Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

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Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 04 mai 2017, 18:17

Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Aux alentours de 3 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche, un videur d'une boîte de nuit du centre-ville de Besançon a été agressé par plusieurs personnes avec un couteau. L'homme âgé d'une trentaine d'années est décédé.

Un différend entre le videur et un client serait à l'origine du drame. Le videur n'a pas voulu laissé entrer cette personne. L'homme, très mécontent est alors parti chercher des amis. Ils sont revenus à sept devant l'établissement où le videur contrôlait les entrées. Une bagarre a alors éclaté et le videur a été poignardé au niveau du sternum selon la mère du gérant de la boite de nuit. L'homme a été transporté à l'hôpital mais il n'a pas survécu à ses blessures. Marié, il avait une trentaine d'années.


L'entrée de l'établissement est une petite porte d'immeuble et les deux videurs sont postés dans la rue, on passe ensuite un couloir pour accéder à la boite de nuit. Pour les voisins, cet établissement n'a jamais causé de problème et il n'y a jamais eu de bagarres ou d'histoire d'armes blanches. Cet établissement appartient a une grande famille connue dans le monde de la nuit franc-comtoise.

La boite de nuit possède des caméras de surveillance à l'intérieur mais aussi dans le couloir d'entrée et certaines donnent aussi sur la rue. Les vidéos devraient être utilisées lors de l'enquête qui se poursuit. Pour l'instant, aucune personne n'a été interpellée.

Source : France Bleu Besançon le 23 avril 2017

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 07 mai 2017, 16:31

Besançon : le meurtrier présumé du videur de la boîte de nuit le Styl se rend à la police

Un jeune homme de 24 ans s’est rendu au commissariat dans la nuit de lundi à mardi avec son avocat. Il est accusé d’avoir mortellement poignardé un videur de boîte de nuit du centre ville de Besançon le week-end dernier. Il a été placé en garde à vue.

Le jeune homme de 24 ans, connu de la justice, a décidé de se rendre au commissariat à 2h40 accompagné de son avocat. Il était recherché depuis ce week-end. Il est soupçonné d’avoir mortellement poignardé un videur de la boîte du nuit Le Styl à Besançon, vigile qui ne l’aurait pas laissé entrer. Il serait donc revenu se venger plus tard dans la soirée, selon les premiers éléments de l’enquête.

Le vigile de 35 ans est mort des suites de ses blessures au thorax à l’hôpital. Le meurtrier présumé a été placé en garde à vue, il doit être interrogé dans la journée par les enquêteurs. L’autopsie du corps de la victime doit avoir lieu mercredi selon le parquet.


Source : France Bleu le 25 avril 2017

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 07 mai 2017, 16:34

Besançon : le meurtrier présumé du videur de la boîte de nuit le Styl se rend à la police

Un jeune homme de 24 ans s’est rendu au commissariat dans la nuit de lundi à mardi avec son avocat. Il est accusé d’avoir mortellement poignardé un videur de boîte de nuit du centre ville de Besançon le week-end dernier. Il a été placé en garde à vue.

Le jeune homme de 24 ans, connu de la justice, a décidé de se rendre au commissariat à 2h40 accompagné de son avocat. Il était recherché depuis ce week-end. Il est soupçonné d’avoir mortellement poignardé un videur de la boîte du nuit Le Styl à Besançon, vigile qui ne l’aurait pas laissé entrer. Il serait donc revenu se venger plus tard dans la soirée, selon les premiers éléments de l’enquête.



Le vigile de 35 ans est mort des suites de ses blessures au thorax à l’hôpital. Le meurtrier présumé a été placé en garde à vue, il doit être interrogé dans la journée par les enquêteurs. L’autopsie du corps de la victime doit avoir lieu mercredi selon le parquet.

Source : France Bleu Besançon le 25 avril 2017

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 07 mai 2017, 16:43

Besançon : le meurtrier présumé d'un videur de boîte de nuit est mis en examen pour homicide volontaire


Le meurtrier présumé du videur tué le week-end dernier devant la boîte de nuit bisontine Le Styl est mis en examen pour "homicide volontaire". Il s'est rendu de lui-même à la police 48 heures après l'agression mortelle.

Le meurtrier présumé du videur du Styl est mis en examen pour "homicide volontaire". Il aurait porté le coup de couteau qui a coûté la vie au vigile de la boîte de nuit du centre-ville de Besançon. L''homme s'était rendu de lui-même à la police, dans la nuit de lundi à mardi, accompagné de son avocat.



