Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 02 avr. 2018, 11:44

Meurtre de Sophie Lionnet : L'autopsie révèle de terribles sévices avant sa mort


Sophie Lionnet, jeune fille au pair de Troyes, a été retrouvée calcinée dans le jardin de ses employeurs Ouissem Medouni et Sabrina Kouider, à Londres le 20 septembre 2017. Leur procès s'est ouvert lundi 19 mars 2018.


Selon le Daily Mail, Sophie Lionnet, fille au pair de 21 ans originaire de Troyes, aurait été tuée "entre le 7 et le 20 septembre" par la mère des enfants qu'elle gardait, Sabrina Kouider (34 ans), et par Ouissem Medouni (40 ans).

Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 34 ans, ont été inculpés pour le meurtre de Sophie Lionnet, fille au pair de 21 ans originaire de Troyes. .

Le calvaire de la jeune baby-sitter a duré des mois.

Les derniers jours de Sophie Lionnet ont été un véritable calvaire. L'autopsie du corps calciné de la jeune femme de 21 ans vient d'être dévoilée, lors du neuvième jour du procès qui se déroule actuellement à Londres, comme le rapporte l'Est Eclair. La déposition du médecin légiste a en effet été entendue par la cour ce jeudi 29 mars.


Le corps brûlé à 95 % de la nounou française a révélé de nombreuses preuves d'une agression particulièrement violente étalée sur plusieurs jours avant sa mort. Le légiste, Professeur Mangham, a pu confirmer qu'elle avait eu "4 côtés brisées et son sternum enfoncé" à peine 3 jours avant d'être assassinée. Enfin, la fille au pair a eu "la mâchoire cassée" par un objet contondant "au moins 2 heures avant sa mort".


Sophie Lionnet était arrivée à Londres en janvier 2016, employée comme jeune fille au pair pour s'occuper des deux enfants de Sabrina Kouider. Son corps avait été retrouvé par les pompiers le 20 septembre 2017. Les autorités avait été alertées par des voisins, intrigués par un feu dans la zone résidentielle de Southfields, dans le sud-ouest londonien.


Depuis, de nombreux éléments relatent le calvaire subi par la jeune femme qui d'après l'AFP vivait "comme une prisonnière et était maltraitée par le couple de Français. Victime de violences pendant des mois, elle dormait dans la chambre des enfants, sur un lit superposé, et vivait sous l'emprise de ses employeurs, qui la nourrissaient peu et la battaient, selon des voisins".

Sabrina Kouider était en conflit avec le père de son fils, Mark Walton, membre fondateur du boysband irlandais Boyzone, pour lequel elle avait développé une obsession. Après leur rupture en 2013, elle a accusé le chanteur de pédophilie, d'agressions sexuelles et de harcèlement. Lors du procès, elle a reproché à Sophie d'avoir permis une rencontre entre son fils et Walton, accusant ce dernier d'avoir drogué et violé l'enfant. Elle a depuis reconnu avoir porté de fausses accusations.

Sabrina Kouider, 35 ans, et son compagnon Ouissem Medouni, âgé de 40 ans, plaident non coupable pour le chef d'accusation de meurtre. Ouissem Medouni plaide lui coupable pour entrave au fonctionnement de la justice.



Source : Pure People le 31 mars 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 02 avr. 2018, 11:50

Ouissem Medouni entendu la semaine prochaine à Londres dans l’affaire Sophie Lionnet


Ouissem Medouni, co-meurtrier présumé de la jeune fille au pair Sophie Lionnet, sera entendu par les jurés d’Old Bailey à Londres la semaine prochaine. La date de son audition a été confirmée par le président du tribunal pour jeudi 5 et vendredi 6 avril.

Surnommé « Sam » dans le quartier de Wimbledon Park Road là où il résidait, Ouissem Medouni, expatrié français de 40 ans, comparait pour deux chefs : meurtre de Sophie Lionnet et entrave à la justice pour avoir tenté de faire disparaître le corps de l’Auboise de 21 ans par le feu.


Sa compagne Sabrina Kouider, accusée des mêmes chefs, sera entendue la semaine suivante, vraisemblablement le lundi 9 et le mardi 10 avril.

Le procès a été suspendu pendant quatre jours – du vendredi 30 mars au lundi 2 avril inclus – en raison des jours fériés au Royaume-Uni.

Les débats reprendront mardi 3 avril avec une nouvelle interruption entre le 11 et le 13 avril.



Source : L'Est Eclair

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Messagepar marathon » 05 avr. 2018, 10:21

Jeune fille au pair française tuée à Londres : on en sait un peu plus sur les circonstances de la mort de Sophie Lionnet

Sophie Lionnet, cette jeune fille au pair française tuée à Londres en septembre dernier, est morte d'un violent coup à la tête ou par noyade, selon le médecin légiste entendu mardi par la cour britannique.



Comment Sophie Lionnet est-elle morte? C'est notamment à cette question que doit permettre de répondre le procès qui se tient à Londres jusqu'au 11 mai, devant la Cour criminelle d'Old Bailey. Un premier médecin légiste, entendu la semaine dernière, n'avait pas pu établir précisément la cause de la mort de la jeune fille au pair française de 21 ans, dont le corps avait été retrouvé en train de brûler dans le jardin de ses employeurs, Sabrina Kouider et Ouissem Medouni, le 20 septembre dernier. Un deuxième médecin légiste, entendu mardi, a avancé deux hypothèses : un violent coup à la tête ou une noyade, a rapporté mardi L'Est Eclair. Le docteur Charlotte Randall a exclu l'hypothèse de la strangulation, assurant que le larynx n'avait pas été touché.

