Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

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Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 08 janv. 2017, 14:01

Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

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Jean-Louis Turquin, condamné en 1997 à Nice pour l'assassinat de son fils, quitte la prison de Casabianda (Corse), le 18 juillet 2006

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Ultime rebondissement dans l'affaire Turquin? Jean-Louis Turquin, condamné en 1997 à Nice pour l'assassinat de son fils, a été retrouvé mort avec un impact de balle "dans le dos", dans la nuit de vendredi à samedi à son domicile de l'île de Saint-Martin.


Dans une affaire qui avait défrayé la chronique, le vétérinaire avait été condamné par la cour d'assises de Nice à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son fils de 8 ans, Charles-Édouard, qu'il aurait commis en 1991 pour se venger de son épouse qui voulait divorcer. Le corps n'a jamais été retrouvé et Jean-Louis Turquin avait toujours clamé son innocence.

Après la découverte de son corps, une "enquête de flagrance" pour meurtre a été ouverte et confiée à l'antenne de Saint-Martin de la section de recherches de la gendarmerie de Pointe-à-Pitre, a indiqué samedi à l'AFP Samuel Finielz, procureur de Basse-Terre.

Une voisine a alerté les gendarmes "vers une heure du matin", après avoir été avertie par la deuxième épouse de la victime. Selon le procureur, cette dernière a expliqué avoir trouvé le corps "en rentrant d'une soirée", "dans la chambre à coucher", au domicile du couple à Mont-Vernon, dans le nord-est de l'île.

Le corps avait "un impact de balle dont l'orifice d'entrée se trouvait dans le dos" et "deux étuis percutés" ont été trouvés par les gendarmes, a précisé le procureur. "Les lieux avaient visiblement été fouillés", a-t-il indiqué, précisant que "toutes les hypothèses" étaient envisagées.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il n'y aurait pas de trace d'effraction, mais le portail et la porte d'entrée du domicile "restaient régulièrement ouverts" du fait de l'activité professionnelle de la victime, des animaux circulant dans l'enceinte de la propriété.

Dans l'affaire de la disparition de son fils, Jean-Louis Turquin, dont toutes les requêtes en révision de procès avaient été rejetées, avait bénéficié en juillet 2006 d'une mesure de libération conditionnelle après dix ans de prison.

- "Exploiter jusqu'à ma mort" -

A sa sortie de centre de détention de Casabianda (Haute-Corse), le vétérinaire avait dit vouloir consacrer sa "nouvelle" vie à chercher ce qui était arrivé à son fils, disant ne pas savoir "s'il est encore vivant ou mort".

"Je n'ai pas de piste privilégiée, mais je vais toutes les exploiter jusqu'au bout, jusqu'à ma mort", avait-il lancé.

Le 21 mars 1991, M. Turquin, en instance de divorce, avait signalé la disparition de Charles-Edouard. Le 6 mai, son épouse l'avait enregistré à son insu avouant avoir tué leur fils et enterré son corps dans une commune voisine.

Mais le vétérinaire avait, plus tard, affirmé qu'il était à ce moment-là "follement amoureux de (s)a femme, prêt à dire n'importe quoi pour qu'elle revienne".

A sa sortie de prison, il avait juré d'explorer "deux pistes", écartées lors de précédentes demandes de révisions. Une "piste israélienne", après les affirmations en 1993 et 1999 d'un détective privé et un témoin sur la présence de l'enfant dans une école talmudique en Israël, où sa mère s'était rendue avant sa disparition.

Et une piste d'accident. Un détenu à Toul, Paul Buchheit, aurait rapporté qu'un co-détenu lui avait dit avoir percuté l'enfant lors d'un cambriolage et avoir fait disparaître le corps, avait déclaré un avocat en juillet 2003.

Remarié en 2000 avec une femme, qui avait appris son existence par la presse, l'avait rencontré au parloir et l'avait épousé en détention, Jean-Louis Turquin s'était installé à Saint-Martin en 2010.

Source : AFP le 7 janvier 2017




L'affaire


L'affaire Jean-Louis Turquin est une affaire judiciaire qui s'est déroulée à Nice en 1991, concernant la disparition et l'assassinat présumé par son père d'un enfant de huit ans, Charles-Édouard Turquin. Le cadavre n'a jamais été retrouvé.