Le drame s'est joué en deux temps. D'abord, le videur refuse l'entrée de la boîte de nuit à un client. "Les images de la vidéosurveillance montrent que cette explication s'est déroulée dans le calme", explique Edwige Roux-Morizot, la procureure de la République de Besançon. Tout dégénère lorsque le client mécontent rameute une bande d'amis. Sont-ils cinq, six ou sept ? La vidéosurveillance ne permet pas de l'établir clairement. En revanche, ce qui est sûr, selon la procureure, c'est que les jeunes gens encerclent le vigile. Le client éconduit lui assène un coup de poing. La victime reçoit ensuite d'autres coups très violents avant d'être poignardée à la cuisse puis au coeur, blessure qui lui sera fatale.

La procureure précise que ce n'est pas le client mécontent qui a porté les coups de couteau mortels mais un de ses amis. Il s'agit d'un jeune homme de 24 ans, déjà condamné pour des affaires de petite délinquance. Il a choisi de garder le silence tout au long de sa garde-à-vue. Il a été placé en détention provisoire. Les autres personnes impliquées dans l'agression sont toujours recherchées.


Source : France Bleu Besançon le 26 avril 2017

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 07 mai 2017, 16:43

Besançon, les sept personnes mêlées à la rixe mortelle devant une discothèque se sont livrées à la police


Les sept personnes à l'origine de la rixe mortelle devant la discothèque, le Styl, Grande Rue à Besançon, il y a deux semaines, se sont tour à tour livrées à la police. Dimanche 23 avril, à 3H du matin, un videur avait été mortellement poignardé après avoir refoulé un client.

Le premier s'est livré à la police 48H après les faits, dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 avril, accompagné de son avocat. Il est soupçonné d'être l'auteur des coups de couteau mortels, assénés au videur de la discothèque Le Styl, dans le centre-ville de Besançon. Le vigile, un homme marié âgé de 35 ans, n'avait pas survécu. Âgé de 24 ans, déjà condamné pour des affaires de petite délinquance, le meurtrier présumé a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire. A ce moment-là, ses complices étaient toujours recherchés, mais identifiés grâce aux caméras de vidéosurveillance.



Complicité d'homicide volontaire

Une semaine après, d'autres individus ont donc suivi le même chemin, accompagnés eux-aussi de leurs avocats. Parmi eux se trouve le client éconduit, un homme de 36 ans, essentiellement connu pour des délits routiers, et habitué de la discothèque, ainsi que son frère. Ce client nie avoir tendu un piège au videur. En revanche, il a donné un coup de poing au vigile. Selon lui, le meurtrier présumé s'est de lui-même mêlé à la bagarre. Tous écopent du même traitement : mise en examen pour complicité et placement en détention provisoire.

Venus d'eux-même aussi au commissariat, les derniers protagonistes ont été entendus et déférés tour à tour. L'un a été mis en examen ce vendredi matin et écroué, les deux autres devraient l'être ce vendredi après-midi, toujours pour complicité. La septième et dernière personne ayant participé à la rixe s'est livrée à la police ce vendredi midi. Elle sera déférée au cours du weekend. L’instruction devra maintenant déterminer l'implication de chacun.


Source : France Bleu Besançon le 5 mai 2017

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 13 janv. 2020, 10:38

Meurtre du Styl : retour sur la mécanique mortelle de la nuit du 23 avril 2017

Six personnes sont renvoyées devant la cour d’assises de Besançon, à partir de ce lundi, pour meurtre et complicité de meurtre sur la personne de Mamadou-Lamine Diadhiou. Si l’identité de l’auteur du coup de couteau fatal au portier du Styl est incontestable, chaque accusé devra assumer sa part de responsabilités. Et expliquer comment la situation a pu à ce point dégénérer.

La mort de Mamadou-Lamine Dhiediou a été fulgurante. Entre le premier coup de poing reçu par le portier du Styl et l’instant où la victime s’écroule sur le sol, seules 22 secondes se sont écoulées… Dans l’intervalle, la bataille a fait rage.

Le procès qui s'ouvre ce lundi 13 janvier 2020 au palais de justice de Besançon devra acter les comportements et les responsabilités de chacun des six accusés.

