Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

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Messagepar marathon » 22 nov. 2019, 18:22

Meurtre d'Elodie Kulik: le procès de Willy Bardon devant les assises de la Somme



Le procès de Willy Bardon, poursuivi pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik en 2002, s'est ouvert jeudi devant la Cour d'assises d'Amiens.

En chemise et pantalon noir, l'accusé, qui comparaît libre et sous contrôle judiciaire, a pris la parole pour décliner des éléments de son identité, en présence de ses avocats, notamment Stéphane Daquo et Marc Bailly.

La première journée d'audience, ainsi que celle de vendredi, sont consacrées à l'étude de la personnalité de M. Bardon.

Jacky Kulik, père de la victime et partie civile, s'est présenté au tribunal accompagné de proches, qui portaient un large cadre présentant une photo de la victime.

"J'ai surtout craint de ne pas arriver à aujourd'hui, de mourir avant de savoir", a-t-il affirmé auprès de l'AFP. "Je vais me sentir libéré d'ici quelques jours, quand le verdict sera prononcé, parce que j'espère que les jurés condamneront Willy Bardon à une très, très forte peine".

Désormais âgé de 45 ans, Willy Bardon est poursuivi pour viol, enlèvement, séquestration et homicide volontaire, et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

"En plus des qualifications d'aujourd'hui, il y a une qualification qui a été oubliée, c'est vol de liberté, parce qu'après tout il a volé 17 ans de notre liberté", a estimé M. Kulik.

"Notre client est pressé de venir dire et faire entendre son innocence dans ce dossier", a affirmé de son côté l'un des avocats de Willy Bardon, Stéphane Daquo.

"Pour les preuves, scientifiquement en tout cas, il n'y en a pas, on est plus sur du qu'en-dira-t-on qu'autre chose", a-t-il ajouté. "L'image que je vais donner aux jurés, c'est que la justice a un bandeau (sur les yeux, ndlr), ça veut dire qu'il ne faut pas être influencé par tout ce qui se dit à l'extérieur".

"De très nombreux magistrats à l'instruction, à la cour d'appel et jusqu'à la Cour de cassation ont décidé que les charges étaient suffisantes pour envoyer Willy Bardon devant une cour d'assises, il a bien fallu qu'ils se fondent sur des éléments qui nous apparaissent, nous, très sérieux", a au contraire estimé Didier Seban, avocat de Jacky Kulik et de son fils Fabien.

En janvier 2002, le corps de l'Elodie Kulik, alors âgée de 24 ans, avait été retrouvé dénudé et partiellement calciné à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin. Cette directrice d'une agence bancaire avait été violée puis étranglée, alors qu'elle rentrait chez elle. Sa voiture avait été découverte à six kilomètres de là, accidentée en bordure d'une route départementale.


Source : AFP le 21 novembre 2019

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Messagepar marathon » 22 nov. 2019, 18:25

Meurtre d'Elodie Kulik: Willy Bardon, "un bon père", parfois très porté sur l'alcool


Meurtre d'Elodie Kulik: le procès de Willy Bardon devant les assises de la Somme

Une "grande gueule" toujours "disponible pour les autres", un "bon père" qui pouvait rentrer "fortement alcoolisé": au premier jour du procès de Willy Bardon, poursuivi pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik en 2002, les témoins ont commencé à dessiner la personnalité contrastée de l'accusé.

Willy Bardon a été "un bon père, il n'a jamais été méchant avec nous", a spontanément déclaré devant les assises de la Somme à Amiens son ancienne compagne, Christelle P., avec laquelle il a entretenu une relation pendant 24 ans, et dont il a eu un fils, né en 2003.

Peu loquace, souvent hésitante devant les questions de la présidente Martine Brancourt, Christelle P. a ensuite évoqué la consommation d'alcool de l'accusé, de plus en plus importante "au fil des années", notamment lors des soirées après les "sorties 4x4", sa passion : "il y avait toujours beaucoup d'alcool".

- "Quelqu'un d'autre" -

"Il a toujours été travailleur", faisant en sorte que sa famille "ne manque de rien", a aussi remarqué son ancienne compagne. Au point qu'elle avait "l'impression d'avoir vécu avec quelqu'un d'autre" que l'homme que lui ont décrit les gendarmes au cours de l'enquête. C'est eux qui lui ont appris la relation extra-conjugale qu'il entretenait, et qui a entraîné leur rupture.

La maîtresse de M. Bardon est aujourd'hui devenue sa concubine. Elle doit être entendue vendredi.

