Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

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Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 18 janv. 2017, 11:12

Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison


Un homme a été retrouvé mort dans sa villa, mardi soir vers 23h, à Massillargues-Attuech un petit village de 600 habitants situé entre Anduze et Lédignan. Lorsque les pompiers sont arrivés sur place, cet homme d’une cinquantaine d’années qui était seul hier soir dans sa maison, était déjà mort. Il aurait été violemment frappé, notamment à coups de sabre. Selon nos renseignements, un chien est également mort suite à des violences. L'animal était dans le jardin de la propriété. Une enquête criminelle pour « homicide » est ouverte, elle a été confiée aux gendarmes.

Source : Objectif Gard le 18 janvier 2017

marathon
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Re: Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 05 juil. 2019, 10:21

Les cambrioleurs étaient repartis sans butin, mais en laissant un cadavre

Mus par une rumeur de magot, les cambrioleurs étaient repartis sans butin, mais en laissant un cadavre. Leur procès s’ouvre aux assises du Gard ce mardi.

Le corps de la victime avait été retrouvé dans une mare de sang, sous un bureau, les chevilles entravées.


La rumeur courrait le village : Patrice Coffy, gérant d'une petite société de fabrication de balustrades et portails, dissimulait une grosse somme quelque part dans sa maison de Massillargues-Attuech (Gard). « Une mallette d'au moins 200 000 euros », croyait l'une. « Une boîte de 50 000 euros », pensait l'autre, ignorant que cet homme en instance de divorce et en redressement judiciaire était en réalité sans le sou…


À l'aube du 17 janvier 2017, c'est pour s'emparer de cet hypothétique magot qu'un trio de malfaiteurs cagoulés et armés s'était rendu chez l'entrepreneur. « Il n'était pas question de tuer qui que ce soit », dira l'ex-employé ayant « donné le vol ». Un vol sans butin et à l'issue tragique : le corps roué de coups de Patrice Coffy sera retrouvé baignant dans une mare de sang, allongé torse nu sous un bureau, les chevilles entravées.


Le procès des auteurs présumés de ce cambriolage sanglant s'ouvre ce mardi devant la cour d'assises du Gard. Dans le box, quatre accusés, tous proches de Louis Gomez, une figure du milieu gitan de l'Hérault actuellement incarcérée. Manix Gomez, 38 ans, frère de Louis, son fils Joseph, 22 ans, et Brigitte Mazet, 41 ans, compagne du détenu et belle-sœur du premier. Ils comparaissent pour « tentative d'extorsion avec violences ayant entraîné la mort ». Le quatrième, Lucien Gomez, cousin germain de Manix et à l'origine du « tuyau », est jugé pour complicité. Ils encourent la perpétuité.


Trahis par une infime trace de sang dans un chemin


Alertés le soir du 17 par un ami de Patrice Coffy, les gendarmes ont découvert une scène de crime d'une extrême violence. Outre le cadavre de la victime, la dépouille de l'un de ses deux chiens gisait à l'entrée de la propriété, le second berger allemand étant blessé. Partout dans la maison, fouillée de fond en comble par les malfrats, des traînées de sang et des marques de lutte. Parmi leurs relevés, les enquêteurs avaient prélevé une trace de sang sur un chemin voisin. Une infime trace laissée en urinant qui leur avait permis d'identifier le profil génétique de Brigitte Mazet et de remonter vers les autres suspects.


Durant l'instruction, les mis en cause ont répété qu'ils n'avaient pas l'intention de tuer Patrice Coffy et tenté de minimiser leurs responsabilités. L'accusation considère Manix Gomez, qui a entraîné son fils et la compagne de son frère dans ce plan sordide, comme son « chef d'orchestre ». Lui a reconnu avoir porté des coups à la victime tout en arguant d'un « accident » lors d'une altercation ayant dégénéré. Selon lui, Patrice Coffy se serait emparé d'un sabre accroché au mur pour le frapper et il s'en serait du coup saisi avant de le cogner à la tête. Les chiens visés par une arme à feu ? Parce qu'il en avait peur, a-t-il avancé.


L'enquête a montré que les 50 000 euros dont il pouvait être question correspondaient à un conflit financier entre Patrice Coffy et sa future ex-femme – une créance qu'il voulait recouvrer. « Il est patron, il paye parfois au noir et donc il a des sous : cela sortait de nulle part sinon d'un fantasme collectif ! Cet homme n'avait même pas l'eau chaude dans sa maison », déplore Me Hugo Ferri, avocat de la famille de la victime. Des proches qui voudraient « comprendre pourquoi », décrit-il, mais s'attendent « à un procès sans réponse ».


Source : Le Parisien le 1er juillet 2019

marathon
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Re: Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 05 juil. 2019, 10:22

Assises du Gard : "Je vous implore le pardon", lance l'accusé à la famille de l'artisan massacré


Trois hommes et une femme sont jugés devant la cour d'assises du Gard pour l'agression mortelle d'un artisan de Massillargues-Attuech en 2017. Un homme attaqué et battu à mort dans sa maison, pour un magot qu'il n'avait jamais eu.


"Je sais que vous voulez pas me pardonner mais je vous implore le pardon. Je sais que la famille souffre parce que moi aussi j’ai eu une enfance dure. " Debout dans le box de la cour d'assises du Gard, Manix Gomez, 38 ans, se tourne vers la famille de Patrice Coffy, retrouvé battu à mort dans sa maison de Massillargues-Attuech, près d'Alès, le 17 janvier 2017.