Deux plaies de 10 et 17 centimètres de profondeur

Plus tôt dans la soirée, le collègue de Mamadou, Mor Seye, avait refusé l’entrée à un individu alcoolisé, Fahrat Cid. S’éloignant en abreuvant les vigiles d’insultes racistes, tout promettant de les « niquer », ce dernier était revenu pour s’expliquer. L’instruction rapporte que le client refoulé, vexé, avait entre-temps appelé des comparses pour lui venir en aide. Dès leur arrivée, et alors que la situation semblait pacifiée grâce à l’intervention de Mamadou, Fahrat Cid a décoché un premier coup, très soudain. Déclenchant une tempête de violence.

Les cinq jours d’audience devront préciser les rouages de l’organisation de cette expédition punitive. Outre des lésions au visage, le médecin légiste a relevé deux plaies sur le corps de la victime. Une première « profonde de 10 à 12 centimètres » au thorax, « transperçant des organes vitaux », et une seconde « profonde de 17 centimètres » au niveau de la cuisse. Les quarante minutes de massage cardiaque effectuées étaient vouées à l’échec.


Mamadou Diedhiou, 35 ans, s'est battu comme un lion avant de tituber puis de s'écrouler, blessé à mort.


D'un mariage au carnage

Hichem Djebaïli, 26 ans et quatre condamnations au casier judiciaire, sera jugé pour meurtre. C’est lui qui, revenant « d’un mariage d’un ami », a porté les coups à l’arme blanche. Un couteau initialement destiné à « couper le gâteau », soutient-il, qu’il avait pris soin de jeter dans le Doubs lors de sa fuite.

À ses côtés, dans le box des accusés, se tiendront cinq autres protagonistes de la rixe, jugés pour complicité de meurtre : Fahrat Cid, 38 ans et 18 condamnations ; Hamid Hoggas, 26 ans et huit mentions au casier judiciaire ; Abdelwahad Cid, 32 ans et une condamnation ; ainsi que Mohamed et Abdelkader Fares, 24 ans et respectivement quatre et six mentions au casier.


Source : L'Est Républicain le 13 janvier 2020

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 13 janv. 2020, 10:41

Meurtre du videur du Styl : « Il est mort pour cinq euros »

Le procès du meurtre de Mamadou Diedhiou, portier au Styl, s’ouvre ce lundi à Besançon. Près de trois ans après le drame, les six accusés devront expliquer comment une banale histoire d’entrée en discothèque a pu déboucher sur la brutale agression du vigile, poignardé en plein cœur. La famille de la victime, elle, n’a qu’un mot à la bouche : « Pourquoi ? ».


es images de vidéosurveillance de la boîte de nuit sont glaçantes. Elles devraient être projetées sur grand écran, ce lundi au palais de justice de Besançon, lors du premier jour du procès dédié au meurtre du vigile du Styl. Bientôt trois ans après les faits, défileront les ultimes instants de Mamadou-Lamine Diedhiou, filmés par une caméra de vidéosurveillance.

L’Est Républicain a pu visionner le document. On y voit l’agent de sécurité se battre comme un lion, face à un groupe de six individus déterminés à en découdre. Hichem Djebaïli, l’un des assaillants, en profite alors pour planter froidement un couteau dans le cœur de la victime, laquelle parviendra à repousser la meute, avant de s’écrouler sur les pavés de la Grande Rue éclaboussés de sang, quelques secondes plus tard. Foudroyée.



Source : L'Est Républicain le 12 janvier 2020

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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 17 janv. 2020, 15:49

Meurtre du Styl : "Je veux payer!" clame en larmes l'accusé

Dans une salle d’audience pleine à craquer, le procès du meurtre du videur du Styl a atteint, ce jeudi à Besançon, un paroxysme d’émotion. Déterminé "à assumer les conséquences" de son acte, le tueur présumé de Mamadou Diedhiou a contredit la version de ses cinq co-accusés sur l'origine de leur virée en ville. Effondré, Hichem Djebaïli s’est ensuite adressé aux proches de sa victime.

Hichem Djebaïli est sorti de son silence, ce jeudi lors du procès dédié au meurtre du videur du Styl, pour donner sa vérité. Effondré, le jeune homme de 26 ans a également présenté ses excuses aux proches de Mamadou Diedhiou.


