Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

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Messagepar marathon » 19 mars 2018, 11:05

EN DIRECT - Meurtre de Sophie Lionnet à Londres : suivez le procès de Ouissem Medouni et Sabrina Kouide



Image
Ouissem Medouni et Sabrina Kouide

JUSTICE - Le procès des meurtriers présumés de Sophie Lionnet, la jeune française au pair dont le corps calciné avait été retrouvé fin septembre dans le jardin de ses employeurs à Londres, s'ouvre ce lundi devant la cour criminelle de l'Old Bailey. Nous vous proposons de suivre les débats avec le live-tweet de notre envoyé spécial.


https://www.lci.fr/international/en-dir ... 82091.html


. En attendant l'ouverture des débats, qui doivent commencer à 11h15, la famille de la victime et leur avocat sont arrivés sur place.

A suivre.....

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Messagepar marathon » 20 mars 2018, 10:09

Meurtre de Sophie Lionnet : ses parents découvrent le calvaire qu’elle a vécu


Au premier jour du procès du couple accusé d’avoir tué la jeune fille au pair Sophie Lionnet, les charges laissent entrevoir une longue descente aux enfers…


« Sophie n’était pas seulement jeune, elle était naïve et particulièrement vulnérable, ce qui faisait d’elle une proie facile. » C’est par ce triste constat que s’est ouvert lundi, au tribunal de l’Old Bailey à Londres, le procès de Sabrina Kouider, 35 ans et son compagnon Ouissem Medouni, 40 ans. Tous deux sont accusés d’avoir tué puis brûlé dans leur jardin le corps de leur jeune fille au pair Sophie Lionnet, en septembre dernier.

Comme le veut la procédure anglaise, le représentant de la couronne a longuement donné lecture de l’acte d’accusation à l’intention des douze jurés qui décideront du sort des deux Français à l’issue des six semaines d’audience. Richard Horwell, vêtu d’une robe noire et porteur d’une perruque comme l’exige tradition britannique, a retracé les quelques 21 mois vécus par Sophie dans ce qu’il a qualifié de « cauchemar domestique ». Un environnement dont elle est restée « prisonnière » mentalement et qui a abouti à sa mort.



Sous-payée - si tant est qu’elle l’était -, Sophie dormait sur un lit superposé dans la même chambre que les deux enfants, ne mangeait pas avec la famille, et, semble-t-il, pas à sa faim. Peu après son arrivée à Londres, en janvier 2016, la jeune femme « discrète et timide » se montrait encore enthousiaste. Six mois plus tard, le ton a changé, comme le révèlent des écrits échangés avec sa mère. Sophie y fait part de sa déception, évoque des accusations de vol de la part de sa patronne et un climat invivable. « Si je pouvais me payer le billet et prendre le taxi, je l’aurais déjà fait, mais je n’en ai pas les moyens », écrit-elle dès l’été 2016. Au fil des mois, elle l’enjoint d’ailleurs à l’aider financièrement, réclame 40 euros, explique n’avoir plus ni téléphone ni Internet.

Plus de huit heures d’enregistrements

Les crises d’hystérie de Sabrina Kouider, elles, se multiplient. Celle-ci est persuadée, dans une forme de délire paranoïaque, que Sophie complote avec son ancien compagnon dans le but de droguer et violer la famille. Depuis leur séparation 2013, Kouider fait d’ailleurs une « fixation » sur Mark Walton, accusant l’ex-chanteur du groupe Boyzone d’être un « pédophile ». Et se met à soupçonner Sophie d’avoir rencontré Walton dans une maison avec l’un de ses fils, ce que Sophie ne cessera de nier. « Ces inventions, ces croyances, constituent un élément central de la raison pour laquelle les accusés ont tué Sophie », Ouissem Medouni ayant peu à peu fait siennes ces « accusations extravagantes », explique Richard Horwell.

A l’été 2017, Sophie n’en peut plus. Sa patronne insiste, veut qu’elle lui désigne la maison de la supposée « rencontre » avec Walton - qui vit en réalité à Los Angeles… Au téléphone, Kouider prévient d’ailleurs la mère de Sophie qu’elle ne partira pas avant d’avoir avoué. Le 4 août, Catherine Devalloné s’affole, fait le virement. Mais Sophie semble être devenue un pantin, le ressort de la volonté définitivement brisé. L’accusation a ainsi annoncé avoir retrouvé les traces audio - plus de huit heures d’enregistrement ! - d’un véritable interrogatoire mené quotidiennement par le couple.

