Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 07 oct. 2017, 22:12

On a retrouvé la tête de la journaliste suédoise Kim Wall, disparue après l'interview d'un inventeu

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La police danoise a annoncé samedi avoir retrouvé la tête et les deux jambes de la journaliste suédoise Kim Vall, qui a trouvé la mort alors qu’elle était venue interviewer l’inventeur danois Peter Madsen en août à bord de son sous-marin artisanal.



Des plongeurs ont retrouvé dans la baie de Køge, non loin de Copenhague, des sacs contenant l’un les vêtements de la jeune femme et l’autre sa tête et ses jambes, a précisé l’inspecteur de la police de Copenhague, Jens Moller Jensen. «La nuit dernière, notre dentiste légiste a confirmé qu’il s’agissait de la tête de Kim Wall», a-t-il déclaré à la presse.

Le tronc lesté de métal de Kim Wall, dont les membres et la tête avaient été délibérément sectionnés, avait été découvert par un cycliste dans la baie de Køge le 21 août, onze jours après sa disparition.

Inculpé de meurtre et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, Peter Madsen, 46 ans, est détenu depuis le 11 août. Cet ingénieur autodidacte, obsédé par la conquête des mers et de l’espace, se dit innocent malgré un large faisceau d’indices à charge.


Des femmes torturées et décapitées

Des films «fétichistes» dans lesquels des femmes «réelles» étaient torturées, décapitées et brûlées ont été retrouvés sur un disque dur dans son atelier, avait annoncé mardi le parquet danois. Peter Madsen a rétorqué que ce disque dur ne lui appartenait pas, laissant entendre que de nombreuses personnes avaient accès à son atelier.

Le 10 août près de Copenhague, Peter Madsen avait embarqué sur l’UC3 Nautilus, un submersible qu’il a conçu et construit, avec Kim Wall, une reporter indépendante de 30 ans qui souhaitait faire un portrait de lui. Dans la nuit, le compagnon de la journaliste, s’inquiétant de ne pas recevoir de ses nouvelles, avait alerté la police. M. Madsen a été secouru le 11 dans le détroit de l’Öresund, entre Danemark et Suède, alors que sombrait son sous-marin, volontairement sabordé par lui selon les autorités danoises.


Fantasme sexuel

Après avoir assuré avoir débarqué Kim Wall à sa demande dans la soirée du 10 non loin de la capitale danoise, il a expliqué qu’elle avait succombé à un accident et que, pris de panique, il avait jeté son corps à la mer. Selon cette version, il était monté sur le pont, retenant la porte de l’écoutille d’accès à la tourelle dans laquelle se trouvait Kim Wall. Glissant brutalement, il avait lâché prise et le panneau de 70 kilos était retombé sur la tête de la jeune femme qui avait lourdement chuté.

L’accusation soutient que M. Madsen a tué Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel, puis démembré et mutilé son corps.


Source : AFP le 7 ocotbre 2017

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Messagepar marathon » 31 oct. 2017, 19:24

Sous-marin danois : Madsen reconnaît avoir découpé le corps de la journaliste

 L'accusé soutient désormais que Kim Wall serait morte à la suite d'une intoxication au monoxyde de carbone dans le sous-marin alors que lui se trouvait sur le pont.
L'inventeur danois Peter Madsen, soupçonné du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall à bord de son sous-marin en août, a reconnu avoir découpé son corps, a indiqué ce lundi 30 octobre la police danoise dans un communiqué.

Peter Madsen niait jusqu'alors avoir mutilé le cadavre et assurait que la journaliste était morte par accident, après avoir reçu la porte de l'écoutille d'accès à la tourelle de 70 kilos sur la tête. Il disait ensuite avoir jeté son corps à la mer. "Peter Madsen a reconnu avoir découpé son cadavre et a dispersé les parties du corps dans la baie de Køge", à une cinquantaine de kilomètres au sud de Copenhague, ont déclaré les autorités.