Chaque mot prononcé sonnait comme un immense effort. Chaque silence secoué de sanglots, comme une intime souffrance. Mains crispées sur le rebord du box, souffle court comme s’il venait de courir à en perdre haleine, Hichem Djebaïli a enfin pris la parole, ce jeudi, lors du quatrième jour du procès consacré à l’homicide du videur du Styl.

Laborieusement, le meurtrier présumé de Mamadou Diedhiou a repris le fil macabre de cette soirée du 23 avril 2017, promettant sa "vérité" à la famille du portier. Hichem Djebaïli, 26 ans, a fait voler en éclat la version de ses cinq co-accusés, amis d’enfance pour certains, qui prétendaient être initialement partis des Orchamps vers le centre-ville pour sortir en boîte de nuit : "Abdelwahab Cid est venu nous chercher, nous les petits. Il n’avait pas son visage de d’habitude. J’ai compris qu’il y avait quelque chose derrière cette bouche fermée. On a suivi, on a tous suivi sans réfléchir." Comme de bons soldats.

"Je m’en voudrai toute ma vie"

À l’arrivée de la bande Grande-Rue à Besançon, Hichem Djebaïli aperçoit Fahrat Cid, dit Salim, un " grand" du quartier. Vexé d’avoir été refoulé du Styl, Fahrat avait en réalité demandé de l’aide à son frère Abdelwahab. Sur place, tout part d’un regard. Celui de Fahrat. "Il nous a montré des yeux le videur", révèle Hichem Djebaïli.


C’est encore Fahrat qui déclenche dans la foulée l’agression de Mamadou Diedhiou, encerclé, en le frappant par surprise. Hichem Djebaïli, lui, sort aussitôt sa lame de sa poche, la déplie, et porte froidement plusieurs coups de couteau au portier. L’un d’eux transpercera son cœur, ne lui laissant aucune chance. La vidéo de la scène projetée ce lundi sur grand écran est choquante, car brutale et fulgurant



"Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, c’est inexcusable"

"Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, c’est inexcusable. Ce n'est pas moi, je ne suis pas comme ça. Je m’en voulais à l’époque, je m’en veux aujourd’hui, je m’en voudrai toute ma vie. J’ai vu Monsieur Diedhiou tomber. J’ai eu peur, je suis parti en courant, j’ai jeté mon couteau dans le Doubs. J’étais paniqué, déboussolé", revit Hichem Djebaïli.

Interrogé par l'avocat de Fahrat Cid, Me Schwerdorffer, le principal accusé précise que "personne" ne savait qu’il avait un couteau dans sa poche. Un Opinel utilisé plus tôt dans la soirée, assure-t-il, pour "couper le gâteau" lors d'un mariage et "aider au service"




Les avocates des parties civiles, Me Espuche et Me Arnaud, ont clos cette quatrième journée de procès par leurs plaidoiries.
L'avocate générale, Margaret Parietti, livrera ce vendredi ses réquisitions. Elles seront très attendues.

La journée de vendredi s'achèvera sur les plaidoiries des cinq avocats de la défense.

Les six accusés encourent tous 30 ans de prison

"Je n’aurais pas mis ces coups de couteau, si on ne m’avait appelé"

Trois ans après le drame, Hichem Djebaïli veut "assumer les conséquences", mais exprime une forte rancœur à l’égard de "ce chercheur de merde" qu’est à ses yeux Fahrat Cid. " Ce qu’il a fait, c’est n’importe quoi. N’importe quoi !", s’emporte-t-il.

L’émotion du meurtrier présumé gonfle à vue d’œil, telle une vague incontrôlable. M. Djebaïli, soudain submergé, se tourne en larmes vers la famille de sa victime. Dans la salle d’audience bondée, les secondes deviennent des heures, l'air se raréfie. Tout s'arrête. "C’est mon erreur, c’est moi qui vais payer. Je veux payer !", leur crie-t-il en serrant sa main sur sa propre poitrine, "mais je vous promets que je n’aurais pas mis ces coups de couteau, si on ne m’avait appelé…"



Les témoignages poignants de la soeur du tueur présumé et de l'épouse de la victime


Suite et fin ce vendredi

Hichem ressent des "fourmis" et vacille, proche du malaise. Il retombe assis dans son box. Vidé. Tétanisés de chagrin, mais toujours dignes, les proches de Mamadou Diedhiou pleurent en silence. Tout comme de nombreuses personnes présentes dans la salle, saisies par l'intensité de l'instant.