La disparition

Charles-Edouard Turquin, huit ans, disparait le 21 mars 1991. Le commissariat de Nice en est informé le jour même par un appel téléphonique de son père Jean Louis Turquin entre 7h et 7h30. Jean Louis Turquin, vétérinaire, vit seul avec son fils dans une grande propriété sur les hauteurs de Nice la bastide haute.

Les débuts de l'enquête

Les premières constatations indiquent qu'aucun objet ou effet personnel de l'enfant n'a disparu. La trace de l'enfant relevée par des chiens policiers s'arrête net devant la maison. Délaissant rapidement la piste de la fugue la police privilégie celle de l'enlèvement familial à la suite de leurs investigations. Les époux Turquin vivent depuis longtemps un mariage chaotique; depuis quelques années Michèle Turquin entretient des relations extra conjugales qu'elle ne cache pas à son mari. En janvier 1991, ayant des doutes sur sa paternité, Jean Louis Turquin fait effectuer des analyses génétiques et apprend qu'il n'est pas le père biologique de Charles Edouard. Lors d'une violente dispute il agresse son épouse à la bombe lacrymogène à la suite de quoi celle-ci décide de quitter le domicile conjugal en février 1991. Jean Louis Turquin dès lors la presse de revenir, la harcèle et la menace. Il lance à sa femme un ultimatum prenant fin le 20 mars à minuit.

Des aveux

Dans les jours qui suivent, Michèle Turquin fait part aux policiers de ses soupçons sur son mari. Elle va jusqu'à enregistrer leurs conversations au téléphone. Dans l'une d'entre elles, le 25 avril 1991, Turquin lui confie que l'enfant est détenu au Maroc et pourrait être libéré en échange de son retour à la bastide haute. Le 27 avril pendant une relation intime concédée par Michèle, Turquin, interrogé par sa femme, avoue avoir tué et enterré son fils dans la commune de Lucéram. Le juge d'instruction mis au courant convainc Michèle Turquin d'obtenir des aveux enregistrés sur cassette. Le 6 mai 1991, dans une nouvelle relation intime enregistrée sur cassette, à la question de sa femme « mais pourquoi l'as tu étranglé plutôt qu'autre chose» Turquin répond:« si j'avais pris un canif il y aurait eu du sang partout », puis interrogé par son épouse sur le lieu exact de la sépulture Turquin rétorque : «pour passer 20 ans de ma vie en prison ». Sur la base de cet aveu enregistré, le 13 mai Jean-Louis Turquin est inculpé d'assassinat et incarcéré. Remis en liberté le 14 février 1992, 9 mois plus tard, dans l'attente de son procès, Turquin engage un détective pour enquêter en Israël. En effet, le père biologique de l'enfant est un Américain d'origine tchèque et de religion juive, Moïse Ber Edelstein, grâce à qui Michèle Turquin s'était fait des relations en Israël. La justice reporte le procès pour complément d'information. Le détective trouve des coiffeurs israéliens qui prétendent avoir vu l'enfant accompagné d'une femme et les convainc de venir en France pour témoigner au procès. Des policiers français font le voyage pour interroger sur commission rogatoire ces témoins sans résultat probant.

Le procès

Le procès s'ouvre le 13 mars 1997. Ses avocats sont Jacques Peyrat, le maire de Nice, et Jean-Marc Varaut. Au premier jour est examinée la vie tumultueuse du couple Turquin et les aventures extra conjugales de Michèle Turquin. L'accusation insiste sur la froideur de l'accusé le jour même de la disparition. Au deuxième jour sont présentées les cassettes des aveux qui se révèlent d'un effet désastreux pour la défense de Turquin. En riposte, la défense exploite la piste israélienne qui se révèle au fil des débats peu fiable et très fragile. À l'issue des audiences, l'avocat général requiert la réclusion criminelle à perpétuité. Le 21 mars 1997 Jean-Louis Turquin est condamné à 20 ans de prison. Le 9 avril 1997, la chambre d'accusation de la cour d'appel rejette sa demande de remise en liberté. Deux ans plus tard, en juillet 1999, Jean-louis Turquin dépose une requête en révision. Malgré l'espoir suscité par une nouvelle piste en Israël où un enquêteur aurait retrouvé dans une école rabbinique un adolescent du même âge que Charles-Édouard, né comme lui à Nice, avec la même couleur des yeux et des cheveux et qui de plus parlerait avec un fort accent européen, le 14 mai 2001 la requête en révision est rejetée. En 2003, nouveau rebondissement, un détenu affirme avoir recueilli des confidences d'un autre détenu lui avouant avoir une nuit renversé mortellement un enfant en pyjama sur les hauteurs de Nice, qui ensuite aurait été incinéré dans une cimenterie. Mais il refuse de dénoncer son codétenu sans obtenir en contrepartie une libération. Devant ces exigences extravagantes, le procureur ne manque pas de dénoncer une simple manipulation pour obtenir une remise en liberté. Le 11 juillet 2006, le tribunal d'application des peines de Bastia prononce la libération conditionnelle de Jean-Louis Turquin. Il est libéré du centre de détention de Casabianda en Haute-Corse le 18 juillet. Il s'est remarié et vit sur l’île de Saint-Martin, aux Antilles

