Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

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Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 06 mars 2018, 18:28

Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête


Dans l'affaire du meurtre d'Elodie Kulik en janvier 2002, une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête


Attendue ce mardi 6 mars, la décision de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Amiens sur l’éventuel renvoi de Willy Bardon devant les assises sera finalement rendue le 30 mars. En cause, une récente lettre anonyme affirmant qu’un témoin dispose d’informations sur celui qui est suspecté d’avoir violé et tué Elodie Kulik en janvier 2002.

Une lettre anonyme serait à l’origine de la décision de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Amiens (Somme) de repousser au 30 mars prochain l’audience devant déterminer le sort de Willy Bardon. Celui-ci, accusé d’avoir violé et tué Elodie Kulik en janvier 2002, avait fait appel de son renvoi devant les assises, en avril 2017.

Le courrier qui aurait tout changé a été récemment envoyé au parquet, rapporte Le Courrier Picard. Son auteur y identifierait une personne pouvant savoir des « choses » sur Willy Bardon. Le corbeau se serait manifesté à la suite de la diffusion par TF1, le 21 janvier dernier, d’un reportage sur la mort de la banquière de 24 ans.

Mis en examen grâce à une analyse des voix

Dix ans après la découverte du corps partiellement calciné de la jeune femme sur un chemin agricole de la Somme, une trace ADN laissée dans un préservatif avait permis d’identifier un des suspects. Mais ce dernier était mort dans un accident de la route quelques mois après l’homicide.

L’analyse des voix entendues lors de l’appel de la jeune femme aux pompiers avait abouti à la mise en examen d’un second suspect, Willy Bardon, pour « enlèvement et séquestration suivis de mort » en 2013. Il avait dans un premier temps admis reconnaître sa voix sur l’enregistrement, avant de nier les faits


Source : Ouest France le 6 mars 2018


Rappel de l'affaire


https://france3-regions.francetvinfo.fr ... nce&page=1

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 11 mars 2018, 13:35

Ce mardi, la décision sur le renvoi devant la cour d'assises de Willy Bardon, le principal suspect dans l’affaire du viol et du meurtre d’Élodie Kulik, a été reportée. Ce renvoi fait suite à la réception d’une lettre anonyme a-t-on appris auprès du parquet général.

La décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens a été renvoyée au 30 mars, a indiqué le parquet général, qui n’a pas voulu donner de précisions sur le contenu du courrier. Selon France 3, la lettre désigne une personne en possession de renseignements sur le suspect et son entourage.

« Un élément suffisamment important »

« La chambre de l’instruction a considéré que c’était un élément suffisamment important pour la communiquer ce jour aux parties et nous demander nos observations », a dit Me Stéphane Daquo, l’avocat de Willy Bardon.

Willy Bardon, mis en examen en 2013 pour séquestration, viol et meurtre et placé en détention provisoire lors de sa mise en examen, est sorti de prison en avril 2014 sous surveillance électronique. Il est le seul mis en examen dans cette affaire.

Ses avocats, maîtres Daquo et Lafarge, avaient fait appel de la décision du juge d’instruction du 6 avril 2017 qui renvoyait le suspect devant les assises.

Alors âgée de 24 ans, Elodie Kulik, directrice d’une agence bancaire à Péronne (Somme), avait été violée puis étouffée en janvier 2002 et son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques km de là, à Tertry. Avant d’être tuée, la jeune femme avait eu le temps d’appeler avec son téléphone portable les pompiers qui avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d’hommes avec un fort accent picard.

Quatorze ans d’enquête

Un préservatif et un mégot avaient été trouvés près du corps de la victime, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Mais malgré plusieurs milliers d’expertises ADN, les enquêteurs n’avaient à l’époque pas réussi à identifier de suspect.

Dix ans plus tard, en 2012, l’enquête avait connu un tournant avec l’identification par recoupement d’ADN d’un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l’un de ses amis.


La voix de Willy Bardon avait été reconnue par l’ancienne compagne de Grégory Wiart et par cinq des six hommes placés en garde à vue en même temps que lui en janvier 2013. Le suspect mis en examen avait lui-même dit aux enquêteurs que la voix sur la bande sonore ressemblait à la sienne, avant de se rétracter, en niant toute implication dans l’affaire.

