Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 15 mai 2019, 18:49

“Valentin était le premier à nous redonner le sourire”

La cour d'assises de Liège a entendu mercredi matin d'autres témoignages de jeunes Hutois ayant appris d'une manière ou d'une autre, après les faits, que Valentin Vermeesch avait été torturé.
ar vidéoconférence mercredi, T.L., 16 ans, a raconté qu'il avait rencontré Killian Wilmet à la gare de Huy le 27 mars, soit le lendemain de la mort de Valentin, et que l'accusé lui aurait fait part de certaines choses, sans raison. "Il a dit qu'avec son groupe, ils avaient attaché Valentin avant de le jeter dans la Meuse. Je n'ai pas voulu en savoir plus. Je ne le croyais pas", a déclaré le témoin. Le lendemain, il le voit à nouveau et Killian lui dit qu'il ne s'est en fait rien passé.

Killian est devenu “tout blanc” et était “très mal à l’aise”


Les deux jeunes se recroisent le jour de la découverte du corps de Valentin, le 14 avril 2017. "Il était avec un groupe quand je suis arrivé. On a entendu ce qu'il avait fait. On lui a dit qu'il devait aller se rendre à la police parce que ça craignait, que c'était vraiment grave." Selon lui, Killian est alors devenu "tout blanc" et était "très mal à l'aise".


L.W., qui ne connaissait aucun des accusés, a quant à lui relaté qu'il avait entendu Killian parler "d'une sale enroule", alors qu'il se trouvait avec un de ses amis. Aux policiers, le témoin avait indiqué avoir entendu parler notamment de la bouteille que Valentin avait été obligé de s'introduire dans l'anus, du fait qu'il avait été frappé, contraint de se masturber et que ses tortionnaires l'avaient laissé partir pour ensuite mieux le rattraper puis qu'ils l'avaient jeté à l'eau. "Il a sorti une tablette mais je ne voyais pas. Il commentait le film. J'étais choqué, je ne m'attendais pas à entendre une chose pareille.”


“Dodo Neymar”


A.P., un ami de Dorian Daniels qui connait aussi Alexandre Hart, a ensuite pris la parole. Le jeune homme décrit le premier, qu'il surnommait ‘Dodo Neymar' "car il se vantait d'être bon en football", comme un "couillon", "peureux". Le témoin avait reçu la visite des deux accusés avant la découverte du corps. Selon lui, Dorian lui avait confié ce jour-là qu'il avait mal au genou. A.P. avait aussi déclaré aux enquêteurs qu'Alexandre Hart "avait demandé à un garçon de sauter dans la Meuse, ce qu'il avait fait" et qu'il avait "ajouté en souriant qu'il avait vu le corps monter et descendre dans l'eau". Le témoin a confirmé ses déclarations mercredi, ajoutant qu'il n'avait pas cru à cette histoire.


Une dernière personne est venue témoigner avant une interruption d'audience. Il s'agit de L.L., une jeune femme qui connaissait Alexandre et Dorian via l'école Huy 2. Elle sortait souvent avec eux avant de ne plus les fréquenter et a aussi une brève histoire avec Alexandre Hart. Elle a expliqué à la cour qu'elle avait croisé Alexandre après les faits et que celui-ci était venu vers elle en rigolant, lui disant qu'il avait tué Valentin. Elle avait alors cru à une blague.


Alexandre Hart nie en bloc


La témoin connaissait aussi la victime, Valentin Vermeesch. "Quand on allait au Batta avec ma maman, c'était le premier à nous aider à porter nos courses. Il était aussi le premier à nous redonner le sourire, à nous faire rire aussi. Il a été là dans des moments très durs pour moi", a-t-elle raconté.
Confronté à ces témoignages, Alexandre Hart à nié avoir parlé de la nuit du 26 au 27 mars 2017 à qui que ce soit et a précisé ne pas se souvenir d'avoir croisé L.L.


Un autre témoignage est attendu dans l'après-midi, celui de la petite amie de Loïck Masson à l'époque des faits, Lisa-Marie M. Celle-ci avait été témoin d'une partie des faits ce soir-là. Elle a été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour non-assistance à personne en danger.


Source : Belga le 15 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 11:06

Le frère de Loïck charge Belinda: “Elle rigolait comme une malade”

B. Masson, le frère de Loïck, l'un des cinq accusés au procès de l'assassinat de Valentin Vermeesch, est venu témoigner mercredi après-midi devant la cour d'assises de Liège. Âgé de 25 ans, il habitait à l'époque un studio au même étage que celui de Belinda Donnay et Alexandre Hart, à Statte, et se trouvait dans l'immeuble lors des faits. Selon lui, Belinda est descendue deux fois ce soir-là, "morte de rire", en racontant ce qui se déroulait en haut.


Elle a fait une deuxième apparition. "Elle rigolait comme une malade en disant: ce n'est pas possible, il l'a vraiment fait." Selon les déclarations du témoin aux enquêteurs, Dorian la suivait et ils rigolaient tous les deux. Killian a aussi descendu la tablette en la montrant aux autres. Belinda aurait tapé le ventre de Dorian en lui disant: "regarde un peu comme on s'amuse ici". Après cela, B. Masson était rentré chez lui et Loïck était monté.
Une fois dans son studio, le témoin raconte avoir entendu des cris et des variations dans le volume de la musique. "Puis, tout s'est coupé et ils sont partis."


Qui a poussé Valentin à l’eau?


