre dernier, après lui avoir extirpé des aveux. Ouissem Medouni, avec qui elle est restée plus de quinze ans, est la personne « la plus dingue » qu’elle n’a jamais rencontrée, souffle-t-elle. Cet homme, qu’elle décrit comme violent et infidèle, l’aurait même forcé à avoir une relation sexuelle tandis que le corps de la jeune fille au pair gisait à proximité. « Je suis même choquée d’en parler, c’est gênant. » Cela n’a « aucun sens ! » reprend l’avocat, affirmant que Sabrina Kouider « invente des histoires horribles à propos des gens, souvent de nature sexuelle ».



Maître Pownall remarque que l’accusée, qui est actuellement détenue dans un centre pénitentiaire destiné aux personnes souffrant de troubles mentaux, est depuis longtemps psychologiquement fragile. Selon plusieurs rapports médicaux, Sabrina Kouider a tenté de se suicider en se jetant d’un balcon lorsqu’elle avait 18 ans et en buvant du détergeant lorsqu’elle avait 20 ans, après une rupture. Si elle reconnaît avoir pris beaucoup de cachets à l’époque pour oublier un viol subit enfant, elle nie avoir essayé de mettre fin à ses jours. « Je ne sais pas d’où vous tirez cette information », s’énerve-t-elle.

Le procès, entamé le 19 mars, se poursuit jeudi. L’avocat d’Ouissem Medouni devrait confronter la version de son client concernant la mort de Sophie Lionnet avec celle de Sabrina Kouider. Chacun s’accusant mutuellement du meurtre de leur jeune employée.




Source : 20 Minutes le 2 mai 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 04 mai 2018, 13:32

Au procès Lionnet à Londres, la personnalité déroutante de Sabrina Kouider

A Londres, Sabrina Kouider, soupçonnée d'avoir tué sa jeune fille au pair Sophie Lionnet, a tenu des propos incohérents lors de son témoignage devant la cour. Sa psychologie complexe est au cœur du procès.

Sabrina Kouider, 35 ans, est accusée, avec Ouissem Medouni, du meurtre de sa jeune fille au pair, Sophie Lionnet.




Cet échange, rapporté par L'Est éclair dans son édition de jeudi, résume le caractère surréaliste du procès qui s'est ouvert à Londres le 19 mars dernier et dont le verdict est attendu le 9 mai prochain. Les personnalités des deux accusés - Sabrina Kouider et Ouissem Medouni - sont pour le moins déroutantes. Dès les premières audiences, l'avocat général avait donné le ton, expliquant que toute l'affaire reposait sur une "obsession" du couple, un prétendu complot auquel croyait Sabrina Kouider, jusqu'à développer une véritable paranoïa et à la faire partager par son compagnon.

Les deux accusés persuadés de l'existence d'un complot

Entendus par la cour criminelle tour à tour, les deux accusés ont d'ailleurs fait part de leurs certitudes concernant l'existence de ce complot, et ainsi justifié leurs actes : l'ancien petit-ami de Sabrina Kouider, Mark Walton, aurait donc comploté avec la jeune fille au pair, Sophie Lionnet, dans le but de faire du mal à la famille, notamment aux deux jeunes enfants de Sabrina Kouider. Dans la tête du couple Kouider-Medouni, le duo Walton-Lionnet s'est même introduit dans la maison pour abuser la famille pendant son sommeil. Preuve en est, veulent-ils croire, Sophie Lionnet a avoué lors d'un interrogatoire que ses employeurs lui ont fait subir.



Pour les accusés, cet aveu justifie la violence des interrogatoires, filmés et au cours desquels a notamment été utilisée la technique du "waterboarding" : la tête de la jeune fille régulièrement maintenue sous l'eau, dans la baignoire familiale. Et seule la violence permettait cet aveu, ont-ils l'air de penser. Leur raisonnement est bouclé. Ils n'en démordront pas.

Pour sa défense, Ouissem Medouni a longuement expliqué devant la cour la semaine dernière avoir fait preuve de faiblesse, regrettant de ne pas s'être opposé à sa compagne, dont il avait peur, a-t-il raconté. Une position de "victime" plus difficile à défendre quand la cour lui a rappelé que c'était lui qui menait les interrogatoires, lui qui exerçait cette violence, physique et psychologique. "C'est horrible de dire ça. J'étais en colère", s'est-il benoîtement justifié. Avant d'insister encore : "Je crois aujourd'hui encore plus qu'avant que Mark Walton est venu chez nous."

Sabrina Kouider a accusé plusieurs de ses anciens fiancés

La personnalité de Sabrina Kouider, elle, semble bien plus complexe. Plusieurs témoins ont raconté à la barre ses colères mémorables et souvent peu justifiées. A chaque attaque, la même défense de la jeune femme : ceux qui l'accusent ont, d'une façon ou d'une autre, abusé d'elle dans le passé. L'avocat de Ouissem Medouni, maître Orlando Pownall, n'a pas manqué de lui faire remarquer, lors de son contre-interrogatoire mené mercredi.