Lire aussi : Jeune fille au pair tuée à Londres, ce que l'on sait des violences subies par Sophie Lionnet

Le corps de Sophie Lionnet ayant été découvert brûlé à 95%, il est très difficile pour les médecins légistes d'établir précisément la cause du décès.

Impossible de déterminer si les blessures ont été causées par un homme ou par une femme

Voici les autres éléments établis par les médecins légistes qui ont examiné les restes de la jeune femme :
Au moins trois jours avant le drame, Sophie Lionnet a eu quatre côtes cassées.
Deux heures avant sa mort, sa mâchoire a été fracturée.
Sa pommette a été cassée, des bleus ont été relevés sur ses bras et son dos.
Son sternum a été enfoncé.
Des traces de sang ont été retrouvées dans ses narines, ce qui indique que Sophie Lionnet a été victime d'un traumatisme causé par un choc : un objet, une série de chutes ou un violent coup de poing.

Selon le médecin légiste, il n'est pas possible de déterminer si ces blessures ont été causées par un homme ou une femme.

Des interrogatoires menés dans la baignoire

Depuis le début du procès, plusieurs témoins ou éléments ont permis de comprendre que la jeune femme subissait de violents interrogatoires menés par Sabrina Kouider et Ouissem Medouni. Le but? Lui faire avouer un prétendu complot fomenté avec l'ancien petit-ami de Sabrina Kouider, l'ex-chanteur de Boyzone Mark Walton, et des actes de pédophilie commis sur les deux enfants de Sabrina Kouider, âgés de 3 et 6 ans. Une confession qu'elle finira par faire sous la contrainte lors de son dernier interrogatoire, dont l'enregistrement, conservé par le couple, a été diffusé devant la cour la semaine dernière.

Lire aussi : Londres, la jeune fille au pair française, Mark Walton de Boyzone et le délire paranoïaque de ses employeurs

Lors de ces interrogatoires, le couple a utilisé la méthode du "waterboarding", plongeant la tête de la jeune fille dans la baignoire pour la faire avouer. Diffusé la semaine dernière, l'enregistrement d'un enfant, dont l'identité n'a pas été révélée, confirme cette pratique : il a raconté aux enquêteurs comment il avait entendu Sophie Lionnet crier dans la baignoire et "beaucoup d'éclaboussures" dans les jours qui ont précédé le drame. "Sophie était soumise à des actes de tortures et des interrogatoires. On lui plongeait la tête dans la baignoire pour lui faire avouer des choses inimaginables", a commenté l'avocat des parents, maître Franck Berton.

Initialement, Ouissem Medouni avait admis avoir tué la jeune fille "accidentellement", après l'avoir frappé au visage et avoir tenu sa tête sous l'eau. Mais il était ensuite revenu sur cette version, disant avoir avoué pour protéger Sabrina Kouider. Ouissem Medouni, pour qui le procureur avait expliqué au début du procès comment il s'était approprié le délire paranoïaque de sa compagne, reconnait seulement avoir tenté de faire disparaître le corps. Les pompiers, alertés par des voisins, avaient découvert l'homme de 40 ans dans son jardin, devant le bûcher. Ce dernier leur avait expliqué être en train de faire un barbecue...

La défense explique que Sophie Lionnet pourrait s'être noyée après une chute

Face aux éléments du médecin légiste mardi, la défense a tenté de démonter un par un les éléments de preuve. L'avocat de Ouissem Medouni a ainsi émis l'hypothèse que Sophie Lionnet ait pu "chuter sur le côté de la baignoire, contre un robinet ou tout autre objet dans la salle de bains". Déroulant son scénario, il a ensuite expliqué que la jeune femme, inconsciente après ce choc, serait alors tombée dans la baignoire et se serait noyée. Ouissem Medouni doit être entendu par la cour jeudi et vendredi.

Viendra ensuite le tour de Sabrina Kouider, qui depuis le début clame son innocence. La semaine dernière, la mère de Sophie, Catherine Devallonné, avait raconté à la barre comment elle avait supplié cette femme de 35 ans de renvoyer sa fille à Troyes, un mois avant le drame. "Elle m'a dit qu'elle le ferait dès que ma fille lui aurait raconté où elle était allée", a-t-elle rapporté. Sabrina Kouider était en effet persuadée que Sophie Lionnet avait rendu visite à Mark Walton à Londres - il habite pourtant à Los Angeles - avec l'un de ses enfants.



Source : Europe 1 le 4 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 05 avr. 2018, 10:27

Meurtre de Sophie Lionnet: Ouissem Medouni a-t-il avoué le meurtre pour protéger sa compagne?


Ouissem Medouni, l’un des deux accusés du meurtre de la jeune fille au pair à Londres, doit être auditionné prochainement par la cour...


•Le corps de Sophie Lionnet, 21 ans, a été retrouvé en septembre dernier dans le jardin de ses employeurs, à Londres, au Royaume-Uni.
•Le procès de Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, s’est ouvert le 19 mars au tribunal de l’Old Bailey.
•Ils plaident non coupable pour le chef d’accusation de meurtre. Ouissem Medouni plaide, lui, coupable pour entrave au fonctionnement de la justice.