Les enregistrements, qui seront dévoilés mardi, courent jusqu’au 18 septembre, peut-être le dernier jour de vie de Sophie. Pourquoi n’était-elle jamais partie, alors qu’elle n’était pas enfermée au sens propre ? L’accusation suggère qu’elle a pu être privée de son passeport… avant d’avancer une explication plus triste encore : « Son tempérament était tel, dit Richard Horwell, qu’elle n’avait tout simplement pas le courage, la détermination ou l’indépendance pour partir. Nous ne sommes pas tous solides. Certains d’entre nous sont faibles et sans défense. »


Source : Le Parisien le 19 mars 2018

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Messagepar marathon » 21 mars 2018, 10:20

Affaire Lionnet : la paranoïa qui a conduit la jeune fille au pair à la mort




Diffusés au procès du meurtre de Sophie Lionnet à Londres, des enregistrements ont révélé les tortures psychologiques infligées par le couple qui l’employait.


«Je veux bien t’aider, mais il faut m’aider aussi.» «Il vaut mieux que tu parles maintenant… tu rends la situation beaucoup plus grave.» «Soit tu nous dis la vérité, soit on te dénonce à la police.» «Allez Sophie, libère-toi…» Au deuxième jour ce mardi de leur procès pour meurtre au tribunal criminel de l’Old Bailey, à Londres, jurés et public ont découvert avec effarement les interminables séances d’interrogatoires infligées par Ouissem Medouni et Sabrina Kouider à Sophie Lionnet dans les six semaines qui ont précédé sa mort. Le corps de leur jeune fille au pair de 21 ans avait été découvert calciné dans leur jardin londonien le 20 septembre dernier, alors qu’elle exprimait depuis des mois son souhait de rentrer en France.


Complet bleu nuit impeccable pour lui, veste noir et cheveux lâchés pour elle, les deux Français, qui encourent la prison à vie, n’ont pas cillé alors qu’étaient diffusés de larges extraits de ces conversations, enregistrées par leurs soins sur leur téléphone portable. Accablantes, elles révèlent surtout un véritable délire de persécution de Sabrina Kouider à l’encontre de son ex-compagnon Mark Walton, fondateur du groupe à succès Boyzone et père putatif de son deuxième enfant. Depuis leur séparation en 2013, elle l’accuse de tous les maux : pédophilie, «magie noire» et même d’avoir essayé de la tuer. Deux fois…

À partir du 8 août 2017, persuadé que Sophie est une espionne à la solde de Walton, le couple va ainsi tenter d’obtenir ses confessions sur de prétendues agressions sexuelles auxquelles elle et le musicien auraient participé - «des faits totalement imaginaires» a martelé l’accusation. Durant ces 8 heures d’enregistrements, Sophie semble perdue, sa petite voix à peine audible au milieu des cris de Kouider. «Je ne me souviens plus…», ânonne-t-elle un jour. «Tu te fous de ma gueule, tu mens, tu es un monstre !», hurle sa patronne. Les yeux rougis, un mouchoir dans son poing serré, Catherine Devalloné, la maman de Sophie, ne peut plus contenir sa douleur. Elle quitte la salle, en pleurs. À côté, Patrick, le père de Sophie, affiche une détresse palpable, visiblement sonné par tant d’horreur.

«Tu as fait entrer le démon dans cette maison»

Le pire est pourtant à venir. On entend distinctement des claques, des menaces. «Tu ne rentreras pas en France tant que tu ne diras pas la vérité. Je vais te gâcher la vie comme tu as gâché la mienne !» Survoltée, Kouider va crescendo, dans un mélange de français et de (mauvais) anglais : «Where is the house ?», questionne-t-elle dix fois, quinze fois, au sujet d’une supposée rencontre dans une maison. Sophie reste interdite.


«J’ai des preuves sur toi», assure aussi celle qui, dans une forme d’emprise mentale digne d’un gourou, a réussi à convaincre toute la maisonnée que Sophie et Walton - qui vit en réalité à Los Angeles - les ont tous drogués et violés pendant leur sommeil. «Tu as fait entrer le démon dans cette maison, tu as aidé un pédophile, un violeur !», lâche ainsi Medouni, qui va jusqu’à croire qu’on lui a alors prélevé son sperme, à son insu, pour le faire accuser…

Jusqu’à être torturée dans la baignoire

Soumise à la question, Sophie n’a en réalité plus le choix. Affaiblie, pilonnée de demandes de plus en plus surréalistes et battue - elle a eu quatre côtes et la mâchoire brisées de son vivant - la jeune nounou cède peu à peu, l’espoir de rentrer chez elle chevillé au corps. La mise en condition psychologique atteint son paroxysme le 18 septembre. Après 12 heures d’interrogatoire, Medouni et Kouider la filment : sur l’écran de télévision, le visage émacié de Sophie, méconnaissable, apparaît. Comme récitant une leçon apprise par coeur, elle «avoue» enfin ce que Medouni et Kouider lui suggèrent depuis des jours, ajoutant même le nom d’un complice.

Pas assez, semble-t-il, pour contenter ses bourreaux présumés, qui lui infligeront une ultime séance de torture dans la baignoire. Une séance fatale, d’après leurs propres aveux.



