Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

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Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

Messagepar marathon » 20 janv. 2020, 10:14

Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

Cinq hommes – trois Belges, un Néerlandais et un Britannique - sont accusés d’être au cœur d’un réseau pédophile sans précédent, qui a été actif en Belgique et à l’étranger. Ils auraient durant plusieurs années, fabriqué et diffusé de la pédopornographie. Il est question de 9 millions de photos et vidéos. Les suspects, pères de famille et célibataires, comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde. Il y aurait des milliers de victimes, dont 38 ont pu être identifiées pour l’instant par les enquêteurs. Il s’agit des propres enfants des suspects, beaux-enfants et enfants de connaissances. “C’est le plus gros dossier depuis la création de Child Focus”, confirme Kris Luyckx, l’avocat qui représente l’organisation qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.



Le 24 mai 2015, la police arrête Michaël T. Le Courtraisien de 34 ans est interpellé sur la plage de Blankenberge alors qu’il photographie des enfants (à moitié) nus. Ce n’est pas la première fois. Dix ans plus tôt, la police l’avait déjà interrogé pour des faits similaires. Lors d’une perquisition à son domicile, du contenu pédopornographique est découvert. Les enquêteurs mettent la main sur 11 776 954 fichiers. L’enquête révèle des échanges réguliers entre le suspect et Dimitry D. (alors 28 ans), un spécialiste en informatique de Wetteren, et Niels M. (alors 26 ans), un manager de Saint-Trond.


En regard de l’ampleur du dossier, des analystes d’Interpol sont appelés à se pencher sur l’affaire. Plusieurs services de police belges et étrangers mettent sur pied une collaboration. L’opération Azraël est née. Des ‘ vieux fichiers”, des photos et vidéos déjà apparues dans d’autres enquêtes, sont retrouvés. 664 inédits sont également saisis.


L’enquête permet de déterminer la participation d’autres intervenants. Lars De R. (alors âgé de 23 ans), un Néerlandais connu pour sa participation à “ Holland’s Got Talent “ en 2009 et Samuel K., un Britannique âgé de 33 ans, sont ajoutés à la liste des suspects.



Dimitri D. est désigné comme le “bibliothécaire”. Il aide ses complices à cacher les fichiers et organise les dossiers selon le type d’abus, l’âge et l’origine des victimes. Il détient les mots de passe des autres et prend parfois le contrôle de leurs ordinateurs à distance.


Ils opèrent notamment sur Omeagle, un site de chat populaire où les utilisateurs peuvent converser anonymement. Ils se font passer pour des jeunes filles et contactent des garçons mineurs. Ils envoient des prétendues photos de poitrines dénudées et demandent ensuite à leurs interlocuteurs “de montrer quelque chose”. Les images sont enregistrées et partagées avec d’autres pédophiles.


Les échanges entre les cinq suspects ne sont pas seulement virtuels. Ils se rencontrent à plusieurs reprises. Ils emmènent leurs propres enfants ou des enfants de leur entourage. Les rendez-vous sont planifiés aux quatre coins du pays. L’un d’entre eux est fixé à la patinoire de Gand où le contact avec des mineurs est recherché.


Lors de discussions en ligne, ils expriment clairement leurs “préférences” basées notamment sur l’âge. Ils recherchent principalement des garçons, mais des photos de filles sont également détenues, elles font office de monnaie d’échange.

Source: Het Laatste Nieuws le 20 janvier 2020

marathon
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Re: Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

Messagepar marathon » 21 janv. 2020, 10:29

“Elle disait avoir 16 ans, qu’elle s’appelait Sophie et qu’elle cherchait à s’amuser”

Le père d’une des victimes de Michaël T., un Courtraisien de 34 ans qui comparaît ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde dans une vaste affaire de pédopornographie, témoigne au quotidien flamand Het Laatste Nieuws.