Le lendemain, il a interpellé Alexandre Hart en privé en lui demandant ce qui s'est passé la veille. "Il m'a dit qu'il avait jeté Valentin à l'eau après l'avoir frappé." Mais, d'après le témoin, l'accusé a changé plusieurs fois de versions et il ne l'a pas cru. Il s'est tout de même rendu en bord de Meuse après cette discussion mais n'a rien trouvé. Belinda lui a aussi confié qu'elle l'avait poussé dans l'eau, dit-il.



Sa voisine lui a également demandé de la conduire dans des commerces où elle a acheté du matériel pour repeindre son studio, "car elle trouvait le blanc déprimant". "J'ai cru à cette histoire quand j'ai vu la police", a conclu le témoin. Concernant leur enfance, il a confirmé que leurs parents se disputaient souvent et qu'ils ont déjà reçu des coups de martinet ou de ceinturon de leur père, qui s'était cependant calmé après leur séparation.


“C’est totalement faux”


“C’est totalement faux”, a réagi mercredi après-midi Belinda Donnay au témoignage du frère de Loïck Masson. “C’est parce que tu essaies de sauver ta peau! “, lui a alors répondu le témoin. “Et toi tu essaies de sauver la peau de ton frère”, a renchéri Belinda. L’échange s’est encore poursuivi, le frère de Loïck Masson lui lançant: “Tu n’avais qu’à pas tuer Valentin.” “Je n’ai pas tué Valentin”, a-t-elle ensuite affirmé.


“Il ment pour sauver Loïck”


La présidente est intervenue pour donner la parole à l’accusée. “Je n’ai jamais parlé de ça à personne”, a expliqué celle-ci. “La seule personne que l’on a en commun dans le dossier, c’est Loïck. Donc il ment pour sauver Loïck.” “En quoi cela le sauve-t-il?”, se sont interrogés la cour et l’avocat des parties civiles. “Je vous rappelle qu’il y a eu des échanges SMS dans lesquels il nous disait qu’il ne fallait pas faire tomber son frère et qu’il allait nous faire tomber”, a déclaré Belinda Donnay.


“Mon frère est innocent”


Après quoi Me Wilmotte, avocat de la famille de la victime, a lu les messages effectivement envoyés, qui ne confirment pas cette déclaration. B. Masson a bien écrit des messages mais qui disaient: “Pourquoi (PK) tu ne dis pas la vérité? Mon frère est innocent” et “Ok, toi et Alex, vous l’avez balancé dans la Meuse. Je pensais que c’était une blague. Vous êtes vraiment des malades. Maintenant il n’y a que mon frère qui compte, je vais tout faire pour le sortir de là.”


Source : Belga le 15 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 11:09

Alexandre Hart décrit comme un psychopathe

calvaire de Valentin | Alexandre Hart a été décrit jeudi matin comme un psychopathe par les experts psychiatres et psychologues, devant la cour d'assises de Liège. Cet accusé était âgé de 19 ans et quelques mois au moment des faits. Il présente un risque de récidive et une dangerosité importante, selon les experts.

Alexandre Hart a été dépeint comme un psychopathe dans le rapport rédigé par le psychiatre et le psychologue chargés de réaliser son expertise. Selon les spécialistes, cet accusé cache une personnalité perverse et dangereuse. C'est par plaisir de nuire qu'il fait mal à autrui. Pour arriver à ses fins, il manipule, adapte la réalité en fonction de son interlocuteur et peut mentir pour préserver une bonne image de lui.


Pour se faire obéir, Alexandre Hart utilise l'intimidation. Il ne manifeste aucune empathie et reporte la responsabilité de ses actes sur les autres. L'accusé utilise la faiblesse des autres pour assurer son emprise par la fascination qu'il exerce. Selon les experts, Alexandre Hart a montré son acharnement et sa volonté intense de destruction en répétant des agressions sur Valentin Vermeesch qui ne se méfiait pas de lui

Sourire permanent


Alexandre Hart a encore été décrit comme un meneur qui a instigué habilement un contexte de tortures sous le couvert de jeux pour y entraîner les autres accusés par l'emprise et la manipulation. Il a gardé le contrôle de la situation jusqu'au bout. "Il présente aussi un masque avec un sourire permanent sur le visage. Dans le cadre des faits commis sur Valentin, son contrôle de l'autre va jusqu'à sa destruction. Il avait un besoin de toute-puissance", a confirmé le psychiatre à l'audience.

Aucun ancrage


Selon le psychiatre, Alexandre Hart s'est construit sur un moule sans structure. Il est traversé par des impulsions violentes, sans retenue et est centré sur lui-même. "Il n'y a chez lui aucun ancrage affectif ou social. Sa méchanceté est manifeste, conduite par des besoins instantanés. Il avance masqué, il a de l'emprise sur les autres et il manifeste un besoin de revanche", a relevé l'expert.

Carences intellectuelles


La personnalité d'Alexandre Hart est marquée par des carences intellectuelles. Son QI a été calculé à 75, soit un score qui se situe dans la partie limite de la population. Mais il n'est pas débile et est responsable de ses actes.


Sadique


Alexandre Hart a des pulsions agressives explosives et présente un profil d'agresseur avec des traits paranoïaques. L'accusé montre aussi des traits pervers sadiques qui supposent une jouissance à faire du mal à quelqu'un réduit à l'état d'objet. Pour le psychiatre, ce portrait correspond à celui d'un psychopathe. L'accusé est aussi qualifié de dangereux. Une incarcération de longue durée ne modifiera pas sa personnalité mais est susceptible de lui apprendre à se réadapter à des règles de vie sociale.