. Le 7 janvier 2017, il est retrouvé assassiné à son domicile de Saint-Martin

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Re: Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 18 janv. 2017, 10:26

Mort de Jean-Louis Turquin, le procureur n'écarte aucune piste

L'hypothèse d'un cambriolage qui a mal tourné semble plausible. Mais le procureur de la République de Basse-Terre (Guadeloupe) confirme que le lien avec l' "affaire Turquin" n'est pas totalement écarté.



Le parquet de Pointe-à-Pitre a requis l'ouverture d'une information judiciaire pour "meurtre avec préméditation ou guet-apens" après la mort de Jean-Louis Turquin, tué par balle à son domicile de Saint-Martin.
Xavier Bonhomme, procureur de la République de Pointe-à-Pitre, dorénavant en charge du dossier du fait de son caractère criminel, a indiqué à l'AFP, qu'il n'a "pas d'hypothèse de travail particulière", n'excluant ni la piste du "cambriolage qui aurait mal tourné", ni celle d'un éventuel règlement de comptes, en lien ou non avec le passé judiciaire de la victime.

Une autopsie doit avoir lieu "dans la semaine", selon la même source.
Les gendarmes de Saint-Martin on retrouvé Jean-Louis Turquin tué par arme à feu, chez lui sur l'île de Saint-Martin, dans les Antilles, ce dimanche.

Le procureur de Basse-Terre (Guadeloupe) en charge du tout début de l'enquête s'était exprimé lundi 9 janvier sur les pistes privilégiées et avait aussi émis l'idée que l'hypothèse du cambriolage était privilégiée sans écarter celle du passé de Jean-Louis Turquin.

Condamné pour le meurtre de son fils disparu, en 1997

En 1997, Jean-Louis Turquin avait été condamné par la cour d'assises de Nice à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son fils de 8 ans, Charles-Édouard, dont le corps n'a jamais été retrouvé. Jean-Louis Turquin, 68 ans, avait toujours clamé son innocence.
En libération conditionnelle depuis 2006, Jean-Louis Turquin s'était installé à Saint-Martin en 2010 comme vétérinaire, sa profession d'origine, qu'il exerçait déjà à Nice.

Source : France 3 Côte d'Azur le 10 janvier 2017

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Re: Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 18 janv. 2017, 10:30

Meurtre de Jean-Louis Turquin: sa veuve se constitue partie civile


La veuve de Jean-Louis Turquin, condamné pour l'assassinat de son fils en 1997 et tué début janvier à Saint-Martin, s'est constituée partie civile dans l'enquête sur la mort de son mari.

“ Je viens de me constituer partie civile pour le compte de Nadine Turquin dans l'information judiciaire ouverte pour l'assassinat de son mari", a déclaré Me Olivier Morice.


Jean-Louis Turquin, condamné en 1997 à Nice pour l'assassinat de son fils, a été retrouvé mort le 7 janvier à son domicile de Saint-Martin, tuéd'une balle dans le dos.

L'affaire Turquin avait en son temps défrayé la chronique: le vétérinaire avait été condamné par la cour d'assises de Nice à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son fils de 8 ans, Charles-Édouard, un meurtre qu'il aurait commis en 1991 pour se venger de son épouse qui voulait divorcer.
Le corps de l'enfant n'a jamais été retrouvé et Jean-Louis Turquin avait toujours clamé son innocence.
Toutes les requêtes en révision de son procès avaient été rejetées et Jean-Louis Turquin avait bénéficié en juillet 2006 d'une mesure de libération conditionnelle après dix ans de prison. Il s'était remarié avec Nadine, rencontrée au parloir, et s'était installé à Saint-Martin en 2010.