Selon la police, il affirme désormais que "Kim Wall est morte à la suite d'une intoxication au monoxyde de carbone dans le sous-marin alors qu'il se trouvait sur le pont". Le 10 août, Peter Madsen avait embarqué Kim Wall à bord du sous-marin UC3 Nautilus, un submersible qu'il a conçu et construit. La journaliste suédoise indépendante de 30 ans souhaitait faire le portrait de cet ingénieur autodidacte obsédé par la conquête des mers et de l'espace.


Peter Madsen a été secouru le 11 août dans la matinée, avant le naufrage de son bâtiment, qu'il a admis avoir sabordé. Après d'intenses recherches en mer, le tronc décapité et amputé de Kim Wall a été découvert le 21 août dans la baie de Køge, par un cycliste. Début octobre, la police danoise annonçait avoir découvert la tête et les jambes de Kim Wall, dans cette même baie. Peter Madsen, incarcéré depuis le 11 août, est inculpé de meurtre et d'atteinte à l'intégrité d'un cadavre.


Source : AFP le 30 octobre 2017

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Messagepar marathon » 06 mars 2018, 18:17

Mort en eaux troubles : l'affaire du sous-marin danois devant la justice

Le procès de l'inventeur accusé d'avoir tué la Suédoise Kim Wall s'ouvre ce jeudi à Copenhague. Douze journées d'audience doivent permettre de comprendre comment est morte la journaliste suédoise.

Témoin du crime, il repose en cale-sèche dans le port de Copenhague : le Nautilus, sous-marin artisanal dans les entrailles duquel le Danois Peter Madsen est accusé d'avoir tué la Suédoise Kim Wall, sera au coeur du procès de l'inventeur qui s'ouvre jeudi à Copenhague.

Douze journées d'audience sont prévues entre le 8 mars et le 25 avril pour tenter de comprendre comment est morte Kim Wall, journaliste suédoise indépendante montée à bord du submersible le 10 août 2017 avec son énigmatique créateur, Peter Madsen, qu'elle voulait interviewer.



La personnalité du meurtrier présumé et de la victime, la scène du crime, le théâtre du drame - décor naturel de la série noire "Bron" ("Le pont" en français) de part et d'autre de l'Öresund reliant le Danemark à la Suède - ont valu à cette affaire en eaux troubles un retentissement mondial.

Soupçonné de multiples sévices

Selon l'acte d'accusation, à l'intérieur du Nautilus, l'inventeur danois a infligé de multiples sévices à la jeune femme avant de la tuer, de découper son corps et d'en jeter les morceaux par dessus bord. Torse, tête, bras, jambe ont été retrouvés l'un après l'autre dans la baie de Køge, près de Copenhague.

Les recherches entamées dès l'annonce de la disparition de la trentenaire en août se sont achevées en janvier. Elles ont également permis de retrouver les téléphones portables de la victime et de l'accusé. Si Madsen affirme que Kim Wall est morte à bord par accident, ni ses explications, changeantes, ni l'autopsie, n'ont permis de déterminer la cause du décès: comment et pourquoi? C'est tout l'enjeu du procès.

"Un côté obscur"

Les enquêteurs sont convaincus qu'il avait prémédité son acte en apportant à bord du sous-marin scie, couteau, tournevis affutés, sangles et colliers de serrage notamment. L'autopsie a révélé 14 plaies internes et externes au niveau du sexe de la victime, dues à un objet coupant et infligées alors qu'elle était encore vivante.

L'accusation soutient que M. Madsen a tué Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu'il nie. Aucun mobile n'apparaît cependant clairement et l'avocate de l'inculpé, Betina Hald Engmark, ne s'exprime quasiment pas.

Auteur et témoin unique des faits, seul Madsen peut répondre aux questions que se posent les proches de Kim Wall. "Un homme créatif décalé, anti-establishment, qui a construit son propre sous-marin et ses propres fusées, et qui s'est avéré avoir un côté complètement obscur", commente pour l'AFP Frank Hvilsom, qui suit les affaires criminelles pour le quotidien de référence Politiken.