L’enquête avait été clôturée en février 2016 à l’issue de 14 ans d’investigations.


Source : 20 Minutes le 6 mars 2018

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Messagepar marathon » 11 mars 2018, 13:37

Affaire Elodie Kulik : un troisième homme ?


Elodie Kulik, la jeune banquière de Péronne (Somme), sauvagement assassinée dans la nuit du 11 janvier 2002 sur la route entre Saint-Quentin (Aisne) et Péronne alors qu'elle rentrait chez elle.

Affaire Kulik : une lettre anonyme repousse la décision d'un renvoi aux assises

La lettre anonyme reçue par le parquet de la Somme évoque un troisième homme, qui aurait pu être présent le soir de la mort de la jeune femme.

Mardi, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel d'Amiens (Somme) repoussait l'examen d'un nouvel épisode dans l'affaire Elodie Kulik. Elle devait dire si les éléments réunis par l'accusation étaient suffisants, ou non, pour renvoyer aux Assises Willy Bardon, seul suspect vivant du meurtre particulièrement violent de la jeune banquière le 10 janvier 2002. Mais la chambre a reporté son audience au 30 mars pour débattre de l'intérêt de verser une lettre anonyme au dossier.

On en sait un peu plus sur cette lettre, reçue par le parquet après la diffusion d'une émission, sur TF1, consacrée à l'affaire. Selon France Bleu Picardie, le corbeau mentionne dans son courrier l'existence d'une patronne de bar qui aurait parlé à ses clients de Willy Bardon, de Grégory Wiart, celui dont l'ADN a notamment été retrouvé dans le préservatif abandonné à côté de la dépouille en partie calcinée d'Elodie Kulik, et d'un troisième homme comme un trio.

Qui pourrait être cet homme ? L'un des copains du club de 4x4 de Coucy-le-Château, sur lequel les gendarmes de la section de recherches d'Amiens se sont concentrés pendant des années ? Un autre ? Sur l'appel de détresse passé aux pompiers par la jeune femme le soir de sa mort, dont la justice détient l'enregistrement, on distinguerait une troisième voix. Pendant ces 21 secondes d'épouvante, où Elodie Kulik hurle en voyant s'approcher les personnes qui ont heurté sa voiture cette nuit du 10 janvier 2002 sur une route de la Somme, on entend plusieurs voix d'homme, parlant avec un fort accent picard. L'un d'eux dit « vous », ce qui laisse entendre qu'il s'adresserait à au moins deux acolytes.



L'instruction étant close depuis février 2016, il faut désormais, pour relancer l'enquête et interroger la patronne de bar, que la chambre de l'instruction en décide ainsi. Réponse le 30 mars.



Source : Le Parisien le 10 mars 2018

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Messagepar marathon » 13 avr. 2018, 19:17

Affaire Elodie Kulik: Willy Bardon renvoyé aux assises pour viol en réunion et meurtre


La cour d’appel d’Amiens (Somme) a confirmé, ce vendredi, le renvoi aux assises de Willy Bardon pour le viol et le meurtre d’Elodie Kulik, commis en 2002…

•Elodie Kulik, 24 ans, a été violée et tuée en 2002, dans la Somme.
•Les enquêteurs ont mis dix ans à remonter la piste d’un suspect.
•La cour d’appel d’Amiens a confirmé son renvoi aux assises.

Jacky Kulik est « heureux » et « un peu surpris », selon les mots de son avocat Didier Robiquet. La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens (Somme) a confirmé, ce vendredi matin, le renvoi aux assises de Willy Bardon pour le viol en réunion et le meurtre d’Elodie Kulik, dont le corps a été découvert, en partie calcinée, dans un champ proche de Péronne en janvier 2002.

La lettre anonyme écartée par la cour

« Un peu surpris » car le père de la jeune fille de 24 ans s’attendait, plutôt, à ce que les magistrats décident d’un supplément d’information après la réception, en janvier, d’une lettre anonyme jetant un peu plus le trouble dans cette sordide affaire.