René Bardon, le frère aîné de l'accusé, a, lui, détaillé comment il s'est rapproché de ce dernier à partir de 2013 et sa mise en examen. "J'ai bien senti qu'il avait besoin de moi comme soutien, je suis son seul frère de sang", a-t-il avancé, évoquant leurs sept demi-frères et soeurs.

"On a eu une enfance classique, on a été élevés à la normale". Willy Bardon "est courageux, toujours disponible pour les autres", dit-il, tout en reconnaissant son caractère "grande gueule".

Questionné sur la consommation d'alcool de son frère, il a souligné que leur père avait eu "une dépendance alcoolique". "Ca marque les esprits quand vous êtes adolescent. Je sais que c'est un poison, et que ça peut être grave. Je ne pense pas que mon frère est dépendant".

L'enquêtrice de personnalité avait peu avant décrit un milieu familial "modeste", avec un père "mécanicien poids lourd" et une mère au foyer, répondant aux "besoins matériels" de Willy Bardon pendant son enfance, et "sans carence affective".

- Relations "à trois" -

Au cours des débats, plusieurs questions ont également abordé le désir de relations sexuelles "à trois" de M. Bardon, entraînant les premiers accrochages à l'audience.

Les avocats de la partie civile ont justifié ces questions par le fait que la victime, Elodie Kulik, avait été violée "par deux personnes". "Rien ne permet de l'affirmer", a rétorqué en substance Me Stéphane Daquo, avocat de la défense.

Un autre aspect de la personnalité a émergé avec le témoignage d'Amandine R. qui a raconté comment, en 2007, à 18 ans, elle avait été intimidée et suivie de près en voiture par cet homme de 15 ans plus vieux qu'elle, quelques temps après une première altercation lors d'une soirée entre amis.

"Il s'est mis derriere moi, il faisait des zig-zags, il rigolait", a-t-elle détaillé. "J'ai eu très peur". Willy Bardon regrette l'avoir effrayée, mais assure ne pas avoir "collé" son véhicule.

"Ca fait furieusement penser à ce a pu arriver à Elodie le soir de son meurtre", a estimé Didier Seban, l'avocat de Jacky Kulik, le père de la victime.

En janvier 2002, le corps de la jeune femme de 24 ans avait été retrouvé dénudé et partiellement calciné à Tertry (Somme).

Sa voiture avait été découverte à six kilomètres de là, accidentée, en bordure d'une route départementale.

"Il n'en ressort pas une double personnalité", a tempéré l'avocat de Willy Bardon, Marc Bailly. "Quand on regarde les éléments objectifs, on se rend compte à quel point ils sont faibles. On se raccroche à des éléments extérieurs, subjectifs, des rumeurs. On n'est pas devant une cour d'assises pour une mauvaise réputation".


Source : AFP le 21 novembre 2019

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 22 nov. 2019, 18:27

Affaire Élodie Kulik: retour sur l'un des plus vieux mystères judiciaires français


Au deuxième jour du procès de Willy Bardon, accusé du viol et du meurtre d'Elodie Kulik en 2002, son ex-maîtresse devenue sa conjointe a dépeint un homme «sensible», au cours d'une audience où des incompréhensions sont apparues entre la cour et les témoins.


Devant la cour d'assises de la Somme, à Amiens, Amélie D. date de 2007 le début de sa relation intime avec Willy Bardon. A l'époque, déjà en couple avec un autre homme, elle subit des violences conjugales. Elle se confie à son amant, qui l'oriente vers des associations, mais elle lui demande de ne pas intervenir. «Il a pris sur lui. J'avais peur des répercussions envers moi, que ce soit pire». Willy Bardon finira par mettre en garde le conjoint violent, avec l'accord d'Amélie D., après de nouveaux coups portés sur elle devant sa fille. Après leurs séparations respectives, Amélie D. et Willy Bardon s'installent ensemble, malgré la mise en examen de ce dernier. «Je ne l'ai pas lâché, les sentiments sont plus forts», précise-t-elle. Tandis qu'elle décrit en l'accusé un homme «gueulard», «dragueur», «très gentil», l'avocate générale Anne-Laure Sandretto s'attarde sur leurs pratiques sexuelles. Elle fait lecture de leurs échanges de SMS aux termes parfois crus, soulignant les demandes, qu'elle juge «insistantes», formulées par Willy Bardon pour des rapports lorsque Amélie D. a ses règles.

Elodie Kulik «était indisposée au moment des faits, il me paraît important qu'on sache concrètement ce qui s'est passé à ce moment-là», se justifie-t-elle. Quand Amélie D. dévoile des soupçons sur un autre homme qui pourrait selon elle avoir été l'auteur des crimes, Anne-Laure Sandretto s'emporte : «à aucun moment pendant l'enquête vous n'avez écrit au juge d'instruction pour demander à réorienter l'enquête». «Il faut le savoir aussi qu'on peut le demander», répond Amélie D. Un autre échange est révélateur du fossé séparant parfois l'accusé et les témoins de la cour, lorsqu'un juge-assesseur interroge Willy Bardon sur les raisons le poussant à préférer sa voiture à un hôtel comme théâtre de ses relations sexuelles extra-conjugales.