"Ces dernières années, vous avez proféré de fausses accusations envers un certain nombre de personnes", lui a-t-il ainsi rappelé. Durant le procès, on a ainsi appris qu'elle avait déjà tenté de faire accuser Mark Walton de pédophilie, allant jusqu'à créer un faux profil Facebook pour tenter de le faire tomber.


«Vous inventez des histoires horribles à propos des gens, souvent de nature sexuelle»

"Vous avez fait preuve de mauvais caractère et de violence envers un certain nombre de personnes. La différence [entre Kouider et Medouni, Ndlr] va plus loin : vous accusez toujours les autres", a poursuivi l'avocat. "Vous inventez des histoires horribles à propos des gens, souvent de nature sexuelle." Réponse de Sabrina Kouider : "Je n'ai jamais fait de fausses accusations envers qui que ce soit".

L'avocat a insisté, citant, par exemple, les accusations de la jeune femme visant les pères de ses deux enfants et Ouissem Medouni. Selon elle, ils étaient en effet tous trois violents, infidèles et avaient des problèmes avec l'alcool ou la drogue. "Vous n'avez vraiment pas eu de chance avec les hommes que vous avez choisis", a commenté ironiquement le conseil. "Oui, je n'ai vraiment pas eu de chance", a-t-elle répondu au premier degré.

Des troubles psychologiques dans sa jeunesse

Pour l'avocat de Ouissem Medouni, Sabrina Kouider s'en est pris à Mark Walton parce qu'elle cherchait "une raison pour expliquer ses problèmes mentaux". "C'est de sa faute si je suis comme ça", aurait-elle pu ainsi penser et dire. "Je ne suis pas folle", a répété la jeune femme. Et de s'agacer quand l'avocat a mentionné un rapport médical de mai 2017 établissant qu'elle souffre de dépression et de troubles de la personnalité.

Puis, l'avocat a lu des rapports médicaux selon lesquels elle avait commis un "défenestration volontaire" en se jetant d'un balcon le jour de ses 18 ans, puis qu'elle avait bu du détergent après une rupture à l'âge de 20 ans. Sabrina Kouider, elle, a maintenu sa ligne : elle a nié en bloc.

Depuis le début du procès, Ouissem Medouni et Sabrina Kouider s'accusent mutuellement du meurtre, chacun assurant que l'autre l'a tuée dans la baignoire pendant que lui - ou elle - dormait. Sabrina Kouider a par exemple assuré mercredi que son compagnon l'avait forcée à avoir une relation sexuelle peu après la mort de la jeune fille au pair, tandis que son corps gisait à proximité. "Il voulait avoir des relations sexuelles avec moi. Je suis même choquée d'en parler, c'est gênant", a-t-elle ainsi raconté. "C'est le fruit de votre imagination", lui a répondu l'avocat. "Ce n'est pas mon imagination, c'est la vérité", a-t-elle insisté. Le dialogue de sourds devait se poursuivre jeudi.



Source : L'Express le 3 mai 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 26 mai 2018, 12:46

Meurtre de Sophie Lionnet: «Sophie mentait comme elle respirait!» affirme Sabrina Kouider

PROCES Auditionnée par l'avocat d'Ouissem Medouni, Sabrina Kouider a affirmé ce jeudi que Sophie Lionnet lui menait la vie dure mais qu'elle n'avait pas tué la jeune fille au pair...


•Le corps de Sophie Lionnet, 21 ans, a été retrouvé en septembre dernier dans le jardin de ses employeurs, à Londres, au Royaume-Uni.
•Le procès de Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, s’est ouvert le 19 mars au tribunal de l’Old Bailey.
•Ils plaident non coupable pour le chef d’accusation de « meurtre ». Ouissem Medouni plaide, lui, coupable pour « entrave au fonctionnement de la justice ».

« Je n’ai pas tué Sophie ! » Sabrina Kouider le jure une nouvelle fois : elle n’est en rien responsable de la mort de la jeune fille au pair de 21 ans. Mais à entendre l’accusée ce jeudi, elle aurait presque eu toutes les raisons de le faire tant elle lui menait la vie dure. Toute de noir vêtue, les traits tirés, elle montre aux douze jurés un nouveau visage. Celle qui se présentait jusqu’alors comme une femme épuisée par les épreuves de la vie, persécutée par ses anciens compagnons, apparaît très sûre d’elle à la barre, haussant la voix et coupant à plusieurs reprises la parole à l’avocat d’ Ouissem Medouni qui la questionne depuis mercredi. Et pour elle, Sophie Lionnet était une « menteuse » qui a aidé le père de son fis aîné a violer ses proches.