Manix Gomez est un colosse aux bras et aux épaules impressionnantes et à la voix curieusement chantante et douce. "J’avais pas beaucoup d’argent, on m’a proposé de venir pendant 7 mois et j’ai refusé. Au dernier moment j’ai appelé ma belle-sœur et mon fils parce que moi j’avais jamais fait ça avant."


"Une famille qui est à elle seule un réseau social"

Depuis ce mardi 2 juillet, la cour d'assises du Gard se plonge dans l'histoire et les personnalités de quatre membres d'un clan familial héraultais et gardois, les Gomez, au cœur de l'actualité judiciaire de notre région depuis 35 ans. "C'est une famille extrêmement nombreuse qui semble représenter à elle seule un réseau social", décrit la psychologue.


Les parents de Manix Gomez ont été abattus en juillet 1985, en pleine rue à la Paillade à Montpellier, par deux membres d'une autre famille gitane, les Amador. Louis Gomez, le frère aîné de Manix Gomez, est passé à plusieurs reprises devant la cour d'assises de l'Hérault pour des braquages et des home-jackings et a été soupçonné dans la disparition de l'un des deux frères Amador condamné pour le double assassinat de ses parents.

Armes et tenues de camouflage

Dans le box, aux côtés de Manix Gomez se trouve son premier fils, Joseph, 22 ans, et la femme de Louis Gomez, Brigitte Mazet, 41 ans. Tous les trois se sont rendus le 17 janvier 2017 chez un artisan dont la rumeur disait qu'il cachait plusieurs dizaines de milliers d'euros à son domicile. Auparavant, ils avaient acheté des tenues de camouflage et s'étaient armés, notamment à cause des deux chiens qui défendaient la propriété.

Ce qui s'est passé ensuite, Manix Gomez l'a sobrement raconté à l'expert-psychiatre qui l'a examiné. "Je sors de la voiture, je prends la carabine, j’entends les chiens, je tue les chiens, le monsieur vient vers moi, on se tient, on se tire, je le suis dans la cuisine, la victime prend un sabre pour me taper. Je le désarme, je lui attache les pieds, il respirait fort."

Un récit édulcoré, qui élude les terribles violences qu'a subies la victime, qui a eu de multiples fractures.

"Le pardon, on te le refuse ! Va te cacher, va !", lance l'une des parties civiles. Verdict vendredi.


Source : Midi Libre le 2 juillet 2019

marathon
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Re: Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 05 juil. 2019, 10:24

Artisan battu à mort près d'Alès : "Sait-on combien de temps il a souffert, cet homme ?"



La cour d'assises du Gard a abordé mercredi 3 juillet le déroulement des faits qui ont conduit à la mort de Patrice Coffy, un artisan de Massillargues-Attuech, près d'Alès, massacré lors d'un home-jacking le 17 janvier 2017. Quatre accusés, membres d'une famille gitane de Montpellier et d'Alès sont jugés depuis jeudi pour tentative d'extorsion avec violence ayant entraîné la mort et risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Revivez notre direct...


17 h : le médecin légiste

Le docteur Mounir Benslima livre l'éprouvante liste des lésions constatées sur le corps de la victime: "trois plaies à la tête, dont une plaie pariéto occipitale avec un trait de 17 cm de fracture et 7 cm d’enfoncement de l’os." Une fracture du doigt, des lésions de défense sur les mains: " Il a pu prendre l’objet tranchant pour essayer de se défendre. Il y a aussi trois fractures sur des vertèbres lombaires."

"Ces lésions sont cohérentes avec des blessures causées par un sabre" estime le médecin, qui souligne " un climat de violence manifeste."


"Pendant la reconstitution, le récit de Manix Gomez qui parlait de coups de poing n’expliquait pas les fractures. Pour casser un os du poignet il faut quand meme taper fort" insiste le légiste, qui rappelle avoir relevé une dizaine de fractures sur le corps, réparties sur différentes parties du corps."

"Sait-on combien de temps il a souffert, cet homme ?" demande Me Ferri, partie civile.
"C’est difficile, mais on est certain qu’il a souffert. Je dirai sur une cotation à 6,5 sur une échelle de 1 à 7."

15 h : la famille témoigne

Partie civile, Béatrice, la dernière compagne de Patrice Coffy, qui a vécu 18 ans et a eu deux enfants avec lui, livre un témoignage émouvant.

"C’était un combattant, il mettait difficilement le genou au sol. Il aimait donner, rendre service, il était confiant en l’être humain. Quand il pouvait aider il le faisait. Si il avait pu décrocher la lune il l’aurait fait. Quand on a eu nos enfants, il était fier de ce qu’ils étaient devenus."

"Avec ce qui est arrivé, ça a été plusieurs familles brisées. Malheureusement ce ne sera plus jamais pareil. On essaie de rester unis. Mes enfants allaient souvent chez leur père, on ne peut pas s’empêcher de penser à ce qui se serait passé si ils avaient été là-bas."

"Sur les deux chiens il y en a un qui a survécu, qu’on a réussi à garder et à soigner pendant deux ans. Il avait la machoire fracturée, on l'a longtemps nourri. Malheureusement, en décembre, ce n'était plus possible de continuer."


12 h 30 : questions aux gendarmes

Les gendarmes ont terminé leur déposition, place aux questions des différentes parties.

Me Hugo Ferri, partie civile : "Est-ce que pour un simple cambriolage on arrive muni de serflex avec des armes si le but recherché est simplement de piquer la caisse ?"


Le gendarme : "Si c’est un simple cambriolage, je vais vous dire nonm. Ils avaient prévu de l’attacher, et je pense que l’arme était là pour neutraliser les chiens."