L'accusé évoque l'impossibilité de régler par carte-bleue pour ne pas laisser de trace sur un relevé bancaire, mais le juge ne comprend pas, ignorant que certains hôtels, sans gardien de nuit, ne sont accessibles le soir qu'avec un paiement par carte. Il faudra l'intervention de l'avocate générale pour mettre fin au quiproquo


Source : Le Figaro le 22 novembre 2019





Un article de Ouest France du 22 novembre 2019

Meurtre d'Élodie Kulik. L'ombre d'un troisième homme évoquée par les premiers témoins

les débats sur la personnalité de l'accusé ont parfois dévié, faisant surgir l'ombre d'un autre homme, « observateur » potentiel des crimes.

Dans la matinée, c'est Amélie D., maitresse de Willy Bardon à partir de 2007, et qui vit désormais avec lui, qui a répondu aux questions de la cour d'assises d'Amiens, notamment sur les violences conjugales subies auprès d'un précédent compagnon, et sur la réaction de celui qui était alors son amant.

« Willy voulait que j'appelle le 39.19, que j'aille voir des associations... mais je lui interdisais d'intervenir », a-t-elle expliqué à la barre. « Il a pris sur lui. J'avais peur des répercussions envers moi, que ce soit pire ».

Demandes insistantes

Tandis qu'elle voit en l'accusé un homme « gueulard », « dragueur », « très gentil », l'avocate générale Anne-Laure Sandretto s'attarde sur leurs pratiques sexuelles. Elle fait lecture de leurs échanges de SMS aux termes parfois crus, soulignant les demandes, qu'elle juge « insistantes », formulées par Willy Bardon pour des rapports lorsque Amélie D. a ses règles. Celle-ci évoque un « fantasme ».

Elodie Kulik « était indisposée au moment des faits, il me paraît important qu'on sache concrètement ce qui s'est passé à ce moment-là », se justifie l'avocate générale.

Puis, répondant aux questions de la défense, Amélie D. dévoile ses soupçons dirigés sur un autre homme, Christophe M., qui pourrait selon elle avoir participé aux crimes. Il aurait eu des « gestes déplacés » envers elle et sa petite soeur.

Anne-Laure Sandretto s'emporte: « à aucun moment pendant l'enquête vous n'avez écrit au juge d'instruction pour demander à réorienter l'enquête » vers cet individu.


« Il faut le savoir aussi, qu'on peut le demander », répond Amélie D. Sans preuve, elle estime qu'elle n'avait « pas le droit d'accuser ».

Obscénités

Une autre audition vient prolonger les échanges à propos de Christophe M., celle de Myriam H., sa compagne en 2012, époque où la police a conclu à la participation aux faits de Grégory Wiart, qui est décédé en 2003. Christophe M., qui n'était pas encore majeur, était alors son apprenti.

Myriam H., commerçante de 47 ans, a été en contact une seule fois avec Willy Bardon, quelques minutes seulement au cours desquelles il lui a proféré des « obscénités très choquantes », si « violentes » qu'elle n'a jamais souhaité le revoir.

Elle donne un échantillon très cru, et conclut : « C'était des mots hard »... Willy Bardon dit ne pas se souvenir « des termes », mais ne conteste pas.

Questionnée sur la personnalité de Christophe M., elle déclare d'emblée que « c'est très, très compliqué ». « Des fois on comprenait pas, il pétait un plomb. Il était très gentil et puis ça explosait », précise-t-elle, évoquant un comportement « bipolaire ».

Troisième homme ?

Elle est ensuite interrogé sur les réactions du « milieu du 4x4 », auquel elle n'a jamais appartenu mais que fréquentaient Gregory Wiart, Willy Bardon et Christophe M., quand l'implication du premier a été révélée, en janvier 2012, grâce à son empreinte ADN retrouvée sur la scène de crime.

« Tout le monde est tombé de haut », a-t-elle décrit. « Tout le monde a été un peu surpris, un peu en panique, il y eu beaucoup de coups de téléphones entre copains, entre gars du 4x4, le téléphone ne faisait que biper ».

Quelques semaines plus tard, Christophe M., dont le profil génétique pourrait correspondre avec un ADN mitochondrial retrouvé sur les lieux, avait été placé en garde-à-vue.

