Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

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Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

Messagepar marathon » 06 mars 2019, 19:02

Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

Des restes humains ont été découverts dans une propriété du Vatican à Rome, a annoncé mardi le Saint-Siège, ce qui pourrait permettre à la police italienne de progresser dans les enquêtes sur deux mystérieuses disparitions remontant à 1983.


"Au cours de travaux de restauration dans une annexe de la nonciature apostolique (ambassade du Vatican en Italie, ndlr) des fragments d'ossements humains ont été retrouvés", a déclaré le Vatican dans un communiqué.

La police italienne a été informée et une enquête est en cours pour établir l'âge et le sexe du corps ainsi que la date du décès.

Les enquêteurs chercheront en particulier à déterminer si l'ADN de ces restes correspond à celui d'Emanuela Orlandi ou de Mirella Gregori, deux mineures disparues séparément à Rome en 1983.


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Emanuela Orlandi, fille d'un membre de la police vaticane, avait été vue la dernière fois le 22 juin 1983 alors qu'elle sortait d'un cours de musique.

Selon certains, la jeune fille de 15 ans aurait été enlevée par un gang du crime organisé pour faire pression sur des responsables du Vatican en vue de recouvrer un prêt. D'autres affirment qu'elle aurait été kidnappée pour obtenir la libération de Mehmet Ali Agca, le Turc qui avait tenté d'assassiner le pape Jean Paul II en 1981.

Son frère Pietro, qui mène depuis des décennies une campagne pour tenter de résoudre le mystère de cette disparition, a dénoncé le silence du Vatican et même sa complicité dans cette affaire. Le Vatican a affirmé à plusieurs reprises avoir coopéré avec la police italienne sur ce cas.

Mirella Gregori avait disparu 40 jours exactement avant Emanuela Orlandi. Selon sa mère, la jeune fille avait répondu à l'interphone, affirmant à ses parents qu'il s'agissait d'un camarade d'école et qu'elle allait lui parler brièvement avant de remonter chez elle. Elle n'est jamais réapparue.

Source : Belga le 30 octobre 2018





L'affaire Emanuela Orlandi


Emanuela Orlandi (née le 14 janvier 1968) est une citoyenne de la Cité du Vatican, fille d'un employé de la Préfecture de la Maison Pontificale, qui a disparu mystérieusement le 22 juin 1983. Cette disparition est l'une des affaires les plus obscures de l'histoire criminelle italienne ; prise pour une fugue au début, elle impliquera l'État du Vatican, l'État Italien, l'Institut pour les œuvres de religion (c'est-à-dire la Banque du Vatican) (IOR), la Banda della Magliana, la Banco Ambrosiano et les services secrets de différents pays. Elle n'est pas encore entièrement résolue à ce jour. La disparition d'Emanuela est parfois liée à celle d'une autre adolescente, romaine, Mirella Gregori, qui n'a jamais été retrouvée non plus.

En mai 2012, le père Gabriele Amorth affirme qu'Emanuela Orlandi a été enlevée par un membre de la police du Vatican pour des parties fines, puis assassinée. Amorth affirme que l'événement a impliqué également les fonctionnaires d'une ambassade étrangère sans en citer le nom. D'autres sources, policières, affirment que l'enlèvement a été effectué par des terroristes turcs (les Loups gris) pour réclamer la libération de Mehmet Ali Agca emprisonné pour avoir tiré sur le pape Jean-Paul II.


La disparition

Emanuela Orlandi est en deuxième année d'études au lycée scientifique à Rome. Bien que l'année scolaire s'achève, elle continue à prendre des leçons de flûte, trois fois par semaine, à l'école Tommaso Ludovico da Victoria, qui dépend de l'Institut pontifical de musique sacrée. Elle fait également partie du chœur de l'église Saint-Anne. Orlandi est la fille d'un employé laïc de la Préfecture du Vatican qui vit avec sa famille à l'intérieur de la Cité du Vatican. Elle est la quatrième des cinq enfants d'Ercole et Maria Orlandi.

Le 22 juin 1983, Emanuela se rend habituellement en bus à l'école de musique. Elle serait descendue de l'autobus après quelques arrêts puis aurait ensuite marché 180 à 210 mètres. Emanuela est en retard en classe. Plus tard, elle explique que son retard est dû à un appel téléphonique passé à sa sœur Federica, au cours duquel elle lui indique qu'elle a obtenu une offre d'emploi de la part d'un représentant des cosmétiques Avon. Il lui aurait proposé de faire un défilé, payé 375 000 lires, ce qui correspond à un salaire mensuel de l'époque. Emmanuella lui indique que l'inconnu conduisait une BMW verte. Sa sœur méfiante lui suggère d'en parler avec leurs parents avant de prendre toute décision. Emanuela aurait rencontré le représentant Avon, peu avant sa leçon de musique. À la fin de la leçon, Emanuela parle de l'offre d'emploi avec une amie, qui quitte la jeune fille à un arrêt de bus. Emanuela aurait été vue la dernière fois entrer dans une grosse voiture, une BMW, de couleur foncée. Emanuela s'est aussi confiée à une amie et camarade de l'école de musique, Raffaella Monzi, qui l'accompagnait à l'autobus ; elle la laisse à 19h30. Peu de temps après, Emanuela est vue par un policier en faction devant le Sénat (elle lui aurait demandé sa route pour aller à la Sala Borromini). L'officier a été interrogé par la police, bien plus tard ; il a indiqué que la jeune fille était avec un homme de grande taille d'environ 1,75 m, environ 35 ans, mince, une calvitie, portant une mallette : il conduisait une BMW de couleur sombre métallique, dans laquelle serait montée Emanuela. D'autres témoins signaleront avoir vu Emanuela monter dans une BMW. Le conducteur aurait des "similitudes" avec le très connu Enrico De Pedis membre de Banda della Magliana. Cette piste ne sera pas poursuivie à l'époque.