De lui, on ne sait pas grand-chose. Ouissem Medouni, 40 ans, travaille dans la finance, à Londres. Il a rencontré Sabrina Kouider, 35 ans, en France, il y a une petite vingtaine d’années. Depuis, le couple entretenait une relation en pointillé. Il venait de temps en temps la voir en Angleterre, pour des week-ends ou des vacances. Mais il ne s’est installé avec elle et ses deux enfants, au rez-de-chaussée d’une maison du quartier de Wimbledon, que quelques mois avant le meurtre de Sophie Lionnet, 20 ans, meurtre dont il est accusé avec sa compagne.


Alors que le procès du couple s’est ouvert il y a un peu plus de deux semaines, Ouissem Medouni doit être auditionné prochainement par la cour. Lors d’une précédente audience, il avait nié avoir tué la jeune fille au pair mais avait reconnu avoir essayé de faire disparaître son corps en le brûlant, le 20 septembre dernier. Ce jour-là, des voisins indisposés par l’« horrible » odeur de la fumée qui émanait du jardin du couple, avaient prévenu les pompiers. Ils avaient découvert en éteignant le brasier qu’entretenait Medouni, le corps de Sophie Lionnet. L’accusé leur avait alors calmement expliqué qu’il s’agissait en réalité d’un «mouton», acheté dans une ferme environ 170 euros.

Morte dans la baignoire

Mais les pompiers ne l’avaient pas cru et avaient appelé les policiers. Dans un premier temps, Ouissem Medouni avait refusé de répondre aux enquêteurs concernant Sophie Lionnet. Mais le 5 janvier dernier, il a fait parvenir à la cour un document dans lequel il reconnaît être impliqué dans la mort de la jeune Troyenne, employée depuis le début de l’année 2016 par le couple. Selon lui, la jeune femme est morte dans la baignoire, alors qu’il lui faisait subir un simulacre d’interrogatoire pour obtenir des informations. Il aurait perdu son sang-froid et l’aurait frappé au visage. Un « accident », avait-il déclaré à l’époque.

Car depuis plusieurs semaines, le couple avait entrepris de lui extirper des aveux, lors de séances violentes qu’ils enregistraient parfois. Sabrina Kouider était persuadée que Sophie Lionnet était entrée en contact avec son ex, Mark Walton, fondateur du groupe Boyzone. L’accusée, dont elle était «obsédée» depuis leur rupture en 2013. Selon elle, ils auraient fait à plusieurs reprises du mal au couple et à leurs proches. Sabrina Kouider était notamment parvenue à convaincre Ouissem Medouni qu’une nuit, alors qu’ils dormaient après avoir été drogués par Sophie, leur employée aurait aidé Mark Walton à rentrer chez eux afin qu’il les viole.

Parole contre parole

Mais quatre jours avant le début du procès, Ouissem Medouni est revenu sur ses aveux. Il a affirmé avoir endossé la responsabilité de la mort de Sophie Lionnet pour protéger Sabrina Kouider, présentée par l’accusation comme une femme autoritaire, manipulatrice. La jeune fille est morte, assure-t-il désormais, alors qu’il dormait dans leur chambre.

Selon sa version, sa compagne l’a réveillé durant la nuit pour le prévenir que leur jeune fille au pair avait cessé de respirer. Il s’était levé et l’avait trouvé morte, dans la salle de bains. Sabrina Kouider, elle, a juré ne pas être impliquée dans son décès. C’est donc parole contre parole. Le tribunal a prévu de l’entendre lundi prochain.



Source : 20 Minutes le 4 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 06 avr. 2018, 21:21

Sophie Lionnet : comment Sabrina Kouider a peu à peu basculé


Persuadée que sa jeune fille au pair, Sophie Lionnet, avait organisé un complot avec son ancien petit-ami Mark Walton, Sabrina Kouider a essayé de porter plainte avant de décider de lui faire subir elle-même des interrogatoires.


Le drame s'est noué dans cette maison de Southfields, où le corps de Sophie Lionnet a été découvert calciné le 20 septembre dernier.

Le drame s'est noué dans cette maison de Southfields, où le corps de Sophie Lionnet a été découvert calciné le 20 septembre dernier.

Le procès du couple Kouider-Medouni, qui se tient à Londres jusqu'au 11 mai, livre peu à peu son lot de détails sordides. Et permet de reconstituer les événements qui ont conduit à la mort de Sophie Lionnet, jeune fille au pair originaire de Troyes et âgée de 21 ans. Dès les premières audiences, a été mise au jour l'origine du drame, et c'est le procureur de la cour criminelle d'Old Bailey qui l'a longuement détaillée : Sabrina Kouider, 35 ans, soupçonnait sa jeune employée d'entretenir une relation avec son ex-fiancé ; Mark Walton, membre fondateur d'un boys band irlandais dans les années 90, Boyzone.

Un soupçon qui tourne à "l’obsession", a dit le magistrat, quand Sabrina Kouider, mère de deux jeunes enfants âgés de 3 et 6 ans, se met en tête que Sophie Lionnet et Mark Walton ont fait un pacte destiné à faire du mal à sa famille. Elle en est certaine : ils ont drogué sa famille - ses deux enfants, elle-même et son compagnon Ouissem Medouni - pour ensuite les abuser sexuellement pendant leur sommeil. Dès lors, Sabrina Kouider semble n'avoir qu'un seul but : faire avouer Sophie Lionnet.

Sabrina Kouider a essayé de convaincre les policiers de l'existence d'un complot

L'échelle de l'horreur est progressive. Les soupçons commencent par des vols de bijoux, dont Sophie Lionnet est accusée. Puis très vite arrive cette "obsession" autour de Mark Walton, cet ancien petit-ami que Sabrina Kouider a déjà accusé de pédophilie par le passé, cherchant même à le faire condamner via un faux compte Facebook.