L'avocat : "Si ils avaient prévu de l’attacher, c’est pas un cambriolage ?"

Le gendarme : "On est d’accord. C’est pas un cambriolage".

L'avocat général Hervé Poinot énumère toutes les armes découvertes au cours des perquisitions chez trois des accusés. "Un fusil mitrailleur 9 mm chez Brigitte Mazet, un fusil à canon scié chez Manix Gomez et une lunette vise nocturne. Chez Joseph Gomez : un pistolet et un chargeur garni, une boite de 1000 cartouches, un pistolet démonté, un revolver au numéro limé, un revolver sans marque et cinq munitions sur le frigo, 50 cartouches entre le matelas et le sommier dans la chambre. Vu le contexte, c’est une collection ?"

Le gendarme : "Non, une collection ça se range correctement".

Le magistrat :" Il n’y a que chez Brigitte Mazet qu’on trouve des cartouches 22LR (celles utilisées pour tuer les chiens de Patrice Coffy NDLR) et on ne trouvera jamais la carabine."

11 h : les gendarmes à la barre

Les enquêteurs de la section de recherche (SR) de Nîmes sont à la barre, pour faire le récit de l'enquête sur la mort de Patrice Coffy, 56 ans. L'adjudant chef raconte la scène de crime, "un homme sans vie torse nu, le visage tuméfié, les chevilles attachées avec un serflex" et les premières investigations autout de la personnalité de la victime.

"Un avis plus ou moins partagé de ses employés, certains ont déposé plainte pour des violences. Des fois employait des personnels non déclarés qu’il ne payait pas du tout ou très mal" indique le gendarme, qui évoque aussi l'existence "d'une reconnaisance de dettes de 50 000 €" signée par l'ancienne épouse de Patrice Coffy. "Un huissier devait la récupérer, mais il semblait inquiet de sa réaction. Depuis un mois il avait mis des sabres derrière la porte d’entrée".

L'enquête va surtout progresser grâce à un indice capital: "Quelques jours plus tard une tache de sang découerte dans un chemin surplombant la maison, du sang identifié comme venant de Brigitte Mazet," dont l'ADN avait été prélevé à l'occasion de précédentes affaires judiciaires.

L'analyse de ses deux téléphones montre qu'elle était sur place le jour des faits, et qu'elle y était en contact avec les téléphones de Manix et Joseph Gomez. "Le seul lien entre M. Coffy et les Gomez est Lucien Gomez qui a été un ancien employé de M. Coffy."

Le 19 avril, les gendarmes interpellent les différents suspects. "Manix Gomez garde le silence mais reconnaît quand même avoir été informé par Lucien de l’existence d’une somme d’argent chez la victime. Il s’engage à parler devant le magistrat instructeur."

Rongé par la culpabilité

Josephe Gomez, son fils : "Dès sa première audition il est rongé par la culpabilité, il pleure fréquemment. Il finit par dire qu’il est désolé, qu’il a été forcé et refuse de donner les noms de ses complices, il parle de l'homme et de la femme."
Sa version des faits : "le mobile parle d’une malette contenant 200 000 €. Il dit que tous les trois sont arrivés sur les lieux, Joseph est arrivé au camion, il a été repéré par la victime et que les deux hommes se sont battus. Il dit que l’un des coauteurs l’a aidé à maitrisé la victime, l’a poussée dans la maison, et lui a ligoté les chevilles avec du serflex. Il a vu énormément de sang dans la maison, la victime avait le visage ensanglanté et a essayé de lui attraper les jambes. Il dit qu'il regrette son geste."

Un 7.65 dans la niche du chien

Chez Brigitte Mazet, les gendarmes découvrent trois boites de 50 cartouches 22 LR, " les mêmes que celles trouvées sur le site et un journal Midi Libre annonçant le crime de Massillargues-Attuech." Un 7.65 enveloppé dans une chaussette sera également découvert dans la niche du chien.

En garde à vue, Brigittte Mazet "dit qu’elle est entrée dans la maison, elle a vu un chien tué et un aure gémissant sur le canapé de la maison. Tous les trois ont fouillé la maison à la recherche de cette malette, et qu’elle a vérifié si il n’y avait pas de videosurveillance. Elle dit avoir vu les jambes de la victime et l'avoir entendu gémir." Elle a par ailleurs expliqué avoir uriné dans le chemin, en attendant le début de l'agression, et avoir perdu du sang à cette occasion, en raison d'un problème médical.


"La victime aurait été coriace"

"Elle et Manix ont fait un repérage la veille des faits. Leur intention au départ, entrer, l’attacher et quitter les lieux. Selon les intéressés, la victime aurait été coriace."

Lucien Gomez, qui n'était pas sur place, a recuilli par la suite le récit des faits que lui a fait Mannix. "La victime lui aurait dit que l’argent était chez le notaire, puis sur le Bon coin : Manix aurait ressenti cela comme une moquerie, provoquant une montée de violence et l’utilisation du sabre."

Un sabre japonais ensanglanté

La description des lieux du crime donne une idée de l'extrème violence du crime : "Nous avons mis en évidence trois zones de violence sanglante, la pièce à vivre, le cellier et le bureau. Dans le cellier ont été retrouvés trois morceaux de dentier. La pièce a vivre a été le théâtre d’une scène de violence extrèmement sanglante. L'essentiel des violences a dû se dérouler dans le canapé où Patrice Coffy a dû recevoir plusieurs coups. Dans le bureau, on a des traces de sang sur les murs et sur le plafond. Il a été roué de coups et des coups portés avec une arme blanche portés au niveau du crâne." Un Katana (un sabre japonais) ensanglanté a été retrouvé au sol. "C’est vraissemblablement là qu’il a été passé à tabac avant d’être tué."