À 15h00, le jeudi 23 juin, du fait que la police croit en une fugue, les parents d'Emanuela appellent le directeur de l'école de musique pour demander si l'une des camarades de classe de leur fille aurait des informations sur elle. En effet, la police avait suggéré d'attendre parce que «peut-être la jeune fille était avec des amis». Ce même jour, Emanuela est officiellement déclarée «personne disparue». Au cours des deux prochains jours, les annonces de la disparition sont publiées dans les journaux avec le numéro de téléphone de la maison Orlandi. À 18h00, le samedi 25 juin, un appel téléphonique est reçu d'un jeune qui prétend être un garçon de 16 ans, nommé "Pierluigi". Il indique qu'avec sa fiancée, il a rencontré la jeune fille, avec une autre jeune fille, perdues au Campo de' Fiori cet après-midi là. Le jeune homme mentionne la flûte d'Emanuela, ses cheveux et les lunettes que la jeune fille n'aime pas ainsi que d'autres détails qui correspondent à la fille disparue. Selon "Pierluigi", Emanuela venait d'avoir une coupe de cheveux et se présente en tant que "Barbara". Il affirme qu'elle lui a déclaré qu'elle venait de s'enfuir de la maison et qu'elle vendait des produits Avon. Le 28 juin, un homme se faisant appeler "Mario" appelle la famille et prétend posséder un bar près de Ponte Vittorio, entre le Vatican et l'école de musique. L'homme déclare qu'une fille qui s'appelle "Barbara", une nouvelle cliente, lui avait confié être en fugue, mais qu'elle allait rentrer à la maison pour le mariage de sa sœur. Le 30 juin, 3000 affiches avec la photographie d'Emanuela Orlandi sont placardées dans Rome.

Le dimanche 3 juillet, le Pape Jean-Paul II , au cours de l'Angélus, fait appel à ceux qui sont responsables de la disparition d'Emanuela Orlandi, ce qui rend officiel pour la première fois, l'hypothèse de l'enlèvement

Depuis le jeudi 23 juin 1983, Emanuela n'a jamais été retrouvée ; elle est toujours recherchée. Les rumeurs les plus variées circulent concernant sa disparition.

La piste Ali Agca

Deux jours plus tard, la famille Orlandi reçoit le premier d'une autre série d'appels téléphoniques anonymes : Emanuela est censée être la prisonnière d'un groupe terroriste, les Loups gris, exigeant la libération de Mehmet Ali Agca, le Turc qui a tiré sur le pape sur la Place Saint-Pierre, le 13 mai 1981.

Aucune autre information n'est donnée. Dans les jours qui suivent, d'autres appels sont reçus, dont un, d'un homme qui sera surnommé « John l'américain », en raison de son accent ; il affirme avoir vu un homme et deux filles qui vendaient des cosmétiques, dont l'une prétendait être de Venise et s'appellerait Barbara. Au cours d'un autre appel téléphonique8, il cite « Mario » (les précédents appels). « John », déclare que « Barbara » lui avait dit qu'elle était partie, de chez elle, volontairement. La famille, ne tenant pas compte de cette hypothèse, perd confiance dans les appels de « Mario » et « Pierluigi ». « Mario » est identifié après de nombreuses années, comme étant, fort probablement, un homme proche de la Magliana Banda.

Lors d'un autre appel téléphonique, un enregistrement de la voix d'Emanuela sera diffusé11. Quelques heures plus tard, au cours d'un nouvel appel téléphonique parvenu au Vatican, le même homme propose un échange : Emanuela Orlandi contre Ali Agca.

L'interlocuteur anonyme mentionne à nouveau « Mario » et « Pierluigi », à l'origine d'appels téléphoniques antérieurs, en les définissant comme étant des membres de l'organisation.

Le 6 juillet, un homme avec une voix jeune et un accent américain informe l'agence d'information ANSA de la demande d'échange d'Orlandi contre Agca, demandant la participation du pape dans un délai de 20 jours et indiquant la présence d'un panier sur la place publique près du Parlement ; celui-ci contient, en effet, la preuve qu'Orlandi est entre ses mains. Il s'agit d'une photocopie de la carte de l'École de Musique, un accusé de réception et une note écrite à la main par la jeune fille enlevée.

Toutefois, le magistrat qui supervise le cas Orlandi ne croit pas qu'il y ait un lien crédible entre l'enlèvement d'Orlandi et l'agresseur du pape. Le 8 juillet, un homme, avec un accent présumé du Moyen-Orient, téléphone à l'un des camarades de classe d'Emanuela Orlandi : il déclare que celle-ci est entre ses mains et qu'il reste 20 jours pour faire l'échange avec Ali Agca. L'homme demande également la mise en place d'une ligne téléphonique directe avec le Secrétaire d'État du Vatican de l'époque, Agostino Casaroli. La ligne est installée le 18 juillet. Un total de 16 appels téléphoniques est passé par « l'Américain » à partir de différentes cabines téléphoniques publiques.