Le 10 août 2017, soit un peu plus d'un mois avant que le corps de Sophie Lionnet ne soit découvert en train de brûler dans le jardin du couple Kouider-Medouni, les deux femmes se rendent au commissariat de Lavender Hill, dans la banlieue de Londres. Mercredi, la cour a entendu le témoignage des policiers qui ont vu débarquer Sophie Lionnet et Sabrina Kouider. L'Est Eclair en a rapporté les principaux éléments :
Face au policier, Sabrina Kouider explique que Sophie Lionnet a une relation avec Marl Walton et qu'elle a laissé ce dernier entrer dans sa maison de Southfields, dans le but d'abuser sa famille.
Selon le policier, elle était "catégorique" mais "il n'y avait aucune preuve". "Elle voulait qu'on lui mette la pression" [à Sophie Lionnet], a-t-il expliqué. Sabrina Kouider "semblait faire une fixation dessus et voulait que la nounou l'admette", a-t-il ajouté.
"Bien qu'elle l'accusait, elle avait l'air d'être copine avec et ne semblait pas plus en colère que cela", a encore précisé l'officier de police. A la barre il y a quelques jours, Mark Walton avait décrit une femme impulsive, capable de passer d'un registre à l'autre, de la tendresse à la colère extrême.
Quid de Sophie pendant cette visite au commissariat? "Elle ne parlait pas beaucoup et répondait poliment qu'aucune de ces accusations n'était vraie", a rapporté le policier devant la cour, selon L'Est Eclair. Dans une lettre envoyée à son père datée du 25 juin, Sophie Lionnet évoquait des "tensions" et disait se faire "accuser de choses [qu'elle] n'oserai[t] jamais faire".

Le policier ne prend pas la plainte de Sabrina Kouider. Le jour même, celle-ci appelle son supérieur. "Elle voulait que la police interroge" Sophie à propos d'une venue de Mark Walton dans la maison trois mois avant, rapporte ce dernier. "Je lui ai expliqué qu'on ne le ferait pas et que si elle n'avait pas confiance en elle, elle pouvait toujours arrêter de l'employer."

Des recherches sur Internet qui en disent long

Une fin de non-recevoir qui a peut être concrétisé l'idée, dans la tête de Sabrina Kouider, de procéder elle-même aux interrogatoires de Sophie Lionnet. Grâce au matériel informatique saisi chez le couple Kouider-Medouni, on sait que plusieurs recherches ont été effectuées sur Internet durant l'été 2017 : "comment faire pour que les hommes fassent n'importe quoi pour vous" ; "comment être un détective privé" ; "comment faire face à une personne qui vous rabaisse tout le temps".

Des termes qui font écho à ce qu'il se passait dans la maison de Southfields. Sabrina Kouider a en effet vraisemblablement convaincu son compagnon, Ouissem Medouni, qui ne vivait avec elle que depuis quelques mois – bien qu'ils se connaissent depuis une vingtaine d'années -, de mener les interrogatoires. Les enregistrements desdits interrogatoires le confirment. Au début du procès, le procureur avait émis l'hypothèse suivante : Ouissem Medouni s'est peu à peu approprié le délire paranoïaque de sa compagne.

Le 20 septembre dernier, c'est lui que les pompiers, alertés par des voisins qui avaient constaté une épaisse fumée brune se dégageant du domicile de Southfields, avaient découvert devant un bûcher. Il leur avait assuré qu'il faisait cuir un mouton. Il s'agissait en fait du corps de Sophie Lionnet.

Ouissem Medouni a reconnu la mort, un "accident" selon lui, avant de revenir sur ses propos

Début janvier, l'homme de 40 ans avait fait parvenir à la cour un document dans lequel il évoquait la mort de Sophie Lionnet. Il y racontait que la jeune femme était morte noyée dans la baignoire, alors qu'il lui faisait subir un simulacre d'interrogatoire. Il aurait à un moment frappé la jeune fille au visage, et elle serait tombée dans l'eau. Ouissem Medouni assurait qu'il s'agissait d'un accident.

Mais juste avant le procès, il est revenu sur son témoignage, assurant avoir endossé la mort de Sophie Lionnet pour protéger Sabrina Kouider. Il avait alors raconté qu'il dormait au moment de la mort de la jeune fille. Selon lui, sa compagne l'aurait réveillé pendant la nuit pour le prévenir que leur fille au pair ne respirait plus. Il se serait alors levé et l'aurait découverte morte dans la salle de bains. Sabrina Kouider, elle, clame son innocence. Des versions qui vont être confrontées devant la cour criminelle. Le couple doit y être entendu le 16 avril prochain.


Source : Le JDD le 5 aril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 16 avr. 2018, 10:41

Affaire Sophie Lionnet : début des auditions des deux meurtriers présumés lors du procès à Londres

Les auditions de Ouissem Medouni et Sabrina Kouider, les meurtriers présumés de Sophie Lionnet, qui a vécu à Paron (Yonne), débutent ce lundi à Londres. Le corps calciné de la jeune fille au pair de 21 ans a été retrouvé dans le jardin du couple le 20 septembre 2017, dans la banlieue londonienne.

Le procès a débuté le 19 mars dernier. Jusqu'ici, c'est l'accusation qui s'est exprimée en décrivant le calvaire de Sophie Lionnet pendant les vingt mois qui ont précédé sa mort. Les deux meurtriers présumés vont maintenant devoir expliquer leur rôle respectif dans la mort de la jeune fille au pair. Ces derniers mois, ils ont parlé d'accident pour expliquer sa mort, puis d'homicide involontaire, avant de s’accuser mutuellement d’être l’auteur du meurtre.