Connu au Danemark comme "Racket Madsen", ingénieur autodidacte attiré par l'espace et les profondeurs marines, Peter Madsen ne supporte aucune entrave à son ambition. Ceux qui l'ont connu le décrivent en homme autoritaire, imprévisible, capable des plus violents emportements.
"Le fil directeur de sa vie, ce sont les conflits. Il a du mal à se mettre d'accord avec les autres, il a de grandes ambitions et veut tout faire à sa manière", résume ainsi son biographe, Thomas Djursing.

Il s'est brouillé avec la majeure partie de ses compagnons d'affaires, justifiant son indépendance par une étrange formule : "je suis autoentrepreneur, c'est la force de la dictature".

Conquérir l'espace

En 2008, il met à l'eau l'UC3 Nautilus -baptisé d'après le submersible imaginaire de Jules Verne- alors un des plus grands sous-marins privés au monde. Parallèlement, il poursuit son ambition spatiale et parvient, en juin 2011, à lancer une fusée depuis une plate-forme flottante au large de l'île de Bornholm, en mer Baltique.

Brillante journaliste, Kim Wall avait elle exercé sur tous les continents et collaboré avec The Guardian et le New York Times. Elle était fascinée par les destins singuliers et souhaitait faire le portrait de Madsen, 47 ans. "Elle a fait des choses intéressantes sur la Chine, elle est allée en Ouganda, en Corée du Nord, elle pouvait vraiment donner vie aux personnes dont elle racontait les histoires", a témoigné pour l'AFP l'une de ses collègues au South China Morning Post, un quotidien de Hong Kong.


Le 10 août, à quelques jours de son départ pour la Chine, où elle devait s'installer avec son compagnon danois, elle avait quitté la fête qu'ils organisaient avant leur départ pour réaliser l'interview. Montée à bord du sous-marin vers 19 h, elle avait pris la mer avec l'inventeur et n'était jamais revenue.



Source : AFP le 6 mars 2018

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Messagepar marathon » 24 mars 2018, 19:12

Procès de Peter Madsen. Les experts face à la thèse accidentelle



L'inventeur Peter Madsen a affirmé à l'ouverture de son procès le 8 mars dernier que Kim Wall avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d'une soudaine dépressurisation de l'habitacle.



Le procès de l'inventeur danois Peter Madsen, jugé pour le meurtre présumé de la journaliste suédoise Kim Wall, reprend ce mercredi à Copenhague avec la poursuite de son interrogatoire, suivi des dépositions d'experts qui doutent de la thèse accidentelle.


Jugé depuis le 8 mars, à Copenhague, pour le meurtre dans son sous-marin de la journaliste suédoise Kim Wall venue l'interviewer le 10 août 2017, l'inventeur danois Peter Madsen, 47 ans, a affirmé à l'ouverture de son procès, qui reprend ce mercredi, que la jeune femme avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d'une soudaine dépressurisation de l'habitacle.

Arrêté le 11 août alors que son sous-marin était en train de sombrer - sabordé par lui selon l'accusation - Peter Madsen a reconnu à l'audience avoir décapité, démembré et jeté en mer le corps de la journaliste. Mais il nie l'avoir violentée, agressée sexuellement et tuée intentionnellement.

Pour le moment, ni ses explications, changeantes, ni l'autopsie, n'ont permis de déterminer la cause et les circonstances du décès: comment est morte Kim Wall ? Pourquoi n'a-t-il pas appelé les secours? Pourquoi a-t-il lesté le corps de la jeune femme? C'est tout l'enjeu du procès.

À l'ouverture des débats, Madsen avait raconté à la cour que dans la soirée du 10 août, une soudaine chute de pression d'air avait créé un phénomène d'aspiration qui a fait tomber le panneau de l'écoutille, piégeant Kim Wall dans le sous-marin qui s'est rempli d'échappements toxiques alors que lui se trouvait sur le pont.

Mais l'autopsie ne semble pas corroborer l'explication de Peter Madsen. Selon le parquet, Kim Wall a été ligotée, battue, puis étranglée ou égorgée.

Quatorze blessures ante mortem ont aussi été identifiées dans et autour de ses parties génitales, un élement « important » pour le verdict, selon Henrik Stevnsborg, professeur de droit à l'Université de Copenhague, interrogé par l'AFP.