Agca déclare un jour qu'Emanuela Orlandi a été enlevée par des agents bulgares des Loups gris dont Agca est membre Il parle d'Orlandi, lors d'un entretien en prison avec la RAI Italienne, indiquant à l'intervieweur que la jeune fille est vivante et qu'elle n'est pas en danger. Elle vit cloîtrée dans un couvent. Il nie avoir connaissance directe du destin de la jeune fille, mais que ses affirmations résultent de « quelques déductions logiques ». En l'absence de preuves pour étayer ces allégations, l'affaire est close en juillet 1997. À la mi-2000, le juge Ferdinando Imposimato, se fondant sur ce qu'il sait des Loups Gris, un groupe d'extrême-droite turc, déclare qu'Orlandi, alors adulte, vivait une vie parfaitement intégrée dans la communauté musulmane et qu'elle aurait probablement vécu pendant longtemps à Paris.

Il reste le seul partisan de cette idée et de la connexion Orlandi-Agca. Dans une lettre publiée en 2006, Agca affirme qu'Emanuela Orlandi et une autre fille, Mirella Gregori, toutes deux disparues en 1983, ont été enlevées dans le cadre du plan pour obtenir sa libération de prison. Il affirme que les filles ont été cachées dans un palais royal au Liechtenstein.

Agca a été temporairement libéré de la prison d'Istanbul, après avoir purgé 25 ans en Italie et en Turquie pour l'assassinat d'Abdi İpekçi, un journaliste turc. Toutefois, il est rapidement emprisonné à nouveau, la libération résultant apparemment d'une « erreur ». Agca est définitivement libéré d'une prison turque en janvier 2010.

Le 9 novembre 2010, Mehmet Ali Agca est interviewé pour la première fois après sa libération par la télévision d'État en Turquie, la TRT, dans l'émission Kozmik Oda. Dans cette interview, outre qu'il déclare que le Vatican a organisé la tentative d'assassinat du Pape, il affirme qu'Orlandi a été maintenue prisonnière au Vatican (pour Agca) et qu'elle vit dorénavant dans un pays d'Europe centrale, nonne dans un monastère catholique. Il ajoute que la famille Orlandi peut voir sa fille chaque fois qu'ils le veulent mais qu'elle n'a pas été autorisée à quitter le monastère.

La piste des « Loups gris » sera également démentie par un ancien officier de la Stasi (Bohnsack Günter)16 et par un ancien membre de la Banda della Magliana .

Les autres hypothèses

En juillet 2005, à l'occasion de l'émission de télévision "Chi l'ha visto?" (Qui l'a vu? ) sur la RAI-, un appel téléphonique anonyme déclare : « Si vous voulez en savoir plus sur Emanuela, regardez sur la tombe de De Pedis ». La voix masculine ne sera jamais identifiée. Le corps de De Pedis est enterré dans la basilique de Saint-Apollinaire.

Le témoignage de Sabrina Minardi et la reprise de l'enquête[modifier | modifier le code]

En juin 2006, la journaliste Raffaella Notariale obtient une interview de Sabrina Minardi, l'ex-femme du footballeur de la Lazio de Rome, Bruno Giordano qui, entre le printemps 1982 et novembre 1984, a une aventure avec Enrico De Pedis. Deux ans et demi plus tard, le 23 juin de 2008, la presse italienne révèle que Sabrina Minardi a fait des déclarations devant le tribunal. Selon elle, Emanuela Orlandi a été tuée et son corps enfermé dans un sac puis jeté dans une bétonnière à Torvaianica. À cette occasion, selon Minardi, De Pedis se serait également débarrassé du corps d'un garçon de 11 ans tué pour se venger, Nicitra Domenico, le fils d'un ancien membre de la bande. Cependant le petit Nicitra a été tué le 21 juin 1993, dix ans après la date à laquelle Minardi situe l'épisode, et trois ans après la mort de De Pedis qui a eu lieu au début des années 1990. Selon les rapports de Sabrina Minardi, l'enlèvement matériel d'Emanuela Orlandi a été fait par Enrico De Pedis sur ordre de Mgr Paul Casimir Marcinkus « comme s'ils voulaient donner un message à quelqu'un parmi eux ».

Elle déclare en particulier être arrivée en voiture (une Autobianchi A112 blanche) au bar de Gianicolo où De Pedis lui avait dit de rencontrer une fille qui était censée « accompagner le préposé du Vatican ». Au rendez-vous, arrive une BMW noire conduite par «Sergio», le chauffeur de De Pedis et une Renault 5 rouge, avec à son bord, une certaine "Thérèse" (la femme de ménage de Daniela Mobili, amie de Minardi) et une jeune fille confuse, reconnue dans le témoignage comme étant Emanuela Orlandi. "Sergio" la laisse dans la BMW avec Minardi. Restée seule dans la voiture avec la jeune fille, Sabrina raconte qu'elles ont pleuré et ri ensemble et que la jeune fille «paraissait droguée». Arrivés dans une station essence, une Mercedes, avec des plaques d'immatriculation de la Cité du Vatican, attend avec un homme «qui ressemblait à un prêtre» : il prend le relais. La jeune fille aurait ensuite passé sa captivité à Rome, dans la propriété de Daniela Mobili, via Antonio Pignatelli à Monteverde nuovo - Gianicolense. Cette maison avait « un énorme sous-sol qui atteignait presque celui de l'hôpital San Camillo » (dont l'existence ainsi qu'un lac souterrain ont été retrouvés par les enquêteurs le 26 juin 2008. Thérèse, Minardi et Mobili s'occupaient d'Emanuela. Mobili a épousé Vittorio Sciattella, un proche de Danilo Abbruciati, un autre membre éminent de la Banda della Magliana, impliqué dans l'affaire Calvi ; il s'occupait de la restauration de l'immeuble de la Via Pignatelli9. Mobili nie connaître Minardi ou avoir eu un rôle dans l'enlèvement, parce qu'elle était, tout comme son mari, en prison. Minardi a toujours accusé la femme de ménage, "Thérèse", qui travaillait dans l'appartement à ce moment-là. Par la suite, Minardi mentionne une autre personne de la Bande (correspondant à un vieux portrait-robot) traqué par la police ; il avoue que le refuge dans la planque via Pignatelli était bien une cachette « mais pas pour les otages » mais les fugitifs. Elle fut le refuge de "Renatino" : il nie le lien entre l'ancien patron de la Magliana et l'enlèvement Orlandi. Puis apparaît Giulio Andreotti, avec qui Minardi a dîné à deux reprises, en compagnie d'un autre compatriote de De Pedis, à cette époque déjà recherché par la police. La femme précise toutefois qu'Andreotti « n'a rien à voir directement avec Emanuela Orlandi, mais avec Mgr Marcinkus ».