Son auteur désignait la gérante d’un bar comme susceptible de détenir des informations. « On s’attendait donc à ce que la cour décide d’auditionner cette gérante de bar. Mais elle a estimé qu’elle n’apporterait rien de plus, explique Didier Robiquet. Elle a donc écarté cette lettre et décidé, sur le fond, du renvoi aux assises de Willy Bardon. »

Un ADN qui mène à un mort, une voix qui confond un suspect

C’est une « grande satisfaction » pour Jacky Kulik qui se bat depuis 2002 pour savoir qui a violé et tué sa fille, un soir de janvier 2002. Il a, en effet, fallu dix ans aux gendarmes pour mettre un nom sur l’ADN découvert sur un préservatif usagé et un mégot de cigarette à côté du corps de la jeune banquière. Et quand ils ont enfin eu la certitude qu’il appartenait à Grégory Wiart, les enquêteurs se sont aperçus que celui-ci était, depuis, mort dans un accident de voiture.

Les enquêteurs se sont alors intéressés aux proches de Grégory Wiart. C’est comme cela qu’ils ont remonté la piste de Willy Bardon. Les deux hommes avaient justement passé le réveillon du Nouvel An ensemble quelques jours avant les faits. Surtout, sa voix semble correspondre à l’une de celles isolées sur l’appel passé aux pompiers par Elodie Kulik le soir du drame, quelques instants avant d’être violée et tuée. Interpellé en 2013, Willy Bardon l’a reconnue lui-même avant de se rétracter et de prétendre qu’il n’avait rien à voir avec toute cette affaire.

C’est désormais devant une cour d’assises que le suspect va devoir s'expliquer. S’il ne forme pas un pourvoi en cassation pour contester son renvoi devant un jury populaire, il pourrait être jugé d’ici un an environ. Pour l’enlèvement, la séquestration, le viol en réunion et le meurtre d’Elodie Kulik, il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité.



Source : 20 Minutes le 13 avril 2018

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Messagepar marathon » 12 juil. 2018, 07:29

Meurtre d'Elodie Kulik: le renvoi aux assises du suspect validé en cassation



La Cour de cassation a validé ce mercredi le renvoi devant les assises de Willy Bardon, soupçonné du meurtre et du viol d'Elodie Kulik dans la Somme en 2002. La haute juridiction a rejeté le pourvoi de ce Picard de 43 ans.

Élodie Kulik, directrice d'une agence bancaire à Péronne, avait été tuée en janvier 2002

La Cour de cassation a validé ce mercredi le renvoi devant les assises de Willy Bardon, soupçonné du meurtre et du viol d'Elodie Kulik dans la Somme en 2002. L'Agence France Presse cite son avocat, Patrice Spinosi. La haute juridiction a rejeté le pourvoi de cet homme de 43 ans contre son renvoi devant la cour d'assises pour enlèvement, séquestration, viol et meurtre, confirmé en avril par la cour d'appel d'Amiens.



Quatorze ans d'enquête

Mis en examen et incarcéré en 2013, Willy Bardon est sorti de prison en avril 2014, sous surveillance électronique. Seul à être poursuivi dans cette affaire, il clame son innocence. Alors âgée de 24 ans, Élodie Kulik, directrice d'une agence bancaire à Péronne, avait été violée puis tuée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à Tertry, à une quinzaine de kilomètres de là.

L'enquête avait été clôturée en février 2016 à l'issue de 14 ans d'investigations. "Nous attendons désormais les débats sur le fond de l'affaire aux assises", a déclaré Maître Spinosi, qui a défendu Willy Bardon devant la Cour de cassation.

Le soulagement de Jacky Kulik

Le père d’Élodie Kulik, Jacky Kulik se dit "soulagé" de cette décision qui intervient "plus rapidement que prévu" selon lui. Il attendait une décision "plutôt en septembre". "Il me semble que ça fait assez longtemps que ça dure, que les avocats de la partie adverse trouvent toujours des moyens pour retarder la cour d'assises. Maintenant il va falloir y aller", prévoit le père de la victime.