9 h 30 : reprise de l'audience

"Ce matin-là aux alentours de 6 h 30 nous avons entendu un chien qui aboyait différemment des autres fois. Il criait plus qu’il n’aboyait, comme si on le maltraitait. Je me suis levé, j’ai regardé par une fenêtre j’apercevais la cour qui était éclairée, j’ai entendu des voix mais pas de cris, pas de bagarre, simplement deux personnes et puis un bruit de gravier, tout ça sans éclats de voix. J’ai crié et appelé qu’est ce qui se passe. Les gens sont rentrés dans la maison, quelqu’un est sorti, s’est baissé, et et rerentré et a éteint la lumière".

Ce mercredi 3 juillet, la cour d'assises du Gard a commencé à examiner les faits qui se sont déroulés le 17 janvier 2017 à Massillargues-Attuech, près d'Alès. Ce jour-là, Patrice Coffy, un artisan, a été attaqué à son domicile par trois personnes qui étaient persuadées qu'il cachait plusieurs dizaines de milliers d'euros à son domicile. Son corps sera retrouvé en fin de journée, battu à mort, les pieds ligotés, tandis que ses deux chiens avaient été tués par balle. Quatre personnes, membres d'une famille gitane de Montpellier et d'Alès, les Gomez, sont jugés depuis mercredi pour ce crime.

"Ce qui vous réveille ce matin-là, c’est les chiens qui n’aboient pas comme d’habitude?" demande le président à Michel, le voisin de la victime.


"Quelqu'un traînait quelque chose"

"Oui, c'était comme une plainte. On entendu comme des chuchottements mais pas plus. Le bruit de gravier, on avait l’impression que quelqu’un trainaît quelque chose. "

Ce matin-là, aucun des voisins n'a entendu les détonations des armes utilisées par les agresseurs. "Les chiens, on en avait peur, c’était des monstres" insiste Julien Heredia, qui était l'ami de Patrice Coffy. "C’était un homme, un vrai. Mauvais caractère, mais un bonhomme. Un vrai. Depuis qu’il est mort je me suis pas coupé les cheveux. J’attends vendredi (le jour du verdict NDLR) pour le faire."

Julien Héredia l'affirme: "Patrice avait pas de sous, il avait rien du tout. Il mangeait chez moi, je lui achetais ses cigarettes." C'est lui qui connaissait Lucien Gomez, qui a travaillé quelques temps pour Patrice Coffy, qui avait une société de fabrication de ballustres, en liquidation judiciaire au moment des faits. Lucien Gomez aurait ensuite raconté aux trois agresseurs, membres de sa famille, que Patrice Coffy cachait 50 000 € à son domicile.

"Lucien savait très bien que Patrice Coffy n’avait pas de sous" insiste Julien Hérédia. "La seule chose dont on parlait avec Patrice, c’est que sa femme lui avait volé beaucoup d’argent. Après, les jeunes peuvent se faire des films."



Source : Midi libre le 3 juillet 2019

marathon
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Re: Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 05 juil. 2019, 10:25

Artisan massacré près d'Alès : jusqu'à 30 ans de réclusion requis


Lucien Gomez a été l'employé de la victime. Il comparaît la Bible à la main.

Trois hommes et une femme sont jugés devant la cour d'assises du Gard pour l'agression mortelle d'un artisan de Massillargues-Attuech en 2017. Un homme attaqué et battu à mort dans sa maison, pour un magot qu'il n'avait jamais eu. Tous risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Verdict : ce vendredi 5 juillet. Revivez notre direct...


Quatrième journée d'audience devant la cour d'assises du Gard au procès de l'agression sauvage dont a été victime le 17 janvier 2017 Patrice Coffy, un artisan de 56 ans retrouvé mort à son domicile à Massillargues-Attuech, près d'Alès. L'homme a été victime d'un terrible déferlement de violence.

20 h 20 : les peines requises

"Quelles peines ? Ils encourent tous les quatre la réclusions criminelle à perpétuité. Vous devez prononcer une peine juste équilibrée en tenant compte de l'extrème violence de cette agression sauvage, l’acharnement, un tabassage en règle pour faire avouer coûte que coûte quelque chose qui n’existe pas.


Aucun ne se pose de question sur sa violence, sur ce goût de l’argent facile. A aucun moment on ne s’interroge sur soi-même. 10 ans requis contre Lucien Gomez, 15 ans requis pour Brigitte Mazet, 20 ans pour Joseph Gomez, et 30 ans pour Manix Gomez.

18 h 45 : le réquisitoire

L'avocat général Hervé Poinot attaque son réquisitoire en dénonçant "des faits cruels, sordides et injustes. Un homme est mort dans des conditions abominables de souffrance, il est mort seul, loin des siens" insiste le magistrat, qui souligne ". Une accumulation de mensonges, de feux fuyants. Vous attendiez comme nous des vérités, vous avez eu une bassesse affligeante."

"N’allez pas croire que les faits puissent être assimilés à un cambriolage qui a mal tourné. Jamais des cambrioleurs ne prennent avec eux des serflex."

"Ils n’ont pas vu la victime partir, ils savent qu’elle est là. A aucun moment il n’y a eu une tentative d’effraction du camion. La vérité, c’est qu’ils ne savent pas où se trouverait cette fameuse malette, et à partir de la il faut faire parler la victime. Il ne peuvent l’obtenir qu’en assenant des coups."