Les déclarations de Minardi, bien qu'elles soient reconnues par les enquêteurs comme partiellement incohérentes (du fait de l'usage de drogues dans le passé) deviennent crédibles en août 2008, à la suite de la découverte de la même BMW que Minardi déclare avoir utilisé pour le transport d'Emanuela Orlandi. Celle-ci appartient d'abord à Flavio Carboni, un homme d'affaires visé par l'enquête et plus tard acquitté dans le procès sur la mort de Roberto Calvi, puis à l'un des comparses de la Banda della Magliana.

La publication des rapports de la magistrature concernant Minardi a suscité des protestations du Vatican, qui, par le Père Federico Lombardi, porte-parole du bureau de presse du Vatican déclare qu'il y a en plus de l'absence « d'humanité et de respect pour la famille Orlandi, qui égaye leur douleur » des « allégations scandaleuses contre l'archevêque Marcinkus, mort depuis longtemps et incapable de se défendre »

Le 19 novembre 2009 Sabrina Minardi, interrogée au parquet de Rome par le procureur Capaldo Giancarlo et par le procureur de Maisto Simona, semble avoir reconnu l'identité de "John", c'est-à-dire l'homme qui, dans les jours suivant immédiatement la disparition d'Emanuela Orlandi, téléphone à plusieurs reprises à la famille

Le 21 novembre, Rai News 24 diffuse une autre interview de Sabrina Minardi, organisée par Raffaella Notariale. Minardi déclare qu'Emanuela Orlandi a passé les quinze premiers jours de captivité à Torvaianica, dans la maison sur la plage qui appartient à ses parents34.

Le 2 février 2010, Pierre Orlandi, frère d'Emanuela, rencontre Aǧca Ali, dont il reçoit l'assurance qu' « Emanuela est vivante et reviendra bientôt à la maison ». Selon l'ancien Loup gris, la jeune fille « vit maintenant recluse dans une villa en France ou en Suisse ».

Le 10 mars 2010, un nouveau suspect est annoncé : il s'agit de Sergio Virtù signalé par Sabrina Minardi comme étant le pilote de confiance de Renatino. Il aurait eu un rôle opérationnel dans l'enlèvement de la jeune fille. L'homme fait l'objet d'enquêtes pour des crimes, assassinats et enlèvements avec circonstances aggravantes. Virtù a été arrêté le jour de l'interrogatoire pour d'autres infractions et transféré à la prison de Regina Coeli. Il est l'ancien chauffeur de De Pedis. Une autre femme, que les enquêteurs ont présenté comme étant une ancienne partenaire, rapporte qu'il a joué un rôle dans l'enlèvement d'Orlandi et a reçu une compensation pour cela.

En juillet 2010 le Vicariat de Rome donne l'autorisation d'inspecter la tombe d'Enrico De Pedis dans la Basilique de Saint-Apollinaire.

Le 17 juin 2011, lors d'un débat sur le livre de Pierre Orlandi "Mia sorella Emanuela" (Ma sœur Emanuela) un homme avoue en direct qu'il est un ancien agent du SISMI et affirme qu'elle est en vie et se trouve dans un asile en Angleterre. Il ajoute qu'il a eu connaissance par Ercole Orlandi, le père d'Emanuela, que l'enlèvement était en rapport avec les activités de blanchiment d'argent "sale" liées à la Banca Antonveneta (es), relié à l'enlèvement de Calvi et la chute de la Banca Antonveneta (es).

Le 24 juillet 2011, Mancini Antonio, dans une interview à La Stampa, déclare qu'en effet Emanuela Orlandi a été enlevée par la Banda della Magliana pour récupérer l'argent investi dans la banque du Vatican à travers la Banco Ambrosiano, comme le suggère le juge Rosario Priore. Mancini mentionne la somme de 20 milliards de lires (sûrement sous-estimée) pour qu'Enrico De Pedis cesse les attaques contre le Vatican. Malgré tout cet argent, elle, Emanuela, n'avait pas été restituée. Entre autres, il souhaitait être enterré dans la basilique de Saint Apollinaire ce qui a eu lieu38.

Le 14 mai 2012, la tombe est enfin ouverte mais à l'intérieur, il n'y a que les restes des personnes décédées. En creusant plus profondément ne sont trouvés que des restes d'ossements datant de la période napoléonienne.

Quatre jours plus tard, le 18 mai, don Pietro Vergari, ancien aumônier de la prison Regina Cœli où avait été détenu De Pedis et recteur de la basilique Sant'Apollinaire, jusqu'en 1991, est inculpé pour complicité dans l'enlèvement d'Emanuela.