Source : Le Parisien le 20 mars 2018

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Messagepar marathon » 21 mars 2018, 20:27

La fille au pair française tuée à Londres a vécu un calvaire avant de mourir

 Me Frank Berton, avocat des parents de Sophie Lionnet, a déclaré que la famille souhaitait récupérer sa dépouille.


La fille au pair française Sophie Lionnet, tuée en septembre à Londres, a été victime d'une sordide "campagne d'intimidation, de torture et de violence" de la part du couple chez qui elle travaillait, a affirmé mardi l'accusation à leur procès.
Le cadavre calciné de cette jeune fille de 21 ans, originaire de Troyes (nord-est), avait été retrouvé le 20 septembre 2017 dans le jardin d'une propriété du sud-ouest de la capitale britannique.


Pas un accident

Deux Français, ses employeurs, Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 35 ans, avaient été arrêtés dans la foulée. Ils comparaissent depuis lundi devant la cour criminelle de l'Old Bailey à Londres et plaident non coupable.

Mais pour le procureur Richard Horwell, le couple "s'était mis d'accord pour mener" à l'encontre de la jeune femme "une campagne d'intimidation, de torture et de violence". "La mort de Sophie n'était pas un accident ou une conséquence involontaire, mais le résultat final d'une violence intentionnelle et continue", a-t-il déclaré à l'audience.

Si la cause précise de la mort n'est pas connue, le corps ayant été calciné, l'examen de la dépouille a permis de révéler l'existence d'une fracture de la mâchoire, survenue quelques heures avant le décès.






Citant les déclarations d'un témoin, le procureur a affirmé que Sophie avait été torturée dans la baignoire du couple. Alors que les bruits d'éclaboussures se mêlaient aux cris de la jeune femme, ses deux employeurs lui intimaient de "respirer", a raconté le magistrat.

Le corps de Sophie avait été retrouvé par les pompiers, alertés par des voisins intrigués par un feu dans le jardin de la maison située dans la zone résidentielle de Southfields.

En arrivant sur place, ils avaient trouvé Ouissem Medouni à côté d'un barbecue et d'un feu selon lui destiné à braiser un "mouton", mais contenant en réalité le corps de Sophie Lionnet, selon l'accusation.

"Pourquoi moi ?"

Mardi, les jurés ont découvert un autre aspect du calvaire enduré par la jeune femme : de violents extraits provenant de plus de huit heures d'enregistrements d'interrogatoires que subissait Sophie Lionnet.

Dans l'un d'eux, Sabrina Kouider hurle littéralement sur la jeune femme. "Je prie Dieu pour qu'il m'empêche de te toucher. Je ne veux pas me salir les mains", dit-elle dans ce passage datant du 11 septembre, soit seulement quelques jours avant sa mort.

Sabrina Kouider traite également Sophie Lionnet de pédophile et prétend qu'elle peut "sentir une odeur de sexe" sur elle. Le couple l'accuse d'être la complice de Mark Walton, père du fils de Sabrina Kouider et membre fondateur du boys band irlandais Boyzone, un homme devenu une obsession pour Kouider.

"Tu as tout détruit. J'essayais de me retrouver", dit Sabrina Kouider à Sophie Lionnet, qui avait elle écrit une note retrouvée par la police révélant toute l'étendue de sa détresse: "Pourquoi moi ? J'ai besoin d'aide pour les arrêter".

Lors de ces interrogatoires, Ouissem Medouni et Sabrina Kouider ont exercé "une pression constante" pour tenter de faire avouer à la jeune femme qu'elle aurait aidé Mark Walton à droguer et agresser sexuellement les membres de la famille, a déclaré le procureur.

"On veut savoir exactement ce qu'il s'est passé"

Dans une vidéo diffusée à l'audience, la jeune femme apparaît très maigre, le visage émacié, et finit par céder au souhait de ses employeurs en reconnaissant cette soi-disant complicité dont elle est accusée.

"Cette confession finale est tout sauf volontaire", a souligné Richard Horwell. "Ce sont ses derniers mots. Quelques heures après, la vie lui était enlevée".


En marge de l'audience, Frank Berton, avocat des parents de Sophie Lionnet, a déclaré que la famille souhaitait récupérer sa dépouille. "On veut récupérer le corps de Sophie, on veut savoir exactement ce qu'il s'est passé, et on veut surtout que les intérêts de la famille soient préservés", a-t-il déclaré.



Source : MidI Libre le 21 mars 2018

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Messagepar marathon » 21 mars 2018, 20:30

Procès du meurtre de Sophie Lionnet : le meurtrier présumé prétendait griller "un mouton"


Procès du meurtre de Sophie Lionnet : le meurtrier présumé prétendait griller "un mouton"
L'audience s'est ouverte à Londres, lundi


Des pompiers ont apporté leur témoignage lors du procès du meurtre de la jeune au pair française, tuée en septembre 2017 à Londres.