« Ça m'a énormément secouée, il y a beaucoup de choses qui se passent dans votre tête, si ça se trouve je suis en couple avec quelqu'un qui est impliqué », se remémore-telle.

La cour lui demande son sentiment. « Je me suis toujours posé la question - être impliqué je ne pense pas, être observateur de la scène, peut être, savoir des choses, je pense oui ».

Christophe M. sera entendu jeudi 28 novembre.

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 22 nov. 2019, 18:41

Affaire Élodie Kulik : « Nounours gentil » ou « affamé du cul », qui est vraiment Willy Bardon ?

Le mouvement était presque imperceptible. A la barre depuis une bonne heure déjà, Amélie D. a commencé à se tourner vers le fond du prétoire en rosissant, avant de se raviser brusquement pour éviter de croiser le moindre regard. « C’est gênant, finit-elle par avouer. C’est que… J’ai de la famille dans la salle… » Pour la huitième fois, Martine Brancourt, la présidente de la cour d’assises de la Somme, venait de lui poser une question sur ses pratiques sexuelles.

« Je sais que ce n’est pas évident, justifie la magistrate. Mais ces questions sont en lien avec le dossier… » Depuis jeudi, Willy Bardon, 45 ans, est en effet jugé pour le viol en réunion et le meurtre d’Elodie Kulik, dont le corps à demi-carbonisé a été découvert en janvier 2002 sur un terrain vague, à Tertry (Somme). Car le problème, c’est que Willy Bardon traîne, d’après l’enquête, la réputation d’être au mieux « un dragueur invétéré », au pire un « affamé du cul ».

Il faut donc poser la question à Amélie D. Emmitouflée sous un gros pull et une écharpe en laine, la jeune femme est citée comme témoin parce qu’elle partage la vie de l’accusé depuis douze années. Dont les six premières dans le plus grand secret. « A l’origine, Willy était l’oncle de mon concubin, raconte-t-elle. On se voyait aux repas de famille. On s’est rapprochés. D’abord par la parole. Il est devenu mon confident. Et puis, on a fini par sauter le pas et commencer une relation extraconjugale sans que personne ne le sache. »

Quand Bardon voulait un plan à trois avec sa compagne et sa maîtresse

Crâne dégarni, nez épaté et léger embonpoint : Willy Bardon n’a pas le physique d’un jeune premier. « Mais c’est un charmeur », décrit Amélie D. « Un gueulard, aussi », complète-t-elle. « Du genre à dire ce qu’il pense », assure son frère, René. Et à proposer ce qu’il veut. Y compris sur le plan sexuel.

Christelle P. en sait quelque chose. Jeudi après-midi, cette femme, avec qui il est resté vingt-quatre ans et a eu un enfant, est venue à la même barre raconter la proposition de plan à trois qu’il lui avait faite un jour. Pas avec n’importe qui : avec Amélie D. justement. Soit la fille avec qui il la trompait depuis des semaines. « De toute façon, c’était un refus de ma part », précise cette dernière lors de son audition.

Les rapports dans la fourgonnette et les photos dénudées

Dissimulée derrière ses longs cheveux auburn, cette conseillère financière de 34 ans explique qu’ils ont toujours parlé de leurs fantasmes respectifs « pour ne pas tomber dans la routine ». Mais que ce n’est pas pour autant qu’elle était prête à tout. D’accord pour les « jouets », d’accord pour avoir des rapports dans la fourgonnette ou dans les bois faute de mieux, elle l’était beaucoup moins pour lui envoyer des photos d’elle nue.

Et encore moins pour lui « offrir à Noël » le rapport sexuel qu’il réclamait précisément à ce moment-là parce qu’elle était « indisposée ». La question ne serait sans doute pas revenue sur le tapis de la cour d’assises à plusieurs reprises si un tampon hygiénique usagé n’avait pas été découvert à côté du cadavre d’Elodie Kulik…




Un plan à trois n’est pas un acte « pénalement répréhensible »

Impassible, Willy Bardon n’a jamais cillé pendant tous ces échanges. Sans doute parce qu’il sait, comme l’a rappelé Stéphane Daquo, son avocat, qu’un plan à trois n’est pas un acte « pénalement répréhensible ». Et que son attrait pour les « gang-bang », que la présidente a tant de mal à prononcer, et les « bars à thèmes de Paris » ne font pas de lui un violeur.