Agressivité explosive


Les experts ont eu accès à des rapports de diagnostics qui avaient été réalisés durant l'enfance d'Alexandre Hart. Celui-ci était un bébé très colérique. Son hyperactivité a été diagnostiquée à l'âge de 8 ans. Il était un enfant agité au comportement difficilement contrôlable. Régulièrement, il exprimait sa haine, menaçait avec un cutter ou prenait du plaisir à faire de sales coups. Il présentait durant sa jeunesse une agressivité explosive et un trouble de la personnalité de type paranoïaque. Il avait reçu une médication dès 2007 pour atténuer ses comportements agressifs, notamment à l'égard de sa mère.


Source : Belga le 16 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 17:55

“Le risque de récidive et la dangerosité de Belinda Donnay sont faibles”



Belinda Donnay présente une personnalité fragile et immature, ont indiqué jeudi après-midi les experts devant la cour d'assises de Liège au procès des accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch. La jeune fille, décrite comme suiveuse d'Alexandre Hart, présente un risque de récidive et une dangerosité faibles. Elle est par ailleurs capable de réflexion et de remise en cause.

L'accusée Belinda Donnay est apparue aux yeux des experts comme la plus formée sur le plan scolaire. Elle présente une intelligence moyenne mais supérieure à ses comparses. Mais elle n'a pas été en mesure de s'opposer aux comportements destructeurs des autres. Selon le psychiatre, elle n'était pas sous l'emprise d'Alexandre Hart au moment des faits mais elle l'a accompagné et l'a secondé, sans le critiquer. Elle s'est identifiée à lui, avec une tendance à imiter.

"Belinda Donnay minimise au-delà de l'évidence sa participation aux faits. Elle se place hors-champ et occulte la fin de la séquence, au point de ne reconnaître que quelques coups. Elle a peur d'Alexandre Hart, elle a peur du jugement qui aura lieu lors du procès et sa stratégie est l'esquive", a souligné le psychiatre Martin lors de son témoignage.


Selon la psychologue Laterza, les actes commis sur Valentin peuvent s'expliquer par le fait que Belinda Donnay a tenté de se réhabiliter aux yeux d'Alexandre Hart, son ex-petit-ami, et par une manière de se venger d'humiliations qu'elle estime avoir subies de sa part par le passé. Belinda Donnay, qui présente un QI de 95, est apparue détachée et sans empathie pour Valentin Vermeesch. Ses pulsions agressives sont une façon pour elle d'échapper à un sentiment de dévalorisation.

Personnalité “problématique”


Selon les experts, la personnalité de Belinda Donnay est problématique. Cette personnalité est fragile, immature et caractérisée par des traits de dépendance. Sa dangerosité est principalement liée à la faiblesse de ses repères. Belinda Donnay possède des capacités de réflexion qui lui permettent de se remettre en cause et peut-être un jour d'évoluer. "Le risque de récidive et la dangerosité de Belinda Donnay sont assez faibles", a précisé la psychologue.


Au stade des questions, Belinda Donnay a été présentée par un de ses avocats comme un caméléon qui change de couleur au gré de son environnement pour se fondre dans la masse. "Elle a fait preuve d'un mimétisme pour contrebalancer une faiblesse de sa personnalité", a indiqué Me Steve Van Laenen.


Selon la défense, Belinda Donnay a décidé d'assumer sa part de responsabilité depuis le début du procès. "Il y a déjà un travail qui a été effectué. Elle reconnait les coups, les traitements inhumains et les tortures. Elle reconnait aussi qu'elle a encouragé, ce qui vaut un acte de participation", a commenté Me Jean-Dominique Franchimont.


Source : Belga le 16 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 18:00

Deux accusés de l’assassinat de Valentin ont un profil psychopathique

La cour d'assises de Liège a clôturé vendredi les auditions des différents experts psychiatres et psychologues qui ont été chargés d'évaluer les personnalités des accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch. Il ressort de ces auditions que deux accusés, Alexandre Hart et Killian Wilmet, présentent un risque de récidive important et relèvent d'une personnalité psychopathique.


Deux journées ont été consacrées à l'audition des rapports des expertises réalisées par les différents psychiatres et psychologues. Il en ressort qu'Alexandre Hart et Killian Wilmet relèvent d'un profil psychopathique, sont considérés comme dangereux et présentent peu de capacité de prise en charge.


Alexandre Hart, le meneur

Alexandre Hart (21 ans) a été décrit comme le meneur du groupe et à l'initiative des sévices qui ont été imposés au jeune Valentin Vermeesch. Il a été évalué comme un psychopathe qui cache une personnalité perverse et dangereuse. "C'est par plaisir de nuire qu'il fait mal à autrui. Pour arriver à ses fins, il manipule, adapte la réalité en fonction de son interlocuteur et peut mentir pour préserver une bonne image de lui", ont analysé les experts.


Avec un QI de 75, Alexandre Hart présente des carences intellectuelles mais il est responsable de ses actes. Il montre des traits pervers sadiques. Son portrait correspond à celui d'un psychopathe. L'accusé a été décrit comme dangereux. Une incarcération de longue durée ne modifiera pas sa personnalité.