Dans ce procès, les deux accusés plaident non coupable pour le chef d'accusation de meurtre. Ils ont en revanche décidé de plaider coupable d'entrave à la justice pour avoir tenté de se "débarrasser" du corps "en le brûlant". Avec leurs auditions cette semaine, les parents de Sophie Lionnet attendent des réponses concernant les circonstances exactes de la mort de leur fille.


Sabrina Kouider clame son innocence concernant la mort de Sophie Lionnet. Son compagnon Oussem Medouni aussi , même s'il a souvent changé de version Damien Robine.

En raison des brûlures, "l'autopsie a été rendue très compliquée", a déclaré le médecin légiste Charlotte Randall, qui a précisé qu'"il manquait les cheveux, le cuir chevelu et le crâne". Elle a estimé que la mort de Sophie Lionnet pouvait avoir été causée par noyade dans une baignoire, après une chute ou après avoir reçu un coup au visage.

Catherine Devallonné, la mère de Sophie Lionnet qui habite Paron (Yonne), est repartie à Londres pour assister à la suite du procès. Pour son ex-mari, Patrick Lionnet, qui l'avait accompagnée lors de la première semaine, c'est au-dessus de ses forces. Il ne repartira en Angleterre que pour le verdict. Le procès des meurtriers présumés de Sophie Lionnet doit se poursuivre jusqu'au 11 mai.


Source : France Bleu Auxerre le 16 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 19 avr. 2018, 13:49

Procès des meurtriers de Sophie Lionnet à Londres : l'accusé décrit sa co-accusée comme instable


Le corps de Sophie Lionnet avait été retrouvé calciné en septembre 2017
*
Ouissem Medouni a nié ce lundi avoir causé la mort de la jeune fille au pair Sophie Lionnet, française comme lui, décrivant devant la justice britannique une relation tumultueuse avec sa compagne et co-accusée de meurtre Sabrina Kouider, une personnalité dominante et instable selon lui.


Avez-vous causé la mort de Sophie Lionnet? "Non", a répondu l'accusé, 40 ans, interrogé par son avocat Orlando Pownall devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres.

Le procès, entamé le 19 mars, avait jusqu'ici donné la parole à l'accusation, qui a décrit le calvaire vécu par la jeune fille de 21 ans originaire de Troyes, dans le sud-est de Paris, pendant les vingt mois qui ont précédé sa mort.

Les pompiers, alertés par des voisins intrigués par une importante fumée et une "horrible" odeur, avaient retrouvé le 20 septembre 2017 son cadavre carbonisé dans le jardin du couple de Français, dans le sud-ouest londonien. Son corps présentait de multiples fractures au sternum, aux côtes et à la mâchoire mais en raison des brûlures, la cause exacte de la mort n'a pas pu être déterminée.

"Elle était très, très belle" et "j'étais un peu timide"

S'exprimant en anglais sans interprète, par des phrases courtes et d'une voix effacée, l'accusé a expliqué avoir rencontré Sabrina Kouider en 2001 à une fête foraine et obtenu son numéro de téléphone par un ami commun. "Elle était très, très belle" et "j'étais un peu timide", a-t-il expliqué.

Issu d'un milieu humble -il a grandi avec son père plombier dans la banlieue sud de Paris-, Ouissem Medouni étudiait alors l'économie à Paris tout en travaillant à mi-temps. Après ses études, il a travaillé plusieurs années comme analyste financier, à Paris et à Londres, avant de perdre son emploi.

Rapidement, Ouissem Medouni et Sabrina Kouider ont entamé une relation qui durera jusqu'à leur arrestation, mais entrecoupée de plusieurs ruptures, en raison d'aventures amoureuses de sa compagne, a-t-il expliqué.

Elle a eu deux garçons avec deux autres hommes, dont Mark Walton, fondateur irlandais du boys band Boyzone.

"Je m'en veux"

A la question de savoir qui dominait dans leur relation, l'accusé a répondu "elle". Selon lui, elle pouvait avoir "des hauts et des bas en l'espace de quelques secondes" et a fait plusieurs tentatives de suicide. "Au cours des dernières années elle criait tous les matins pour rien", l'accusant notamment d'adultère - indûment d'après lui.

Malgré ses inquiétudes pour sa santé mentale, il a dit ne jamais en avoir parlé à personne pour "la protéger" et éviter qu'elle perde la garde des enfants. Il est toujours revenu vers elle: "Je l'aime", a-t-il expliqué, en précisant que c'était encore le cas.

Ouissem Medouni s'est lui-même décrit comme "généreux, travailleur, dévoué et ambitieux" et "jamais" violent envers sa compagne, qui touchait à un moment des allocations logement et qu'il soutenait aussi financièrement.

Les deux accusés plaident non coupable pour le chef d'accusation de meurtre. Ils ont en revanche plaidé coupable d'entrave à la justice pour avoir tenté de se "débarrasser" du corps "en le brûlant".

La jeune fille aurait été victime d'une première agression début juillet 2017

Selon l'accusé, Sabrina Kouider avait développé une véritable obsession à partir de 2014 envers Mark Walton, qu'elle accusait de pédophilie, d'agressions sexuelles et de harcèlement. Devant les enquêteurs, elle avait décrit Sophie Lionnet comme une jeune fille "malfaisante" qui avait comploté avec lui pour droguer et abuser sexuellement des membres de la famille. "Elle avait des crises de panique, elle parlait de ça tout le temps", a raconté Ouissem Medouni.

La jeune fille aurait été victime d'une première agression début juillet 2017. Sabrina "a perdu son sang-froid et lui a tiré les cheveux", a-t-il détaillé. Il lui aurait dit de ne pas recommencer. "J'aurais dû (...) lui acheter un billet et la renvoyer chez elle (en France)", a-t-il poursuivi. "C'est allé crescendo après ça. Quand je repense à cette situation, je m'en veux vraiment. J'aurais pu l'éviter".

Il a aussi suspecté une autre agression plus tard cet été, quand Sabrina est ressortie fâchée de la chambre des enfants où se trouvait aussi la victime. Il a décrit cette dernière comme "timide" et "pas très sociable", préférant la lecture aux sorties.

L'audition de Ouissem Medouni doit se poursuivre ce mardi.


Source : La Dépêche le 17 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 19 avr. 2018, 13:50

Meurtre de Sophie Lionnet: «Sabrina m’a dit que Sophie ne respirait plus»

PROCES Auditionné depuis lundi à Londres, Ouissem Medouni a expliqué ce mercredi ce qu'il s'était passé, selon lui, la nuit où Sophie Lionnet est morte...

Sabrina Kouider et Ouissem Medouni sont jugés à Londres jusqu'au 11 mai 2018 —


Discrètement, elle l’observe depuis trois jours. Quand Ouissem Medouni passe devant elle, menottes aux poignets, tête baissée, pour regagner le box des accusés, la maman de Sophie Lionnet le regarde avec mépris. Le poing serré, les yeux rougis par l’émotion, Catherine Devallonné l’écoute raconter comment son ex-compagne, qu’il décrit comme très instable psychologiquement, a commencé à violenter sa fille sans qu’il ne trouve la force de l’en empêcher. Ce mercredi, l’accusé a dévoilé aux jurés sa version de la mort de la jeune fille au pair, qu’il impute à Sabrina Kouider, 35 ans. Lui, à l’entendre, à tout fait pour la sauver, le 18 septembre dernier.


Ce soir-là, le couple souhaite interroger Sophie Lionnet une nouvelle fois au sujet d’un prétendu complot qu’elle aurait fomenté avec Mark Walton, l’ex-compagnon de Sabrina Kouider, dont elle est obsédée depuis leur rupture. Cette dernière est persuadée que son employée et le père d’un de ses deux enfants sont venus un soir chez eux pour les violer après les avoir drogués. Une histoire farfelue qu’Ouissem Medouni a néanmoins fini par gober. L’accusé, qui a été analyste financier avant de perdre son travail il y a cinq ans, va avoir l’idée d’enregistrer avec un téléphone les confessions de la jeune fille afin d’apporter à la police la preuve de ce qu’ils avancent.

Allongée dans la baignoire

La vidéo, d’une durée approximative de 3 minutes, avait été diffusée aux douze jurés chargés de les juger, le deuxième jour du procès, le 20 mars dernier. Sur ces images, on voit Sophie Lionnet, assise devant une cheminée. Elle est effrayée, affaiblie. Le couple la presse de questions, la menace de ne pas la laisser repartir en France. D’une petite voix fluette, elle confesse toutes ces choses incroyables que ses patrons lui demandent d’avouer. « Pour moi c’était une victime », lâche fébrilement Ouissem Medouni, précisant à son avocat, Orlando Pownall, qu’il n’avait aucune intention de lui faire du mal. Puis, dit-il, il est parti se coucher.

Sabrina Kouider est restée avec Sophie Lionnet, afin de lui poser d’autres questions. Mais vers 1h30 du matin, elle réveille son compagnon, en pleurs, complètement paniquée. « Elle m’a dit que Sophie ne respirait plus. Je me suis levé immédiatement et je suis allé dans la salle de bain. Sophie était allongée dans la baignoire remplie d’eau. Elle portait un pyjama rose. Sabrina disait : "Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait ?" J’étais choqué. » Les yeux de la jeune fille sont encore « ouverts » mais elle n’émet plus aucun son, ne bouge pas. Selon lui, elle n’a pas de bleus au visage et n’est pas ensanglantée.

Cachée « dans une grosse valise »

Ouissem Medouni va alors tenter, dit-il, de « ressusciter » Sophie Lionnet en lui prodiguant un massage cardiaque. « J’ai essayé, essayé, cela a semblé durer une heure. » Malgré la gravité de la situation, ils décident de ne pas appeler les secours, afin de « protéger les enfants » de Sabrina Kouider. L’accusé va alors envelopper la jeune victime dans un drap blanc et la mettre sur le lit superposé, dans la chambre des enfants, où elle dormait d’habitude. Mais de peur que les petits ne la trouvent, il va la cacher « dans une grosse valise ».

Le surlendemain, Sabrina Kouider insiste pour que le corps de Sophie soit brûlé dans leur jardin. « Je lui ai dit "c’est fou, je ne ferai jamais ça" », affirme Ouissem Medouni. Qui finit par céder à sa compagne. Alors, pour couvrir l’odeur, il a l’idée de faire griller du poulet. « Comme ça les gens penseraient que c’était un barbecue. » Mais les voisins, intrigués par « l’horrible » odeur de la fumée qui jaillit de chez eux, ont alerté les pompiers. Ils retrouvent le cadavre carbonisé de Sophie Lionnet, au milieu d’un brasier. Face à eux, Ouissem Medouni ne se démonte pas et assure qu’il s’agissait d’un « mouton ». « Je voulais protéger la famille et moi-même. »

« Elle a détruit ma vie »

Quelques jours après leur arrestation, lorsqu’ils comparaissent devant un juge pour la première fois, Sabrina Kouider lui demande d' « endosser toute la responsabilité » des faits, affirme l’accusé. Ce qu’il a fait dans un premier temps, avant de revenir sur ses aveux. « J’étais responsable aussi, mais pas du meurtre », assure-t-il aux jurés. D’ailleurs, il jure n’avoir « jamais, jamais, jamais frappé ou battu une femme ».

« Je ne suis pas un homme violent, je ne l’ai jamais été », ajoute-t-il. Ce qui n'est pas l'avis de Sabrina Kouider. Lors d’une interruption de séance, elle a traité son ex-compagnon de « menteur » et d’« assassin ». Lui, dont la ligne de défense se résume à cette phrase : « Je suis amoureux, mais elle a détruit ma vie

Source : 20 Minutes le 18 avril 2018

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 19 avr. 2018, 13:53

Meurtre de Sophie Lionnet à Londres : l'accusé voulait la «ressusciter»


Ouissem Medouni a raconté hier les derniers moments de Sophie Lionnet, la jeune fille au pair française qu'il est accusé d'avoir tuée avec sa compagne Sabrina Kouider à Londres. «Sabrina m'a réveillé, probablement vers 01 h 30. Elle disait que Sophie ne respirait pas», a-t-il expliqué. Il l'a suivie dans la salle de bains, où la victime était allongée dans l'eau du bain, vêtue d'un pyjama rose. Sabrina Kouider «était choquée, elle disait : «Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait ?». Les yeux de Sophie Lionnet étaient «ouverts» mais elle n'émettait aucun son et ne bougeait pas. Il l'a sortie du bain vers le salon pour tenter de la réanimer. «Je pensais que je pouvais la ressusciter», a-t-il déclaré, sans un regard pour la mère de la victime. «J'ai essayé, essayé, cela a semblé durer une heure», a-t-il ajouté, précisant que la victime ne présentait pas de blessure au visage et qu'elle n'était pas ensanglantée. Le mercredi 20 septembre, sa compagne a insisté pour que le corps soit brûlé dans leur jardin, selon lui. «Je lui ai dit «c'est fou, je ne ferai jamais ça» avant de céder. Pour couvrir l'odeur, il a simultanément fait griller du poulet : «Comme ça les gens penseraient que c'était un barbecue». Sabrina Kouider l'a traité d'«assassin» et de «menteur» lors d'une interruption de séance.


Source : La Dépêche le 19 avril 2018



Lire l'article de Pure People du 19 avril 2018

Meurtre de Sophie Lionnet : L'un des accusés livre des détails sordides


Le procès du meurtre de la jeune fille au pair français,retrouvée morte et carbonisée à Londres en septembre 2017, se poursuit. L'un des deux accusés, Ouissem Medouni, a expliqué comment avoir essayé de camoufler le brûlage son corps.


Des témoignages insoutenables que la mère de Sophie Lionnet découvre avec effroi devant la cour criminelle de l'Old Bailey, à Londres, où se tient depuis fin mars le procès pour le meurtre de sa fille. Après avoir dressé un portrait glaçant de sa compagne Sabrina Kouider, Ouissem Medouni s'est de nouveau exprimé le 18 avril 2017, racontant les derniers instants de la jeune fille au pair retrouvée morte et brûlée dans le jardin du domicile familial du Sud-Ouest londonien le 19 septembre 2017.

L'homme de 40 ans originaire de Vigneux-sur-Seine (Essonne) a confirmé avoir participé à l'interrogatoire, en partie filmé, qui a été imposé de force à Sophie Lionnet. La jeune Française de 21 ans était accusée par Sabrina Kouider d'avoir comploté avec l'un de ses anciens compagnons et père d'un de ses deux garçons, le fondateur du boys band Boyzone Mark Walton, pour droguer et abuser sexuellement de la famille. Après avoir obtenu les aveux de la jeune fille au pair désespérée, livrés sous la contrainte bien sûr, Ouissem Medouni a confié être allé se coucher, avec l'intention de remettre le témoignage à la police dès le lendemain. Ces aveux n'ont pas suffi à Sabrina Kouider qui n'en est pas restée là, selon les dires de son compagnon. La mère de famille de 35 ans a poursuivi l'interrogatoire seule... jusqu'à causer la mort de Sophie Lionnet.


Ouissem Medouni a ainsi raconté comment sa compagne était venue le réveiller, en panique, aux alentours de 1h30 du matin dans la nuit du 18 au 19 septembre 2017. "Elle disait que Sophie ne respirait pas", a-t-il témoigné. L'ex-analyste de la Société générale s'est alors rendu dans la salle de bain, découvrant la victime allongée dans l'eau du bain, vêtue d'un pyjama rose. Sabrina Kouider "était choquée, elle disait : 'Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que j'ai fait ?'" Les yeux de Sophie Lionnet étaient "ouverts" mais elle n'émettait aucun son et ne bougeait pas. L'accusé l'a sortie du bain, allongée dans le salon pour tenter – en vain – de la réanimer. "Je pensais que je pouvais la ressusciter", a-t-il déclaré, sans un regard pour la mère de la victime, très émue. "J'ai essayé, essayé, cela a semblé durer une heure", a-t-il ajouté, précisant que la victime ne présentait pas de blessure au visage et qu'elle n'était pas ensanglantée. Ni lui ni sa compagne n'ont appelé les secours ou la police, dans le but de "protéger les enfants". Ensuite, "je l'ai enveloppée dans un drap blanc et mise sur le lit superposé", dans la chambre des enfants où elle dormait habituellement, a-t-il raconté. Avant de se raviser et de la mettre "dans une valise" de crainte qu'ils ne la découvrent.

Faire croire à un barbecue

Une fois les enfants déposés à l'école, Sabrina Kouider a alors demandé à Ouissem Medouni de se débarrasser du corps, insistant pour qu'il soit brûlé dans le jardin de leur appartement. Après avoir refusé, l'accusé a fini par céder. Pour couvrir l'odeur, il a simultanément fait griller du poulet : "Comme ça les gens penseraient que c'était un barbecue." Pendant ce temps, sa compagne a pris une douche "pour se laver de ses péchés", selon lui. Les pompiers sont toutefois arrivés, alertés par des voisins intrigués par une importante fumée et une "horrible" odeur. Ils ont retrouvé le cadavre carbonisé de Sophie Lionnet dans le jardin du couple. À leur arrivée, Ouissem Medouni a prétendu qu'il s'agissait d'un "mouton" : "Je voulais protéger la famille et moi-même", a-t-il justifié.

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Re: Londres: Une jeune Française retrouvée morte, un couple inculpé de meurtre

Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 11:44

Meurtre de Sophie Lionnet: Ouissem Medouni accuse sa compagne


Le corps de la jeune française Sophie Lionnet a été retrouvé calciné dans une propriété du quartier de Wimbledon à Londres le 21 septembre dernier. Les employeurs de la jeune fille au pair Sabrina Kouider, une Française de 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, son compagnon franco-algérien, sont jugés dans la capitale britannique depuis le 19 mars.


Ouissem Medouni a accusé ce vendredi sa compagne d'avoir tué Sophie Lionnet en plongeant sa tête dans l'eau de leur baignoire, l'apostrophant devant la cour criminelle de Londres où ils sont poursuivis pour le meurtre de cette jeune fille au pair française.
"C'est toi qui l'as fait! Tu as mis sa tête dans l'eau!", a dit d'une voix sonore le Français de 40 ans en s'adressant à Sabrina Kouider, de cinq ans sa cadette, avant de se faire rappeler à l'ordre par le juge. "C'est une femme très forte, elle en est capable", a-t-il dit en anglais.

Selon Ouissem Medouni, Sophie Lionnet est morte dans la nuit du 18 au 19 septembre 2017 à la suite d'un interrogatoire partiellement filmé que sa compagne avait poursuivi seule après qu'il était allé se coucher, dans leur logement du sud-ouest londonien. Ils pensaient que la victime de 21 ans avait comploté avec un des anciens compagnons de Sabrina Kouider et père d'un de ses deux garçons, le fondateur du boys band Boyzone Mark Walton, pour droguer et abuser sexuellement des membres de la famille. Son cadavre carbonisé avait été retrouvé par les pompiers, le 20 septembre, dans le jardin des accusés.

"Je ne suis pas un assassin"

Ouissem Medouni a reconnu avoir "mis un peu la pression" sur Sophie Lionnet en la questionnant avec l'intention, selon lui, de remettre l'enregistrement à la police. Mais il a catégoriquement démenti les accusations de l'avocat de Sabrina Kouider, Icah Paert, lui imputant la responsabilité de la mort de la jeune fille. "Non, non, non", a-t-il répondu à plusieurs reprises aux affirmations selon lesquelles il avait perdu son calme, frappé et torturé la victime. "Je ne me suis jamais emporté. Je n'arrête pas de le répéter".

Si l'accusé avait dans un premier temps reconnu, dans une déclaration écrite en janvier, avoir tué Sophie Lionnet par accident, après lui avoir asséné un coup et l'avoir immergée à plusieurs reprises dans le bain, c'était pour "protéger (s)a famille", à la demande de Sabrina Kouider, a-t-il expliqué. Quand "je sortirais, nous serions tous de nouveau réunis", a-t-il précisé.

Ouissem Medouni était revenu sur ses aveux quelques jours avant l'ouverture du procès le 19 mars. "J'ai stupidement signé ce document", a-t-il dit. "Je ne suis pas un assassin. Je n'ai pas fait de mal à Sophie".

Mauvaises décisions

Les deux accusés plaident non coupables pour le chef d'accusation de meurtre. Ils ont en revanche plaidé coupables d'entrave à la justice pour avoir tenté de se "débarrasser" du corps "en le brûlant". Ouissem Medouni a seulement reconnu avoir enchaîné les mauvaises décisions dans cette affaire, comme le fait de ne pas avoir prévenu la police au moment d'une agression physique de Sophie Lionnet par sa compagne en juillet 2017 ou de ne pas lui avoir acheté de billet de retour en France. "Je suis responsable de ce qui s'est passé parce que j'aurais pu l'arrêter. (...) C'était la plus grosse erreur de ma vie", a-t-il déploré.

"Il y a beaucoup de très mauvaises décisions, n'est-ce pas?" qui "ne vous ressemblent pas", a raillé le procureur Richard Horwell dans un contre-interrogatoire de l'accusé. "Je suggère que votre implication va beaucoup plus loin", lui a-t-il dit, estimant que Sophie Lionnet avait notamment été empêchée de rentrer chez elle faute d'avoir été payée par ses employeurs. "J'aurais dû la protéger davantage", a admis Ouissem Medouni, nerveux et parfois hésitant dans ses réponses. Son audition se poursuivra lundi.



Source : BFMTV le 20 avril 2018


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