"Il y a des traces de sang, des giclées de sang jusqu’au plafond. On a l’impression de voir un film de Tarentino, mais c’est la réalité."

"Louis et Manix, ce sont des idoles dans leur clan. On les soupçonne d’avoir vengé la mort de leurs parents."

"Brigitte Mazet a fait le choix de la délinquance violente par amour. Elle va au braquage armée de son 6.35 Je ne peux pas vous démontrer qu’elle a frappé la victime. Mais je ne l’exclue pas. Nous avons tous été marqué par sa détermination."

"Joseph lui va faire le choix de cette délinquance mortelle pour prouver à son père qu’il est un vrai gitan. Il a une passion pour les armes. Il nous surjoue être la victime de son père. Lucien le dit de manière très claire : Manix donnait des coups pendant que Joseph le tenait. Comment imaginer quil ne soit pas rentré dans la maison alors que Brigitte, une femme, soit elle rentrée ?"

18 h : les plaidoiries de la partie-civile


Les avocats partie civile, Me Ferri et Me Gaziello.

Me Gaziello, partie civile, souligne la dignité de la famille de Patrice Coffy. "Ils font face avec discrétion et décence aux bourreaux de celui qu’ils ont aimé. Gardez à l’esprit l’absurdité des comportement et des déclarations des personnes qui sont dans le box et l’intensité de la violence."

Me Hugo Ferri, partie civile. "C’est peut-être la dernière fois qu’on va parler dans une enceinte publique de Patrice Coffy. Il est mort parce que c’était un type bien. Si il était un salopard, il ne serait peut-être pas mort. C’est le type bien, celui qui ouvre sa porte aux gitans, qui va les faire bosser et les payer. C’est ce type bien qu’on a voulu voler, qu’on a fini par tuer.
"Il est aussi mort à cause d’une imagination noire et tordue. Comment peut on imaginer qu’un type qui se lève à 4 h du matin et qui n’a pas d’argent pour payer le gaz puisse avoir 200 000 € planqués dans un camion ?

"Il y a deux mots qui me révoltent qu’on entend depuis trois jours. C’est le mot cambriolage et le mot bagarre. C’est pas une bagarre quand on prend un sabre. C’est un massacre.

"On a tué Patrice Coffy comme un chien, et on a tué ses chiens peut- être comme un homme. Je vous confie la mémoire de cet homme et la tristesse de ceux là."

17 h : le mariage après le crime

Le président interroge chaque accusé sur ce qu'il a ressenti en apprenant la mort de Patrice Coffy.

Brigitte Mazet: "Je l'ai appris trois jours après avec le journal. J’y penserai tout le temps c’est quelque chose qu’on oubliera jamais. C’est une bagarre qui a mal tourné et on aura ça sur notre conscience tout le temps."

Me Gaziello, partie civile, insiste sur son état d'esprit pendant les trois mois qui se sont écoulés entre le crime et son arrestation.

L'accusée, en larmes : "Vous croyez qu’on n’est pas conscient de ce qui s’est passé ? "

"Mais vous organisez votre mariage avec Louis Gomez avec comme témoin vos deux comparses sans faire état du moindre malaise. Ce qui vous fait pleurer, c'est que vous êtes tous dans le box !"

Brigitte Mazet : "J'assume tout ce que je dis. Je n’ai jamais touché à ce monsieur. Je l’assume ma détention madame !"

Me Ferri enchaîne dans la même veine, face aux repentirs affichés de Manix Gomez et de son fils Joseph, qui ont dit à la cour à quel point ils avaient été traumatisés par la nouvelle du décès de la victime, et combien ils étaient décidés à changer de vie.

Sur les écoutes lues par Me Ferri, on entend Manix Gomez parler "d'égorger" le père d'un adolescent qui aurait frappé sa nièce. "Mais je l'aurais pas fait" assure Manix Gomez. Joseph, lui évoque deux mois après le crime le fait d'aller agresser un vendeur de voiture pour lui voler 10 000 euros sous la menace d'un fusil. "A ce moment là je disais n'importe quoi".

15 h 25 : reprise des débats

L'audience reprend après une nouvelle mise en garde du président concernant les allées et venues du public. Les avocats reprennent les questions posées aux accusés.

Me Baptiste Scherrer, l'un des avocats de Mannix Gomez: "Excusez-moi si je vous choque mais j’ai l’impression que vous êtes une bombe à retardement."

Manix Gomez : "Non vous vous trompez pas, depuis tout petit on m’a beaucoup frappé, à coup de ceinture, de fil électrique, et j’avais mal et c’était souvent comme ça. Je suis violent parce que je suis hyper nerveux."

"Vous avez quelle impression sur cette affaire, après trois jours d'audience ?"

"On s’est servi de moi. La famille s’est servi de moi parce qu’ils savent que je suis prêt à rendre service et que je suis nerveux. Je me suis fait avoir."

15 h : tension dans le public, audience suspendue

L'audience est à nouveau suspendue, après des tensions survenues dans le public. Face aux remarques faites par le service d'ordre, en réaction aux allées et venues nombreuses de membres de la famille des accusés dans la salle, certains d'entre eux s'énervent. "Allez on sort !' crie une femme, tandis que plusieurs hommes commencent à prendre à partie les policiers. "On vous prend quand on veut, d’homme à homme ! " Le président suspend.

14 h 30 : l'audience reprend dans le calme

L'audience reprend à la cour d'assises du Gard, après une fin de matinée particulièrement agitée.

Le président : "J’espère que tout le monde a bien déjeuné, bu de l’eau fraiche et que les esprits sont apaisés"

Les avocats reprennent leurs questions aux accusés.