Mais surtout que les témoins qui se sont succédé à la barre depuis deux jours l’ont décrit comme un homme « gentil », un « Nounours » plus susceptible d’aider les jeunes femmes en danger que de les étrangler dans un champ en pleine nuit après les avoir violées. Mais c’est pour cela qu’il encourt aujourd’hui une peine de réclusion à perpétuité. Il devrait commencé à être interrogé par la cour lundi. Le verdict, lui, est attendu pour le 4 décembre


Source : 20 Minutes le 22 novembre 2019

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 23 nov. 2019, 16:07

Tout le monde soupçonnait tout le monde du meurtre d’Élodie Kulik


La cour d’assises de la Somme a entendu vendredi plusieurs membres de l’entourage de Willy Bardon, accusé du viol et du meurtre d’Élodie Kulik, en janvier 2002, près de Péronne. L’occasion de comprendre les méandres d’une enquête délicate.


Quand la nouvelle tombe, au début de l’année 2012, de l’implication de Grégory Wiart dans le viol et le meurtre d’Élodie Kulik, c’est tout un canton qui est frappé de stupeur. Autour de Montescourt-Lizerollles, où il habitait, le jeune homme était connu. Et beaucoup savent qu’il est mort dans un accident de voiture, huit ans plus tôt.

Mais outre son ADN complet, les enquêteurs détiennent également l’enregistrement du dernier appel au secours de la victime. Vingt-six secondes d’un cri terrifié, entrecoupé de quelques paroles d’hommes : Wiart avait un ou peut-être deux complices.



Myriam, qui était vendeuse ambulante à l’époque, traversait les villages dans son camion. Hier, à la barre de la cour d’assises, elle se souvient : « Beaucoup de gens ne parlaient que de ça. »

ADN mitochondrial

On faisait en fait le tour des copains de Wiart. De ceux avec qui il avait l’habitude de sortir en 4 x 4, ou qu’il retrouvait à l’occasion d’une soirée autour d’un verre. Willy Bardon était de ceux-là. Amélie, sa compagne, se souvient qu’« ils s’appelaient tous, pour en parler ».



Elle n’a pas vraiment le souvenir que son homme ait particulièrement paru inquiet, mais plutôt : « On a tous les deux pensé à la même personne. » Un jeune type qui s’appelle Christophe et qui était l’apprenti de Wiart, plombier de son état.

Un gamin de 16 ans, à l’époque, mais dont ils ne savent pas tout : son ADN est compatible avec celui d’un cheveu retrouvé dans une botte d’Élodie Kulik. C’est un ADN mitochondrial, donc moins complet que l’ADN nucléaire de Wiart. Les experts disent qu’il est « compatible ». Comme d’autres. Romuald, Ludovic sont cités, et même l’ancienne compagne de Wiart. Bref, les enquêteurs cherchent, et la population parle.

Le jeune Christophe, à cette époque, a « une relation », comme elle dit, avec Myriam, la fille du camion. Et ces deux-là aussi ont « pensé à la même personne » : Bardon.

Quelques mois plus tôt, Myriam l’a croisé dans une boulangerie, « il a été odieux ». Rapport à sa jupe courte, au fait qu’elle devait se baisser pour ramasser le jouet de son fils. Odieux est le mot. Goujat eut été dérisoire.

Mais en vrai, tout le monde soupçonne tout le monde. Les enquêteurs tournent en rond et finissent par convoquer les uns et les autres en garde à vue. Et par appeler Myriam : « Ils m’ont d’abord demandé d’essayer de faire craquer Christophe, parce qu’il était amoureux de moi. Il a beaucoup pleuré, mais ne m’a rien dit. Puis, ils m’ont demandé d’appeler Willy Bardon, de faire semblant d’être affolée, de lui demander ce qu’il avait fait. Je n’ose pas dire qu’ils voulaient que je le piège, mais… »

Stéphane Daquo, l’avocat de Bardon, la coupe : « Rassurez-vous, madame. Moi, je le dis. » Les gendarmes doivent être entendus lundi


Source : La Voix du Nord le 22 novembre 2019

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 25 nov. 2019, 18:26

Meurtre d’Élodie Kulik: un nouveau suspect émerge dans les débats du procès



On sait qu’il y a plusieurs meurtriers, puisque plusieurs voix apparaissent sur la bande sonore de l’appel aux pompiers passée par Élodie Kulik quand elle est enlevée la nuit du 11 janvier 2002. Willy Bardon nie être l’un d’eux.

Amélie, son actuelle concubine, se dit persuadée de son innocence. Maîtresse de Willy Bardon à l’époque où Grégory Wiart a été identifié comme l’un des agresseurs d’Elodie Kulik, en janvier 2012, elle explique leur réaction : « On a tous les deux pensé à Christophe M. », témoigne-t-elle à la barre. Et elle n’est pas la seule à avoir des doutes puisque l’ex-petit ami de Christophe l’a aussi exprimé aux jurés ce vendredi.