Killian Wilmet, le plus jeune

Le même diagnostic inquiétant de psychopathie a été dressé contre Killian Wilmet (18 ans), le plus jeune des accusés, âgé de 16 ans à l'époque des faits. Il présente un QI de 75 mais aussi une impulsivité, un narcissisme et une absence d'empathie. "Sa dangerosité est conséquente et le risque de récidive dans des faits violents est important. Les capacités de prise en charge sont extrêmement pauvres malgré son jeune âge. Son profil est à ce point inquiétant et l'existence de l'autre est à ce point niée qu'il y a très peu de possibilités d'évolution dans son cas", ont confirmé les experts.

Belinda Donnay

Belinda Donnay (22 ans), la seule femme parmi les accusés, présente selon les experts une personnalité problématique. Elle est fragile, immature et caractérisée par des traits de dépendance. Belinda Donnay manque de repères mais elle possède des capacités de réflexion qui lui permettent de se remettre en cause et peut-être un jour d'évoluer. Le risque de récidive et la dangerosité de l'accusée sont faibles.


Loïck Masson

Avec un QI de 67, Loïck Masson (23 ans) est intellectuellement limité. Il s'est positionné en victime par rapport aux faits et n'a pas manifesté de remise en question. Mais, selon les experts, il ne présente pas un potentiel de menace mais plutôt un potentiel de frustration.

Dorian Daniels

Dorian Daniels (22 ans) affiche lui aussi un risque de récidive assez faible. Ses ressources intellectuelles sont limitées, avec un QI de 63. Sa personnalité est immature et mal constituée. Mais cet accusé a pris conscience de la gravité des faits commis et montre des capacités de réinsertion.


Les auditions des témoins des faits et des témoins de moralité reprendront lundi matin dès 9h00.


Source : Belga le 17 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 18:02

Un témoin confirme que Valentin avait déjà été agressé par Alexandre Hart en 2016

Valentin Vermeesch avait déjà fait l'objet d'une précédente agression violente dans laquelle était impliqué Alexandre Hart, a confirmé lundi matin un témoin direct de cette scène devant la cour d'assises de Liège. Valentin avait été menotté et attaché à un radiateur par Alexandre Hart qui avait ensuite utilisé une arme à air comprimé pour lui tirer dessus.


Valentin Vermeesch, un Hutois âgé de 18 ans souffrant d'un léger handicap mental, avait été tué la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Statte (Huy). Il avait subi une très longue scène de violences et de tortures avant d'être précipité dans la Meuse, où il s'était noyé. Son cadavre avait été retrouvé le 14 avril 2017, les mains menottées dans le dos.


Valentin Vermeesch avait déjà subi une scène de violences similaire quelques mois auparavant. Valentin avait déposé plainte à la police en février 2016. Mais la scène s'était déroulée les 8 et 9 janvier 2016. Le témoin, Philippe C., sera d'ailleurs poursuivi devant un tribunal pour cette scène, ultérieurement au procès d'assises.


Devant la cour, Philippe C. (25 ans) a précisé qu'il avait passé le week-end avec Valentin Vermeesch dans un appartement prêté par un ami. Alexandre Hart, qui avait déjà consommé de l'alcool, les avait rejoint. Il a ensuite voulu instaurer un jeu et imposer à ses amis de boire des verres d'alcool. "Après, il a commencé à me frapper et à s'exciter sur Valentin. Il disait que Valentin avait insulté sa famille", a expliqué le témoin.



Selon Philippe C., Alexandre Hart a utilisé une arme d'air soft pour tirer des billes en direction de Valentin Vermeesch, menotté avec des colliers Colson. "Alexandre Hart s'était emparé de cette arme dans un tiroir. Il a tiré des billes dans le dos de Valentin. Valentin avait mal et demandait d'arrêter mais Alexandre ne voulait pas", a raconté le témoin.


“Alexandre Hart était jaloux parce que je passais plus de temps à jouer à la Playstation avec Valentin qu’avec lui”


Une vidéo, qui pourrait avoir été filmée par Alexandre Hart, a été enregistrée lors de cette scène. Elle montrerait Philippe C. qui tire aussi en direction de Valentin Vermeesch. Selon ce témoin, qui a minimisé sa participation, Alexandre Hart a frappé Valentin à coups de pied et de poing. Il a exigé que Valentin lui remette son baffle, son GSM, sa casquette et sa veste. "Alexandre Hart était jaloux parce que je passais plus de temps à jouer à la Playstation avec Valentin qu'avec lui. Je n'étais pas d'accord avec ce qui s'est passé. J'ai été menacé avec un couteau par Alexandre Hart. Mais j'ai coupé les liens de Valentin pour qu'il puisse partir", a avancé Philippe C.



Entendu sur ces faits par la présidente Catherine Urbain, Alexandre Hart a soutenu que Philippe C. avait joué un rôle plus actif qu'il ne le prétend. L'accusé a minimisé son rôle. "Je n'ai pas frappé Valentin lors de cette scène. Tirer, ce n'est pas impossible. Mais je n'ai pas de souvenir", a déclaré Alexandre Hart.


Un autre témoin a encore évoqué


une autre scène préalable qui s'était déroulée le 20 mai 2016 et durant laquelle Alexandre Hart et Belinda Donnay, lors d'une fête d'anniversaire, avaient attaché un de leurs amis avec des menottes. Ce garçon était fragile et influençable. Ils l'avaient forcé à boire, avaient lancé des aliments en sa direction et l'avaient forcé à manger son propre vomi. "C'est Alexandre Hart qui décidait de ce qu'il fallait faire. C'était lui le leader dans cette histoire. Par peur de représailles, je n'ai pas osé m'opposer à lui", a précisé le témoin.


