Côte-d'Or : sept jeunes visés par des coups de feu en pleine nuit à Beaune

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Côte-d'Or : sept jeunes visés par des coups de feu en pleine nuit à Beaune

Messagepar marathon » 17 août 2018, 10:58

Côte-d'Or : sept jeunes visés par des coups de feu en pleine nuit à Beaune

Un groupe de jeunes a été visé par arme à feu vers quatre heures du matin dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 juillet à Beaune en Côte-d'Or. Un des jeunes a été grièvement blessé mais ses jours ne sont plus en danger.



Sept personnes ont été blessées par des tirs de balles, à Beaune (Côte-d’Or) dans la nuit de dimanche à lundi, vers 4 heures du matin, par une personne qui circulait à bord d’un véhicule. Les jeunes âgés entre 17 et 20 ans étaient installés près du city park dans le quartier Sain-Jacques. Ils profitaient de la douceur de la nuit pour regarder la télévision en plein air quand ils ont été atteints d'au moins un coup de feu tiré par un fusil de chasse.



L'un d'eux touché au visage a été grièvement blessé, mais selon le parquet de Dijon, ses jours ne sont plus en danger. Les six autres ont été plus légèrement atteints, certains souffrent de fractures légères.

Des jeunes très choqués

Très choqués, les jeunes ont été hospitalisés en attendant d'être interrogés par la police judiciaire de Dijon en charge de l'enquête. Ce que l'on sait, c'est que l'auteur des coups de feu circulait en voiture. Il était accompagné par d'autres personnes. Autre information importante pour les enquêteurs : trois heures plus tôt, dans le même quartier Saint-Jacques de Beaune, un autre véhicule a foncé sur trois des sept jeunes, ceux-là même qui souffrent de fractures. A ce stade de l'enquête, on ignore pour l'instant les motivations du tireur.

Source : France Bleu Bourgogne le 30 juillet 2018

marathon
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Re: Côte-d'Or : sept jeunes visés par des coups de feu en pleine nuit à Beaune

Messagepar marathon » 17 août 2018, 11:01

Tirs de Beaune : comment une rumeur a accusé à tort les gens du voyage

Plusieurs sites ont désigné les membres de la communauté des gens du voyage comme coupables de la fusillade de Beaune. Il n’en est rien.


Une information erronée a attribué la responsabilité des tirs de Beaune, dans la nuit du 29 au 30 juillet, ayant fait sept blessés, à la communauté des gens du voyage. Fermement démentie par le procureur de Dijon, chargé de l’affaire, cette rumeur a pourtant été relayée par certains médias.

Les faits

Dans la nuit du 29 au 30 juillet, deux personnes, à bord d’une Clio rouge, partent à la recherche d’un individu tiers dans le cadre d’un conflit lié à la vente d’une voiture. Ils arrivent sur Beaune, pensant que se trouvait là la personne recherchée. Ils tombent par hasard sur un groupe de jeunes gens dans le quartier populaire de Saint-Jacques.

Selon le procureur de Dijon, Thierry Bas, le groupe de jeunes gens a, le premier, eu une attitude agressive à l’endroit des occupants de la Clio rouge s’étant approchée de leur lieu de rassemblement. « Le véhicule arrive, un jeune s’approche et dit au conducteur : “Dégagez, c’est notre territoire” », rapporte M. Bas. Comme l’ont démontré les images de vidéosurveillance, le premier coup de poing est donné par l’un des membres de la bande de jeunes à l’un des occupants de la voiture, qui répliquent en les aspergeant de gaz lacrymogène.

Les premiers « sales bougnoules » commencent alors à fuser. Les conducteurs n’avaient, de prime abord, « aucune intention raciste », précise le procureur. Quatre heures plus tard, les occupants de la Clio reviennent dans un autre véhicule et tirent sur le groupe de jeunes avec « une arme longue ». Sept jeunes seront blessés par des gerbes de plombs de calibre 12, et deux seront hospitalisés.

« Ce n’est pas une attaque communautariste »

« Fusillade “raciste” de Beaune : il s’agissait finalement d’un règlement de comptes lié à un trafic de voitures entre gens du voyage et maghrébins », titre le site Fdesouche, le 11 août, dans un texte toujours en ligne. Dans les commentaires, un tombereau d’injures fustigeant « la faune qu’il peut y avoir dans notre pays », « les merdias » et « les islamogauchistes ».

Image

Or, ces affirmations sont fausses. Les suspects, tous deux âgés de 31 ans, sont originaires de la région dijonnaise. L’un d’entre eux vit dans un appartement à Dijon, l’autre dans une commune limitrophe. « Ils n’ont rien à voir avec la communauté des gens du voyage, ni avec quelconque autre communauté. Ce n’est pas une attaque communautariste. Le site Fdesouche fait de la désinformation », martèle le procureur de Dijon.

Confronté à la fausseté de l’information qu’il avait relayée, Pierre Sautarel, animateur du site Fdesouche, préfère accuser le procureur de Dijon de mensonge. « Pourquoi ils accusent la fachosphère alors que si fake news il y a, c’est La Provence et France Télévisions ? Mon avis est que le proc joue sur l’ambiguïté entre gens du voyage nomades et sédentarisés », écrit-il sur son compte Twitter à la suite de la parution d’un article de 20 Minutes démontant la rumeur.

Une hypothèse également fermement démentie par Thierry Bras. « Absolument rien ne le démontre. Il est également faux d’affirmer qu’ils ont trouvé refuge dans des camps, comme cela a été affirmé », rappelle le procureur.

Une fausse information plusieurs fois relayée

La rumeur provient en effet de certains médias. Le quotidien La Provence est le premier à relayer cette information, le samedi 11 août, à 11 h 25 : « Selon une source proche du dossier, les deux hommes interpellés seraient des membres de la communauté des gens du voyage », lit-on dans l’article toujours en ligne au moment de l’écriture de ces lignes.


Sur le site internet de France 3 Bourgogne Franche-Comté, le temps de la narration change, du conditionnel au présent, et de la rumeur à l’affirmation. Dans un article publié le même jour à 17 h 57 (et modifié depuis), on lit que « les suspects sont originaires de la communauté des gens du voyage et se sont cachés dans différents camps au cours de leur cavale. (…) C’était compliqué pour nous ».


Après la fusillade à Beaune, le temps des questions

Un journaliste de la rédaction de la radio France Bleu Bourgogne, que nous avons contacté le 16 août, ignorait, quatre jours après le démenti du procureur, que la rumeur qu’il avait relayée avait été invalidée : « Je n’étais pas au courant, nous confie ce journaliste ayant souhaité demeurer anonyme. C’était une rumeur qui nous a été transmise par des collègues de Marseille et des collègues de Paris en lien avec la PJ. » Une rumeur que France Bleu Bourgogne n’a pas vérifiée, faute de temps. « On n’a pas les moyens de vérifier. On est à Dijon, ils ont été arrêtés à Marseille, c’était compliqué pour nous », reconnaît le journaliste.

L’article est par la suite repris sur le site Franceinfo. A la rédaction du site internet, on explique : « Lorsque nous avons entendu que l’info était démentie, nous avons joint le procureur adjoint de Dijon, que nous avons eu mardi en toute fin de matinée. Un correctif a été apporté depuis



Source : Le Monde le


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