Les accusations à l'encontre de l'Archevêque Marcinkus

L'Archevêque Paul Casimir Marcinkus, interprète de Jean XXIII, garde du corps de Paul VI est nommé pro-président de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican en 1981, au troisième rang derrière le pape et le secrétaire d'État. Il conserve cette fonction jusqu'en 1984. Il est cité dans plusieurs autres affaires ; il est soupçonné d'avoir été en rapport avec l'organisation criminelle italienne Banda della Magliana.

L'archevêque est né à Cicero (Illinois) aux États-Unis. Selon certains journaux et publications mais aussi selon un rapport rédigé par le chef, puis adjoint du SISDE40 Vincenzo Parisi (it) dans une déclaration restée confidentielle jusqu'en 1995 « "l'Américain" serait l'archevêque Paul Marcinkus ». Il est alors, également, président de l'IOR, la "banque du Vatican" : les spécialistes du SISDE analysent les messages et les appels téléphoniques reçus par la famille, soit un total de 34 communications, fiables : la personne a une connaissance de la langue latine, meilleure que l'italien, sans doute de culture anglo-saxonne, avec un haut niveau culturel et la connaissance de l'église mondiale et du Vatican, ainsi qu'une connaissance approfondie de Rome (où il a probablement vécu). Cette piste des services secrets vient confirmer le témoignage de Sabrina Minardi, la maîtresse du gang de la Banda della Magliana.

Liens présumés avec la Banda della Magliana

En juillet 2005, lors de la diffusion de l'émission "Chi l'ha visto?" ("Qui l'a vu?"), sur Rai 3, un appel anonyme indique que pour résoudre le cas d'Emanuela Orlandi il est nécessaire d'aller voir qui est enterré dans la basilique de Saint Apollinaire (à Rome) et de contrôler la faveur faite par le cardinal Ugo Poletti. C'est ainsi qu'est découvert que le défunt n'était autre que le chef de la Banda della Magliana, Enrico De Pedis.

Le 20 février 2006, un repenti de la Banda Magliana, Antonio Mancini, affirme avoir reconnu la voix de Mario et qu'il s'agit d'un tueur au service de De Pedis, appelé "Rufetto". Les enquêtes menées par le Bureau du Procureur ne confirment pas ce point. Lors de la préparation du programme, mentionné ci-dessus, RAI 3 reçoit une carte postale représentant une ville du sud avec le texte suivant : "Laissez Renatino."

Le 30 juin 2008, est diffusé, dans l'émission Qui l'a vu ?, la version intégrale de l'appel téléphonique anonyme du juillet 200544 inédite jusque-là. Après les révélations sur la tombe de De Pedis et le cardinal Poletti, la voix a ajouté:« Et demandez au barman de la Via Montebello même si sa fille était avec elle ... avec l'autre Emanuela ». Le bar s'est avéré appartenir à la famille de Mirella Gregori, une autre jeune fille disparue à Rome, le 7 mai 1983, dans des circonstances mystérieuses et dont l'enlèvement a été relié à celui d'Orlandi21.

En juillet 2011, le Procureur de Rome fait arrêter certains membres de la famille romaine De Tomasi, accusés de crimes, d'usure et de blanchiment d'argent. Selon les enquêteurs, Giuseppe De Tomasi, connu en tant que "Sergione", est un membre de la "Banda della Magliana" et serait la même personne qui, en 1983, a appelé la famille Orlandi, identifié par le nom de "John", tandis que son fils, Carlo Alberto De Tomasi, est l'auteur de l'appel à "Qui l'a vu?" de juillet 2005.

Au cours de l'enquête, la police découvre que le criminel Enrico De Pedis a été enterré dans la basilique de Saint-Apollinaire. Un document officiel du Vatican déclarera que le criminel, responsable de plusieurs meurtres, a fait « des contributions particulières pour les jeunes, intéressé principalement dans leur formation humaine et chrétienne. » On découvre également qu'il avait payé pour la tombe, un milliard de lires (450 000 euros), au cardinal Ugo Poletti, vicaire général de Rome.

Le 14 mai 2012, la police italienne exhume le corps du gangster Enrico De Pedis, après autorisation du Vatican18 et après avoir reçu une dénonciation anonyme que le tombeau contient des indices sur le sort d'Emanuela Le corps de De Pedis était effectivement enterré dans la basilique de Saint-Apollinaire, aux côtés des papes et des Cardinaux. Le corps d'Emanuela ne s'y trouve pas . Le père Federico Lombardi, directeur de la Salle de presse du Vatican, s'est félicité de cette « initiative de la magistrature » y voyant « un fait positif, qui correspond à ce qui était souhaité, afin que tout soit fait pour le déroulement et la conclusion de l'enquête » .

Les disparitions de Mirella Gregori et Oleg Bitov

Mirella Gregori disparaît à Rome, le 7 mai 1983. À la disparition d'Emanuela Orlandi, un mois et demi plus tard, un rapprochement entre les deux affaires est fait. Mirella ne sera jamais retrouvée. Selon le témoignage de Mehmet Ali Agca, la disparition des deux jeunes filles est étroitement liée. Selon lui, elle est également liée à la disparition du journaliste soviétique Oleg G. Bitov, le 9 septembre 1983, à l'occasion du Festival du Film de Venise. Le 20 novembre 1984, dans un communiqué officiel, l'organisation d'extrême-droite turque les Loups Gris reconnait détenir les deux jeunes filles. Selon un ancien fonctionnaire de la Stasi, le service secret de la RDA, Günter Bohnsack, cette théorie permet aux Loups gris de détourner l'enquête sur la «piste bulgare» pour la tentative d'assassinat de Jean-Paul II.
La mère de Mireille, lors d'une visite du pape dans une paroisse romaine, le 15 décembre 1985, reconnait en Raoul Bonarelli, un homme de l'escorte papale, une personne qui parlait souvent avec sa fille et son ami, dans un bar situé près de son domicile.