Une jeune femme qui avait aussi assisté à cette soirée d'anniversaire a ajouté que Belinda Donnay avait cuisiné un cake au chocolat, avec des cachets écrasés dedans. Seul le jeune homme ciblé par les sévices en avait mangé. Il avait ensuite été obligé de se déshabiller pour aller dans le jardin et y rester 15 minutes dans le froid. L'ensemble de la scène a duré neuf heures. "Sous les ordres de Belinda, ils lui ont ensuite lancé de l'eau, des œufs et de la farine", a affirmé le témoin.


Alexandre Hart aurait racketté un sexagénaire avec l’aide de Valentin


Plusieurs témoins ont par ailleurs évoqué des faits d’extorsion qui auraient été commis par Alexandre Hart sur un sexagénaire. Valentin Vermeesch aurait permis ces faits de racket sur la victime qui souffrait de déficience mentale.


Lors d’un de ses interrogatoires durant l’enquête succédant à la mort de Valentin Vermeesch, Alexandre Hart avait affirmé que l’élimination de Valentin avait été commanditée par un homme âgé de 69 ans. Il avait cité le prénom d’un sexagénaire qui aurait promis une somme de 3.000 euros pour régler le sort de Valentin.


Cette thèse a été infirmée par l’enquête. Mais les investigations ont démontré que ce sexagénaire avait été victime de différentes agressions. Cet homme isolé et souffrant de déficience mentale recevait régulièrement des jeunes chez lui. Peu méfiant et en mal de relations sociales, il leur offrait régulièrement à boire ou de l’argent. Valentin appréciait cet homme et se rendait fréquemment chez lui en soirée.


Deux des trois agressions commises sur ce sexagénaire auraient été commises lorsque Valentin s’était présenté accompagné d’Alexandre Hart. Mais selon différents témoins, le sexagénaire victime de racket ne nourrissait pas de sentiment de vengeance. Il n’aurait pas pu demander de s’en prendre à Valentin. Au décès de Valentin, il avait manifesté sa tristesse. Des intervenants sociaux ont confirmé que cet homme vivait avec des moyens financiers limités et qu’il aurait été incapable de commanditer une expédition punitive.



Source : Belga le 20 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 18:03

“Valentin retournait toujours vers son agresseur pour s’intégrer”

Valentin Vermeesch a été décrit comme un garçon qui manquait de maturité par les premiers témoins de moralité entendus lundi après-midi devant la cour d'assises de Liège, au procès des cinq accusés de son assassinat. Il représentait pour certains une proie facile car il réagissait comme un très jeune enfant.



Les premiers témoins de moralité entendus devant la cour ont dressé le portrait de Valentin Vermeesch, la victime d'Alexandre Hart, de Belinda Donnay, Dorian Daniels, Loïck Masson et Killian Wilmet. Le personnel de différentes écoles d'enseignement spécialisé a exposé que Valentin Vermeesch présentait un QI de 76 (plus que certains accusés) et se situait dans le cadre d'un retard mental léger. Il présentait une faible maturité et des difficultés de compréhension.


“Une proie facile”


"Il était 'petit' dans sa tête et réagissait comme un jeune enfant. Il recherchait l'acceptation du groupe et son objectif était l'intégration. Il était frappant de constater qu'avec cet objectif en tête, il retournait toujours vers son agresseur", a indiqué une assistante sociale.


Valentin était fugueur. C'était un garçon gentil qui faisait de petites bêtises mais qui n'était jamais animé de grosse colère. Mais il était une proie facile. "En raison de son manque de maturité, il ne remettait pas en question les dires des autres ou ceux qui pouvaient faire pression sur lui. Il n'était pas évident pour lui de déceler le vrai du faux. Valentin était le 'benêt' de service car il croyait tout ce qu'on lui racontait au premier degré. Son attitude générale témoignait de sa simplicité", a ajouté un témoin.

“Ses parents étaient démunis”

Durant sa scolarité, Valentin Vermeesch avait des difficultés à obéir aux règles. Il n'était jamais méchant mais il aimait titiller les autres ou se rapprocher un peu trop d'eux. Valentin présentait un vrai handicap social. "Ses parents étaient démunis pour faire face à son éducation. Sa grand-mère lui livrait un cadre mais il était compliqué pour lui d'assimiler les codes sociaux", a précisé un directeur d'école. Un instituteur a insisté sur le caractère influençable de Valentin Vermeesch, qui ne savait pas faire la différence entre le bien et le mal. "C'était un garçon plein de vie mais un peu innocent", a annoncé le témoin.


La directrice d'un home d'accueil a rapporté que son absentéisme scolaire représentait une importante difficulté dans le cadre de son intégration. Issu d'une famille précaire, sans avoir beaucoup de repères, il souffrait de ne pas trouver l'attention des autres. Il tentait d'avoir des contacts mais il ne se sentait pas accepté par les autres.
Selon une autre directrice d'école, Valentin Vermeesch semblait évoluer dans un autre monde. Il était un garçon attachant mais il pouvait aussi être usant par ses facultés d'ennuyer les autres. "Il n'était pas méchant mais il titillait en permanence", a indiqué le témoin.


Les auditions des témoins de moralité reprendront mardi matin.