Des pompiers ont raconté mercredi comment ils ont découvert le corps carbonisé de la jeune au pair française Sophie Lionnet dans le jardin de ses employeurs et meurtriers présumés, ces derniers prétendant qu'il s'agissait d'un "mouton", lors du procès à Londres. Le 20 septembre 2017, alertés par les voisins qui voyaient d'importantes fumées se dégager du jardin des accusés et étaient incommodés par une "horrible" odeur, les pompiers étaient intervenus au domicile de Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans.

Le meurtrier présumé était "calme" et "résigné". Les deux Français sont jugés depuis lundi à la cour criminelle de l'Old Bailey. Ils plaident non coupables du meurtre de leur jeune fille au pair âgée de 21 ans. Thomas Hunt, pompier, a décrit à l'audience qu'en arrivant dans les lieux, il a vu un barbecue où grillait du poulet ainsi qu'un feu de jardin, juste à côté des portes du patio, risquant d'endommager la propriété.

"J'ai trouvé que c'était un endroit très étrange pour un feu parti spontanément", a-t-il témoigné. "J'ai demandé à l'occupant: 'pourquoi avez vous fait ça ?' Il a juste haussé les épaules", a poursuivi le pompier. En tentant d'éteindre le feu, il reconnaît une main, un nez et se rend compte qu'il s'agit d'un corps. Il remarque aussi des vêtements et des bijoux. "J'ai demandé à l'occupant (de la maison): 'pourquoi brûlez vous un corps ?' Il m'a répondu : 'c'est un mouton'", a raconté le pompier qui a trouvé Medouni "très calme" et "résigné".



Victime de violences pendant des mois. Ouissem Medouni a répété aux pompiers qu'il s'agissait d'un "mouton", affirmant même l'avoir acheté dans une ferme pour 150 livres (environ 170 euros). Il était "ahuri" et "renfermé", selon le témoignage d'un autre pompier, James Grant. "Nous avons continué à l'interroger pour qu'il nous dise la vérité", a témoigné à l'audience un autre sapeur pompier, David Rose, mais Medouni a "détourné le regard". Sophie Lionnet a vécu un véritable calvaire avant sa mort, selon l'accusation.

Victime de "violences" pendant des mois, elle dormait dans la chambre des deux enfants qu'elle gardait, sur un lit superposé, et vivait sous l'emprise de ses employeurs, qui la nourrissaient peu et la battaient, selon des voisins.



Source : Europe 1 le 21 mars 2018

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Messagepar marathon » 22 mars 2018, 18:29

Devant la justice anglaise, le récit du calvaire de Sophie Lionne



Au procès de ses meurtriers présumés, les derniers mois de la jeune Française, qui travaillait comme fille au pair à Londres, sont progressivement reconstitués.


Ils voulaient "comprendre". À l'ouverture du procès des meurtriers présumés de Sophie Lionnet, lundi, les proches de la Française ne cachaient ni leur appréhension ni leur attente. Face à eux, à la cour criminelle londonienne de l'Old Bailey, se trouvent Sabrina Kouider et Ouissem Medouni, qui employaient la jeune fille au pair et sont soupçonnés de l'avoir maltraitée pendant des mois, avant de la tuer et de brûler son corps. Que s'est-il passé précisément ? Quel était le mobile des violences et du crime ? Après quatre jours d'audience, de premières réponses se dessinent devant la justice britannique, retraçant un véritable calvaire.

Battue, mal nourrie, séquestrée. Selon l'acte d'accusation, lu à l'ouverture du procès, Sophie Lionnet, 21 ans, a vécu une vingtaine de mois comme une "prisonnière". Embauchée en janvier 2016 pour s'occuper des enfants du couple français, dans la zone résidentielle de Southfields, dans le sud-ouest londonien, la jeune femme pense s'émanciper, améliorer son anglais et oublier un douloureux chagrin d'amour. Mais arrivée sur place, elle déchante immédiatement. Contrainte de dormir sur un lit superposé dans la chambre des enfants, battue, mal nourrie : honteuse et sous emprise, la Française est progressivement prise au piège.

Dès le mois d'août 2016, sans faire état de la gravité de sa situation, elle exprime son souhait de rentrer en France. "Si j'avais les moyens de m'acheter un billet et de prendre un taxi, je l'aurais déjà fait", écrit-elle à sa mère via la messagerie de Facebook. À peine payée, Sophie Lionnet ne prend jamais de vacances pour voir sa famille. Son passeport et sa carte d'identité ne seront jamais retrouvés par les enquêteurs, qui soupçonnent que ses employeurs les lui ont retirés. En proie à des difficultés financières, ses parents ne peuvent envisager de lui rendre visite.






