Le violeur d'une femme de 89 ans condamné à 15 ans de prison

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Le violeur d'une femme de 89 ans condamné à 15 ans de prison

Messagepar marathon » 09 déc. 2017, 19:37

Le violeur d'une femme de 89 ans condamné à 15 ans de prison

Jean-Yves Ysope, 34 ans, était jugé devant la cour d'assises du Loiret pour avoir violé une habitante de Saint Denis en Val en octobre 2015, alors qu'il cambriolait sa maison avec des complices. Il est condamné à quinze ans de réclusion avec une obligation de soins



La vieille dame avait dit à son avocate, Me Florence Gontier, qu'elle ne serait plus là au procès. Elle est morte en juillet dernier, des suites d'une affection respiratoire. Sa nièce, partie civile à sa place dans ce procès, ne fait pas de lien direct entre ce viol dont elle a été victime dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015 dans son pavillon de Saint Denis en Val, et le décès, 18 mois plus tard. Mais reconnait qu'elle ne sortait plus, qu'elle avait peur, en permanence. "J'ai fait le plus long de ma vie, le plus court sera le plus dur" avait aussi confié cette femme à son avocate. "90 années à croire en l'autre, à donner aux autres dans son métier d'infirmière à l'hôpital d'Orléans. Et 18 mois à ne plus croire en rien", résume Me Florence Gontier dans sa plaidoirie.



Pas de prédispositions pour commettre ce viol

"Mais c'était une femme bienveillante, et elle se serait peut-être dit qu'il y avait une chance que se réalise son unique souhait : que Jean-Yves Ysope ne se retrouve pas sur le chemin d'une autre victime". L'avocate s'appuie en cela sur le rapport de l'expert psychiatre entendu vendredi matin : pour lui l'accusé n'avait pas de prédispositions pour commettre ce viol. Il a agi par opportunité, désinhibé qu'il était par une grande consommation d'alcool. La dimension immorale de cet acte, il semble la comprendre.


Au lieu du lait ma mère mettait de la sangria dans mon biberon. Mon père m'a montré comment voler des bouteilles dans les magasins

L'alcool, pour Jean-Yves Ysope, c'est l'histoire de sa vie. Cet homme courtois à l'élocution parfois difficile, compliquée par un bégaiement important, raconte la violence dont il a été victime enfant, l'alcool présent depuis qu'il est petit. "Ma mère, au lieu du lait, mettait de la sangria dans mon biberon". Une mère qui disparaît quand il n'a pas dix ans. Adolescent il commence une vie d'errance et de dérives, qui le conduit à cette nuit du 3 au 4 octobre 2015. Avec quatre complices il décide de cambrioler cette petite maison de Saint Denis en Val. Trois d'entre eux font le guet dans la voiture. Jean-Yves Ysope, avec un jeune garçon de 16 ans, entre dans la maison en poussant la porte quand sa victime vient ouvrir. Et pendant que l'adolescent fouille la maison, il la viole, plusieurs fois.


J'ai cru que j'allais mourir, ça m'a semblé interminable, je lui ai dit trouvez-vous quelqu'un de votre âge pour faire ça

Sur ce viol, ce passage à l'acte dont il dit avoir "honte", Jean-Yves Ysope ne s'explique pas vraiment. "J'étais défoncé, dans un état pitoyable. J'ai juste des flashs qui me reviennent". Pour son avocat, Me Romuald Huet, c'est bien cela, l'explication. Cet homme au parcours judiciaire pourtant déjà chargé n'avait jamais commis d'actes de ce genre, "c'est toute la particularité de ce dossier, ça ne colle pas. Au moment des faits il y a une grande consommation d'alcool, sur plusieurs semaines. On ne sait pas jusqu'où peut aller la désinhibition". Dans ce cas précis, elle est allée jusqu'au viol d'une personne vulnérable en raison de son âge, 89 ans. Dans ses dépositions la victime raconte : "j'ai cru que j'allais mourir, on aurait dit qu'il avait des gestes dictés par une pulsion".