Me Ferri, partie civile, à Manix Gomez: "Pourquoi vous y allez ?"

"J’avais besoin d’argent."

"Vous êtes sûr ?" Long silence.

"Je vous dis que j’avais besoin d’argent".

"Pourtant vous saviez que vous alliez en avoir, de l'argent". L'avocat cite une écoute téléphonique entre Manix et son frère Louis, qui purge une longue peine à la prison de Lannemezan "Vous saviez que vous alliez avoir de l’argent qui va arriver avec le procès pour la mort de vos parents". (Un homme a alors été jugé pour le double assassinat des parents Gomez à Montpellier en 1985).

"Je pensais plus à ça".

12 h 20 : Brigitte Mazet, furieuse, se met à hurler

Me Ferri, partie civile, questionne Brigitte Mazet, et tout bascule : "Est-ce que vous entendez des coups de feu, des cris ?"

"Non j’ai rien entendu".

"Pourquoi vous ne restez pas dans la voiture et vous allez dans la maison ?"


Brigitte Mazet, une petite brune qui parle haut.

"Je suis allé dans la maison ?" Elle hausse la voix : "Vous étiez avec moi pour savoir ? Pourquoi vous me posez des questions comme ça ?"

L'avocat tente de la calmer, en vain. Elle crie "Je suis de tempérament un peu nerveuse, si vous parliez haut avec moi je vais parler encore plus haut ! Aux magistrats : Dites-lui qu’il me parle correctement ! Je ne me laisserai pas faire par qui que ce soit dans cette pièce ! Il a envie de me piquer pour que j’enflamme, si vous voulez m'énerver, je vais m’énerver ! C'est comme le procureur, dès le premier jour, qui dis que je suis sous l'emprise de Louis Gomez ! C'est quoi l'emprise ? Cela veut dire quoi ? C'est n'importe quoi ! Tu parles de quoi tu dois parler mais tu me laisse tranquille ! Et oui je suis de tempérament nerveuse, tu me chatouilles un peu, je m’énerve !"

Son avocate tente de la calme. "Elle a toujours dit la vérité" Mais Brigitte Mazet se met à hurler.

"Ils peuvent me mettre vingt ans, j’en ai rien à foutre ! " Au procureur : "Pourquoi tu dis que je suis sous l’emprise de Gomez ? Qu'est ce que tu veux dire ? J’aime cet homme oui et va fait quoi à vous tous, j’aime cet homme !"

Le président, flegmatique: "Je crois qu'il est temps pour tout le monde d'aller déjeuner. L'audience est suspendue."



11 h : les accusés face à leurs contradictions

Le président et ses deux assesseurs se lancent dans une série de questions aux accusés, qui vont petit à petit faire ressortir toutes les contradictions du récit des faits qu'ils ont livré. Derrière le scenario du cambriolage qui dérape apparaît une autre histoire: celle du braquage d'un homme qu'on a battu à mort pour lui faire avouer où il cachait son magot.

Le premier assesseur à Manix Gomez : "Pourquoi vous ne demandez pas à Brigitte Mazet de fouiller le camion ?"

"J’avais plus en tête le camion."

Le magistrat : "Ca paraît quand même assez étrange pour un coup que vous prépariez depuis un mois que tout d’un coup vous oubliez que l'argent était dans le camion."

L'accusé : "Quand j’étais hors de moi dans le salon j’ai commencé même à m’en foutre de l’argent, j'ai dis on s’en va, on s’en va et on est partis.

Le juge : "Pourquoi dans le bureau vous lui avez acheté les pieds, il était dans une mare de sang, et vous pensiez qu’il était encore en capacité de se relever ?"
Manix : "Quelqu’un qui est assomé, il peut se relever. Je me suis dit j’attache les jambes, on sait jamais"

A Joseph Gomez, qui jure être resté à l'extérieur de la maison pendant que son père se battait selon lui avec la victime.

" Vous étiez là parce que vous respectez votre père et que vous lui obéissiez, et là tout d’un coup tout ce système de valeur disparaît et vous le laissez se débrouiller tout seul ?"

" Non ça disparaît pas mais j’étais en panique."

A Brigitte Mazet : "Pourquoi vous n'êtes pas entrée dans cette pièce où se trouvait la victime ?"

"Je sais pas Je suis pas rentrée dans cette pièce, c’est tout. Je voulais pas voir un homme qui s'était fait frapper. Déjà j’ai vu du sang de partout, déjà il y avait un chien mort devant la maison, un autre qui gémissait sur le canapé ; c’était la première fois que je vais voler, c’est nouveau, je peux pas expliquer."

"Vous avez fouillé ?" "Oui j’ai regardé le frigo, le lave vaisselle, la chambre, la comode, l'ordinateur".

Le président : "En garde à vue vous avez dit qu’ils l’ont frappé, qu’il s’est détaché, et qu’ils l'ont frappé, qu'il était coriace et qu'il les a pris pour des cons."

Brigitte Mazet. "On a fouilé tous les trois c’est vrai mais Joseph il était pas avec nous il était dehors, je suppose qu'il fouillait le camion."

Le deuxième assesseur, une magistrate. " Vous venez de dire: je voulais pas regarder un homme qui s’est fait frapper. Comment pouviez vous savoir qu’il s’est fait frapper ?

Brigitte Mazet s'énerve d'un coup, se met à crier: "Déjà madame vous parlez trop francais pour moi moi je comprends pas toutes ces expressions !"

La magistrate hausse le ton elle aussi : "Je vous demande comment vous pouviez savoir qu'il s'est fait frapper ?"