Accident ou préméditation

L'accusation devrait longuement revenir mercredi sur les circonstances de l'accident telles que Peter Madsen les décrit, mais aussi sur ces mutilations sexuelles établies par l'autopsie et qui cadre difficilement avec sa ligne de défense.

Ensuite 35 experts et témoins se succéderont devant le tribunal pour valider ou démonter sa version, et tenter de comprendre le profil de celui que l'analyse psychologique fait ressortir comme « pervers polymorphe et sexuellement déviant », présentant des « traits psychopathiques ».

Peter Madsen soutient avoir modifié ses explications à plusieurs reprises pour « épargner » aux proches de la jeune femme les circonstances « terribles » de sa mort, qu'invariablement il assure fortuite.

Citée comme experte, Mme Ditte Dyreborg, officier de la Marine danoise réputée comme une des meilleures spécialistes des sous-marins, devrait remettre en cause la thèse de l'accident, selon un document consulté par les médias danois.

Peter Madsen a expliqué qu'une fois ouvert le panneau de l'écoutille, une vague d'air toxique et incandescent l'avait empêché de porter immédiatement de l'aide à Kim Wall. Or un tel phénomène, affirment des experts, aurait dû « marquer » le corps de la jeune femme, lequel n'en porte pourtant pas trace selon eux.

Scie à bois et vidéos de décapitation

Selon l'acte d'accusation, Madsen a décapité, mutilé, démembré et lesté de pièces de métal le corps de Kim Wall retrouvé après sa disparition en plusieurs endroits. Une scie à bois a été retrouvée elle aussi en mer et aurait pu servir à découper le cadavre.

Des témoins, dont plusieurs ex-liaisons invitées à s'exprimer, décrivent un homme nourrissant de multiples perversions sexuelles, adepte de scénarios sado-masochistes, pratiquant des simulacres d'étranglement.

Dans la matinée du 10 août, quelques heures avant le drame, Madsen avait fait des recherches sur des décapitations de femmes. Le 26 juillet, il avait également recherché des « décapitations de femmes » et a regardé des vidéos. Pour le procureur, ces recherches - entre autres éléments - signent la préméditation.

« Ce n'est pas sexuel. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions », a assuré Peter Madsen à l'audience, en présence des parents de Kim Wall, journaliste indépendante formée à l'université Columbia de New York.

Le verdict est attendu le 25 avril. Le parquet a requis la prison à vie, synonyme d'une peine d'enfermement de 16 ans en moyenne au Danemark. Comme le code pénal danois le permet, il a également requis une mesure de rétention de sûreté alternative qui permet de maintenir un condamné entre quatre murs tant qu'il est jugé dangereux.


Source : Ouest France le 21 mars 2018

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Messagepar marathon » 24 mars 2018, 19:14

Sous-marin danois. Les passions morbides de Peter Madsen dévoilées à l'audience

Vidéos de femmes décapitées ou empalées, recherches internet sur la découpe de cadavres, fascination pour les vampires : le procès de l'inventeur danois Peter Madsen, jugé pour le meurtre présumé de la journaliste suédoise Kim Wall, a repris ce mercredi à Copenhague avec l'insoutenable exposé des passions morbides de l'accusé.


Il nie l'avoir violentée, agressée sexuellement et tuée intentionnellement comme le croit le parquet.

Pour le moment, ni ses explications, changeantes, ni l'autopsie, n'ont permis de déterminer la cause et les circonstances du décès. Mais selon le parquet, Kim Wall a été ligotée, battue, puis étranglée ou égorgée. Le mode opératoire n'est pas prouvé mais concorde avec les conclusions de l'autopsie et est surtout compatible, selon l'accusation, avec le profil de l'accusé.


Des vidéos très violentes

La cour a visionné mercredi plusieurs films violents retrouvés sur le disque dur de l'ordinateur de Peter Madsen : des vidéos, dont deux dessins animés, montraient des femmes égorgées, empalées et décapitées. Des textes sur des femmes empalées ont aussi été retrouvés.

