Ingénieur stéphanois mort en Angola

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Ingénieur stéphanois mort en Angola

Messagepar marathon » 20 mai 2019, 10:59

Cette Stéphanoise est persuadée que son frère n'a pas été victime d'un "cambriolage qui a mal tourné"


Le Stéphanois Benoît Nayme a été retrouvé sans vie il y a un an dans sa maison en Angola. Sa famille n'a jamais cru au scénario d'un "cambriolage qui a mal tourné". Sa sœur est allée sur place pour comprendre.

Clémence Nayme est allée en Angola avec son avocat pour connaitre la vérité sur la mort de son frère

La vie de la famille Nayme s'est arrêtée il y a un an jour pour jour, le 30 novembre 2016. Ce jour-là, Benoît Nayme, leur fils et frère, est retrouvé mort dans sa maison du Cabinda, une province d'Angola. La police angolaise parle tout de suite d'un "cambriolage qui a mal tourné" , mais très vite cette hypothèse semble impossible pour la famille.



Elle part en Angola visiter la maison

Le Cabinda est une province à risques. Les autorités angolaises conseillent d'abord à la famille de Benoît Nayme de ne pas venir tout de suite sur place. Ils suivent donc, depuis Saint-Etienne, l'avancée des investigations. Le brillant ingénieur stéphanois âgé de 26 ans travaillait pour Friedlander, une filiale du groupe Ortec chargée au Cabinda de fabriquer les tuyaux acheminant le pétrole jusqu'à la terre.

Benoît Nayme est retrouvé mort dans son lit le 30 novembre 2016, une plaie à la tête. C'est son collègue et colocataire qui le découvre sans vie. Une télévision, une tablette et un téléphone portable ont disparu alors que la maison était fermée à clé. La vitre de la chambre de Benoît est cassée mais le verre est retrouvé à l'extérieur "comme un cambriolage maquillé" , imagine Clémence Nayme la sœur de la victime qui décide de se rendre sur place.


Clémence Nayme découvre alors une propriété très sécurisée " c'est une propriété entourée d'un mur d'enceinte de trois mètres de haut avec un gardien. La maison de Benoit et de son colocataire est tout au fond [...] et ensuite en rentrant dans la maison qui était fermée il faut pénétrer dans un petit couloir qui est cul-de-sac et passer devant les différentes chambres avant d'arriver [...] dans celle de Benoît donc ça ne colle pas avec l'histoire du cambriolage, c'est sûr c'est un assassinat".

Une collaboration entre la France et l'Angola

La famille Nayme veut connaître la vérité "tant qu'on ne connaîtra pas cette vérité et cette justice on continuera le combat et le vie reprendra différemment une fois qu'on saura cette vérité pour lui" , témoigne Clémence Nayme.

Pour ce faire, la famille a fait une demande d'entraide pénale internationale. Elle espère que les enquêteurs français et angolais pourront très vite collaborer : "une part de l'enquête est ici, le cœur de l'enquête est au Cabinda en Angola et je pense que la France pourrait apporter certains moyens et un soutien scientifique et logistique sur place". Les résultats de l'autopsie pratiquée le mois dernier en France, après un premier échec en Angola, n'ont toujours pas été dévoilés à la famille.


Source : France Bleu Saint-Étienne Loire le 29 novembre 2017

marathon
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Re: Ingénieur stéphanois mort en Angola

Messagepar marathon » 20 mai 2019, 11:00

Ingénieur stéphanois mort en Angola : le meurtrier présumé arrêté


C'est un rebondissement dans l'affaire de la mort de Benoît Nayme en Angola : selon l'Agence France Presse (AFP), la police angolaise a annoncé ce vendredi qu'elle avait arrêté le meurtrier présumé de cet ingénieur stéphanois, retrouvé mort chez lui en novembre 2016.

Cela fait presque deux ans que la sœur de Benoît Nayme se bat pour connaître la vérité sur sa mort.


La famille de Benoît Nayme a été bouleversée par cette annonce ce vendredi matin : l'AFP relate que la police angolaise a annoncé à la télévision nationale avoir arrêté le meurtrier présumé de cet ingénieur stéphanois.



Un rebondissement dans l'enquête, qui ne semblait pas vraiment avancer depuis plusieurs mois aux yeux de la famille de Benoît Nayme. Ses proches attendent toutefois une confirmation des enquêteurs d'Interpol, l'organisation internationale de police criminelle.

Benoît Nayme travaillait depuis 2014 en Angola. Il a été retrouvé mort dans sa maison en novembre 2016. La police angolaise avait tout de suite parlé d'un "cambriolage qui a mal tourné." Un scénario auquel n'a jamais cru Clémence Nayme, la sœur de l'ingénieur.


Source : France Bleu Saint-Étienne le 7 septembre 2018

marathon
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Re: Ingénieur stéphanois mort en Angola

Messagepar marathon » 20 mai 2019, 11:00

Ingénieur stéphanois tué en Angola : le procès du meurtrier présumé s'ouvrira le 29 mai prochain

Le procès du meurtrier présumé du Stéphanois Benoît Nayme s'ouvrira le 29 mai prochain en Angola. Cet ingénieur de 26 ans avait été retrouvé sans vie en novembre 2016 dans sa maison du Cabinda, une province du pays.



La famille de Benoît Nayme va enfin voir le visage du meurtrier présumé de leur proche. Le procès de ce dernier, ainsi que de ses complices, s'ouvrira le 29 mai en Angola. La famille de cet ingénieur stéphanois, retrouvé mort le 30 novembre 2016 dans sa maison du Cabinda, s'est battue pendant des années pour faire éclater la vérité.