Michael T. et ses complices, deux Belges, un Néerlandais et un Britannique, auraient durant plusieurs années fabriqué et diffusé quelque 9 millions de photos et vidéos pédopornographiques. Les suspects - certains sont pères de famille - auraient fait des milliers de victimes. Trente-huit d’entre elles ont à ce jour pu être identifiées: des enfants de connaissances des suspects mais aussi leurs propres enfants et beaux-enfants.


Max (prénom d’emprunt) fait partie des victimes de Michaël T., arrêté alors qu’il prenait des petits garçons en photo sur la plage de Blankenberge. Un jour de 2016, le jeune garçon de 12 ans a commencé une conversation sur la messagerie instantanée de Skype avec le suspect. Ce dernier se faisait passer pour “Sophie”, une jeune fille entreprenante de 16 ans. Max, lui, s’était connecté sous son vrai nom. “Elle disait avoir 16 ans, qu’elle s’appelait Sophie et qu’elle cherchait à s’amuser”, a déclaré le jeune adolescent aux enquêteurs, quelques jours après les faits.


“Sophie m’a demandé si je ressentais quelque chose. Et si je me sentais comme elle. J’ai dit oui. J’étais curieux”, a-t-il également avoué. Le jeune homme s’était quelque peu vieilli auprès de son interlocutrice. Sophie lui a alors envoyé une photo d’elle nue, se caressant l’entre-jambes. “Comme elle me l’a demandé, j’ai montré ma b*** devant la webcam”, a confessé le jeune garçon aux enquêteurs.



Le lendemain, la jeune fille de 16 ans a recontacté Max par Skype. “Elle a encore demandé des photos de ma b***. Je ne voulais pas. Elle a dit que j’étais pathétique.” Sophie lui a encore envoyé quelques photos, dont une de ses seins “parce qu’elle insistait pour que je montre encore quelque chose”, selon Max, qui a finalement bloqué la jeune fille et supprimé son compte Skype.

“Nous ne voulons rien avoir à faire avec ces sales types”


À nos confrères de Het Laatste Nieuws, le père de Max se félicite aujourd’hui de la réaction de son fils. “Je suis fier que Max ait réalisé que quelque chose n’allait pas et qu’il y ait mis fin. Nous l’avions averti des dangers d’internet et nous l’avons refait après cet incident. À notre connaissance, aucune photo ou vidéo de notre fils n’a encore été trouvée parmi les 9 millions de fichiers retrouvés. C’est un peu réconfortant. Cela aurait pu hanter Max à jamais.”


Les parents ne parlent plus jamais de l’incident avec leur fils, qui se porte bien. “Max est un dur à cuire, mais il a été assez impressionné par ce qui s’est passé. Il en comprend la gravité et est maintenant moins présent sur Internet. Bien que ce soit plutôt une coïncidence, je pense. Maintenant, il fait du sport et joue beaucoup.”


Les parents de Max ne participeront pas au procès qui débute ce vendredi. “Nous ne voulons rien avoir à faire avec ces sales types. Nous voulons simplement clore ce chapitre. Et en fait, nous l’avons plus ou moins déjà fait”, conclut le père de Max.


Source: Het Laatste Nieuws le 21 janvier 2020

marathon
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Re: Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

Messagepar marathon » 24 janv. 2020, 18:17

Procès pour pédopornographie à Termonde: ce que l’on sait

Un dossier de pédopornographie sans précédent en Belgique est examiné à partir de ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde. Cinq hommes - trois Belges, un Britannique et un Néerlandais - sont poursuivis pour avoir réalisé ou obtenu des clichés, puis les avoir stockés dans une immense base de données pour ensuite les diffuser. Trente-huit victimes ont été identifiées, et Child Focus s'est constitué partie civile au nom des autres.
t ouvert lorsque le trentenaire Michaël T. a été interpellé en mai 2015 alors qu'il photographiait des enfants partiellement dénudés sur la plage de Blankenberge. Une perquisition à son domicile a permis aux enquêteurs de mettre la main sur du matériel pédopornographique. Il est aussi apparu qu'il entretenait des contacts réguliers avec Dimitry D. et Niels M., deux hommes dans la vingtaine à l'époque.