Madsen, à qui il arrive de filmer ses ébats avec une caméra GoPro, a refusé de les regarder lors de leur diffusion. La défense fait valoir que le disque dur était également accessible au personnel de l'atelier de Madsen. Une certaine A., photographe, décrite par Madsen comme ayant un attrait pour les images sexuelles violentes, l'aurait notamment emprunté.

Des vidéos de décapitation, il reconnaît pourtant en avoir visionné. « J'ai cherché ce genre de choses pour des raisons émotionnelles et non pour des raisons érotiques », avance-t-il.

Des SMS troublants


Quant aux mutilations sexuelles - quatorze plaies dans et autour des parties génitales de la victime sans qu'il soit possible de déterminer si elles ont été infligées avant ou après la mort - Madsen a une explication pratique : il craignait, explique-t-il, que les gaz générés par le corps en décomposition ne le fissent remonter à la surface. « Il n'y a rien d'érotique dans ces coups », a-t-il expliqué.

Le procureur l'interroge sur un SMS troublant envoyé à une femme, le 4 août : « Je vais te ligoter et t'empaler avec un pic à brochettes ». Là encore, Peter Madsen esquive, prétexte un jeu.

Alors le représentant du ministère public insiste, rappelant que quelques heures avant de rencontrer Kim Wall, il avait effectué des recherches sur internet avec les mots clés « femme » et « décapitation ». « Une coïncidence », rétorque l'accusé.

Un « pervers polymorphe et sexuellement déviant »

Pas moins de 37 experts et témoins, dont la majorité cités par l'accusation, sont attendus à la barre à partir de jeudi, troisième des douze jours d'audience programmés.

Très défavorable à la défense, le rapport d'expertise psychiatrique cité par le ministère public dépeint un « pervers polymorphe et sexuellement déviant », présentant des « traits psychopathiques ».

Des témoins, dont plusieurs ex-liaisons citées à comparaître, viendront étayer ce portrait, en lui prêtant de multiples perversions sexuelles, des jeux sadomasochistes au cours desquels il se livre à des simulacres d'étranglement.

Un scénario maintes fois remanié

L'ingénieur danois maintient bec et ongles la thèse de l'accident. À partir de jeudi, légistes et techniciens de marine se succéderont à la barre pour démonter ce scénario remanié à chaque fois que les policiers lui présentaient de nouvelles pièces matérielles à charge.


Source : Ouest France le 21 mars 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 24 mars 2018, 19:25

Sous-marin danois : les experts fragilisent la thèse de l’accident dans le procès Madsen

Le procès contre l’inventeur danois Peter Madsen, qui a repris hier au tribunal de Copenhague, se concentrait ce jour sur les circonstances de la mort de la jeune journaliste Kim Wall, qui devait fêter ses 31 ans vendredi. Peter Madsen affirme que sa mort est un accident, l’accusation elle, parle de meurtre. Un médecin légiste est venu rendre ses conclusions à la barre.




Accident, comme le clame l’accusé, ou meurtre, chef pour lequel il est jugé à Copenhague ? Les causes de la mort de la journaliste Kim Wall en août 2017 à bord du sous-marin de Peter Madsen sont au cœur de l’audience au procès de l’inventeur danois ce jeudi. Les experts ont fragilisé la thèse de l’accident, défendue par l’inventeur danois Peter Madsen pour expliquer la mort de la journaliste suédoise Kim Wall, en affirmant jeudi que la jeune femme était « probablement » morte à la suite d’un égorgement ou d’un étouffement.

L’enquête sur la mort le 10 août 2017 de Kim Wall dans le huis clos du Nautilus, le sous-marin construit de toutes pièces par Peter Madsen, a fait émerger un faisceau d’indices accablants et concordants qui valident, selon l’accusation, le scénario du crime qu’elle dévide depuis le 8 mars devant la cour.

Les preuves matérielles manquent pourtant dans cette affaire hors norme dans laquelle le procureur, faute d’éléments irréfutables à même de démontrer le meurtre, et a fortiori sa préméditation, semble condamné à démontrer l’impossibilité de la thèse accidentelle défendue par Peter Madsen.