La famille de Benoît n'a jamais cru à la piste d'un cambriolage ayant mal tourné, piste évoquée au départ par la police angolaise. En septembre 2018, le meurtrier présumé du jeune ingénieur est arrêté par la police. Il aurait, depuis, "plus ou moins reconnu les faits", selon Clémence Nayme, la sœur de Benoît.

Au total, ce sont huit personnes qui seront jugées au tribunal à partir du 29 mai en Angola. Le meurtrier présumé a visiblement obtenu l'aide de différents complices. Le procès devait, au départ, se tenir le 14 mai dernier. Prévenue très tard, la famille de Benoît a obtenu le report de ce dernier. Il pourrait durer plusieurs mois.


Source : France Bleu Saint-Étienne Loire le 20 mai 2019

marathon
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Re: Ingénieur stéphanois mort en Angola

Messagepar marathon » 28 mai 2019, 19:47

Le meurtrier présumé d’un ingénieur français enfin jugé en Angola

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Benoît Nayme, expatrié de 27 ans originaire de Saint-Etienne (Loire), avait été sauvagement tué à son domicile en Afrique en 2016. Sa famille a dû batailler pour obtenir la tenue d’un procès.

Le mystère est loin d’être levé… La famille de Benoît Nayme, originaire de Saint-Etienne (Loire), garde toutefois l’espoir de connaître la vérité sur la mort de leur proche, tué sauvagement dans sa résidence du Cabinda, le 30 novembre 2016. Ils misent sur le procès du meurtrier présumé et de ses complices qui doit s’ouvrir ce mercredi dans cette province d’Angola.

Ce 30 novembre, Benoît Nayme est retrouvé mort dans son lit, au petit matin, le crâne fracassé. Cet ingénieur âgé de 27 ans, diplômé des Arts et Métiers, travaillait dans le secteur parapétrolier. Il avait été envoyé deux mois plus tôt dans le Cabinda pour des raisons professionnelles par son employeur, Friedlander (groupe Ortec).


Rapidement, la police conclut à un cambriolage qui a mal tourné. Mais pour la famille de Benoît Nayme, cette théorie ne tient pas. « La télé a été le seul objet volé. C’était une grosse télé, lourde, qu’il n’était pas possible de déplacer seul. Donc les auteurs étaient plusieurs. Mais étrangement, rien n’a été fouillé dans la maison. Et la chambre de Benoît se trouvait au fond d’un couloir où il était risqué pour un cambrioleur de s’aventurer », raconte Clémence Nayme, la sœur cadette de Benoît qui avance une autre bizarrerie. « Cette maison était située derrière une autre habitation qui n’a, elle, pas été visitée. »

Un rendez-vous à l’Elysée

Mais à des milliers de kilomètres de l’Angola, difficile pour les proches de cet expatrié de démêler le vrai du faux. « J’ai remué ciel et terre pour faire entendre notre voix, contacté des dizaines de personnes en Angola, les collègues de Benoît », se souvient Clémence Nayme. Le 28 mai 2018, João Lourenço, le nouveau président angolais, est en visite à Paris. Clémence et sa famille sautent dans le premier train et se rendent à l’Élysée.

« J’ai pu obtenir un rendez-vous avec le président de la République, Emmanuel Macron, et son conseiller Afrique, Franck Paris. Ils m’ont assuré que la mort de mon frère était un sujet dont ils avaient discuté avec leurs homologues angolais, et qu’il y avait une volonté présidentielle d’aboutir. À la suite de cela, deux enquêteurs ont pu partir en Angola. » Ils en reviendront avec des preuves irréfutables, confirmant l’assassinat de Benoît Nayme.

« Des traces ADN ont été retrouvées sur le téléphone de la victime, qui avait entre-temps été revendu, et ont permis de remonter jusqu’à un individu », précise Me André Buffard, avocat de la famille Nayme, qui s’est envolé lundi pour le Cabinda où doit se tenir le procès. « Le Cabinda est une espèce d’immense bidonville. Dont le palais de justice, où il n’y a qu’une seule salle d’audience, je vous laisse imaginer », confiait l’avocat stéphanois avant son départ.

«On ne sait rien du mobile»

Ce procès est entouré d’inconnues. L’avocat ignore sa durée exacte même s’il pourrait se tenir pendant plusieurs semaines. Même flou sur le nombre de personnes jugées. « De ce que je sais, il y aurait plusieurs prévenus, six sans certitude, dont le meurtrier présumé qui aurait déjà été impliqué dans une affaire criminelle. Mais tout ceci reste encore flou. »

L’homme en question serait âgé d’une trentaine d’années et se ferait appeler « Cabelos brancos », cheveux blanc en portugais, la langue du pays. Il aurait la double nationalité angolaise et congolaise, et décliné différentes identités. Pourquoi aurait-il assassiné le 30 novembre 2016 le jeune ingénieur français ? « On ne sait rien du mobile », reconnaît Me Buffard.

« Benoît, c’était quelqu’un de bien, de droit. Quand sa société avait connu un passage à vide lié à la crise du pétrole et lui avait demandé de licencier du personnel à Luanda, mon frère avait préféré réduire son salaire. Justice doit lui être rendue. J’attends ce procès avec impatience et soulagement, même si j’ai beaucoup d’appréhension », confie encore Clémence Nayme.

Source : Le Parisien le 28 mai 2019


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