Accusée de pédophilie. Surtout, la jeune fille au pair est la cible constante d'accusations, formulées par sa "patronne", Sabrina Kouider. Cette dernière est en conflit avec le père de son fils, Mark Walton, membre fondateur du boys band irlandais "Boyzone", et pour lequel elle a développé une obsession. Après leur rupture, elle a accusé le chanteur de pédophilie, d'agressions sexuelles et de harcèlement. Avant, petit à petit, d'intégrer sa fille au pair à ces scénarios : Sophie Lionnet aurait permis à son ex-compagnon de revoir son fils, de le droguer et de violer. L'accusation sera rapidement mise à mal par la police : Mark Walton n'a pas mis les pieds à Londres en 2017.

Mais la paranoïa de Sabrina Kouider ne cesse de s'accroître. Lors de longues séances d'interrogatoires, elle a recours à des méthodes de torture pour "faire parler" la jeune Française, parfois filmée. "Je prie Dieu pour qu'il m'empêche de te toucher. Je ne veux pas me salir les mains !", hurle-t-elle sur l'un des enregistrements. Maigre, le visage émacié, Sophie Lionnet ploie sous les coups et les insultes, accusée d'être pédophile et de "sentir le sexe". Le 20 septembre 2017, elle finit par reconnaître la soi-disant complicité dont on l'accuse. Il ne lui reste plus que quelques heures à vivre.

"Griller un mouton". Selon plusieurs témoins, Sophie était régulièrement torturée dans la baignoire du couple. Alors que les bruits d'éclaboussures se mêlaient à ses cris, ses employeurs lui intimaient de "respirer". Est-elle morte par noyade ce jour-là ? L'examen de la dépouille ne permet pas de le déterminer. Elle révèle cependant une fracture de la mâchoire, survenue quelques heures avant le décès.

Mais les expertises sont compliquées par l'état du corps, brûlé par Ouissem Medouni dans le jardin du couple. Aux pompiers, le conjoint de Sabrina Kouider a affirmé faire griller "un mouton". Confondu par les restes humains, vêtements et bijoux encore présents sur le corps de la victime, sa version des faits a légèrement changé : l'homme a reconnu avoir brûlé le corps de sa jeune fille au pair. Mais tout comme sa compagne, il persiste à nier les violences et le meurtre. Une version inchangée à ce stade du procès.


Source : Europe 1 le 22 mars 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 23 mars 2018, 20:33

A Londres, Sabrina Kouider raconte le prétendu "complot" de sa jeune fille au pair



Lors du quatrième jour du procès de l'affaire Sophie Lionnet, du nom de cette jeune fille au pair retrouvée calcinée dans le jardin d'un couple de Français à Londres, des extraits des auditions de Sabrina Kouider ont été diffusés à l'audience. On y entend la mère de famille détailler aux enquêteurs le "complot" qui selon elle la visait

Depuis lundi et l'ouverture du procès à Londres de Sabrina Kouider et Ouissem Medouni, un couple de Français soupçonnés d'avoir tué leur jeune fille au pair, Sophie Lionnet, 21 ans, un mobile a été mis au jour par l'accusation : Sabrina Kouider, 35 ans, était persuadée que la jeune femme participait à un complot, ourdi par son ex-petit ami, Mark Walton, fondateur de Boyzone, un boys band qui a connu la gloire dans les années 90. La quatrième journée d'audience, jeudi, en a encore été la preuve. La cour criminelle d'Old Bailey a fait diffuser des extraits des auditions de Sabrina Kouider devant les policiers, pendant l'enquête. Celle-ci est clairement convaincue que Sophie Lionnet et Mark Walton lui voulaient du mal. Et elle pense savoir pourquoi la jeune fille au pair aurait accepté de participer à ce complot : selon elle, Mark Walton lui aurait promis de faire d'elle une star et de la faire jouer dans un film avec Tom Cruise.

Les enregistrements témoignent de l'obsession de Sabrina Kouider


Sur l'un des enregistrements, on entend Sabrina Kouider raconter l'explication qu'elle a eue avec Sophie Lionnet le week-end précédent la découverte du corps, en train de brûler, dans le jardin du couple Kouider-Medouni le 20 septembre dernier. Une explication déjà évoquée avec la mère de Sophie par téléphone début août 2017 : Sabrina Kouider fait alors état d'un "différend" qu'elle souhaite régler avant le retour de la jeune femme en France. Elle passe ensuite le téléphone à Sophie, qui s'adresse à sa mère, en larmes. C'est la dernière fois que Catherine va entendre sa fille.