Un ancien apprenti de Wiart

Début 2002, Christophe était l’apprenti de Grégory Wiart, plombier chauffagiste. Il avait 16 ans. « Je le connaissais assez bien. Pour moi, ça ne m’aurait pas étonné. C’est la première personne qui m’est venue à l’idée. » Les soupçons d’Amélie reposent sur le comportement et la personnalité de Christophe : « Du temps où il habitait au-dessus de chez moi, un soir, je suis allée boire l’apéro chez lui et Julie E. Il est arrivé derrière moi et il a attrapé mes seins. Je l’ai envoyé chier. (…) Un autre jour, à l’étang, il m’a dit « Je sais que tu couches avec Willy, je le dis à tout le monde si tu ne couches pas avec moi ». Et puis, ajoute-t-elle, il y a ce qu’il aurait dit devant témoins après l’identification de Grégory Wiart : « Vous allez être sur le cul quand vous allez savoir qui c’est qui a fait ça. »

La présidente intervient : l’apprenti a été placé en garde à vue et « longuement interrogé ». L’avocate générale, Anne-Laure Sandretto, l’interpelle aussi : « Vous n’avez jamais fait part de vos soupçons au cours de l’enquête ! Je conçois que l’enjeu de ce procès est énorme, c’est l’homme de votre vie qui est accusé, mais vous n’en avez jamais parlé ».



Myriam est l’ex-petite amie de Christophe. Même si elle ne cherche pas du tout à défendre Willy Bardon, elle parle longuement de l’ancien apprenti : « Quand l’affaire a éclaté et qu’il a vu ça à la télé, il a rigolé. Il m’a dit ‘c’est mon ancien patron, je vais finir en garde à vue’ ». Son comportement a changé par la suite : « Quand il est sorti de garde à vue, il a été trois jours sans pouvoir parler. Il avait entendu l’enregistrement de la voix d’Elodie, j’ai pensé qu’il pouvait être impliqué. » Elle parle d’un comportement particulier : « Des fois, il pétait un plomb. Il était très gentil et ça explosait. On ne comprenait pas pourquoi. Peut-être bipolaire ? Il m’a dit « Si tu me laisses, je me fous en l’air, j’ai assez de merdes entre le boulot et l’affaire Kulik ». Il a essayé de se pendre ».

« Impliqué, je ne pense pas. Être observateur de la scène, pourquoi pas. Savoir des choses, je pense »

Ce qu’elle pense de son implication ? « Je me suis toujours posée la question. Impliqué, je ne pense pas. Être observateur de la scène, pourquoi pas. Savoir des choses, je pense. »

Christophe a été entendu 36 heures en garde à vue. Son emploi du temps a été vérifié. Il était interne au CFA de Laon en janvier 2002, et il était noté présent la nuit des faits. Les gendarmes ont interrogé la direction et des élèves de l’époque. Il en ressortait qu’il était possible de « faire le mur », même si ce n’était pas facile.

Parmi les ADN mitochondriaux retrouvés sur les lieux du crime, l’un est compatible avec celui de Christophe, sans aucune garantie qu’il s’agisse du sien. L’Axonais devrait être entendu ce jeudi devant la cour d’assises en tant que témoin. Lors de l’instruction, il avait indiqué que pour lui, seul Willy Bardon était capable « de dire de violer ou tuer une fille ».




Source : L'Union le 23 novembre 2019

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 25 nov. 2019, 18:32

Le mystère de l’embardée d’Élodie Kulik, cette sinistre nuit de brouillard


Au troisième jour du procès de Willy Bardon, accusé du viol et du meurtre d’Élodie Kulik, en janvier 2002, près de Péronne, un expert automobile est venu tenter d’expliquer ce qui a bien pu obliger la jeune femme à s’arrêter. Sans aucune certitude.

C’était donc une nuit de brouillard, une vraie nuit d’hiver. Vers 23h30, le 11 janvier 2002, Élodie Kulik a quitté Saint-Quentin, où elle avait passé la soirée avec un ami, pour rentrer chez elle, à Péronne. À Estrée-Mons, elle tourne donc à droite, vers la départementale 44, qui est un peu verglacée. « Elle ne roulait pas très vite, entre 50 et 60 km/h », dit un expert entendu ce lundi matin par la cour d’assises.

La route est droite, « en parfait état », Élodie n’a donc aucune raison, a priori, de donner un coup de frein ou un coup de volant. Et pourtant… « À un moment, elle a perdu le contrôle. La 106 a fait une rotation sur elle-même de 160º. » Ensuite, la voiture a fait un tonneau, avant de s’immobiliser sur ses quatre roues. « La conductrice avait sa ceinture, il n’y avait donc pas de raison pour qu’elle soit blessée grièvement », estime l’expert. Sur la voiture, il ne relève aucune trace de choc qui pourrait évoquer un accident, un contact avec un autre véhicule.