Source : France Bleu Picardie le 11 juillet 2018

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Messagepar marathon » 20 janv. 2019, 18:52

Le père d’Élodie Kulik espère un procès au deuxième semestre 2019





Le procès de Willy Bardon, l’assassin présumé d’Élodie Kulik, jeune banquière violée et assassinée dans la Somme en 2002, pourrait se tenir au cours du deuxième semestre 2019, d’après le père d’Élodie Kulik, informé par ses avocats. « J’attends depuis 17 ans, je voudrais que la justice aille maintenant un peu plus vite », a-t-il déclaré à l’issue de la messe donnée ce dimanche en sa mémoire, en l’église Saint-Pierre de Monchy-Lagache, dans l’est de la Somme. Une centaine de personnes a assisté à la cérémonie, face au portrait d’Élodie, installé au pied de l’autel. « J’ai également reçu beaucoup de messages, dont certains de l’étranger. Cela fait du bien de voir que, 17 ans après, personne n’a oublié ».

« Il n’a aucune chance de s’en sortir, 2019 sera une bonne année »

En juillet dernier, la haute juridiction a rejeté le pourvoi de Willy Bardon, 43 ans, contre son renvoi devant la cour d’assises pour enlèvement, séquestration, viol et meurtre, confirmé en avril par la cour d’appel d’Amiens.




Mis en examen et incarcéré en 2013, Willy Bardon est sorti de prison en avril 2014, sous surveillance électronique. Seul à être poursuivi dans cette affaire, il clame son innocence. Pour Jacky Kulik, qui espère ce moment judiciaire depuis 17 ans, l’issue du procès ne fait aucun doute. « Il n’a aucune chance de s’en sortir, 2019 sera une bonne année », prédit ce père courage, qui prépare ce procès depuis de longs mois, comme un sportif de haut de niveau. « J’assiste à tous les procès d’assises, à Amiens, à Douai, pour m’habituer au contexte, préparer mes réponses. Je sais que ce sera un moment difficile, mais j’ai hâte d’y être. »

Selon ses avocats, ce procès tant attendu ne devrait pas avoir lieu avant le mois de septembre.

Source : Le Courrier ïcard le 20 janvier 2019

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Messagepar marathon » 04 nov. 2019, 10:14

Affaire Élodie Kulik : le procès de Willy Bardon se tiendra du 21 novembre au 6 décembre


Le procureur de la République d'Amiens a confirmé les dates du procès, qui s'ouvrira donc près de 18 ans après les faits.


Jacky Kulik, le papa, l'avait déjà annoncé en février. Depuis, tous les avocats ont été consultés. C'est désormais officiellement confirmé : Willy Bardon sera jugé devant la Cour d'assises de la Somme "du mercredi 21 novembre au vendredi 6 décembre 2019", annonce le procureur de la République d'Amiens dans un communiqué.

L'accusé, seul survivant parmi les suspects, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Il est poursuivi pour trois crimes :•Enlèvement et séquestration
•Viol en réunion
•Homicide volontaire aggravé par la circonstance que les faits ont été commis pour empêcher la victime de déposer plainte ou de dénoncer les faits.

Rappel des faits

Élodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne, avait été violée puis étouffée dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002. Son corps avait été retrouvé, en partie calciné, dans un champ à quelques kilomètres, à Tertry.

Avant d'être tuée, la jeune femme avait eu le temps d'appeler les pompiers avec son portable, lesquels avaient distingué, derrière la voix de la victime, au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.

10 ans plus tard, en 2012, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart... mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre.

Willy Bardon était l'un de ses amis : il est le second suspect. Mis en examen en 2013 pour séquestration, viol et meurtre, il avait depuis multiplié les recours, jusqu'à ce que la Cour de cassation, en 2018, ordonne sa comparution devant la Cour d'assises.

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Messagepar marathon » 04 nov. 2019, 10:26

Quarante pages pour comprendre l’affaire Kulik
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Image
Quarante pages pour comprendre l’affaire Kulik


Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002 disparaissait Élodie Kulik, jeune banquière de Péronne. Le 13, son corps est retrouvé à Tertry, non loin de sa voiture accidentée. La jolie femme blonde de 23 ans a été violée et assassinée ; son corps a été en grande partie brûlé. Presque dix-huit ans plus tard, un homme seul répondra de ce crime devant la cour d’assises de la Somme, du 21 novembre au 6 décembre : Willy Bardon, 45 ans, de Jussy, dans l’Aisne. Le Courrier picard, qui suit ce dossier au jour le jour depuis l’appel à témoins pour disparition inquiétante jusqu’à l’annonce de cette audience, a décidé de consacrer un hors-série de 40 pages à ce que tout le monde appelle l’affaire Kulik, quand bien même c’est le procès Bardon qui commencera bientôt.