De multiples plaies

Au troisième jour du procès, étalé sur plusieurs semaines, un médecin légiste a déposé. Avant d’aborder dans la journée les causes probables du décès de Kim Wall, Christina Jacobsen, de l’Institut médico-légal de Copenhague, a passé en revue les multiples plaies relevées sur le cadavre de la journaliste, à la tête, sur le torse, dans les organes génitaux.

L’autopsie du corps démembré et dégradé par un long séjour dans l’eau de la jeune journaliste suédoise n’a pas permis de déterminer les causes de sa mort, même si elle avance deux options à partir de l’examen des poumons : l’étouffement ou l’égorgement.



Source : Ouest France le 22 mars 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 24 mars 2018, 19:44

Affaire Kim Wall. Peter Madsen décrit comme un « psychopathe affectueux »

Lors du quatrième jour de procès à Copenhague, des proches de Peter Madsen sont venus témoigner à la barre sur la personnalité de l’inventeur, accusé d’avoir tué la journaliste Kim Wall, venue l’interviewer sur son sous-marin.




Peter Madsen, un « psychopathe affectueux » : c’est ainsi que se qualifie l’accusé devant ses proches, qui ont dressé ce vendredi un portrait équivoque de l’inventeur danois, jugé pour le meurtre de la journaliste Kim Wall à bord de son sous-marin artisanal en août 2017.

« Ses fantasmes [sexuels] ont peu à peu dérapé » jusqu’à la nuit du 10 au 11 août durant laquelle Kim Wall est morte, a raconté une proche de Madsen, sous couvert de l’anonymat, devant le tribunal de Copenhague.

Il voulait tourner un film pornographique

Celle qui a un temps travaillé dans son laboratoire a raconté devant les juges qu’il se décrivait comme un « psychopathe, mais un psychopathe affectueux ».

Elle a également indiqué qu’ils prévoyaient de tourner un film pornographique mettant en scène des actes de torture. « Il s’intéressait aux films violents », a-t-elle ajouté, marquant de longues pauses dans son témoignage.

L’accusation soutient que l’inventeur a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel.L’analyse psychologique de Madsen le décrit comme « pervers polymorphe et sexuellement déviant », présentant des « traits psychopathiques ».

Le parquet requiert la perpétuité

Jugé depuis le 8 mars pour le meurtre de la journaliste suédoise de 30 ans, venue l’interviewer le 10 août 2017 dans son sous-marin, Madsen, 47 ans, a affirmé à l’ouverture de son procès qu’elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d’une soudaine dépressurisation de l’habitacle.

Le parquet, qui n’en croit rien, a requis la prison à vie pour meurtre avec préméditation, mutilations sexuelles, atteinte à l’intégrité d’un cadavre notamment.


Pour sa défense, un ancien ingénieur stagiaire dans l’atelier de l’inventeur est venu témoigner de sa relation avec un homme « sympathique, empathique et très passionné, à l’écoute ».

« Certains articles de presse le décrivaient comme un homme au très fort tempérament, mais ce n’est pas la première impression que j’ai eue », a-t-il raconté, après avoir salué Madsen d’un geste de la tête au moment de s’installer à la barre.

Un fonds pour les femmes journalistes

L’audience, la quatrième du procès, se tenait le jour du 31e anniversaire de Kim Wall.

Ses proches ont créé un fonds à son nom, atteignant actuellement presque 200 000 dollars (160 000 €), ainsi qu’une bourse d’études de 5 000 dollars remise ce vendredi, afin d’assurer la sécurité des femmes journalistes lorsqu’elles se rendent en reportage à l’étranger.

Les parents de Kim Wall, présents à l’ouverture du procès le 8 mars, se sont rendus à New York pour décerner les premiers prix.


Peter Madsen doit à nouveau témoigner le 28 mars, afin d’évoquer la soirée du 10 août. Le verdict est attendu le 25 avril.



Source : Ouest France le 23 mars 2018

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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 24 mars 2018, 19:47

Affaire Kim Wall. Parents et amis célèbrent sa mémoire à New York


Les parents de Kim Wall, Ingrid et Joachim Wall, son frère Tom (à gauche) et une centaine d'amis se sont retrouvés dans un restaurant de Brooklyn.