Voici le récit fait par Sabrina Kouider aux enquêteurs :

Sophie Lionnet "m'a expliqué qu'elle avait été recrutée par Mark Walton et qu'il l'avait payée plus de 18.000 livres (près de 21.000 euros, Ndlr)", pour travailler pour lui.
Selon Sabrina Kouider, sa jeune fille au pair lui aurait avoué qu'elle faisait entrer l'ancienne star dans la maison du couple et que ce dernier "lui donnait des trucs pour droguer" Sabrina Kouider, Ouissem Medouni et les deux enfants âgés de 3 et 6 ans.
Face aux enquêteurs, elle poursuit son récit : Sophie "m'a dit que (Mark Walton) avait pris mon bras, m'avait fait une injection et avait commencé à me toucher". "Choquée" par ces révélations, elle assure avoir répondu à sa jeune fille au pair : "Tu as joué les innocentes mais tu n'es pas innocente, tu es malfaisante, tu es un monstre."

Violences psychiques et physiques sur Sophie Lionnet

Sabrina Kouider critique par ailleurs l'activité de la jeune femme. "La plupart du temps, elle était au téléphone, assise sur le canapé. Elle attendait de nous qu'on la serve", dit-elle encore aux enquêteurs, avant d'ajouter : "C'est comme si nous travaillions pour elle et pas elle pour nous."

Un récit bien éloigné de celui fait par le procureur. Richard Horwell a été très clair : "Au centre de ce procès se trouve le fait que ces inventions, ces croyances - quelles qu'elles aient été - concernant Mark Walton constituent un élément central de la raison pour laquelle les accusés ont tué Sophie", a-t-il dit à la cour lundi.

Il a ensuite évoqué les longues heures d'interrogatoires filmés que faisaient subir le couple Kouider-Medouni à Sophie Lionnet et les violences, physiques et psychiques, subies par la jeune femme. L'examen de son cadavre calciné a révélé de nombreuses blessures : fractures au sternum et à la mâchoire, côtes cassées, hématomes au bras gauche, au dos et à la poitrine.


Devant les enquêteurs, Sabrina Kouider clame son innocence

Mais durant ses interrogatoires, Sabrina Kouider a clamé son innocence. Voici les extraits de ses auditions diffusés jeudi devant la cour :
"Je n'ai pas fait ça."
"J'étais dans la maison mais je ne savais pas ce qui se passait."
"Relâchez-moi le plus vite possible parce que je n'ai rien à voir avec ça."

Au médecin qui l'a examinée lors de son arrestation, elle a raconté avoir été victime de violences conjugales et souffrir de crises de panique. Elle a également expliqué qu'elle avait rencontré Ouissem Medouni vers l'âge de 18 ans et qu'elle avait ensuite entretenu avec lui une relation en pointillés. Toujours selon son récit, il s'était installé chez elle quelques mois avant le drame. Selon l'accusation, Ouissem Medouni, qui a reconnu l'entrave à la justice pour avoir tenté de faire disparaître le corps mais plaidé non coupable pour le meurtre, s'était approprié le délire paranoïaque de sa compagne. Il a par exemple activement participé aux interrogatoires de Sophie Lionnet, destinés à la faire avouer ce fameux "complot".



Source : Le JDD le 23 mars 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 24 mars 2018, 17:55

La nounou avait l'air " effrayée et affamée."


Sabrina Kouider se comportait de façon «agressive», «hurlant» contre Sophie Lionnet, la jeune fille au pair terrorisée qu'elle et son compagnon sont accusés d'avoir tuée, a décrit vendredi un témoin à leur procès à Londres.

ÀUne connaissance du couple de Français, Steve Brown, a raconté avoir vu deux fois Sabrina Kouider hurler contre Sophie Lionnet, dont le corps presque entièrement carbonisé avait été découvert le 20 septembre 2017. «Tout le monde pouvait clairement voir que Sophie avait peur», a-t-il dit.

Un jour de 2016, tandis qu'il se trouvait au domicile de Sabrina Kouider, celle-ci a «commencé à crier contre Sophie», a raconté M. Brown. «Je lui ai demandé: "pourrais-tu arrêter de crier comme ça contre cette gamine?". Elle m'a répondu que Sophie était paresseuse, qu'elle ne cuisinait pas, qu'elle ne faisait pas ce qu'elle était censée faire».

Sophie Lionnet, une Française de 21 ans, avait été embauchée en janvier 2016 en tant que jeune fille au pair et dormait dans la chambre des enfants, sur un lit superposé.

Sabrina Kouider «était agressive et violente», a poursuivi Steve Brown. Il a raconté avoir apporté une autre fois deux hachis parmentier, dont un spécifiquement pour Sophie parce qu'il «voulait être sûr qu'elle mange quelque chose». «Elle avait l'air effrayée et affamée». Pour ce témoin, «Sophie était exploitée».

Jaymani Patel, qui travaille dans un magasin à proximité du domicile de la famille, a déclaré qu'elle voyait plusieurs fois par semaine Sophie, une jeune fille «très timide» qui «souriait tout le temps».