Une obligation de se soigner à sa sortie de prison

Pour Me Romuald Huet le verdict correspond aux besoins de Jean-Yves Ysope. "Il comprend les raisons de cette lourde peine, mais le suivi socio-judiciaire, l'obligation de soins, est une bonne décision, on a bien vu que tout seul il n'y arrive pas". Car en plus de ses quinze ans de réclusion, Jean-Yves Ysope sera soumis à une obligation de se soigner pendant dix ans après sa sortie de prison, sous peine d'y retourner. C'est aussi ce qu'avait requis la représentante de l'accusation.



Pas de prédispositions pour commettre ce viol

"Mais c'était une femme bienveillante, et elle se serait peut-être dit qu'il y avait une chance que se réalise son unique souhait : que Jean-Yves Ysope ne se retrouve pas sur le chemin d'une autre victime". L'avocate s'appuie en cela sur le rapport de l'expert psychiatre entendu vendredi matin : pour lui l'accusé n'avait pas de prédispositions pour commettre ce viol. Il a agi par opportunité, désinhibé qu'il était par une grande consommation d'alcool. La dimension immorale de cet acte, il semble la comprendre.


Au lieu du lait ma mère mettait de la sangria dans mon biberon. Mon père m'a montré comment voler des bouteilles dans les magasins

L'alcool, pour Jean-Yves Ysope, c'est l'histoire de sa vie. Cet homme courtois à l'élocution parfois difficile, compliquée par un bégaiement important, raconte la violence dont il a été victime enfant, l'alcool présent depuis qu'il est petit. "Ma mère, au lieu du lait, mettait de la sangria dans mon biberon". Une mère qui disparaît quand il n'a pas dix ans. Adolescent il commence une vie d'errance et de dérives, qui le conduit à cette nuit du 3 au 4 octobre 2015. Avec quatre complices il décide de cambrioler cette petite maison de Saint Denis en Val. Trois d'entre eux font le guet dans la voiture. Jean-Yves Ysope, avec un jeune garçon de 16 ans, entre dans la maison en poussant la porte quand sa victime vient ouvrir. Et pendant que l'adolescent fouille la maison, il la viole, plusieurs fois.


J'ai cru que j'allais mourir, ça m'a semblé interminable, je lui ai dit trouvez-vous quelqu'un de votre âge pour faire ça


Sur ce viol, ce passage à l'acte dont il dit avoir "honte", Jean-Yves Ysope ne s'explique pas vraiment. "J'étais défoncé, dans un état pitoyable. J'ai juste des flashs qui me reviennent". Pour son avocat, Me Romuald Huet, c'est bien cela, l'explication. Cet homme au parcours judiciaire pourtant déjà chargé n'avait jamais commis d'actes de ce genre, "c'est toute la particularité de ce dossier, ça ne colle pas. Au moment des faits il y a une grande consommation d'alcool, sur plusieurs semaines. On ne sait pas jusqu'où peut aller la désinhibition". Dans ce cas précis, elle est allée jusqu'au viol d'une personne vulnérable en raison de son âge, 89 ans. Dans ses dépositions la victime raconte : "j'ai cru que j'allais mourir, on aurait dit qu'il avait des gestes dictés par une pulsion


Une obligation de se soigner à sa sortie de prison

Pour Me Romuald Huet le verdict correspond aux besoins de Jean-Yves Ysope. "Il comprend les raisons de cette lourde peine, mais le suivi socio-judiciaire, l'obligation de soins, est une bonne décision, on a bien vu que tout seul il n'y arrive pas". Car en plus de ses quinze ans de réclusion, Jean-Yves Ysope sera soumis à une obligation de se soigner pendant dix ans après sa sortie de prison, sous peine d'y retourner. C'est aussi ce qu'avait requis la représentante de l'accusation

Source : France Bleu Orléans le 8 décembre 2017

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