Question lancinante


La question, lancinante, porte évidemment sur ce qui a obligé Élodie Kulik à faire cette embardée, à s’arrêter. L’accusation, ici, rappelle que Willy Bardon s’est comporté de manière un peu agressive vis-à-vis d’une jeune femme, avec sa voiture, quelques mois plus tôt : « Il m’a suivie de près, presque à toucher ma voiture, sur la route et autour d’un rond-point. » C’est la semaine dernière que cette jeune femme est venue raconter cette mésaventure qui suivait une simple altercation.

« Rien ne permet de prouver qu’un véhicule est intervenu, conclut l’expert. Il peut y avoir eu un événement extérieur. Un animal, par exemple. » Cette question restera sans doute un mystère.



En tout cas, les avocats de la partie civile prennent régulièrement soin de rappeler que la jeune directrice de l’agence bancaire de Péronne n’était pas femme à se mettre en danger. « Elle était d’un naturel prudent, vient dire sa plus proche amie. Quand nous étions enfants, déjà, mes parents avaient plus confiance en elle qu’en moi, si nous sortions. »

Et cette jeune femme, vaille que vaille contre les larmes qu’on sent au fond de sa gorge, trace le portrait d’une amie « belle, mais pas que. C’était une belle personne, une belle âme. Sincère et fidèle. » Elle venait d’avoir vingt-quatre ans.


Source : La Voix du Nord le 25 novembre 2019

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 27 nov. 2019, 18:14

Une nouvelle épreuve pour Jacky Kulik, le procès Bardon interrompu



Le père d’Elodie Kulik a dû se rendre au chevet d’un proche, victime d’un sérieux malaise, ce mardi matin. La présidente a suspendu le procès de Willy Bardon, accusé du meurtre de la jeune banquière de Péronne, en janvier 2002. L’audience doit reprendre à 13 h 30.


C’est Anne-Laure Sandretto, l’avocat général, qui est à l’origine de la demande de huis-clos. Précaution apparemment superflue.    


Ce procès ne se déroule décidément pas comme prévu. Depuis le début de l’audience, jeudi dernier, l’ombre d’un « troisième homme » présent sur les lieux du viol et du meurtre d’Elodie Kulik plane sur les débats. Ce n’est pas la première fois, puisque dans l’enregistrement de l’appel aux pompiers que la victime a eu le temps de passer, avant que ses agresseurs détruisent son téléphone, les enquêteurs identifient deux voix d’hommes différentes, dont un qui semble s’adresser à deux personnes, quand il dit : « Coupez vos phares » ou « coupez la batterie ».

Un troisième agresseur ?

De plus, un ADN mitochondrial identifié sur un cheveu trouvé dans la botte de la victime pourrait être compatible avec ceux de deux hommes entendus au cours de l’enquête. Tout cela fait courir l’hypothèse d’un troisième agresseur qui ne serait pas identifié. Un nom a même été prononcé, par l’accusé et sa compagne : Christophe Mollet, l’ex-apprenti de Grégory Wiart, qui était plombier.



Wiart était sur place, c’est sûr : son ADN a été prélevé sur un préservatif trouvé à côté du corps d’Elodie Kulik. Mais il est mort dans un accident de voiture, en 2003. Aussi, quand l’ex-compagne de Christophe Mollet a écrit à la cour, ce lundi, qu’elle était prête à faire « des révélations importantes », le temps s’est figé, dans le prétoire de la cour d’assises.

Mollet à la barre vendredi

Un nouveau rebondissement ? Apparemment non, puisque l’audition de la jeune femme n’a duré que quelques instants. C’était à huis-clos, mais au moment de poursuivre l’audience, en public cette fois, la présidente a signifié que ces « révélations » ne sont pas de nature à changer quoi que ce soit au planning déjà sérieusement bousculé du procès.



Mais un nouvel élément, totalement extérieur, est venu mettre un obstacle à la poursuite de l’audience. Jacky Kulik était appelé au chevet d’un proche, au CHU d’Amiens. Un malaise sérieux, au point de nécessiter un déplacement en urgence du père de la victime. « Dans ces conditions, l’audience est suspendue, dit la présidente. Elle reprendra à 13h30. »

On devrait entendre les enquêteurs, notamment, qui diront peut-être ce qu’ils pensent de cette fameuse hypothèse d’un troisième homme. En attendant d’entendre à la barre le jeune Christophe Mollet, ce vendredi.



