Paris : le meurtrier de Shéhérazade condamné à 18 ans de prison

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Paris : le meurtrier de Shéhérazade condamné à 18 ans de prison

Messagepar marathon » 11 déc. 2017, 16:41

Paris : Shéhérazade, 22 ans, tuée d'un coup de tournevis en pleine tête


Le procès de son meurtrier présumé s'ouvre aujourd'hui. La victime s'était interposée alors que des hommes importunaient son amie


Rue de Lappe à Paris. C'est dans cette rue très animée du 11e arrondissement que la victime a été frappée à mort le 23 décembre 2014, vers 4 heures du matin.



Elle venait de fêter ses 22 ans. Elle est morte pour s'être interposée alors que quatre hommes importunaient son amie. Son meurtrier lui a planté un tournevis en pleine tête, le 23 décembre 2014, vers 4 heures du matin, rue de Lappe dans le 11e arrondissement de Paris. Les parents et les proches de Shéhérazade El Rhoul vont faire face, ce lundi 4 décembre, à l'auteur présumé des faits, Dioncouda G., 28 ans, renvoyé devant la cour d'assises de Paris.



Quatre coaccusés, âgés de 26 à 36 ans, comparaissent également pour non-assistance à personne en péril.


Les premiers policiers intervenus quelques instants après les faits sont confrontés à une scène particulièrement choquante : le tournevis utilisé par l'agresseur a pénétré profondément et est resté planté dans le crâne de la victime, allongée sur le sol, mais toujours consciente. Évacuée dans un état « gravissime » vers l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, Shéhérazade El Rhoul ne peut être opérée. Cette jeune femme, décrite comme « une travailleuse acharnée » et « pleine de vie », décédera deux jours plus tard.

L'ADN sur l'arme du crime

Interpellé quelques heures après son geste, boulevard de Clichy, Dioncouda G. nie fermement être à l'origine de cette terrible agression. Sur lui, les policiers découvrent notamment « une paire de ciseaux d'environ 20 cm de long ». Pour justifier sa présence sur les lieux des faits, le suspect assure qu'il officie comme « physionomiste » dans un établissement de nuit dans cette rue située à deux pas de la place de la Bastille. Une version rapidement contredite par les auditions des responsables des commerces environnants.

Entendue par la police, l'amie de Shéhérazade explique qu'elles ont passé la soirée dans un premier bar dans le 20e arrondissement avant de rejoindre un autre établissement, rue de Lappe. En sortant, elle se souvient avoir éconduit quatre jeunes hommes qui ont tenté de les draguer. Alors qu'elles s'apprêtent à quitter les lieux sur un scooter, un cinquième individu s'est approché de son amie avant de plonger la main dans son blouson puis de frapper, dans « un grand mouvement, avec de l'élan », Shéhérazade au niveau de la tempe gauche.

Des témoins ont évoqué une tentative de vol du scooter de la victime, employée comme assistante de direction chez Europ Assistance, comme pouvant être à l'origine de l'altercation avec le groupe d'hommes.

Conduit sur la scène de crime, Dioncouda G. est immédiatement reconnu par l'amie de la victime comme ayant fait partie du groupe venu les importuner. Son empreinte génétique est également relevée sur l'arme du crime. Surnommé Aoussa ou bien encore Django, il est aussi désigné par plusieurs de ses coaccusés comme étant l'auteur du coup mortel.

Des aveux

Questionné sur le déroulement de la soirée, Dioncouda G., originaire du Havre et domicilié à Épinay-sur-Seine en Seine-Saint-Denis, relate, dans un premier temps, avoir consommé une bouteille de whisky avec trois amis, puis s'être rendu à Vincennes pour y vendre de la cocaïne. Mais le suspect nie toujours avec force être l'auteur du coup de tournevis sur Shéhérazade El Rhoul. Réentendu au mois de juillet 2015, il finit par passer aux aveux.

Dioncouda G. a indiqué s'être approché de deux jeunes femmes, tenant « des propos racistes », selon ses déclarations. Il avait voulu mettre un coup à l'une d'elles, avait regardé dans sa poche, écarté les ciseaux qui lui avaient semblé trop dangereux, avant de choisir le tournevis parce qu'il « ne pensait pas qu'il risquait de tuer avec ». Il avoue encore avoir porté un coup « très fort » mais pas pour tuer sa victime. En la voyant avec le tournevis enfoncé dans la tempe, il avait alors fui « comme un lâche » et compris qu'il avait commis l'irréparable.

Menaces

Placé sur écoutes alors qu'il est en détention, l'accusé est enregistré proférant encore des menaces à l'égard de ses « amis » qui l'ont désigné comme étant le meurtrier de la jeune Shéhérazade. « Attrape-les, et fume-les tous hein », adresse-t-il à l'une de ses connaissances. « Vas-y attrape-les, tu sais ce que tu as à faire », ordonne-t-il à un second. Dans la foulée, plusieurs coaccusés font l'objet de « représailles », avant de déposer une plainte.

Par ailleurs, mécontent du comportement de son ex-petite amie, qui ne lui envoie pas de mandat en détention, Dioncouda G. demande encore à ses séides de s'en prendre à elle. « Dégomme-la comme si tu dégommais un bonhomme », réclame-t-il à l'un d'entre eux, avant de se montrer déçu en apprenant que, à la suite de ces violences, elle n'avait eu que le tympan percé...

Déjà condamné à treize reprises entre 2006 et 2014, le meurtrier présumé, père d'une petite fille, détenu depuis le mois de décembre 2014, pourrait écoper d'une longue peine. Sollicité, son avocat, Me Paul Fortin, n'a pas souhaité s'exprimer.

Le verdict est attendu ce vendredi 8 décembre.



Source : Le Point le 4 décembre 2017

marathon
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Re: Paris : le meurtrier de Shéhérazade condamné à 18 ans de prison

Messagepar marathon » 11 déc. 2017, 16:50

VERDICT


Paris : le meurtrier de Shéhérazade condamné à 18 ans de prison


Image

Dioncouda G., 28 ans, a comparu cette semaine devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre de Shéhérazade.

Les faits s'étaient déroulés le 22 décembre 2014 dans le quartier de Bastille dans le 11ème arrondissement de Paris.

Shéhérazade, 22 ans, sortait d'un bar avec une amie lorsqu’elles ont été importunées par cinq types ivres et défoncés à la cocaïne à qui elles ont refusé leurs avances.

Quand les cinq hommes ont commencé à insulter et à s’en prendre physiquement à son amie, Shéhérazade a tenté de les repousser.

Fou de rage, Dioncouda G. a sorti un tournevis et a frappé la jeune femme à la tempe. La victime est morte deux jours plus tard à l'hôpital.

Dioncouda G. a été condamné vendredi à 18 ans de réclusion criminelle. Ses complices ont tous écopé de 8 mois de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger.

L'accusé avait fait pression sur un de ses complices pour qu’il s’accuse à sa place. Il avait également donné des ordres depuis sa prison pour faire battre les co-accusés qu’il soupçonnait de l’avoir «balancé».


Source : Le Parisien le 8 décembre 2017


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