Les parents, le frère et une centaine d'amis de la journaliste suédoise assassinée, Kim Wall, se sont réunit vendredi, le jour de son anniversaire, à New York, pour célébrer sa mémoire et soutenir le journalisme au féminin en décernant une bourse à une jeune Danoise voulant être journaliste.


Elle aurait eu 31 ans ce vendredi : parents et amis de la journaliste suédoise Kim Wall, retrouvée démembrées en août, ont salué sa mémoire à New York en décernant une bourse de 5 000 dollars à une jeune Danoise voulant être journaliste.

Ses parents, Ingrid et Joachim Wall, son frère Tom et une centaine d'amis, dont beaucoup sortis comme Kim Wall de l'école de journalisme de Columbia, se sont retrouvés dans un restaurant de Brooklyn. Dans une ambiance festive à l'image de l'appétit de vivre de la jeune femme retrouvée démembrée après être partie interviewer dans son sous-marin l'inventeur danois Peter Madsen.

Madsen, accusé de l'avoir assassinée, est actuellement en procès à Copenhague. Il reconnaît avoir découpé le corps, mais affirme qu'elle est morte étouffée par des gaz toxiques après un problème de dépressurisation. Le verdict est attendu le 25 avril.

« Un flambeau pour des générations de journalistes »

La famille de Kim Wall, avec l'International Women's Media Foundation, organisation américaine qui soutient le journalisme au féminin, a créé un fonds qui accordera une bourse annuelle de 5 000 dollars à une jeune journaliste prête à suivre son exemple.

L'idée est d'« encourager les jeunes femmes courageuses qui veulent voyager à travers le monde et faire une différence, car c'est ce que faisait Kim », a expliqué à l'AFP Ingrid Wall, 62 ans, elle-même ex-journaliste.

Anne Hermann, une journaliste danoise, a remporté la première édition, avec le projet d'enquêter sur le colonialisme danois au Groënland.

« Merci, Kim, d'être un flambeau pour des générations de journalistes à venir », a déclaré la jeune boursière.

Kim « était une journaliste un peu à l'ancienne », a ajouté sa mère. « Elle ne restait pas assise dans une salle de rédaction », « c'était très important pour elle de rencontrer les gens en personne », « d'aller dans leur environnement ».

Avec plus de 200 000 dollars de dons déjà réunis par son entourage, « nous savons qu'il y a assez d'argent pour que le fonds dure très longtemps. C'est très réconfortant pour nous, ça nous aide dans cette période difficile », a ajouté Ingrid Wall qui, avec son mari, doit bientôt retourner à Copenhague assister à la suite du procès.

marathon
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Messagepar marathon » 03 avr. 2018, 18:08

Kim Wall est probablement morte d'un égorgement ou d'un étouffement



Les experts ont fragilisé la thèse de l'accident, défendue par l'inventeur danois Peter Madsen pour expliquer la mort de la journaliste suédoise Kim Wall, en affirmant jeudi que la jeune femme était "probablement" morte à la suite d'un égorgement ou d'un étouffement.


L'enquête sur la mort le 10 août 2017 de Kim Wall dans le huis clos du Nautilus, le sous-marin construit de toute pièces par Peter Madsen, a fait émerger un faisceau d'indices accablants et concordants validant, selon l'accusation, le scénario du crime qu'elle défend.

Preuves manquantes

Les preuves matérielles manquent pourtant dans cette affaire hors norme dans laquelle le procureur, faute d'éléments irréfutables à même de démontrer le meurtre, et a fortiori sa préméditation, semble condamné à démontrer l'impossibilité de la thèse accidentelle défendue par Peter Madsen.

Autopsie du corps démembré

L'autopsie du corps démembré et dégradé par un long séjour dans l'eau de la journaliste suédoise n'a pas permis de déterminer les causes de sa mort mais deux options sont mises en avant à partir de l'examen des poumons: l'étouffement ou l'égorgement.