"Je sais pas qu’il s’est fait frapper parce que je n’étais pas là ! Vous voulez que je vous invente une histoire ? J’étais dans la voiture, je me suis endormie après j’ai fouillé la maison! Maintenant je vais pas vous dire que je l’ai frappé ;
j’ai vu du sang par terre j’ai supposé qu’il avait été frappé ! Et oui, je suis de tempéramment très nerveuse, je suis Mme Gomez" lance-t-elle avec défi et arrogance. (NDLR Elle était au moment la compagne de Louis Gomez, frère aîné de Manix Gomez, condamné à plusieurs reprises aux assises pour des agressions ultraviolentes en cours d'assises. Elle a ensuite expliqué au début de l'audience qu'ils étaient séparés depuis un an et n'avaient aucun contact).

La magistrate : "Alors, Mme Gomez..." Elle : "Non ! Mademoiselle Mazet !"

"Donc ce soir-là c’était juste pour aller voler ?"
"Oui aller voler une malette"

La magistrate: "Alors pourquoi vous vous armez ?" (Elle a avoué en garde à vue avoir eu avec elle un petit pistolet automatique NDLR.)

(Silence)

"ça a rien à voir, c’est juste un petit truc que j’ai sur moi. Il fonctionnait pas en plus. Je sais pas pourquoi je l'avais, des fois je le prends, des fois je le prends pas."

Le président: "Chez le juge d'instruction, vous saviez. Vous avez dit: " J’avais une arme parce qu’on était là pour faire un braquage".

10 h : le terrible récit de Manix Gomez

Le matin du crime, tous les trois arrivent vers 5 h du matin, attendent un long moment avant que Manix ne se décide à entrer dans le jardin avec son fils Joseph pour aller chercher la malette, censée se trouver dans un camion garé dans la cour.


Manix Gomez, un colosse dans le box.

Manix : "Le chien il arrive il commence à aboyer je dis à mon fils: "cours, cours!" le chien a attrapé la jambe à mon fils, j’ai essayé de trouver moyen de charger la carabine et j’ai tiré le chien. ça a pas fait énormément de bruit, au bout de la carabine il y avait un tube. J’ai paniqué j’ai dit on part et j’ai vu un deuxième chien énorme qui sort et commence à m’attaquer, je panique et en reculant je me suis retrouvé dans l’appartement parce que la porte était ouverte. Il me faisait peur ce chien."

Le président : "Vous venez d’en tuer, un chien. Vous êtes pas à un chien près?"

Manix : "Je me suis retrouvé dans un coin de l'appartement, le chien m’est passé devant et j’ai tiré, le chien il criait."

"Je suis parti en courant, j’entends crier fort, c’était M. Coffy, je jette la carabine, on se tient, je lui fais une prise je le mets par terre et je dis à mon fils donne moi les serflex, ça bougeait il se débattait, je lui attache les mains,
je sais pas si mon fils il lui a donné un coup de pied, je pense qu’il a dû le faire.

Je dis à M. Coffy : "Où tu as mis la malette ?" Il me dit si tu me détaches je te dis où elle est. Je le détache et je le suis dans la maison."

"Mon fils il reste dehors. Je le suis dans le cellier, il me met un coup je lui ai mis une droite assez forte, mais forte, il y a quelque chose qui est sorti de sa bouche".

"C'était son dentier", dit le président.

"Je le suis dans le bureau, je lui dit: "dis-moi où elle est, la malette, et je m'en vais. Et il me dit elle est sur Le Bon Coin, la malette".

"Il prend un sabre sur son bureau il me met des coups mais il me faisait pas mal, il essaie de me l'enfoncer et il me dit: "Qui c’est qui qui t’as envoyé?"

"Là je récupère le sabre, je le tire, et je le tape avec le sabre, je lui mets deux coups, peut-être trois. Il essaie d’attraper le sabre avec sa main, je jette le sabre et là je l’ai frappé mais vraiment fort, fort, fort... Je mets des coups de poing, des coups de pieds parce que j’ai fait de la boxe française, il tapait fort contre le mur. Je continuais à frapper c’était des enchainements que je faisais. Je lui ai mis un coup de pied il a tapé de la tête contre la table en verre et il a glissé dessous."

"J’ai vu qu’il s'était évanoui, il respirait fort, je lui ai attaché les pieds."

9 h 30 : les accusés interrogés sur les faits

"A la base c’était un simple vol sans qu’il n’y ait personne dedans" raconte Lucien Gomez, qui comparaît avec une bible dans la main et joue les repentis. Lucien Gomez avait travaillé quelques mois plus tôt chez Patrice Coffy, et avait appris que l'artisan aurait caché une boîte ou une malette avec de l'argent liquide: 50 000 €, selon lui. Il aurait ensuite parlé de ce magot à son oncle Manix Gomez.

Manix Gomez : "Au début je voulais pas le faire mais il me prenait la tête pour le faire. On est allés voir la maison, j’ai vu les chiens j’ai dit je veux pas le faire il m’a dit ne t’inquiète pas je te donnerai quelque chose pour te rassurer."

"Au dernier moment il m’a dit je peux pas venir il va reconnaître ma voix"

C'est quand il m’a dit que l’argent était dans le camion et qu'il y avait 200 000 € que j’ai eu envie de le faire. Lucien devait récupérer de l’argent, 30 000 euros, 10 pour lui, 10 pour sa mère, 10 pour son oncle."

Lucien : "C'est pas vrai. C'est lui qui m’a dit tu auras 5 000 €."