Source : La Vox du Nord le 26 novembre 2019

marathon
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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 27 nov. 2019, 18:19

Meurtre d'Elodie Kulik : les témoins racontent la nuit du drame



Le dernier homme à avoir vu Elodie Kulik a raconté une soirée "normale" passée ensemble, avant son viol et son meurtre en 2002, un moment émouvant suivi mardi d'une passe d'armes entre la défense et l'expert ADN.


Un restaurant, un dernier verre, puis elle est repartie: le dernier homme à avoir vu Elodie Kulik a raconté une soirée "normale" passée ensemble, avant son viol et son meurtre en 2002, un moment émouvant suivi mardi d'une passe d'armes entre la défense et l'expert ADN. "Nous avons passé une soirée tout à fait normale, entre deux personnes qui s'apprécient", résume aux assises de la Somme Hervé C., responsable technique d'un supermarché à Amiens, aujourd'hui âgé de 46 ans. Le 10 janvier 2002, il a rendez-vous dans un bar de Saint-Quentin (Aisne) avec Elodie Kulik, 24 ans, avec qui il avait travaillé.


Elle ferme l'agence bancaire de Péronne (Somme), qu'elle dirige, et part en direction de l'Aisne. C'est elle qui arrive en premier. Elle l'attend, puis ils boivent un verre - un coca-cola pour elle - et vont ensuite dîner dans un restaurant chinois. "On a parlé du travail, de la famille, de nous-mêmes", raconte-t-il, soulignant que "rien ne semblait anormal". Elodie, qui portait alors, selon sa description, des talons "assez hauts", une jupe, un pull blanc, et une veste trois-quarts, prend sa voiture pour le rejoindre chez lui, toujours à Saint-Quentin, dans un quartier "plutôt isolé". Ont-ils pu être suivis ? "Très peu probable", estime-t-il.

Des témoins pudiques et bouleversés

"Elodie voulait me faire écouter son CD préféré du moment, Muse", précise cet homme grand, cheveux poivre et sel, manteau sombre. Elle a bu un thé, se souvient-il encore - "elle ne buvait pas du tout d'alcool" - "et c'est tout". Hervé C. la regarde descendre dans les escaliers, vers 23h30. C'est la dernière fois qu'il la verra. Une vingtaine de kilomètres plus loin, à Tertry, un couple, Jérôme W. et Hélène S., aperçoivent sa voiture accidentée entre 0h30 et 0h50, dans un champ, dans le sens inverse du sens de circulation. "On écoutait la radio Galaxie, c'était +couleur menthe à l'eau+ (d'Eddy Mitchell)", se souvient avec précision Hélène S., qui conduisait - lentement à cause des nappes de brouillard et la chaussée humide. Ils s'arrêtent, "pour vérifier qu'il n'y avait pas de blessé": "pour moi, c'était quelqu'un qui avait un peu trop bu".

"La plafonnier était allumé, la porte côté passager ouverte, il n'y avait personne dans la voiture", raconte Jérôme, pour qui "ce n'était pas un accident banal" - mais aucun n'appellera ni les secours ni les gendarmes. C'est Eric R. qui retrouvera le corps d'Elodie Kulik, le 12 janvier, partiellement carbonisé, sur un chemin, positionné "comme une dame qui accouche", a expliqué cet ouvrier agricole, pudiquement, et très bouleversé. Un moment d'audience contrastant avec l'exposé, clair et technique, du lieutenant-colonel de la gendarmerie Emmanuel Pham-Hoai, qui a eu l'idée, au début des années 2010, de faire une recherche d'ADN apparenté, à partir du sperme retrouvé sur le corps de la victime. Une innovation qui a permis l'identification en 2012 de Grégory Wiart, mort en 2003, que fréquentait Willy Bardon, seul sur le banc des accusés.

"On a dit à des gardés à vue +on a votre ADN+. C'est faux !", a assuré Me Gabriel Dumenil, avocat de la défense, faisant référence aux ADN mitochondriaux retrouvés sur la scène du crime - qui peuvent être partagées par de nombreuses personnes, à l'inverse de l'ADN nucléaire, unique. "Ce n'est pas moi qui ai posé la question", a rétorqué l'expert en biologie moléculaire et ancien enquêteur, sur la défensive. Plusieurs des personnes en garde-à-vue avaient ensuite dit reconnaître la voix de Willy Bardon sur le court enregistrement de l'appel passé aux secours par la victime juste avant sa mort. Agacé par l'attitude de l'expert face aux questions de la défense, Me Stéphane Daquo, a lancé: dans un autre dossier, "ça s'était beaucoup mieux passé avec vous". "Vous défendiez une victime", a lâché M. Pham-Hoai. Le procès doit se poursuivre mercredi avec l'examen de la bande sonore



Source : PM le 26 novembre 2019


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