Elle a dit qu'elle évitait Sabrina Kouider avec laquelle elle s'était disputée au sujet de cartes téléphoniques achetées dans son magasin. «Elle pouvait être difficile», «agressive verbalement», mais pas physiquement, a-t-elle précisé à l'audience.

Sabrina Kouider, ses deux enfants, son compagnon Ouissem Medouni et Sophie Lionnet vivaient au rez-de-chaussée, qu'elle louait depuis 2013, d'une maison du Sud-ouest londonien.

Le propriétaire des lieux, Vladimir Valchev, a expliqué avoir reçu cinq paiements du loyer de la part de l'ex-compagnon de Sabrina Kouider, Mark Walton, membre fondateur du boys band irlandais Boyzone, avant que la locataire n'accumule les impayés. Il a expliqué que cette dernière «s'énervait facilement» et qu'il s'était montré «très patient».

Il avait fini par la menacer d'expulsion fin août 2017, quelques semaines avant la découverte par les pompiers du corps presque totalement calciné de Sophie Lionnet dans le jardin de la propriété.

Ouissem Medouni avait affirmé aux pompiers qu'il s'agissait d'un mouton, avant de garder le silence devant les enquêteurs.

La veille de cette découverte macabre, la locataire du logement situé au-dessus de celui de Sabrina Kouider avait appelé Vladimir Valchev, se plaignant d'une odeur désagréable. Venu vérifier par lui-même, le propriétaire n'avait rien senti de particulier.

Selon Sabrina Kouider, Sophie Lionnet avait disparu quelques jours avant, après lui avoir fait des révélations.

«Elle m'a expliqué qu'elle avait été recrutée par Mark Walton et qu'il l'avait payée plus de 18.000 livres (près de 21.000 euros, ndlr)» pour travailler pour lui, a-t-elle affirmé aux enquêteurs.

Sophie Lionnet lui aurait avoué qu'elle faisait entrer M. Walton dans la maison et que ce dernier «lui donnait des trucs pour droguer» Mme Kouider et sa famille.

Sabrina Kouider avait développé «une obsession» pour son ex-compagnon, aboutissant à des «inventions, des croyances» qui ont constitué un élément central dans le meurtre de Sophie, selon l'acte d'accusation.

Mark Walton devrait livrer son témoignage lundi matin à l'audience.

Depuis l'ouverture du procès lundi se dessine le calvaire vécu par la jeune fille au pair avant sa mort. Mardi, les jurés ont entendu des extraits des longs interrogatoires que Sabrina Kouider et Ouissem Medouni lui faisaient subir.

Dans des messages envoyés à sa mère, Sophie Lionnet exprimait dès août 2016 son souhait de rentrer en France. «Si j'avais les moyens de m'acheter un billet et de prendre un taxi, je l'aurais déjà fait», écrivait-elle.


Source : AFP le 23 mars 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 28 mars 2018, 06:18

Procès du meurtre de Sophie Lionnet : une accusée colérique, selon son ex, fondateur de Boyzone



Procès du meurtre de Sophie Lionnet : une accusée colérique, selon son ex, fondateur de Boyzone
Mark Walton, qui avait fondé Boyzone en 1993, gagnait bien sa vie et avait soutenu financièrement sa petite amie dès le début de leur relation

Mark Walton, fondateur du boys band Boyzone, a décrit lundi les brusques accès de colère de son ex-compagne, accusée du meurtre de Sophie Lionnet, sa jeune fille au pair.


L'ex-compagnon de Sabrina Kouider, Mark Walton, fondateur du boys band irlandais Boyzone, a décrit lundi les brusques accès de colère de la jeune femme accusée du meurtre de Sophie Lionnet, sa jeune fille au pair.

"Elle parlait avec un doux accent français et tout d'un coup elle changeait de ton, s'énervait, parlait très fort et ne se souciait pas de l'endroit où nous étions", a témoigné Mark Walton, cheveux blonds, costume sombre et chemise blanche, au procès à Londres de Sabrina Kouider, 35 ans, et de son nouveau compagnon et co-accusé, Ouissem Medouni, 40 ans.

Relation "tumultueuse". L'Irlandais, venu des États-Unis où il vit, a raconté qu'à "deux reprises", Sabrina Kouider avait hurlé en pleine rue qu'il n'avait pas d'argent, mentionnant son nom et son passé au sein du boys band, à qui voulait bien l'entendre. Elle pouvait "devenir folle", "agressive" ou se mettre rapidement "en colère", selon lui. La relation de Sabrina Kouider et Mark Walton, était "tumultueuse", "sans doute la relation la plus tumultueuse que j'aie eue", a raconté le musicien. La Française et l'Irlandais avaient eu un coup de foudre dans une banque du quartier de Notting Hill, à Londres, en 2011.