Source : Belga le 29 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 18:05

“Valentin retournait toujours vers son agresseur pour s’intégrer”

Valentin Vermeesch a été décrit comme un garçon qui manquait de maturité par les premiers témoins de moralité entendus lundi après-midi devant la cour d'assises de Liège, au procès des cinq accusés de son assassinat. Il représentait pour certains une proie facile car il réagissait comme un très jeune enfant.


Les premiers témoins de moralité entendus devant la cour ont dressé le portrait de Valentin Vermeesch, la victime d'Alexandre Hart, de Belinda Donnay, Dorian Daniels, Loïck Masson et Killian Wilmet. Le personnel de différentes écoles d'enseignement spécialisé a exposé que Valentin Vermeesch présentait un QI de 76 (plus que certains accusés) et se situait dans le cadre d'un retard mental léger. Il présentait une faible maturité et des difficultés de compréhension.


“Une proie facile”


"Il était 'petit' dans sa tête et réagissait comme un jeune enfant. Il recherchait l'acceptation du groupe et son objectif était l'intégration. Il était frappant de constater qu'avec cet objectif en tête, il retournait toujours vers son agresseur", a indiqué une assistante sociale.


Valentin était fugueur. C'était un garçon gentil qui faisait de petites bêtises mais qui n'était jamais animé de grosse colère. Mais il était une proie facile. "En raison de son manque de maturité, il ne remettait pas en question les dires des autres ou ceux qui pouvaient faire pression sur lui. Il n'était pas évident pour lui de déceler le vrai du faux. Valentin était le 'benêt' de service car il croyait tout ce qu'on lui racontait au premier degré. Son attitude générale témoignait de sa simplicité", a ajouté un témoin.

“Ses parents étaient démunis”


Durant sa scolarité, Valentin Vermeesch avait des difficultés à obéir aux règles. Il n'était jamais méchant mais il aimait titiller les autres ou se rapprocher un peu trop d'eux. Valentin présentait un vrai handicap social. "Ses parents étaient démunis pour faire face à son éducation. Sa grand-mère lui livrait un cadre mais il était compliqué pour lui d'assimiler les codes sociaux", a précisé un directeur d'école. Un instituteur a insisté sur le caractère influençable de Valentin Vermeesch, qui ne savait pas faire la différence entre le bien et le mal. "C'était un garçon plein de vie mais un peu innocent", a annoncé le témoin.


La directrice d'un home d'accueil a rapporté que son absentéisme scolaire représentait une importante difficulté dans le cadre de son intégration. Issu d'une famille précaire, sans avoir beaucoup de repères, il souffrait de ne pas trouver l'attention des autres. Il tentait d'avoir des contacts mais il ne se sentait pas accepté par les autres.
Selon une autre directrice d'école, Valentin Vermeesch semblait évoluer dans un autre monde. Il était un garçon attachant mais il pouvait aussi être usant par ses facultés d'ennuyer les autres. "Il n'était pas méchant mais il titillait en permanence", a indiqué le témoin.


Les auditions des témoins de moralité reprendront mardi matin.


Source : Belga le 20 mai 2019

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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 18:08

Les parents de Valentin: “Il ne voyait pas le mal et cherchait l'amitié”

Mise à jour | Deux journées ont été consacrées aux auditions des témoins de moralité de Valentin Vermeesch devant la cour d’assises de Liège, au procès des cinq accusés de son assassinat.


Les parents de Valentin Vermeesch ont témoigné mardi matin devant la cour d'assises de Liège au procès des cinq accusés de son assassinat. Ils ont décrit leur enfant comme un garçon gentil et serviable. Valentin Vermeesch était aussi vulnérable car il cherchait l'amitié et ne voyait pas le mal chez les autres.


Valentin Vermeesch, un Hutois âgé de 18 ans souffrant d'un léger handicap mental, avait été tué la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Statte (Huy). Il avait subi une très longue scène de violences et de tortures avant d'être précipité dans la Meuse, où il s'était noyé, les mains menottées dans le dos.


Les parents de Valentin Vermeesch ont témoigné ensemble devant le jury, encadrés des assistantes sociales. Madeleine Drozdzowski (43 ans) et Laurent Vermeesch (40 ans) ont tenté d'expliquer l'enfance difficile de Valentin, né dans un milieu défavorisé. La famille avait été encadrée par les services sociaux et Valentin a été pris en charge par le SPJ (service de protection de la jeunesse). Ce jeune garçon était né d'une relation éphémère entre sa mère et un père biologique. Laurent Vermeesch l'avait reconnu au début des années 2010.



L’enquête de moralité réalisée sur la victime a démontré que Valentin Vermeesch était un garçon gentil, joyeux et serviable. Mais il était une proie facile et vulnérable car il ne se posait jamais de question sur les qualités des personnes qu’il fréquentait et ne voyait pas le mal chez les autres. Personnage candide, en recherche permanente d’affection, il cherchait l’amitié des gens qu’il rencontrait et il voulait faire partie d’un groupe d’amis pour effacer son sentiment d’être différent. “Valentin n’avait pas de haine ou de colère. Il avait juste de l’amour à donner. Il était d’une grande fraîcheur”, a indiqué son oncle lors de son témoignage devant la cour d’assises.