Trois de nos journalistes, Vincent Fouquet, Gautier Lecardonnel et Tony Poulain, retracent la nuit du crime, les balbutiements de l’enquête, ses rebondissements. Mais aussi les enjeux d’un procès d’une ampleur telle que le palais de justice d’Amiens en a rarement connu. Dans ce supplément est également évoqué le fantôme de Grégory Wiart, cet autre habitant de l’Aisne, meilleur copain de Bardon, qui sera confondu post mortem par son ADN grâce à la ténacité des gendarmes, utilisant pour la première fois en France la recherche par parentèle.



Si l’affaire Kulik est hors-norme, c’est par la personnalité de la victime, la durée de la procédure. Mais aussi le combat de Jacky, le père d’Élodie, un homme meurtri – il a perdu trois enfants et sa femme –, mais combatif au point de devenir un acteur majeur de l’enquête. Il nous a accordé une interview dans laquelle il réaffirme sa volonté de voir le coupable derrière les barreaux. « Je veux la justice, pas la vengeance », affirme-t-il avec force.



Source : Le Courrier Picard le 3 novembre 2019


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Messagepar marathon » 18 nov. 2019, 08:38

Procès Élodie Kulik : 17 ans après la mort de la jeune femme, un suspect devant les assises de la Somme


Dix-sept ans après la mort d'Élodie Kulik, le principal suspect, Willy Bardon, est jugé aux assises de la Somme à partir de ce jeudi 21 novembre 2019. La jeune femme avait été retrouvée violée et étranglée au bord d'une route départementale à Tertry, dans la Somme, le 11 janvier 2002.


La cour d'assises de la Somme va juger à partir de ce jeudi 21 novembre 2019 le seul suspect vivant du viol et du meurtre d'Élodie Kulik. Le 11 janvier 2002, le corps de la jeune femme de 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne, était découvert au bord d'une route départementale de l'est du département, à Tertry. Elle avait été violée et étranglée, son corps était en partie calciné. Après 17 ans d'enquête, Willy Bardon est renvoyé devant les assises pour enlèvement et séquestration, viol en réunion et meurtre. Sa voix a été reconnue par des proches sur l'enregistrement d'un appel au secours d'Élodie Kulik reçu par les pompiers de la Somme le soir de sa mort.



Une enquête au long cours

Depuis ce 11 janvier 2002, les enquêteurs ont multiplié les analyses ADN, les vérifications de communication téléphoniques, jusqu'à la mise en examen de Willy Bardon en janvier 2013 après l'interpellation de sept personnes. Willy Bardon comparaît libre. Il a toujours clamé son innocence dans cette affaire. Un autre homme est suspecté d'avoir participé au crime, Gregory Wiart, identifié par son ADN en janvier 2012 mais mort dans un accident de la route peu après les faits.

Verdict attendu le 4 décembre

De son côté, le père d'Élodie Kulik n'a jamais cessé de se battre pour connaître la vérité. Chaque année, depuis 17 ans, il fait célébrer une messe en hommage à sa fille. Ce qui est devenu "L'affaire Kulik" sera examinée pendant plus de deux semaines par les assises de la Somme (dernier jour d'audience et verdict prévus le 4 décembre).



Source : France Bleu Picardie le 17 novembre 2019

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Re: Affaire Kulik. Une lettre anonyme pourrait relancer l’enquête

Messagepar marathon » 21 nov. 2019, 10:12

17 ans après, le meurtre d'Elodie Kulik enfin devant les assises

Près de 18 ans après les faits, la cour d'assises de la Somme va se prononcer sur l'éventuelle responsabilité de Willy Bardon dans le viol et le meurtre d'Elodie Kulik.