Au domicile du premier, les policiers ont découvert 12 millions de fichiers à caractère pédopornographique.
La plupart des images étaient inconnues des agents d'Europol auxquels elles ont été soumises, laissant imaginer qu'elles étaient l'œuvre des suspects eux-mêmes. Une task force a alors été mise en place dans plusieurs pays et baptisée "opération Azraël", du nom du chat de l'ennemi des Schtroumpfs.


Les photos se trouvaient dans une base de données très structurée, classées en fonction du type de délit, de l'âge et de l'origine des victimes, principalement des petits garçons. Certaines sont même frappées d'un logo unique afin de garantir leur origine.

Certains n’ont pas hésité à utiliser leurs propres enfants


Pour alimenter leur base de données, les prévenus se faisaient passer pour des filles lors de discussions en ligne, et demandaient à leurs interlocuteurs de se dévoiler. Les clichés étaient ensuite stockés et échangés avec d'autres pédophiles.


Pour disposer de toujours plus d'images, certains n'ont pas hésité à utiliser leurs propres enfants.


Les cinq hommes se rencontraient régulièrement pour échanger des DVD. Le Néerlandais Lars De R. fournissait le groupe en photos de jeunes Indiens ramenées de ses différents voyages, lors desquels il abusait ses victimes en leur proposant en contrepartie de la nourriture ou de l'argent. Le Britannique Samuel K. profitait lui de ses missions comme jeune homme au pair en Europe.


Des milliers de victimes n'ont pas pu être identifiées.


Le verdict n'est pas attendu avant le mois de mars.


Source : Belga le 24 janvier 2020

marathon
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Re: Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

Messagepar marathon » 24 janv. 2020, 18:18

De 10 à 15 ans de prison requis contre les cinq prévenus

procès pédopornographie | Une deuxième journée est prévue au procès pour pédopornographie, devant le tribunal correctionnel de Termonde. La prochaine audience aura lieu le 11 février à 14h00. Le jugement est attendu au plus tôt le 10 mars. Le tribunal a requis la présence de l’un des prévenus, Dimitry D., à la prochaine audience. Celui-ci était effectivement absent vendredi, ce qui n’a pas plu à la juge. Le parquet a requis entre 10 et 15 ans de prison à l’encontre des cinq prévenus.

L’avocate de Michaël T., qui avait été arrêté en 2017 sur une place de Blankenberge où il prenait des photos d’enfants partiellement dénudés, s’est également exprimée. “Depuis avril 2018, il est pris en charge dans une résidence pour résoudre ses problèmes”, a indiqué Me Florequin. “Ce n’est pas facile de plaider pour un pédophile mais je crois en lui, en son avenir. Je pense qu’il s’est repenti.” L’homme se rend compte, selon son conseil, qu’il est allé beaucoup trop loin et son arrestation l’a soulagé. L’avocate a demandé au tribunal d’infliger à son client une peine qui lui permette de poursuivre son traitement.

Les conseils de Niels M., Me Bo Manderick et Jan Leysen, ont aussi pris la parole. L’homme est par ailleurs soupçonné d’avoir agressé son fils et son beau-fils, ainsi que d’avoir violé d’autres garçons. Le parquet a requis 15 ans de prison à son encontre, ainsi qu’une mise à disposition du tribunal de l’application des peines de sept ans. “Il a demandé des images pédopornographiques et il a été confronté à un livestream d’un viol”, a souligné un des avocats. “Mais il n’avait pas demandé cela. Si vous demandez une chose et en recevez une autre, êtes-vous responsable? “ Ce prévenu reconnaît les agressions sur plusieurs mineurs et admet avoir possédé et distribué du matériel pédopornographique. Ses avocats ont plaidé pour une peine avec sursis probatoire, pour laisser à leur clients des “perspectives d’avenir”.