Cette mère de famille, âgée de 35 ans, avait embauché Sophie Lionnet en janvier 2016 pour s’occuper de ses enfants. Mais la jeune fille, qui a déménagé de Troyes pour s’installer chez le couple à Londres, « ne faisait pas son job ». « Elle se reposait tout le temps et je devais tout faire. Je faisais à manger, je nettoyais la chambre des enfants, je lavais les vêtements », assure-t-elle, mouchoir à la main, assistée par une traductrice. Quand elle le lui faisait remarquer, son employée avait toujours une bonne excuse. « Sophie mentait comme elle respirait ! », clame-t-elle. « Elle était tout le temps là avec son grand sourire, à essayer de vous convaincre. »

« Pour vous, tout est mensonge »

Dans sa bouche, Sophie Lionnet n’est pas la jeune fille « gentille, innocente », « joyeuse et charmante » qu’évoquent pourtant tous ceux qui l’ont côtoyée. Sa jeune employée, assure sans rire Sabrina Kouider, prenait même de l’héroïne et de la morphine. Elle en est certaine car elle lui aurait prélevé de l’urine pour le faire analyser. « Les tests ne mentent pas », ose-t-elle, sans pourtant produire les fameux documents. « Pour vous, tout est mensonge », répond-elle indignée à maître Pownhall, qui tente de minimiser l’implication de son client. Elle ajoute que Sophie a toujours eu le choix de partir mais qu’elle préférait rester avec eux.

Sophie Lionnet, poursuit-elle, lui avait confié avoir rencontré un homme lors d’une balade dans un parc. Sabrina Kouider s’est mise à imaginer qu’il s’agissait de Mark Walton, le père de son fils, dont elle est obsédée depuis leur rupture en 2013. Elle dit être persuadée que cet homme, qui a fondé dans les années 1990 le groupe Boyzone, est un « pédophile », sans pouvoir en apporter la preuve formelle. Elle est aussi certaine qu’il a piraté ses mails et ses textos et qu’il la fait surveiller par un hélicoptère. Elle affirme qu’un jour, Sophie l’a aidé à abuser sexuellement d’un membre de sa famille dans une maison près de chez eux. Elle se met aussi en tête que la jeune fille les a un jour drogués et que Mark Walton est ensuite venu les violer durant leur sommeil.

« Ce n’était pas une claque »

Celle qui jurait mercredi ne pas être « folle » n’en a pas la preuve. Alors, aidé par Ouissem Medouni, lui aussi convaincu de la réalité des accusations, elle va faire subir à Sophie Lionnet des séances d’interrogatoires musclés qu’elle va enregistrer. « Je ne la menaçais pas, je lui posais des questions simples », tente l’accusée. Sur l’un d’eux, on entend Sabrina Kouider claquer la jeune fille, pressée de questions embarrassantes et grotesques par le couple. « Ce n’était pas une claque… Je me suis claqué le genou pour lui montrer ce que ma grand-mère faisait lorsque quelqu’un faisait une mauvaise chose », prétend-elle. Sur un autre enregistrement, le même bruit. Cette fois, elle soutient qu’elle s’est claquée la joue.

Mais Sabrina Kouider dit n’avoir jamais touché à Sophie Lionnet. Excepté la fois où elle l’a frappée avec un câble électrique. Elle l’a aussi « poussée » à deux reprises, reconnaît-elle. « Mais ça ne fait pas de moi une meurtrière pour autant. » Son audition doit se poursuivre ce vendredi. Elle pourrait être prochainement auditionnée par le procureur. Ce procès marathon, qui a commencé le 19 mars dernier, entrera lundi dans sa dernière semaine. Les jurés pourraient commencer à délibérer à partir du 9 mai prochain. Ils décideront si Ouissem Medouni et Sabrina Kouider sont coupables du meurtre de la jeune fille au pair. Si c’est le cas, le juge annoncera quelques jours plus tard la peine à laquelle ils sont condamnés.



Source : 20 minutes le 3 mai 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 26 juin 2018, 19:15

Affaire Sophie Lionnet : des échanges tendus entre le procureur et l'accusée



A Londres au procès des meurtriers présumés de Sophie Lionnet, le procureur a interrogé vendredi Sabrina Kouider accusée avec son compagnon Ouissem Médouni d'avoir tué, en septembre 2017, la jeune fille au pair qui a vécu à Paron.


Sabrina Kouider assure que Sophie était "très heureuse" à Londres et n'a jamais exprimé le désir de rentrer chez elle en France. Elle soutient que la jeune nounou était libre de ses mouvements. L'accusée dément une nouvelle fois avoir tué Sophie ou l'avoir torturée peu avant sa mort en septembre 2017.