Nounous renvoyées. Mark Walton, qui avait fondé Boyzone en 1993 avant de quitter le groupe un an plus tard, gagnait bien sa vie et avait soutenu financièrement sa petite amie dès le début de leur relation. Il prenait ainsi en charge les frais de garde de ses enfants, dont le plus jeune est aussi son fils. Il a expliqué que Sabrina Kouider avait renvoyé plusieurs nounous, les accusant de vol, de maltraitance ou de tourner autour de lui. Il avait aussi découvert que sa compagne avait placé des caméras dans leur logement "à cause des nounous".

Disparue, alors qu'elle était enceinte. À l'époque de leur relation, Sabrina Kouider avait appelé la police à plusieurs occasions, une fois au motif qu'il avait des photos d'une autre femme dans son téléphone portable. Au bout d'environ deux ans de vie commune, Sabrina avait disparu subitement alors qu'elle était enceinte de quelques mois, ne donnant plus que des nouvelles sporadiques à Mark Walton, qui continuait néanmoins de la soutenir financièrement. Puis en février 2014, il avait cessé de lui verser de l'argent alors qu'elle avait coupé tout contact.

"Pédophile". Il avait eu de ses nouvelles quand elle l'avait accusé d'être un "pédophile", appelant sa mère et ses partenaires en affaires et montant une fausse page Facebook pour diffuser ces accusations. Elle avait aussi accusé Mark Walton de maltraitance, harcèlement et violences. Pour l'accusation, Sabrina Kouider avait développé "une obsession" pour son ex-compagnon, aboutissant à des "inventions, des croyances", englobant Sophie Lionnet.

Quelqu'un qui change "en quelques secondes". Lundi, Mark Walton a catégoriquement démenti avoir été en contact avec la jeune fille. Pour Sabrina Kouider, Sophie Lionnet était "paresseuse" et "malfaisante". Une connaissance du couple a décrit en revanche une jeune fille au pair "effrayée et affamée". Avant le drame, la jeune Française promettait depuis des mois à sa famille de rentrer en France mais repoussait sans cesse son départ, affirmant que Sabrina Kouider ne la laissait pas partir. Aux enquêteurs, Mark Walton avait décrit son ex-compagne comme quelqu'un qui peut "se transformer d'une personne douce et gentille à quelqu'un d'effrayant en l'espace de quelques secondes".



Source : Europe 1 le 26 mars 2018

marathon
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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 28 mars 2018, 06:23

Procès Lionnet : "Je me suis fait avoir", racontait la jeune fille au pair

Dans une lettre lue à l'audience, Sophie Lionnet regrettait auprès de sa mère le fait d'être restée auprès du couple suspecté de l'avoir tuée en Angleterre.


"Je me suis fait avoir", écrivait Sophie Lionnet, une jeune fille au pair retrouvée morte en septembre 2017, dans un message à sa mère lu mardi au procès à Londres de ses employeurs et meurtriers présumés, les Français Sabrina Kouider et Ouissem Medouni.

"J'étais une stupide idiote". "Oui maman, tu as raison, je me suis fait avoir, pas par des gens qui ne représentent rien à mes yeux mais par des mots", écrivait la jeune femme de 21 ans en juin 2017. "Cela ne m'a pas apporté plus qu'un peu d'expérience, d'autonomie et un peu d'autorité". "Tu avais raison, comme je l'ai écrit hier à un de mes anciens professeurs, j'aurais dû t'écouter toi et pas mon coeur", poursuivait-elle. "J'étais une stupide idiote."

"Heureuse" au début. Selon une déclaration de sa mère, Catherine Devallonné, lue à l'audience, Sophie Lionnet était une "fille gentille, souriante mais assez discrète". "Elle ne parlait pas beaucoup" mais "appréciait la compagnie de ses copains et ses copines", selon sa mère. La jeune fille, originaire de Troyes (sud-est de Paris), avait suivi une formation pour travailler auprès d'enfants. Lorsqu'elle a commencé à s'occuper des deux garçons de Sabrina Kouider, en janvier 2016, elle semblait "heureuse" et les choses allaient "bien". Mais six mois avant sa mort, elle semblait "en avoir marre" et voulait rentrer en France, a expliqué sa mère.


Maltraitée et retenue prisonnière avant d'être tuée. Ses parents l'avaient suppliée de revenir. Catherine Devallonné avait aussi demandé à Sabrina Kouider de laisser partir sa fille mais elle avait refusé. La jeune fille, décrite comme timide et souriante par des voisins, était maltraitée et retenue prisonnière au domicile de Sabrina Kouider, selon l'accusation. Lorsque son corps carbonisé a été retrouvé par les pompiers dans leur jardin, le 20 septembre 2017, Sabrina Kouider et son compagnon Ouissem Medouni ont été inculpés d'homicide. Le procès doit se poursuivre jusqu'au 11 mai.




Source : Europe 1 le 27 mars 2018


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