C'est l'une des plus longues affaires criminelles françaises du XXIe siècle : près de 18 ans après les faits, la cour d'assises de la Somme va se prononcer sur l'éventuelle responsabilité de Willy Bardon dans le viol et le meurtre d'Elodie Kulik. En janvier 2002, le corps de la jeune femme de 24 ans est retrouvé dénudé et partiellement calciné à Tertry, à une vingtaine de km de Saint-Quentin. Cette directrice d'une agence bancaire a été violée puis étranglée, alors qu'elle rentrait chez elle. Sa voiture est découverte à six kilomètres de là, accidentée en bordure d'une route départementale.

Willy Bardon, ancien plombier et tenancier de bar, n'est pas auditionné par la gendarmerie avant le 12 avril 2012. Les enquêteurs l'interrogent d'abord en qualité de témoin, comme des dizaines d'autres personnes, parce qu'il appartenait en 2002 à l'entourage de Grégory Wiart. Le sperme de ce dernier avait été prélevé sur les lieux du crime. Cela avait permis d'établir son profil ADN complet, mais sans permettre d'identifier le suspect, le profil ne correspondant à aucune des identités enregistrées dans le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG).

Première française

L'enquête piétine pendant dix ans, mais un enquêteur de la gendarmerie permettra de sortir de l'impasse. En 2012, Emmanuel Pham-Hoai, alors capitaine, évoque la technique de recherche d'un suspect par le biais de l'ADN apparenté, déjà utilisée aux Etats-Unis. En France c'est une première, et elle permet de remonter jusqu'au père de Grégory Wiart, lui-même condamné pour agression sexuelle et figurant à ce titre au FNAEG, puis d'attribuer à son fils l'ADN retrouvé.

Sans pouvoir interroger le jeune homme, décédé en 2003 d'un accident de la route, les enquêteurs concluent à la participation de Grégory Wiart au viol et au meurtre d'Elodie Kulik. Et se penchent dès lors sur son entourage de l'époque, pour retrouver son ou ses complices, notamment à partir des autres traces d'ADN retrouvées à proximité de la dépouille de la victime et dans sa voiture. En janvier 2013, sept proches de Grégory Wiart sont placés en garde-à-vue. Parmi eux, cinq reconnaissent la voix de Willy Bardon sur l'enregistrement de l'appel aux secours passé par la victime, le soir des faits. Il est alors mis en examen, malgré ses dénégations. Placé en détention provisoire pendant plus d'un an, il est désormais sous contrôle judiciaire. Sa défense n'a eu de cesse depuis de contester son renvoi devant les assises, finalement confirmé par la Cour de Cassation, en juillet 2018.

"Combinaison de ski"

"C’est le seul procès où tous ceux qui ont leur ADN sur la scène de crime sont témoins, et où le seul type ne l'ayant pas est accusé", souligne auprès de l'AFP Stéphane Daquo, l'un de ses trois avocats. "Vous croyez qu’il a fait exprès d’entuber les autres en leur laissant mettre leur ADN, et que lui avait une combinaison de ski avec des gants et une charlotte sur la tête ?" La partie civile balaie cet argument: "pendant des siècles on a jugé sans ADN", fait valoir Didier Seban, l'avocat de Jacky Kulik, le père de la victime. "L’enquête part de Grégory Wiart, on ne l'a pas retrouvé par hasard. Il y a eu un travail phénoménal fait par les gendarmes sur le parcours de Willy Bardon, son comportement pendant l’enquête et avant, à quoi s'ajoute évidemment la reconnaissance vocale".


Jacky Kulik, lui, "se prépare" à ce procès qui doit se tenir sur dix jours, jusqu'au 4 décembre. "Pour lui, c’est l’aboutissement de 17 ans, presque 18 ans d’attente, de combat, d’angoisse et de colère", explique à l'AFP son avocat historique, Didier Robiquet. "Il a tellement attendu qu'aujourd’hui il est confiant et apaisé qu’on aboutisse enfin à un procès". Désormais âgé de 45 ans, Willy Bardon, poursuivi pour viol, enlèvement, séquestration et homicide volontaire, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.


Source : PM le 21 novembre 2019


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