La théorie des parties fines
En mai 2012, le Père Gabriele Amorth, exorciste de l'Église catholique, affirme qu'Emanuela Orlandi a été enlevée par un membre de la police du Vatican pour des parties fines organisées par Mgr Simeone Duca, ancien archiviste du Saint-Siège, puis assassinée. Selon lui, la police aurait agi en tant que "recruteur" des filles, déclare-t-il à La Stampa. « Le réseau implique le personnel diplomatique d'une ambassade étrangère au Saint-Siège », ambassade qu'il ne cite pas. D'autres pistes, laissent entendre qu'Emanuela Orlandi aurait été attirée et tuée dans une série de banquets dans laquelle aurait été sexuellement impliqués le clergé, un policier et le personnel du Vatican diplomatiques d'une ambassade étrangère au Saint-Siège.

La théorie Nicotri

En 2002, avec la publication du livre "Mistero Vaticano" (Le Mystère du Vatican) et en 2009, avec la publication de "Emanuela Orlandi - La verità" (Emanuela Orlandi - La vérité), le journaliste Pino Nicotri, ancien rédacteur en chef de L'Espresso, renverse complètement toutes les hypothèses sur l'enlèvement, les réduisant à des tentatives destinées à cacher les faits. Orlandi, selon Nicotri, serait morte au Vatican au cours d'une rencontre avec quelqu'un de très haut dans la hiérarchie ecclésiastique une situation qui ramène l'affaire Orlandi à celle de Wilma Montesi. À cet égard, un journaliste, Max Palmer, affirme avoir été frappé par la similitude. Dans ses livres, Pino Nicotri affirme que l'histoire des services secrets de l'Orient - et dans ce cas ils ne seraient pas impliqués du tout, selon lui - n'est rien de plus qu'une manœuvre opportuniste contre Jean-Paul II, pour l'affaiblir et réduire la force du mouvement de Solidarność. De même, selon la presse du web, les soi-disant "retournements" dans l'enquête, sont liés à des déclarations de témoins improbables au fil des années successives et l'implication présumée du crime organisé, n'est pas due à un complot international, mais une chaîne d'événements qui arrange les échelons supérieurs du Vatican et sont utilisés pour couvrir cette affaire épineuse.

L'implication de la Banda della Magliana en tant que soutien logistique des "Loups gris"[modifier

Il a été avancé le rôle présumé des deux organisations (Loups gris et Banda della Magliana). Cette dernière aurait pu apporter un soutien logistique aux "Loups gris" (comme dans le cas de l'Attentat de la gare de Bologne, en 1980). Il n'est pas impossible que l'organisation Italienne ait préparé la tentative d'assassinat de Jean-Paul II. L' opération Emanuela Orlandi, ne serait plus qu'une tentative, pour le compte des Loups gris, de libération du criminel turc.

La piste pédophile de Boston

En janvier 2002, à Boston : un scandale éclate : le Cardinal Law est accusé d'avoir couvert les prêtres pédophiles dans son diocèse pendant de nombreuses années. En mai 2002, le procès s'ouvre devant la Cour de Suffolk. Le journaliste Peronaci Fabrizio du Corriere della Sera fait un lien avec les enlèvements d'Emanuela Orlandi et Gregori Mirella. Le bureau de poste de la station de Kenmore dans le centre de Boston a été utilisé pour envoyer des lettres faisant allusion à des enlèvements et la prestation d'un groupe de pédophiles qui a signé NAMBLA (North American Boy Amant Man Association). En rapport avec ces faits, une enveloppe (portant le cachet de Kenmore) est adressée à Richard Roth, correspondant à Rome pour CBS : elle promet un épisode technique qui remuera les consciences. L'expertise graphologique établit que la lettre est de la même écriture qu'un message précédent.

Rebondissements[modifier

En 2010, Pierre Orlandi, frère d'Emanuela, a une entrevue avec Mehmet Ali Agca au cours de laquelle l'ancien terroriste confirme l'hypothèse de l'enlèvement par le Vatican (déjà mentionné lors d'un appel du 5 juillet 1983) : il implique le cardinal Giovanni Battista Re, estimant que cette personne était informée des faits Un an plus tard, l'enregistrement de l'interview est révélé dans l'émission télévisée Chi l'ha visto ? (it) mais le nom du cardinal est censuré. Pierre Orlandi, à ce moment-là, annonce qu'il a parlé au cardinal Giovanni Battista Re qui a nié les paroles de l'ancien terroriste.

En 2011, un repenti de la Banda della Magliana déclare au magistrat que l'enlèvement d'Emanuela n'est pas lié à l'organisation turque des Loups gris, ni à Ali Agca.

Emanuela a été vue en divers lieux durant des années, y compris à l'intérieur du Vatican, mais tous les signalements ne sont pas fiables. L'affaire Orlandi n'est toujours pas résolue mais les médias italiens suivent encore en 2013 les rebondissements de l'enquête.