Deux thèses

"Les voies respiratoires ont pu être totalement ou partiellement coupées. Cela serait dû à un étranglement, un égorgement ou une noyade", a indiqué le médecin légiste Christina Jacobsen, de l'Institut médico-légal de Copenhague, après avoir passé en revue les multiples plaies relevées sur le cadavre de la journaliste (tête, torse, organes génitaux). L'experte agrémente néanmoins ses explications des plus grands doutes, compte tenu de l'état du corps.

Meurtre avec préméditation

Jugé pour le meurtre avec préméditation de la journaliste de 30 ans, venue l'interviewer dans son sous-marin, Madsen, 47 ans, a affirmé à l'ouverture de son procès qu'elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d'une soudaine dépressurisation de l'habitacle. Mais les rapports médico-légaux ne semblent pas corroborer cette explication. Peter Madsen doit à nouveau témoigner le 28 mars. Trente-cinq témoins sont attendus d'ici là. Le verdict est attendu le 25 avril. Le parquet a requis la prison à vie



Source : Belga

marathon
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Re: Danemark : le naufrage d’un sous-marin artisanal cache-t-il un meurtre ?

Messagepar marathon » 03 avr. 2018, 18:10

Le pervers du sous-marin danois se bat contre une experte en submersibles

Une éminente experte en sous-marins a mis à mal mardi la défense de Peter Madsen, l'inventeur autodidacte danois jugé pour le meurtre de la journaliste suédois Kim Wall en août 2017 dans son submersible artisanal.


Peter Madsen, 47 ans, comparaît depuis le 8 mars devant le tribunal de Copenhague pour répondre de l'agression sexuelle aggravée et du meurtre de Kim Wall, ainsi que d'atteinte à l'intégrité de son cadavre, retrouvé mutilé et démembré dans la baie de Køge au large de la capitale danoise.

L'accusé a d'abord expliqué pendant l'enquête que Kim Wall était décédée accidentellement en recevant un panneau d'écoutille sur la tête dans la nuit du 10 au 11 août 2017, et qu'il avait découpé et jeté son corps par-dessus bord pour lui offrir une "sépulture marine". Avant de changer de version en octobre après que l'autopsie de la tête de la jeune journaliste n'eut révélé aucune lésion ni traumatisme.

Kim Wall, selon sa nouvelle version qu'il maintient depuis, est morte intoxiquée par des émanations de monoxyde de carbone à l'intérieur de l'UC3 Nautilus, alors qu'un panneau d'écoutille s'était brusquement refermé sous l'effet d'une chute de la pression d'air.

Dans son rapport, l'experte Ditte Dyreborg, capitaine-lieutenant connue dans son pays pour avoir changé de sexe et être devenue une femme au terme d'une brillante carrière dans la Marine danoise, a jugé ces explications peu plausibles, voire impossibles, et est venue le répéter mardi à la barre.

"Il serait possible de le mesurer dans les réservoirs d'air. Le matériel dont nous disposons peut détecter de très faibles concentrations. Or nous n'avons rien retrouvé. Ni CO (monoxyde de carbone), ni CO2 (dioxyde de carbone), ni NOx (oxyde d'azote)", a-t-elle déclaré en grand uniforme militaire.

Manifestement irrité, agité, Peter Madsen a pris des notes pendant la déposition de l'experte et soufflé des indications techniques à l'oreille de son avocate. Après avoir fait admettre au médecin légiste que les causes de la mort de Kim Wall étaient impossibles à déterminer, celle-ci s'est employée à fragiliser la déposition de Ditte Dyreborg, qui a inspecté le sous-marin le 11 août.

"Avez-vous une expérience passée des sous-marins privés", lui demande l'avocate. "Vous me l'avez déjà demandé, la réponse est non", répond l'experte.

"Avez-vous examiné les filtres à air (du sous-marin, en laboratoire)?", l'interroge-t-elle encore. "Non", reconnaît l'experte. L'accusation, qui a requis la prison à vie, soutient que l'inventeur a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel.

Les premières audiences ont été consacrées à l'examen de la personnalité de l'accusé, décrit par les experts psychiatres comme un "pervers polymorphe" présentant des "traits psychopathiques". Le verdict est attendu le 25 avril.



Source : AFP le 3 avril 2018


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