Hichem Djebaïli le sait et semble l’accepter : il encourt trente ans de réclusion criminelle. Verdict ce vendredi dans la soirée, après les réquisitions de l'avocate générale, puis les plaidoiries de la défense.



"Une expédition punitive" dénoncée par les parties civiles

Invitées à plaider en clôture de cette éprouvante journée, les avocats des parties civiles n’ont pas épargné les cinq autres accusés, poursuivis pour complicité de meurtre. "On a un groupe d’individus qui vient pour se battre. C’est une expédition punitive. Rien, absolument rien ne viendra justifier ce meurtre. C’est une agression particulièrement lâche et révoltante", souligne Me Caroline Espuche, qui représente les intérêts de la société du Styl, durement ébranlée par ce drame. "Tout ce qu’on réclame, c’est que justice soit rendue pour la famille de Mamadou Diedhiou", tranche Me Espuche.

"Quel gâchis, mais quel gâchis !", résume Me Sandrine Arnaud, avocate de la famille de la victime, "aucun mot n’est assez fort pour exprimer la douleur et le vide que ce drame aura laissé derrière lui". Me Arnaud n’a pas manqué de fustiger l’attitude de Fahrat Cid, tant la nuit du 23 avril 2017, que lors du procès. A contrario de la famille de Mamadou Diedhiou, dont elle salue "la dignité". Pour Me Arnaud, l’agression est le fruit "d’un élan commun" et les six accusés "ont contribué à la mort" du videur.


Source : L'Est Républicain le 16 janvier 2020

marathon
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Re: Besançon : un videur de boîte de nuit poignardé mortellement

Messagepar marathon » 17 janv. 2020, 15:53

Meurtre du Styl : 20 ans de prison requis à l'encontre de l’homme au couteau

Le procès du meurtre de Mamadou Diedhiou, frappé et poignardé en 2017 à Besançon, touche à sa fin. Ce vendredi matin, l’avocate générale a repris le scénario de « l’expédition punitive », fatale au portier du Styl, avant de requérir 20 ans de prison pour le tueur présumé. Pour ses complices, les peines demandées s’échelonnent de 12 ans à 18 mois de prison.

Margaret Parietti a également épinglé les responsabilités des autres agresseurs de la victime. Pour l''avocate générale, « les complices d’une infraction doivent supporter les conséquences de toute aggravation, même s’ils ne le savaient pas qu’il y avait le couteau ». L’ultime journée du procès du meurtre du portier du Styl, ce vendredi au palais de justice de Besançon, s’est ouverte avec les réquisitions de l’avocate générale, Margaret Parietti.

Au lendemain de la confession saturée d’émotion du tueur présumé, puis des plaidoiries des parties civiles, l’intervention du ministère public était très attendue. Comme depuis le début de la semaine, c’est face à une salle remplie - de gens assis comme debout - que l’audience a repris.

« L’auteur et le complice sont cousus dans le même sac. »

Margaret Parietti, avocate générale


Margaret Parietti est longuement revenue sur la « mise à mort » de Mamadou Diedhiou, poignardé alors qu’il ne faisait que son travail devant la porte du Styl, le 23 avril 2017 à Besançon. Filmée par la vidéosurveillance de l’établissement, la scène en elle-même, "insoutenable ", ne souffre d’aucune contestation.

« Il ne s’agit pas d’une bagarre, mais d’une agression. M. Diedhiou n’a eu à aucun moment les moyens de se défendre », résume l’avocate générale, avant d’insister avec force sur la responsabilité de l’ensemble des assaillants.


Bataille juridique autour de la notion de complicité

L’enjeu est là et elle le sait : les avocats de la défense, appelés à plaider dans la foulée, ne manqueront pas de contester la validité juridique de ces poursuites pour « complicité de meurtre ».

« L’auteur et le complice sont cousus dans le même sac », anticipe Margaret Parietti, doigt tendu vers les jurés, « les complices d’une infraction doivent supporter les conséquences de toute aggravation, même s’ils ne le savaient pas qu’il y avait le couteau. C’est une jurisprudence qui date du 21 mai 1996. Et ils ont tous exercé à différents niveaux des violences sur Mamadou Diedhiou. »


Source : L'Est Républicain le 17 janvier 2020


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