Le 31 octobre 2018, lors de travaux dans la Villa Giorgina (it) propriété de l'État du Vatican, siège de la nonciature apostolique auprès de la République italienne à Rome, des ossements humains ont été retrouvés, il pourrait s'agir de ceux d'Emanuela Orlandi ou de Mirella Gregori (it). La police scientifique italienne analyse donc les restes pour en savoir plus : à compter de ce jour l'enquête à repris avec plus d'ardeur.

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Re: Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

Messagepar marathon » 06 mars 2019, 19:08

Votre fille est enterrée dans une tombe du Vatican"

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Emanuela Orlandi a disparu il y a 36 ans. Ses parents ont reçu une lettre anonyme qui affirme que l'adolescente a été enterrée dans une tombe au Vatican.

Depuis 36 ans, un mystère secoue la péninsule italienne. En juin 1983, Emanuela Orlandi, la fille d'un banquier du Vatican disparaissait sans laisser de trace. Elle se rendait ce jour-là à son cours de musique.

"Cherchez l'endroit vers lequel pointe l'ange"
La famille de l'adolescente vient de recevoir une lettre anonyme affirmant que leur fille est enterrée dans une tombe du Campo Santo dei Teutonici dei Fiamminghi, un cimetière de la cité du Vatican où sont inhumés des étrangers. Au sommet de la tombe se trouve la statue d'un ange en marbre qui pointe vers le sol. L'auteur de la lettre a écrit: "Cherchez l'endroit vers lequel pointe l'ange".

La tombe a déjà été ouverte

Laura Sgrò, l'avocate de la famille, a admis que de nombreuses personnes avaient des doutes sur la présence de la fillette dans ce cimetière. La famille a donc fait une demande au Vatican pour faire ouvrir la tombe. Les recherches ont démontré que la tombe avait déjà été ouverte, au moins une fois par le passé.

L'année dernière, des ossements humains avaient été découverts lors des travaux de rénovation d'une ambassade, au Vatican. L'expertise avait toutefois révélé qu'il s'agissait des restes d'un homme.

Théorie du complot

La disparition de l'adolescente alimente de nombreuses théories du complot. Certains ont évoqué un prêt d'une banque vaticane à la Mafia qui aurait mal tourné. D'autres ont sous-entendu que la jeune femme aurait été retenue en otage pour forcer la libération de Mehmet Ali Agca, un Turc qui a tenté d'assassiner le pape Jean-Paul II, en 1981.

En 2005, encore, une personne annonçait à la télévision que la jeune fille se trouvait dans la tombe d'Enrico 'Renatino' De Pedis, un chef de la mafia qui avait dirigé la redoutable bande Magliana dans les années 1980. La tombe avait été fouillée en 2012, sans résultat.


Source : Source: The Telegraph, The Tablet le 6 mars 2019

marathon
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Re: Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

Messagepar marathon » 03 juil. 2019, 10:15

Fouilles au Vatican, 36 ans après la disparition d'une adolescente



Image

Deux tombes d'un cimetière allemand de la Cité du Vatican vont être ouvertes dans le cadre d'une enquête sur la disparition inexpliquée voici 36 ans d'Emanuela Orlandi, fille d'un employé du Vatican, a annoncé mardi le Saint-Siège.


L'opération d'exhumation dans le "Cimetière teutonique", à deux pas de la résidence du pape François et de la basilique Saint-Pierre, a été autorisée par la justice vaticane et se déroulera le 11 juillet.
Ce fait divers non résolu défraie la chronique italienne depuis des décennies, sur fond de théories du complot impliquant parfois la pègre et le Vatican.


Emanuela Orlandi, fille âgée de 15 ans d'un employé de la Préfecture de la maison pontificale, vivant dans la Cité du Vatican, avait été vue la dernière fois le 22 juin 1983 alors qu'elle sortait d'un cours de musique à Rome.
L'avocate de sa famille a reçu l'été dernier un message indiquant "Cherchez à l'endroit où pointe l'ange" accompagné d'une photographie montrant des plaques tombales. Un ange sculpté en marbre lisant sur une tablette l'inscription "Repose en paix" trône effectivement dans le Cimetière teutonique du Vatican.


Alessandro Gisotti, porte-parole du Vatican, a indiqué mardi dans un communiqué que l'opération se déroulera en présence des avocats de la famille Orlandi ainsi que de représentants des personnes enterrées à l'endroit des fouilles. Les restes mis à jour donneront lieu a des analyses ADN.

Énième rebondissement fin octobre


L'affaire avait connu un énième rebondissement fin octobre après la découverte de restes humains par des ouvriers effectuant des travaux de terrassement à Rome dans un petit bâtiment situé dans le parc de l'ambassade du Saint-siège auprès de l'Italie. Des examens scientifiques avaient finalement conclu que les ossements, très anciens, n'étaient pas ceux de la jeune fille.

Source : 7 sur 7 le 2 juillet 2019

marathon
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Re: Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

Messagepar marathon » 13 juil. 2019, 09:38

36 ans après la disparition d’Emanuela Orlandi, enquête au cimetière du Vatican

Le corps d’Emanuela Orlandi, disparue depuis 1983 à l’âge de 15 ans, n’a jamais pas été retrouvé. Le Vatican, où elle vivait avec ses parents, autorise ce jeudi l’ouverture de deux tombes.


L'afffaire hante l'Italie depuis 36 ans. Le 22 juin 1983, Emanuela Orlandi, 15 ans, disparaît mystérieusement à la sortie de la paroisse où elle prend des cours de flûte. Ses parents donnent l'alerte : c'est le début de l'un des faits divers les plus obscurs d'Italie. Fille d'un employé du Saint-Siège, Emanuela Orlandi est née à Rome, le 14 janvier 1968 : elle aurait 51 ans aujourd'hui.