Sabrina Kouider hausse le ton face au procureur

Elle reconnait toutefois l'avoir frappée avec un câble électrique à une reprise alors qu'elle pensait que la jeune fille complotait contre elle avec son ancien compagnon. Face aux questions insistantes du procureur, Sabrina Kouider s'énerve, hausse le ton et s'exprime d'une voix tremblante parfois ponctuée de pleurs, puis elle fini par lâcher : "Sophie, me rendait folle!"Le procureur lui rappelle qu'elle est le dernier témoin dans l' affaire. "Ceci pourrait être la dernière occasion pour vous de dire au jury ce qui s'est vraiment passé". "J'ai tout dit et tout ce que j'ai dit est vrai" conclut Sabrina Kouider.


Le procès doit reprendre mardi à Londres.


Source : France Bleu Auxerre le 4 mai 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 26 juin 2018, 19:19

Procès du meurtre de Sophie Lionnet : après les auditions des deux accusés, le jury doit délibérer


Au terme de longues semaines d'auditions, le jury de la Cour criminelle de Londres doit désormais délibérer sur la culpabilité des deux accusés poursuivis pour le meurtre de la jeune française Sophie Lionnet.

Le dénouement approche, dans le procès du meurtre de Sophie Lionnet. Vendredi 11 mai, devant la cour criminelle d'Old Bailey à Londres, le procureur a réclamé la condamnation de Sabrina Kouider et Ouissem Medouni pour avoir tué la jeune fille au pair.



Le jury doit tomber d'accord à l'unanimité sur la culpabilité des accusés

Désormais, c'est au tour du jury de délibérer, et de se mettre d'accord à l'unanimité sur la culpabilité - ou non - des deux accusés. Pour le père de Sophie Lionnet, Patrick, cela ne fait aucun doute : "Monsieur (Medouni) dit qu'il n'a rien fait, que ce n'est pas lui. Les deux se renvoient la balle à chaque fois."


"Pour moi, ils sont tous les deux coupables" - le père de Sophie Lionnet

Dès mardi, il sera à Londres avec la mère de Sophie Lionnet pour assister aux délibérations. "Maintenant, on attend vraiment le verdict", nous a-t-il confié. "Qu'ils y restent, qu'ils prennent la peine la plus longue, la perpétuité."

Les parents de la jeune icaunaise devaient au départ témoigner à la barre, leur déposition ne sera finalement que lue devant la cour. Le procès, lui, dure depuis le 19 mars.


Source : France Bleu Auxerre le 14 mai 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 26 juin 2018, 19:25

TÉMOIGNAGE - La mère de Sophie Lionnet : "Je ne sais toujours pas qui a tué ma fille"


La mère de Sophie Lionnet retourne ce mardi en Angleterre pour la dernière phase du procès des meurtriers présumés de sa fille, devant la Cour criminelle de Londres. Après deux mois d'audience, ce procès ne lui a pas apporté toutes les réponses. Témoignage.

C'est un procès qui aura duré près de deux mois. A Londres, les plaidoiries se sont terminées lundi au procès du couple accusé du meurtre de Sophie Lionnet. C'est maintenant au jury de se retirer pour délibérer et décider de la culpabilité des deux accusés. La maman de Sophie Lionnet, Catherine Devallonné, habitant à Paron, est retournée ce mardi en Angleterre pour cette dernière phase du procès. Un procès qui ne lui a pas apporté toutes les réponses qu'elle attendait.

Choquée et très malade

Dans son salon, où s'expose une photo de sa fille, Catherine Devallonné cache difficilement la douleur que lui ont causé ces longues journées d'audience. "J'ai appris que Sophie avait été torturée, qu'elle avait subi aussi des séances de torture verbale, relate-t-elle. J'ignorais totalement ce qui se passait dans cette maison. Quand j'ai appris ça, ça m'a énormément choqué et j'ai très malade". Autant de souffrances inutiles car pour Catherine Devallonné, la vérité n'est pas apparue durant ce procès : "j'aurais souhaité de la part des accusés qu'ils me disent vraiment la vérité. Car aujourd'hui, je ne sais toujours pas qui a tué ma fille".

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Je pense que ce sont deux monstres qui méritent d'être enfermés à vie - Catherine Devallonné

Alors, durant ces deux mois de procès, Catherine Devallonné s'est forgée sa vérité. "Sabrina Kouider a été très violente contre ma fille. Je pense que c'est elle qui a tué Sophie. Lui, Ouissem Medouni, s'est laissé manipuler. Mais il est aussi coupable que Sabrina, car il aurait pu aider ma fille, et il ne l'a pas fait. Je pense que ce sont deux monstres qui méritent d'être enfermés à vie".
Catherine Devallonné espère connaître la délibération du jury d'ici vendredi. Elle fera revenir le corps de Sophie en France, à la fin du mois, pour que la famille puisse enfin faire son deuil.



Source : France Bleu Auxerre le 15 mai 2018


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