Manix : "Lucien une semaine avant il m’avait donné une carabine avec dans un sachet des serflex. Il m’a dit la carabine c'est en cas où les chiens ils t'attaquent mais ils vont pas t'attaquer car il sont gentils. Les serflex c'est en cas où le monsieur il sort, tu l’attaches, tu prends la malette et tu t’en vas."

Avant de passer à l'action, Manix Gomez et sa belle soeur, Béatrice Mazet, la compagne de son frère Lucien Gomez, condamné plusieurs fois aux assises pour des faits similaires, vont faire un repérage devant la maison de M. Coffy.

Brigitte Mazet : "Avant je suis allée chez Decathlon, j’achète trois pantalons trois hauts et trois cagoules. C'est pas à la demande de Manix, c'est parce que c’est tout à fait normal quand on va voler."

Manix : "Non c'est moi qui lui ai dit. Quand on a un grand frère qui fait des casses et des cambriolages et qu’à chaque fois j’entend parler de cagoules et de gants je fais pareil."

Brigitte : "Lucien avait dit qu’il devait replacer l’argent chez un notaire ou un truc comme ca c’est pour ça qu’on y est allés le lendemain au plus vite."




Source : Midi Libre le 4 juillet 2019

marathon
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Re: Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 05 juil. 2019, 10:25

Artisan lynché près d'Alès: "Des êtres qui ont commis un acte atroce"


Patrice Coffy avait 56 ans lorsqu'il a été tué à son domicile



Trois hommes et une femme sont jugés devant la cour d'assises du Gard pour l'agression mortelle d'un artisan de Massillargues-Attuech en 2017. Un homme attaqué et battu à mort dans sa maison, pour un magot qu'il n'avait jamais eu. L'avocat général a demandé jeudi des peines de 10 à 30 ans de réclusion criminelle contre les accusés. Verdict : ce vendredi 5 juillet. Suivez notre direct pour cette dernière journée d'audience.



A la cour d'assises du Gard, l'audience reprend pour cette dernière journée du procès des quatre accusés qui ont agressé le 17 janvier 2017 Patrice Coffy, un artisan de Massillargues-Attuech, près d'Alès, retrouvé battu à mort à son domicile. Après le réquisitoire de l'avocat général Hervé Poinot, la parole est maintenant à la défense.

L'avocate défend Julien Gomez, contre qui dix ans de prison ont été demandés par l'avocat général. Lucien Gomez avait travaillé quelques semaines chez Patrice Coffy, et avait à cette occasion entendu parler du fait qu'il aurait pu détenir de l'argent liquide à son domicile. C'est lui qui a ensuite parlé de ce coup à faire à Manix Gomez, qui s'est rendu chez l'artisan avec son fils et sa belle-soeur, le jour du crime.

"Il y a un sentiment de colère qui s’exprimes parce que nous sommes au coeur des drames humains, des vies brisées. Nous jugeons des êtres humains qui ont commis un acte atroce"
"Je ne partage pas l’analyse juridique de l’accusation"
"Lucien a toujours entendu parler de ces grands tontons que sont Louis et Manix Gomez."


Source : Midi Libre le 5 juillet 2019

marathon
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Re: Un homme frappé et tué à coups de sabre dans sa maison

Messagepar marathon » 13 juil. 2019, 09:44

Gard: De 12 à 25 ans de prison pour un home-jacking qui a coûté la vie à un artisan

Cette agression menée le 17 janvier 2017 visait à dérober une mallette censée contenir 200.000 euros


Trois hommes et une femme de la même famille ont été condamnés par les assises de Nîmes, dans le Gard, à des peines de 12 à 25 ans de réclusion criminelle pour une tentative d'extorsion à domicile ultra-violente​ qui s’est soldée par la mort d’un artisan, en janvier 2017.

Le cadavre présentait « de nombreuses traces de violences, les chevilles entravées », et avait été « retrouvé dans une mare de sang, allongé torse nu, sous un bureau » à son domicile, indique le dossier d’accusation, cité par l’AFP. La victime aurait été frappée à la tête avec un sabre. L’autopsie a montré « une extrême intensité dans les coups : fractures du nez, du poignet, du coude gauche, des deux clavicules, de trois côtes, de l’occipital droit, de très nombreuses tuméfactions sur le buste et le visage ». Des projections de sang avaient été relevées dans plusieurs pièces de la maison.

« Des traces de sang jusqu’au plafond »

Cette agression à domicile d’une extrême violence, menée le 17 janvier 2017, à Massillargues-Attuech, dans le Gard, visait à dérober une mallette censée contenir 200.000 euros. Mais la victime était en réalité en redressement judiciaire et ruinée, et l’existence du magot semble avoir relevé d’une rumeur, dont les conséquences ont été terribles. « On a constaté des traces de sang jusqu’au plafond, avait indiqué l’avocat général. On dirait un film de Tarantino, mais là c’est du réel ! ».

Un homme de 38 ans, considéré comme l’organisateur de cette opération ultra-violente et celui qui a provoqué la blessure mortelle après avoir infligé à la victime coups de poing, de pieds, de sabre, a été condamné à 25 ans de réclusion.

Son fils, âgé de 22 ans, qui niait avoir porté des coups l’artisan le 17 janvier 2017, n’a pas convaincu la cour qui l’a condamné à 18 ans de réclusion. Ue femme de 41 ans, a pour sa part écopé de 17 ans pour sa participation jugée active à ce home-jacking. Enfin, une peine de 12 ans de réclusion a été prononcée à l’encontre d’un cousin des autres accusés, pour avoir donné l’idée de cette expédition mortelle.


Source : 20 Minutes le 8 juillet 2019


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