Le père officiel de Valentin Vermeesch a exposé qu'il n'était pas un enfant facile à gérer dans son comportement et ses réactions. Mais il était gentil et serviable. Ce père avait plus d'autorité que la mère pour faire l'éducation de Valentin. Le jeune garçon adorait son vélo, avec lequel il parcourait les rues de Huy. Mais il était aussi passionné de mécanique moto et passait de longues heures chez le garagiste voisin de ses parents.


Le côté vulnérable de Valentin Vermeesch a également été évoqué lors de ce témoignage. "Il avait un retard mental mais il se débrouillait très bien. Pour lui, tout était beau, tout était rose. Cela coulait de source. Il ne percevait pas le mal. Pour se faire reconnaître et avoir de l'amitié, il aurait pu se laisser entraîner et commettre certains faits. Mais il n'était pas un meneur. Très généreux, il aurait donné tout ce qu'il avait. Il était très influençable", a précisé le père.


Surnommé “Tino”, Valentin bénéficiait d’une grande affection de la part de ses grands-parents. Il a été placé par le SPJ et scolarisé dans différentes institutions spécialisées. Mais il souffrait d’un vrai handicap social. Il était un “enfant sauvage”, difficile à canaliser et peu pudique.


Il voulait fonder une famille


Valentin Vermeesch envisageait de travailler dans le domaine de la mécanique ou de la carrosserie. Mais il n’aimait pas l’école et il occupait son temps à se balader dans les rues de Huy avec son vélo. Il adorait cette activité. Valentin Vermeesch trouvait ses repères auprès de ses parents ou de ses grands-parents. Mais c’est envers sa grand-mère qu’il avait la plus grande affection et qu’il entretenait les liens les plus serrés.


Valentin Vermeesch avait aussi le projet de fonder une famille. “Lorsqu’il évoquait sa vie amoureuse, il citait souvent le nom d’une certaine Vivi. Il avait envie de fonder une famille et de rencontrer une compagne”, a expliqué un voisin de ses parents. HCA/


Le père a également rapporté que Valentin Vermeesch avait été ciblé par une agression qui avait entraîné le dépôt d'une plainte. Un Albanais avait placé son couteau sous la gorge de Valentin pour l'obliger à céder ses cigarettes. À cette occasion, Valentin aurait aussi été forcé de pratiquer un acte sexuel.


Une autre plainte avait été déposée pour l'agression commise par Philippe C. et Alexandre Hart sur Valentin en janvier 2016. "Ce jour-là, il était revenu avec une quinzaine d'impact de fusil à air comprimé. Il avait aussi différents coups au visage. En évoquant ces faits, Alexandre Hart s'était présenté comme un sauveur, soutenant que c'était lui qui avait défait ses liens lorsqu'il avait été attaché", a dénoncé le père.


La mère de Valentin Vermeesch a peu pris la parole devant le jury. Elle a dénoncé le fait que, après sa disparition, Alexandre Hart l'avait contactée pour tenter de la rassurer et pour faire croire qu'il avait lancé des recherches.



“Valentin n’aimait pas beaucoup l’école mais il était joyeux”


Les membres de la famille de Valentin Vermeesch ont témoigné mardi devant la cour d’assises de Liège au procès des cinq accusés de son assassinat. L’enquête de moralité a révélé que Valentin avait principalement été éduqué par ses grands-parents. Il les appréciait et obtenait beaucoup d’affection de leur part. Né dans une famille socialement défavorisée, Valentin Vermeesch bénéficiait d’une grande affection de la part de ses grands-parents. Après avoir été longtemps placé chez eux par le SPJ, c’est toujours chez eux qu’il revenait régulièrement et qu’il trouvait de l’aide et de l’affection.


“Il se baladait souvent dans les rues de Huy avec son vélo, qu’il adorait. Tout le monde le connaissait à Huy. Mais il revenait très souvent chez nous et il arrivait à n’importe quelle heure pour loger. Sa grand-mère s’occupait beaucoup de lui. Il était un garçon qui n’aimait pas beaucoup l’école mais il était joyeux. Il aimait jouer et rire”, a précisé Pierre Drozdzowski, le grand-père.


La grand-mère de Valentin anéantie


Valentin Vermeesch avait une relation privilégiée avec sa grand-mère qui l’avait élevé et beaucoup aidé. Le décès de Valentin a laissé des séquelles très importantes chez cette dame. “Elle croit encore le voir partout. Elle crie après lui et elle pense qu’il n’est pas mort. Elle pleure tous les jours. Valentin aimait ses parents mais il avait une affection plus particulière encore pour sa grand-mère. Chez elle, il avait une chambre et un vrai lit”, a précisé le grand-père.


Un oncle de Valentin a dénoncé le manque de moyens offerts par les services sociaux ou la justice pour encadrer cet enfant durant sa vie. “Depuis sa naissance, il aurait pu être mieux encadré. On n’a pas donné aux parents les moyens pour qu’il soit protégé. La mère n’a pas su faire l’éducation de son fils.”


Valentin Vermeesch a encore été décrit comme un garçon gentil mais qui avait la mentalité d’un enfant de 8 ans et qui fréquentait de mauvaises personnes. Il était une proie facile et vulnérable car il ne se posait pas de question sur les gens qu’il fréquentait. “Il ne voyait pas le mal”, a précisé cet oncle.