“Mon client a seulement partagé des images”


Quant à la défense de Lars. DR., prévenu d'origine néerlandaise, elle estime qu’il n’a été “qu’un suiveur”. “Il a bien abusé d’un garçon par le passé et avait filmé ces faits. Il a d’ailleurs été condamné aux Pays-Bas pour cela à quatre ans de prison assortis d’une mise à disposition. Il a voulu se rendre intéressant auprès de ces hommes et a partagé ses images”, a déclaré l’un des avocats. Ce dernier conteste le chef d’accusation de traite des êtres humains. “Mon client a seulement partagé des images.”



Child Focus, partie civile dans ce dossier, espère que les peines seront “appropriées” par rapport à la gravité des faits.


12 millions de fichiers découverts chez Dimitri D.


Les prévenus ont ensuite pris la parole. Niels M., Michaël T. et Lars DR ont présenté leurs excuses aux victimes et on promis de tout faire pour résoudre leurs problèmes. Niels M. a de son côté admis qu’il réalisait seulement les conséquences de ses actes. Samuel K. a lui décidé de ne prendre la parole qu’après la plaidoirie de ses avocats le 11 février.


Le dossier s’est ouvert avec l’arrestation de Michaël T. Une perquisition à son domicile a permis aux enquêteurs de mettre la main sur du matériel pédopornographique. Il est aussi apparu qu’il entretenait des contacts réguliers avec Dimitry D. et Niels M., deux hommes dans la vingtaine à l’époque. Au domicile du premier, les policiers ont découvert 12 millions de fichiers à caractère pédopornographique.


Le jugement n’est pas attendu avant le 10 mars


La plupart des images étaient inconnues des agents d’Europol auxquels elles ont été soumises, laissant imaginer qu’elles étaient l’œuvre des suspects eux-mêmes. Une task force a alors été mise en place dans plusieurs pays et baptisée “opération Azraël”, du nom du chat de l’ennemi des Schtroumpfs. Celle-ci fait suite à un autre plus important, nommé “Gargamel” et qui porte sur la découverte de 15 téraoctets de matériel pédopornographique.


Pour alimenter leur base de données, les prévenus se faisaient passer pour des filles lors de discussions en ligne. Des milliers de victimes n’ont pas pu être identifiées. “Ces hommes diffusaient et s’échangeaient entre eux depuis des années du matériel pédopornographique. Ils comparaissent aujourd’hui pour des faits commis entre 2014 et 2017. Dimitry D. collectait les images, les archivait et les diffusait. Mais tous ont incité d’autres à produire et envoyer de telles images”, a indiqué plus tôt le parquet.


Ils doivent également répondre de trafic d’êtres humains. “Toute forme d’exploitation sexuelle est de la traite d’êtres humains”, a également plaidé le ministère public.


Une seconde audience de ce procès sans précédent est prévue le 11 février à 14h00. Le jugement n’est pas attendu avant le 10 mars.



Source : Belga le 24 janvier 2020

marathon
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Re: Une affaire de pédophilie hors-norme devant la justice belge

Messagepar marathon » 24 janv. 2020, 18:49

La mère d'un suspect du procès pour pédopornographie: "Je ne laisserai jamais tomber mon fils. Il a besoin d'aide"

“Mon fils a fait de graves erreurs. Il le sait. Et moi aussi. Mais c’est toujours mon fils”. C’est ce qu’a déclaré la mère du suspect de Saint-Trond, âgé de 31 ans, qui est actuellement jugé avec quatre autres hommes dans le cadre du procès pour pornographie infantile. “Je ne laisserai jamais tomber Niels. Il a besoin d’aide”.


Elle a 58 ans, vit en Espagne depuis des années et est une femme d’affaires prospère qui loue et vend des maisons. Son fils, