Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 18:57

La défense mise à mal par une experte en submersibles


Une éminente experte en sous-marins a mis à mal mardi la défense de Peter Madsen, l'inventeur autodidacte danois jugé pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall en août 2017 dans son submersible artisanal.

Peter Madsen, 47 ans, comparaît depuis le 8 mars devant le tribunal de Copenhague pour répondre de l'agression sexuelle aggravée et du meurtre de Kim Wall, ainsi que d'atteinte à l'intégrité de son cadavre, retrouvé mutilé et démembré dans la baie de Køge au large de la capitale danoise.

L'accusé a d'abord expliqué pendant l'enquête que Kim Wall était décédée accidentellement en recevant un panneau d'écoutille sur la tête dans la nuit du 10 au 11 août 2017, et qu'il avait découpé et jeté son corps par-dessus bord pour lui offrir une «sépulture marine».

Avant de changer de version en octobre après que l'autopsie de la tête de la jeune journaliste n'eut révélé aucune lésion ni traumatisme.


Kim Wall, selon sa nouvelle version qu'il maintient depuis, est morte intoxiquée par des émanations de monoxyde de carbone à l'intérieur de l'UC3 Nautilus, alors qu'un panneau d'écoutille s'était brusquement refermé sous l'effet d'une chute de la pression d'air.

Dans son rapport, l'experte Ditte Dyreborg, capitaine-lieutenant connue dans son pays pour avoir changé de sexe et être devenue une femme au terme d'une brillante carrière dans la Marine danoise, a jugé ces explications peu plausibles, voire impossibles, et est venue le répéter mardi à la barre.

«Il serait possible de le mesurer dans les réservoirs d'air. Le matériel dont nous disposons peut détecter de très faibles concentrations. Or nous n'avons rien retrouvé. Ni CO (monoxyde de carbone), ni CO2 (dioxyde de carbone), ni NOx (oxyde d'azote)», a-t-elle déclaré en grand uniforme militaire.

Manifestement irrité, agité, Peter Madsen a pris des notes pendant la déposition de l'experte et soufflé des indications techniques à l'oreille de son avocate.

Après avoir fait admettre au médecin légiste que les causes de la mort de Kim Wall étaient impossibles à déterminer, celle-ci s'est employée à fragiliser la déposition de Ditte Dyreborg, qui a inspecté le sous-marin le 11 août.

«Avez-vous une expérience passée des sous-marins privés», lui demande l'avocate.

«Vous me l'avez déjà demandé, la réponse est non», répond l'experte.

«Avez-vous examiné les filtres à air (du sous-marin, en laboratoire)?», l'interroge-t-elle encore.

«Non», reconnaît l'experte.

L'accusation, qui a requis la prison à vie, soutient que l'inventeur a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel.

Les premières audiences ont été consacrées à l'examen de la personnalité de l'accusé, décrit par les experts psychiatres comme un «pervers polymorphe» présentant des «traits psychopathiques».

Le verdict est attendu le 25 avril.




Source : AFP le 3 avril 2018

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Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 19:00

Il avait visionné une vidéo de meurtre avant la mort de la journaliste


Peter Madsen, l'inventeur autodidacte danois jugé pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall en août 2017 dans son submersible artisanal, avait visionné quelques heures avant les faits une vidéo représentant la décapitation d'une femme, a indiqué mercredi le Parquet.

Peter Madsen avait stocké sur son ordinateur plus d'une quarantaine d'extraits de vidéos ou de films de tortures ou d'exactions diverses («snuff films») représentant des femmes empalées, pendues ou décapitées, a ajouté le Parquet.

D'autres disques durs en sa possession contenaient une centaine de vidéos ou de liens vers des vidéos de meurtres, tortures ou d'empalements sexuels, a-t-on indiqué de même source.
Selon le procureur Jakob Buch-Jensen, Madsen a effectué également des recherches sur Google sur «comment effacer toutes les photos de votre iPhone». Et la nuit précédant l'arrivée de la journaliste suédoise à bord de son submersible, il avait visionné une vidéo sur son iPhone consacrée à la décapitation d'une femme.


Peter Madsen, 47 ans, comparaît depuis le 8 mars devant le tribunal de Copenhague pour répondre de l'agression sexuelle aggravée et du meurtre de Kim Wall, ainsi que d'atteinte à l'intégrité de son cadavre, retrouvé mutilé et démembré dans la baie de Køge au large de la capitale danoise.

L'accusé dément avoir tué la journaliste. Il reconnaît seulement avoir démembré son corps et dispersé ses restes dans la mer pour lui offrir une «sépulture marine». Selon ses dires, la journaliste de 30 ans est morte intoxiquée par des émanations de monoxyde de carbone à l'intérieur de l'UC3 Nautilus dans la nuit du 10 au 11 août 2017.



Source : AFP le 4 avril 2018

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Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 19:02

Le meurtrier présumé de Kim Wall bientôt fixé sur son sort

La sordide affaire du sous-marin danois va connaître son épilogue cette semaine avec le verdict dans le procès de Peter Madsen, meurtrier présumé de la journaliste suédoise Kim Wall, que les psychiatres jugent pervers et dangereux.

Que s'est-il passé dans la nuit du 10 au 11 août 2017 sur le Nautilus, le sous-marin artisanal de l'inventeur danois? Comment Kim Wall, 30 ans, est-elle morte? A-t-elle été assassinée comme le soutient l'accusation, ou tuée accidentellement comme l'affirme l'accusé?

Si les dix journées d'audience de ce procès unique dans les annales judiciaires danoises ont éclairé la personnalité inquiétante de Peter Madsen, amateur de films gores avec viols et décapitations de femmes, elles ont aussi mis en lumière l'absence de preuves matérielles irréfutables.




Avant le verdict attendu mercredi au plus tôt, le procureur Jakob Buch-Jepsen et l'avocate de la défense, Betina Hald Engmark, croiseront le fer une dernière fois lundi.





Le parquet, qui va requérir la prison à vie, affirme que l'inventeur a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel et morbide. La défense, elle, plaide l'accident.

Peter Madsen, 47 ans, jugé pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l'intégrité d'un cadavre, n'a cessé de changer de version depuis son arrestation le lendemain de sa sortie en mer avec la jeune journaliste, venue l'interviewer sur son sous-marin.

Après avoir affirmé l'avoir débarquée la veille à Copenhague, il a indiqué aux enquêteurs qu'elle avait reçu un panneau d'écoutille sur la tête. Démenti par l'autopsie, il a ensuite expliqué qu'elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d'une soudaine dépressurisation de l'habitacle.

Il a reconnu l'avoir décapitée et démembrée, puis avoir jeté son corps à la mer. Il sera retrouvé dans les semaines suivantes, en baie de Køge, par un cycliste qui trouvera le torse de la journaliste, mais surtout par un chien policier suédois dont le flair permettra de localiser la tête, les jambes et les bras gisant par plusieurs mètres de fond.

Les éléments à charge sont nombreux dans ce dossier: l'autopsie avance l'hypothèse d'un étouffement ou d'un égorgement précédé de sévices sexuels, Peter Madsen a amené sur le submersible une myriade d'objets inutiles (scie à bois, sangles de valise, tournevis affuté de 50 cm de long), quelques heures avant les faits il faisait une recherche internet en tapant les mots-clés «femme» et «décapitation».

Une simple «coïncidence» pour Peter Madsen.

La légiste a relevé un écoulement de sang compatible avec des blessures infligées alors que la victime était encore vivante, et une goutte de sang de Kim Wall sur la combinaison de Peter Madsen, qui serait une projection et signerait des violences ante mortem.

De multiples blessures ont été identifiées dans et autour des parties génitales de Kim Wall

L'accusation s'appuie aussi sur l'examen de la personnalité de l'accusé à la forte libido et à la sexualité débridée, décrit par les experts psychiatres comme un «pervers polymorphe» présentant des «traits psychopathiques».

La cour a visionné des vidéos et films d'animation retrouvés sur le disque dur de l'ordinateur de l'accusé dans lesquels des femmes sont empalées, pendues ou décapitées.

«Ce n'est pas sexuel. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions», s'est défendu Peter Madsen devant les juges.

Les sévices sexuels? L'inventeur danois a expliqué avoir percé le corps pour éviter la formation de gaz plusieurs heures après la mort, ce qui l'aurait fait remonter à la surface. «Sans effet», a rétorqué la légiste.

Mais la défense a aussi dénoncé les failles dans la démonstration du parquet et l'absence de preuves irréfutables.

Pressée de questions par l'avocate de la défense, la légiste a admis qu'on ne pouvait exclure la mort par intoxication aux gaz d'échappement compte tenu de la dégradation du corps de Kim Wall après un long séjour dans l'eau.

Une experte en sous-marins ayant inspecté le Nautilus a noté l'absence de traces de suie dans les filtres à air du submersible, ce qui aurait dû être le cas selon le scénario de Peter Madsen.

Mais un autre expert est venu dire le contraire à la barre.

Devant les psychiatres, Peter Madsen s'était montré froid à l'évocation de la victime, tout juste «curieux» d'assister à son propre procès.

Pourquoi avoir découpé Kim Wall?, lui ont-ils demandé. «Quand on a un gros problème, on le coupe en morceaux», a-t-il sèchement répondu.




Source : AFP le 23 avril 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 19:05

La prison à vie demandée contre l'inventeur Peter Madsen

Le parquet danois a requis lundi la prison à vie contre Peter Madsen, jugé pour le meurtre «bestial» en août 2017 à bord de son sous-marin de la journaliste suédoise Kim Wall, dont le corps démembré et mutilé avait été retrouvé en mer.

Le verdict pourrait être rendu dès mercredi dans ce procès unique dans les annales judiciaires danoises en raison de la scène de crime - un sous-marin - et de la personnalité de ses protagonistes: un inventeur autodidacte réputé dans son pays, créateur de fusées et de submersibles, et une jeune journaliste de 30 ans venue l'interviewer.

En présence des parents et du frère de Kim Wall, le réquisitoire du parquet et la plaidoirie de la défense ont conclu lundi 11 jours d'audience qui ont levé le voile sur les fantasmes noirs de l'accusé, peuplés d'ébats violents, de femmes égorgées ou décapitées.

«Pervers polymorphe» présentant «un risque élevé» de récidive, «Peter Madsen pensait réaliser le crime parfait» en faisant disparaître le corps découpé et lesté de sa victime en baie de Køge, près de Copenhague, a affirmé le procureur Jakob Buch-Jepsen.



«Il avait un plan criminel idéal, comme il l'avait confié à une amie dans un SMS (...) Il n'y a pas de place pour le doute» dans cette affaire, a-t-il poursuivi en réclamant la prison à vie, synonyme en moyenne au Danemark de 16 années d'enfermement.

Si les preuves matérielles sont contestées par la défense, le magistrat a appelé les membres de la cour (une juge professionnelle et deux jurés) à s'en remettre à «leur bon sens» et à condamner Peter Madsen pour assassinat, sévices sexuels aggravés et atteinte à l'intégrité d'un cadavre.

L'accusé, 47 ans, a avancé trois versions différentes des faits depuis la disparition de Kim Wall le 10 août 2017 et son arrestation le lendemain de leur sortie en mer.

Après avoir affirmé l'avoir débarquée le 10 à Copenhague, il a expliqué qu'elle était morte accidentellement en recevant un panneau d'écoutille sur la tête. Démenti par l'autopsie après la découverte de la tête en octobre, il a assuré qu'elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d'une dépressurisation de l'habitacle.

L'accusation s'est notamment adossée à l'autopsie, aux constatations techniques sur le sous-marin et au contenu de l'ordinateur de Peter Madsen pour reconstituer le scénario criminel.

L'autopsie a mis en évidence 14 plaies dans la région des organes génitaux de la victime témoignant, selon le procureur, du caractère sexuel du crime. Les causes de la mort n'ont pu être déterminées avec certitude, mais les poumons de Kim Will présentent les caractéristiques d'une «asphyxie mécanique» entraînée par égorgement ou étouffement.

Les bras de la victime présentent aussi des marques qui correspondent au dessin de sangles ayant servi à l'attacher pendant son supplice, toujours selon l'accusation.

Enfin la personnalité de Peter Madsen signe son crime, pour M. Jakob Buch-Jepsen qui a rappelé que, quelques heures avant les faits, il effectuait sur internet une recherche au moyen des mots-clés «femme», «décapitation», «agonie».

La cour a visionné des vidéos et films d'animation retrouvés sur le disque dur de son ordinateur dans lesquels des femmes sont empalées, pendues ou décapitées.

«Ce n'est pas sexuel. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions», s'est défendu Peter Madsen.

Quant aux sévices sexuels, il a expliqué avoir voulu transpercer le corps pour éviter la formation de gaz qui l'auraient fait remonter à la surface. Les blessures étaient pourtant «trop superficielles pour avoir cet effet, a assuré la légiste.

La défense a dénoncé les failles de l'accusation.

La légiste a par exemple admis qu'on ne pouvait exclure la mort par intoxication aux gaz d'échappement, compte tenu de la dégradation du corps après un long séjour dans l'eau.

Une experte ayant inspecté le Nautilus a noté l'absence de traces de suie dans les filtres à air du submersible, ce qui aurait dû être le cas selon le scénario de Peter Madsen. Mais un autre expert est venu la contredire.

«Le parquet nous a raconté une jolie histoire (...). Mais c'est une histoire vide de faits», a tonné lundi l'avocate de M. Madsen, Betina Hald Engmark, en demandant l'acquittement pour le meurtre et les sévices sexuels.

«Kim Wall n'est pas morte par la volonté de mon client», a-t-elle dit.





Source : TVA Nouvelles le 23 avril 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 19:09

L'affaire Peter Madsen, chronique d'un crime «bestial»


Le parquet danois a dénoncé un «crime bestial»: Peter Madsen, un inventeur danois, doit connaître mercredi sa peine au terme de son procès pour l'assassinat de la journaliste suédoise Kim Wall venue l'interviewer en août 2017 sur son sous-marin.

La scène du crime est un submersible, le plus long du monde dans sa catégorie, le meurtrier présumé un original rêvant d'abysses et d'espace, la victime une jeune reporter à la carrière aussi brillante qu'éphémère, dont le corps mutilé a fini en mer.


Voici le film des événements depuis les faits survenus dans la nuit du 10 au 11 août 2017, jusqu'au prononcé du verdict ce mercredi.

Kim Wall, 30 ans, a rendez-vous le 10 août 2017 sur un quai de Copenhague où l'attend Peter Madsen, un inventeur danois autodidacte qui a conçu et fabriqué l'UC3 Nautilus, un sous-marin de 18 mètres.

La jeune femme, journaliste indépendante formée à l'université Columbia de New York, veut interviewer le quadragénaire que les Danois connaissent pour avoir aussi lancé des fusées à près de 10 kilomètres d'altitude.

À 19h, le Nautilus largue les amarres.

Le petit ami de Kim Wall, resté fêter avec des amis le proche départ du couple qui a décidé de partir s'installer en Chine, déclare sa disparition dans la nuit du 10 au 11.

Des recherches sont menées en baie de Køge. Le 11, le sous-marin est repéré en train de couler. Peter Madsen est secouru: le submersible, dit-il aux policiers et à une équipe de télévision, a été victime d'une avarie et il a débarqué Kim Wall la veille au soir. «Je sais qu'elle s'appelle Kim, c'est tout», affirme-t-il sans ciller devant la caméra.

Les enquêteurs n'en croient rien: le 11 août, Peter Madsen est placé en garde à vue et écroué pour homicide par négligence.

Le sous-marin, sabordé par son propriétaire, est renfloué: il faudra une dizaine de jours à Peter Madsen pour confirmer - le 21 - la mort de la jeune femme à bord. Mais c'est un accident, assure-t-il, et il a jeté son corps par-dessus bord pour lui offrir une sépulture marine.

Le même jour, un cycliste retrouve un buste sans tête en baie de Køge, la première d'une série de découvertes macabres qui permettront au légiste de lire sur le corps mutilé le scénario de son supplice - sans parvenir à établir les causes de la mort.

Confronté aux examens médico-légaux, Peter Madsen précise sa version des faits le 24 août: Kim Wall a reçu le panneau de l'écoutille sur la tête, et s'est tuée en chutant au fond du sous-marin. L'autopsie ne révèlera aucun traumatisme pouvant étayer ses déclarations.

En octobre, les enquêteurs publient les détails glaçants de l'autopsie: Kim Wall a été violentée et torturée. 14 blessures - dont au moins une infligée alors que la victime était vivante ou à l'agonie - sont identifiées dans et autour de ses parties génitales.

Des témoins décrivent un homme capable d'accès violents, sexuellement pervers. Dans son disque dur, les enquêteurs trouvent des films fétichistes dans lesquels des femmes sont torturées, décapitées et brûlées.

Les auditions suivantes n'apportent aucun éclaircissement sur la mort de Kim Wall: Peter Madsen, c'est sa dernière version, affirme qu'elle a été asphyxiée par des gaz d'échappement lors d'une dépressurisation de l'habitacle. Thèse contestée par la légiste et une experte, jugée possible par un autre expert.

L'accusation soutient qu'il a tué Kim Wall pour assouvir des fantasmes sexuels.

Le ministère public a demandé la réclusion à perpétuité pour meurtre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre et sévices sexuels aggravés.



Source : AFP le 24 avril 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 26 avr. 2018, 19:11

VERDICT






Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall

Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.

Pantalon gris clair, pull noir et veste de blazer sombre, Peter Madsen a accueilli, mercredi 25 avril, au tribunal de Copenhague, l’annonce de son verdict, debout, les mains dans les poches. Jugé depuis le 8 mars pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, âgée de 30 ans, l’inventeur de 47 ans écope d’une condamnation à la prison à vie, la peine maximale au Danemark.

Poursuivi pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, Peter Madsen n’a admis que le dernier chef d’accusation, continuant d’affirmer, jusqu’à la fin du procès, que la jeune femme est morte des suites d’un accident.

La juge professionnelle et les deux jurés qui l’ont condamné estiment cette version « peu crédible ». Au regard des preuves, ils sont convaincus au contraire que Kim Wall a été victime d’« une agression sexuelle et d’un meurtre cyniques et prémédités d’une nature particulièrement brutale ».


« Une affaire tellement horrible et répugnante qu’on en perd ses mots »
le procureur Jakob Buch-Jepsen


Durant les onze jours d’audience, Madsen n’a exprimé que peu de regret, si ce n’est pour s’affliger de son propre sort. L’inventeur danois a souvent fait preuve d’arrogance, se montrant hargneux à l’égard du procureur, condescendant parfois, n’hésitant pas à railler ses questions et perdant facilement son calme.

Lors de son réquisitoire, lundi 23 avril, le procureur Jakob Buch-Jepsen a constaté qu’il était difficile d’imaginer un crime « plus sérieux » : « Deux personnes partent en mer. L’une revient. L’autre finit torturée, tuée et démembrée, découverte plus tard, coupée en morceaux. Une affaire tellement horrible et répugnante que, comme procureur, on en perd ses mots. »

Pendant des années, le charismatique Danois, jouant le rôle du savant fou, aurait donc réussi à tromper son monde. Les psychiatres le décrivent comme un « pervers polymorphe », présentant « des traits narcissiques et psychopathiques », avec une sexualité extrêmement « déviante ». Jugeant qu’il continuait de représenter un danger pour la société, ils avaient recommandé l’enfermement à vie.

Blessures infligées au moment de la mort

Pour les juges, le crime était prémédité. « Quand s’est présentée l’occasion de commettre le meurtre parfait, il l’a saisie », a expliqué le procureur Jakob Buch-Jepsen, lors de son réquisitoire. Madsen avait invité trois femmes, avant de contacter Kim Wall, le 10 août 2017. Il a ensuite pris soin d’emporter à bord du submersible des outils qui pourraient lui servir : une scie à bois, des sangles de valise, un tournevis affûté…

La veille, il avait effectué une recherche sur Internet, en utilisant les mots « femme » et « décapitation ». Il avait également visionné plusieurs vidéos, montrant des femmes se faire torturer et tuer. « Ce n’est pas sexuel, a expliqué Madsen. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions. »

L’ADN de Madsen a été retrouvé sous les ongles de la journaliste. Son torse a été poignardé à quatorze reprises, dans et autour de ses parties génitales.



Madsen affirme que les blessures ont été infligées plusieurs heures après la mort de la journaliste. Il aurait poignardé son corps, pour s’assurer qu’il ne remonte pas à la surface. Mais les légistes ont identifié un écoulement de sang, compatible avec une blessure infligée avant la mort, et découvert, sur la combinaison de l’inventeur, plusieurs gouttes de sang, corroborant l’hypothèse de violences ante mortem.

Incohérences

Madsen soutient que Kim Wall a succombé à un empoisonnement au monoxyde de carbone, lors de la dépressurisation de la cabine, alors même qu’il se trouvait à l’extérieur. Les experts, qui ont défilé à la barre, ont souligné les incohérences d’une telle version.

Sans compter, constatent les juges, que Madsen est plusieurs fois revenu sur ses aveux. Après avoir affirmé qu’il avait ramené la jeune femme, saine et sauve, à Copenhague, le 10 août, il a ensuite assuré qu’elle avait été tuée en recevant le panneau de l’écoutille sur la tête – version mise à mal une fois que la tête de la jeune femme a été retrouvée, sans trace de traumatisme.

Betina Hald Engmark, l’avocate de Madsen, a reconnu que son client « avait commis des erreurs et agi de manière parfaitement irrationnelle », mais affirmé qu’il n’était coupable que de « violation de l’intégrité d’un corps », constatant que « l’histoire » présentée par le procureur « ne repose pas sur des faits, ni sur des preuves, mais seulement sur des hypothèses non documentées ». Mercredi, Peter Madsen a décidé de faire appel. Si le verdict est confirmé, il devrait rester environ seize ans derrière les barreaux, avant de retrouver la liberté.


Source : Le Monde le 25 avril 2018

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Messagepar marathon » 11 août 2018, 08:05

Peter Madsen espère bénéficier d'une peine allégée



Affaire Kim Wall L'ingénieur danois autodidacte Peter Madsen, condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, a fait appel. Il ne conteste pas sa condamnation pour meurtre mais espère bénéficier d'une peine allégée, a indiqué lundi le parquet de Copenhague.



Le tribunal de Copenhague a rendu son verdict à la fin du mois d'avril et Peter Madsen, 47 ans, avait annoncé qu'il ferait appel de la sentence, sans préciser quelle partie du prononcé il viserait. En attaquant seulement la durée de sa peine, il se soumet donc à sa condamnation pour meurtre. Il avait pourtant déclaré jusqu'à présent que la journaliste de 30 ans était décédée à la suite d'un accident dans son sous-marin privé.

Disparition

Kim Wall a disparu en août 2017 après avoir embarqué à bord du submersible de Madsen. Son corps découpé en morceau a ensuite été retrouvé dans la baie de Køge, près de Copenhague. L'accusé reconnaissait avoir dépecé la jeune femme mais niait l'avoir tuée.

Peine de 15 ans de prison

Au Danemark, une condamnation à vie revient généralement à une peine de 15 ans de prison. Une mise en liberté peut toutefois être sollicitée après 12 années purgées. Peu de prisonniers restent derrière les barreaux jusqu'à la fin de leurs jours.



Source : Belga le 7 mai 2018

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Messagepar marathon » 11 août 2018, 08:06

L'assassin de la journaliste suédoise Kim Wall attaqué en prison



Le Danois Peter Madsen, condamné à la prison à vie pour l'assassinat de la journaliste suédoise Kim Wall, a été attaqué mercredi en prison par un co-détenu de 18 ans, rapportent les médias danois. Le criminel aurait été blessé au visage.


"J'ai parlé avec mon client et je peux confirmer qu'il a été attaqué", a indiqué son avocate Betina Hald Engmark au journal BT. Il a été soigné à l'hôpital, mais a rapidement pu réintégrer sa cellule. "Il va bien", a déclaré son avocate.

Il y a exactement un an, la journaliste Kim Wall embarquait à bord du sous-marin de Madsen. Son corps avait été retrouvé un peu plus tard dans la baie de Koge à Copenhague. Il avait été découpé en morceaux. Fin avril, le tribunal de Copenhague condamnait Peter Madsen à la prison à vie pour assassinat



Source : Belga le 11 août 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 18 août 2018, 17:46

Attaqué par un co-détenu, Peter Madsen sera transféré dans une autre prison


L'ingénieur danois autodidacte Peter Madsen, condamné à la prison à vie pour le meurtre dans son sous-marin de la journaliste suédoise Kim Wall, a été autorisé vendredi à être transféré dans une autre prison que celle où il purge actuellement sa peine. Il avait été attaqué en prison par un co-détenu.


Le transfert aura lieu dès qu'une place se libèrera dans un autre établissement, a précisé l'avocate de la défense Betina Hald Engmark au tabloïd B.T. Celle-ci avait demandé que son client quitte la prison de Storstrom après qu'il eut été frappé au visage il y a une semaine par un co-détenu. Après son agression, Peter Madsen, 47 ans, avait été soigné brièvement à l'hôpital.

Me Engmark désire que M. Madsen intègre la prison de Herstedvester, où purgent leur peine les délinquants sexuels et les criminels particulièrement dangereux. Cet établissement pénitentiaire est considéré comme plus sûr pour les condamnés qui font face à des problèmes de cohabitation avec d'autres détenus en raison de la nature de leurs crimes.

Peter Madsen a été condamné à la prison à vie pour avoir tué puis découpé en morceaux la journaliste indépendante Kim Wall, qui avait embarqué sur son sous-marin le 10 août 2017. Le corps de cette dernière avait été retrouvé un peu plus tard dans la baie de Koge à Copenhague.

L'ingénieur danois a entre-temps fait appel de la durée de sa peine. La prison à vie au Danemark correspond à 16 ans de réclusion en moyenne.




Source : Belga le 17 août 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 26 sept. 2018, 19:39

Procès du sous-marin danois: Peter Madsen condamné à perpétuité

La Haute cour de Copenhague a confirmé mercredi en appel la condamnation de l'inventeur danois Peter Madsen à la

Peter Madsen, 47 ans, avait interjeté appel de la durée de sa peine de prison après sa condamnation à la perpétuité, en première instance en avril dernier, pour le meurtre avec préméditation, précédé de violences sexuelles, de Kim Wall, 30 ans.

Pas d'aveux

Sans être passé aux aveux, défendant bec et ongles la thèse de la mort accidentelle, il n'a jamais pour autant contesté le verdict de culpabilité. Son avocate a indiqué après l'appel qu'elle allait étudier un éventuel recours auprès de la Cour suprême.

"Préméditation minitieuse"

La Haute cour a motivé sa décision par le caractère "particulièrement brutal" du crime et "les circonstances aggravantes" que constitue selon elle sa "préméditation minutieuse". "Il n'y a guère de peine trop sévère pour cet homme", a déclaré à l'issue de l'audience le procureur Kristian Kirk.

Rappel des faits

Le 10 août 2017, Peter Madsen avait embarqué dans son submersible artisanal Kim Wall, 30 ans, qui projetait d'écrire un reportage sur ses désirs de conquête du ciel et des fonds marins. Elle avait été portée disparue dans la nuit par son compagnon qui a assisté au procès en appel et son corps avait ensuite été retrouvé en mer, démembré. L'autopsie avance l'hypothèse d'un étouffement ou d'un égorgement précédé de sévices sexuels mais la cause exacte du décès n'a pu être établie.

Multiples blessures

De multiples blessures - 14 - ont été identifiées dans et autour des parties génitales de la jeune femme. En outre, le parquet a invoqué les outils inutiles sur un sous-marin embarqués par l'accusé peu de temps avant les faits, dont une scie à bois, des sangles de valise et un tournevis affûté de 50 cm de long.


Source : Belga le 26 septembre 2018


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