“Certains ont décrit Valentin comme un mongol”


Gabriel Drozdzowski, un autre oncle de Valentin Vermeesch, a déploré l’image simpliste qui a été décrite de la victime. “Certains l’ont décrit comme un mongol. Mais ce sont les accusés les gens anormaux. Ils ont pris sa vie et de dignité. Valentin n’avait pas de haine ou de colère. Il avait juste de l’amour à donner. Il était d’une grande fraîcheur. Candide, il recherchait l’affection. Sa constante recherche était d’être comme les autres, ce qui explique qu’il pouvait facilement se montrer familier. Il cherchait à être comme tout le monde et à faire partie d’un groupe d’amis”, a annoncé ce témoin, partie civile au procès.


Une commerçante hutoise a rapporté qu’elle avait fait la connaissance de Valentin Vermeesch parce qu’il venait régulièrement s’assoir à proximité de son commerce dans le centre commercial du Batta. “C’était un garçon qui faisait penser à un oiseau blessé. Il était très sensible mais il était heureux quand on parlait avec lui”, a indiqué cette dame.




Source : Belga le 21 mai 2019

marathon
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Re: Disparition de Valentin Vermeesch (18 ans) à Charleroi le 27 mars

Messagepar marathon » 04 juin 2019, 18:11

La mère d’Alexandre Hart sur son fils: “Il vivait dans un monde imaginaire, sans montrer ses émotions”

La mère d'Alexandre Hart, principal accusé de l'assassinat de Valentin Vermeesch, a été entendue mercredi matin devant la cour d'assises de Liège. Elle a dressé le portrait d'un enfant hyperactif, qui était devenu violent et qui vivait dans un monde imaginaire.


La mère d'Alexandre Hart a livré devant le jury les premières informations relatives à sa personnalité. Elle a exposé que son fils était un bébé très facile mais qu'il est devenu jaloux à la naissance de son frère. Dès l'école maternelle, il était renfermé sur lui-même. Un pédopsychiatre avait confirmé son hyperactivité. Dès l'école primaire, Alexandre Hart avait reçu une médication pour être calmé.


Problèmes avec la figure paternelle


Très fusionnel avec sa mère, Alexandre Hart n'a jamais su couper le cordon avec elle. Mais il se sentait rejeté par son père qui lui donnait régulièrement la fessée. Ce père ne s'occupait pas de ses études et venait vers lui uniquement pour le gronder. Alexandre Hart ne comprenait pas pourquoi son père le fessait et il n'a jamais obtenu d'explications.


Durant sa jeunesse, la mère d'Alexandre Hart a découvert ses attitudes étranges. "Il était comme déconnecté, comme s'il était dans un jeu vidéo. Il n'avait pas la notion du réel. Nous l'avons orienté vers des activités sportives mais cela n'a servi à rien. Il n'osait pas s'exprimer. Il a trop été influencé par les jeux vidéo. Au décès de sa grand-mère, qui était proche de lui, il n'a pas pleuré. Il ne voulait pas montrer ses sentiments. Il est toujours resté dans son monde imaginaire, dans une bulle, dans un cocon", a raconté la mère de l'accusé.



Hospitalisé en psychiatrie: “Il préfère narguer que montrer qu’il souffre”


Toujours rabaissé par les autres, Alexandre Hart voulait se montrer. Un accident a marqué un tournant dans sa vie lorsqu'il a blessé son frère avec une tronçonneuse. Dès cette époque, il s'est promis de ne plus être rabaissé. Alexandre Hart a commencé à faire de bêtises et à consommer de l'alcool. "Il consommait parfois une bouteille de vodka avant d'aller à l'école et il a connu son premier coma éthylique à l'âge de 14 ans", a confirmé la mère.


Alexandre Hart a toujours été suivi par un pédopsychiatre. Il a été hospitalisé en psychiatrie en 2012 à Bertrix. Il a aussi été placé dans un centre pour solutionner ses problèmes d'alcool. Vers 17 ans, il a connu ses premières consommations de stupéfiants. Le tribunal de la jeunesse est intervenu car Alexandre Hart est devenu plus agressif avec la consommation de drogue. En décembre 2015, il a volé sa mère et a menacé de mettre le feu à sa maison.


"Il a tendance à narguer et à sourire dans les moments de tension. Alexandre ne veut pas montrer ses faiblesses. Il préfère sourire plutôt que de montrer qu'il a mal ou qu'il souffre. Il a besoin d'être important et de servir à quelqu'un. Cette place, il ne l'avait pas chez nous", a confirmé la mère.


Relations fusionnelles


Selon la mère de l'accusé, la relation qu'Alexandre Hart a nouée avec Belinda Donnay s'est inscrite dans la continuité de la relation fusionnelle qu'il avait avec sa mère. Belinda Donnay était apparue comme complémentaire. Elle était la seule à savoir le calmer et elle s'en vantait.


La mère d'Alexandre Hart l'a résumé comme un enfant hypersensible, gentil, serviable et poli jusque ses 13 ans mais devenu violent sous l'influence de l'alcool. Alexandre Hart n'était pas valorisé chez lui et n'a pas pu acquérir la confiance. "J'ai l'impression que ce qui est arrivé est de ma faute, car je l'ai trop couvé. C'est dur d'aimer son enfant, de savoir ce qu'il a fait et de ne pas avoir su l'aider", a ajouté le témoin.


Valentin Vermeesch, un Hutois âgé de 18 ans souffrant d’un léger handicap mental, avait été tué la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Statte (Huy). Il avait subi une très longue scène de violences et de tortures avant d’être précipité dans la Meuse, où il s’était noyé, les mains menottées dans le dos.



Source : Belga le 22 mai 2019


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