Que toute la vérité soit faite

"Mme Turquin souhaite que toute la vérité soit faite sur les circonstances de la mort de son mari. Nous serons très attentifs aux résultats de l'enquête", a souligné Me Morice, ajoutant qu'il n'était "pas exclu que Mme Turquin reprenne à son compte les démarches entreprises par son mari pour obtenir la révision de sa condamnation pénale".

Sources : France 3 Côte d'Azur avec AFP le 12 janvier 2017

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Re: Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 27 avr. 2017, 09:06

Meurtre de Jean-Louis Turquin : son épouse placée en garde à vue


La veuve du vétérinaire Jean-Louis Turquin, retrouvé mort d'une balle dans le dos sur l'île de Saint-Martin, a été interpellée ce mardi. Jusqu'ici, la piste du cambriolage ayant mal tourné avait été privilégiée pour expliquer la mort de l'homme, autrefois condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de son fils.

D’après nos informations, Nadine Turquin, veuve de Jean-Louis Turquin – ce vétérinaire condamné à 20 ans de prison pour le meurtre de son fils et dont le corps n’a jamais été retrouvé – a été interpellée ce mardi 26 avril 2017 sur l’île de Saint-Martin, dans les Antilles françaises, dans l’enquête sur le meurtre de son époux en janvier dernier.

A l’époque, Nadine Turquin avait appelé les gendarmes, expliquant avoir découvert le cadavre de son époux, tué d’une balle dans le dos. Deux étuis de 9mm percutés avaient été retrouvés au sol. Très vite, la thèse d’un cambriolage qui dégénère avait été évoqué par les enquêteurs. L’épouse avait raconté avoir fait la découverte morbide alors qu’elle rentrait d’un anniversaire.



Mais les gendarmes ont découvert des traces de poudre - au moment de son audition en janvier dernier - sur les mains de Nadine Turquin. Des témoignages ont par ailleurs fait état de relations conflictuelles avec son mari. Toujours d’après nos informations, leur maison de Saint-Martin ne présentait aucune trace d’effraction. Seul un tourne-disques avait été dérobé. Rien n’avait été fouillé, aucun objet de valeur volé.

La garde-à-vue de la suspecte peut durer 48 heures.


Installé à Saint-Martin depuis 2010. Jean-Louis Turquin avait toujours clamé son innocence dans l'assassinat de son fils Charles-Edouard, dont le corps n'a jamais été retrouvé. En libérté conditionnelle depuis 2006, Jean-Louis Turquin s'était installé à Saint-Martin en 2010 comme vétérinaire, avec son épouse.


Source : LCI le 26 avril 2017

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Re: Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 30 avr. 2017, 18:19

Meurtre du Dr Turquin: sa femme mise en examen et écrouée pour assassinat

La femme de l'ancien vétérinaire Jean-Louis Turquin, tué par balle en janvier à Saint-Martin (Guadeloupe), a été mise en examen et écrouée pour assassinat - AFP

La femme de l'ancien vétérinaire Jean-Louis Turquin, tué par balle en janvier à Saint-Martin (Guadeloupe), a été mise en examen et écrouée vendredi pour assassinat, a annoncé le procureur de la République de Pointe-à-Pitre.

Le procureur Xavier Bonhomme a précisé lors d'une conférence de presse que le parquet avait requis la détention provisoire de Nadine Turquin, qui nie son implication.


Mme Turquin, 66 ans, avait été arrêtée mercredi après la découverte de "traces de poudre sur ses mains", selon une source proche du dossier.

M. Bonhomme a expliqué que des résultats d’expertises avaient en effet révélé "en début de semaine", la présence, "sur ses deux mains" de "19 particules typiques qui démontrent qu’elle était à proximité ou l’auteur du tir par arme à feu".

"Elle n’a pas d’explication" et s’en est tenue à sa première version, a indiqué le procureur, ajoutant qu’une "substance sanguine appartenant à Madame Turquin" a aussi été trouvée sur "un bris de verre" d’une carafe et qu’"aucun moment" lors de ses précédentes auditions, "elle n’avait indiqué qu’elle avait pu toucher un bris de verre".