Quatrième d'une famille de cinq enfants, elle vivait à l'intérieur de la Cité du Vatican. Elle aurait été vue pour la dernière fois à un arrêt de bus, à deux pas la place Navone, un peu après 19 heures, le jour de sa disparition. La piste de l'enlèvement est tout de suite étudiée. D'autres pistes se succèdent, mais aucune ne permet de résoudre cette affaire.


Ce fait divers non résolu, qui défraie la chronique italienne depuis des décennies, sur fond de théories du complot impliquant parfois la pègre et le Vatican, est de nouveau sous le feu des projecteurs. Le 2 juillet, le Saint-Siège a annoncé l'ouverture de deux tombes anonymes dans le « Cimetière teutonique », à deux pas de la résidence du pape François et de la basilique Saint-Pierre. L'opération a été autorisée par la justice vaticane et se déroulera le ce jeudi 11 juillet. Situé en bordure du Vatican, sur le territoire italien, le cimetière des Allemands et des Flamands « Campo Santo dei Tedeschi e dei Fiamminghi » sera peut-être le point final de cette affaire.


«Cherchez à l'endroit où pointe l'ange»


Un jour d'été 2018, l'avocate de sa famille a reçu une mystérieuse lettre anonyme indiquant : « Cherchez à l'endroit où pointe l'ange » accompagné d'une photographie montrant des plaques tombales afin de retrouver la trace de la jeune fille disparue. Le cimetière teutonique du Vatican abrite effectivement un ange sculpté en marbre lisant sur une tablette l'inscription « Repose en paix » qui trône en son sein.


D'après quelques témoins, deux tombes voisines l'une de l'autre sont régulièrement fleuries, de façon très mystérieuse, par des mains anonymes.









Alessandro Gisotti, porte-parole du Vatican, a indiqué mardi dans un communiqué que l'opération se déroulera en présence des avocats de la famille Orlandi ainsi que de représentants des personnes enterrées à l'endroit des fouilles. Des tests ADN seront effectués afin de déterminer si les restes mis au jour sont effectivement ceux d'Emanuela Orlandi.


«Un corps sur lequel pleurer»


L'affaire avait connu un énième rebondissement fin octobre après la découverte de restes humains par des ouvriers effectuant des travaux de terrassement au 27 de la rue Po, dans un petit bâtiment situé dans le parc de l'ambassade du Saint-siège. Cependant, des examens scientifiques avaient finalement conclu que les ossements, très anciens, n'étaient pas ceux de la jeune fille mais appartiennent à un homme mort entre 90 et 230 après Jésus-Christ.


Source : Le Parisien le 10 juillet 2019

marathon
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Re: Des restes humains découverts dans une propriété du Vatican à Rome

Messagepar marathon » 29 juil. 2019, 09:39

La trace d’Emanuela Orlandi dans les ossuaires du Vatican ou dans les archives de la CIA?

Des experts ont commencé samedi à examiner les restes retrouvés dans deux ossuaires du Vatican, dans l'espoir d'élucider le mystère Emanuela Orlandi, une adolescente disparue il y a 36 ans, a annoncé le Saint-Siège.



Ces restes avaient été extraits le 20 juillet dans le sous-sol du Collège pontifical teutonique. Il s'agit de milliers d'ossements ou de fragments d'os, d'adultes ou d’enfants.

Fouilles au Vatican, 36 ans après la disparition d'une adolescente

"Votre fille est enterrée dans une tombe du Vatican"

Message anonyme

Sous la direction du professeur Giovanni Arcudi, désigné par le tribunal du Vatican, et en présence d'un expert et de l'avocat désignés par la famille Orlandi, les analyses visent surtout à dater les restes. Les experts estiment que les ossements retrouvés ont été transférés dans ces ossuaires lors de travaux réalisés au Collège pontifical et au cimetière attenant entre les années 1970 et 1980. Ce pourrait être le cas des restes des deux princesses inhumées au XIXe siècle dans le petit cimetière et dont les tombes avaient été retrouvées vides lors de fouilles début juillet. Si les restes d'Emanuela Orlandi se trouvent avec ceux de l'une des princesses, comme l'a laissé entendre un message anonyme reçu l'été dernier par l'avocate de la famille, ils devraient apparaître plus récents que les autres.


Des théories jamais prouvées


La jeune fille, citoyenne du Vatican dont le père travaillait dans le micro-Etat, a disparu après un cours de musique à Rome le 22 juin 1983. Cette affaire a donné lieu à de multiples théories jamais prouvées.

Coulée dans le béton?

Une ancienne maîtresse d'Enrico de Pedis, un "boss" soupçonné d'appartenir à la fois à la mafia, à la loge maçonnique P2 et à des secteurs de la finance du Vatican, a affirmé qu'il avait enlevé la jeune fille et coulé son corps dans du béton. Pour vérifier, la justice italienne est allée jusqu'à faire ouvrir en 2012 la tombe du "boss", tué en 1990 dans un règlement de comptes.


Vivante?

Une autre thèse évoque un enlèvement de l'adolescente pour arracher la libération de Mehmet Ali Agça, le Turc qui avait tenté d'assassiner le pape Jean Paul II en 1981 deux ans plus tôt. Dans une lettre ouverte citée par les médias italiens cette semaine, M. Ali Agça, qui a été libéré en 2010 et multiplie les déclarations fracassantes, a assuré qu'Emanuela Orlandi était vivante et qu'il fallait chercher sa trace dans les archives de la CIA.


Source : AFP le 27 juillet 2019


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