"Madame Turquin ne nous dit pas tout, les éléments sont importants, corroborés", a affirmé M. Bonhomme, qui dit "ne fermer aucune porte" et étudier la possibilité de "la thèse de plusieurs auteurs".

L’enquête a démontré que "Mr Turquin avait une vie sentimentale assez lâche et large" et était "quelqu’un qui était très difficile à vivre", selon M. Bonhomme, "autoritaire", jusqu’à "l’interdiction" pour Mme Turquin, "de retourner en métropole voir sa famille et ses petits enfants".

Le couple envisageait le divorce "depuis plusieurs mois" selon le procureur, ce que confirme Maître Olivier Morice, avocat de Nadine Turqin. Ce dernier a pointé auprès de l’AFP des éléments à charge "extrêmement faibles".

Concernant la poudre relevée sur les mains de Mme Turquin, "c’est très simple", a-t-il expliqué, "c’est parce que lorsqu'elle a découvert le corps de son mari, elle l’a touché d’une part et d’autre part elle a pris un certain nombre de bris de verre parce qu’elle ne comprenait pas pourquoi ils étaient là". "Elle était pieds nus et en tongs et a marché sur ces bris de verre."

Me Morice rappelle la présence "d’ un ADN masculin sur le couteau" retrouvé sur les lieux, qui aurait servi à fouiller la maison "pour découvrir s’il y avait de l’argent".

Selon lui, "il n’y a aucun mobile : aujourd’hui elle se retrouve comme veuve avec moins de droits que lorsqu’elle était l’épouse de M. Jean-Louis Turquin".

Le vétérinaire de 68 ans, condamné en 1997 à 20 ans de réclusion pour l'assassinat de son fils de 8 ans, avait été découvert mort à son domicile, tué d’une balle dans le dos, dans la nuit du 6 au 7 janvier.

Sa femme, qu’il avait épousée en secondes noces lors de sa détention, avait expliqué avoir trouvé le corps "en rentrant d'une soirée", "dans la chambre à coucher", au domicile du couple à Mont-Vernon, dans le nord-est de l'île.

Une information judiciaire avait été ouverte pour "meurtre avec préméditation ou guet-apens".

Jean-Louis Turquin avait toujours clamé son innocence dans l'assassinat de son fils Charles-Edouard, dont le corps n'a jamais été retrouvé. En libération conditionnelle depuis 2006, il s'était installé à Saint-Martin en 2010 comme vétérinaire, avec son épouse.


Source : La Dépêche le 28 avril 2017

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Re: Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 09 juil. 2019, 09:36

Qui a tué Jean-Louis Turquin?

Le point sur le rebondissement qui vient d’intervenir dans l’enquête sur le meurtre du vétérinaire Jean-Louis Turquin...


Le 20 juin dernier, la mise en examen de Nadine Turquin pour l’assassinat de son mari, tué par balle en 2017 sur l’île de Saint-Martin aux Antilles, a été levée. Le nom du vétérinaire Jean-Louis Turquin avait fait la Une de l’actualité dans les années 90. Son fils de 7 ans, Charles-Edouard, avait subitement disparu de son domicile en 1991.


Jean-Louis Turquin avait été condamné en 1997 à 20 ans de prison pour un meurtre considéré dont le mobile selon l’accusation était une vengeance contre son épouse qui voulait divorcer. Jean-Louis Turquin a toujours protesté de son innocence et n’a jamais avoué.


Pendant sa détention, en 2000, il avait épousé Nadine et dès sa sortie de prison le couple s’était installé aux Antilles en 2010.
Tout le monde avait largement oublié “l’affaire Turquin”, jusqu’à cette nuit du 6 au 7 janvier 2017. Cette nuit-là, de retour d’une soirée d’anniversaire Nadine découvre le corps de son époux, abattu d’une balle dans le dos.


On pense à un cambriolage qui aurait mal tourné. Mais le 28 avril, 4 mois plus tard, Nadine Turquin est mise en examen pour assassinat.
Des analyses de police scientifique ont révélé en effet des traces de résidus de poudre sur ses mains. Malgré ses protestations d’innocence, elle est mise en détention provisoire pendant 2 mois. L’enquête s’intéresse ensuite aux relations du couple qui semblaient s’être fortement dégradées. Quand à son alibi, la soirée d’anniversaire à l’heure du crime, il est mis à mal par le témoignage de l’une des personnes présentes ce soir-là.

Des traces de poudre qui semblent indiquer la présence de Nadine au moment du crime... Un mobile: les relations difficiles dans le couple, et enfin un alibi qui s’effondre, c’est sur cette base que l’épouse de la victime avait été mise en examen pour assassinat.

Source : RTL

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Re: Condamné en 1997 pour l'assassinat de son fils, Jean-Louis Turquin tué à son domicile

Messagepar marathon » 09 juil. 2019, 09:42

Assassinat de Jean-Louis Turquin : les charges contre son épouse s’effondrent

La mise en examen de Nadine Turquin pour l’assassinat de son mari, tué par balle en 2017 sur l’île de Saint-Martin, a été levée jeudi. La justice estime notamment que son alibi est fondé.


Il n'y a désormais plus de suspect pour le meurtre de Jean-Louis Turquin. Selon nos informations, ce jeudi 20 juin, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Basse-Terre (Guadeloupe) a levé la mise en examen de l'unique suspecte : Nadine, son épouse. Le 28 avril 2017, cette femme de 68 ans avait été mise en examen pour l'assassinat de son mari, tué à 67 ans d'une balle dans le dos dans leur maison de l'île de Saint-Martin, dans la nuit du 6 au 7 janvier 2017.


Contre l'avis du parquet général, la chambre de l'instruction a écarté les lourdes charges qui pesaient contre Nadine Turquin. « C'est une victoire très importante, se félicite son avocat Me Olivier Morice. Les magistrats de la cour d'appel ont fait preuve d'un grand courage en prenant cette décision rarissime. Ils ont par là même démontré la faiblesse de l'accusation. »

Des objets de valeur dérobés

La nuit des faits, Nadine Turquin, comme elle nous l'avait raconté, avait fêté son anniversaire avec quatre amies dans un bar créole de l'île. Elle expliquait avoir découvert le corps sans vie de son mari à son retour. Plusieurs chambres avaient été fouillées et des objets de valeur dérobés.


Partie civile dans la procédure, cette ancienne professeure de danse était progressivement devenue suspecte aux yeux des enquêteurs. Et ce notamment après la découverte de 19 résidus de tirs sur ses mains. La sexagénaire proteste de son innocence mais est mise en examen et écrouée quatre mois après le meurtre – elle passera en tout deux mois en détention provisoire.


Depuis, l'enquête a progressé. Les témoignages ont confirmé la nature toxique de la relation du couple. Quand nous l'avions rencontrée à Saint-Martin, Nadine Turquin avait décrit son mari comme un homme secret, obnubilé par l'argent, se comportant comme un tyran domestique. Peu de temps avant sa mort, cet homme très riche et volage avait fait mettre son assurance-vie au nom de sa maîtresse et avait évincé son épouse de son testament. Nadine Turquin avait commencé à bâtir un dossier en vue d'un divorce. Pour la juge d'instruction, cette dernière ne manquait pas de mobiles pour supprimer son mari.


Des résidus de tirs par contamination indirecte ?


En mars 2018, une seconde expertise, confiée à un laboratoire de l'institut national de la police scientifique (INPS), met cette fois en évidence 29 résidus de tirs sur les mains de Nadine Turquin. Et, s'il n'exclut pas la possibilité d'une contamination indirecte, l'expert privilégie deux hypothèses : la veuve de Jean-Louis Turquin est l'auteur des coups de feu ou elle était présente sur la scène de crime au moment des tirs.


Une troisième expertise, confiée à un collège d'experts rendue en février 2019, va pourtant mettre en difficulté l'accusation. Leur rapport, très complet, rappelle que Nadine Turquin a indiqué avoir touché à plusieurs reprises le corps sans vie de son mari, ainsi que plusieurs objets de la scène de crime (lit, verre brisé). Or, selon eux, il est impossible de trancher entre la thèse de l'accusation (Nadine Turquin a tiré ou était présente) ou celle de la défense (une contamination). « La probabilité de trouver une soixantaine de particules caractéristiques de résidus de tirs sur les prélèvements effectués sur les mains de Madame Turquin est la même, quelle que soit l'hypothèse envisagée », concluent-ils.


Source : Le Parisien le 21 juin 2019


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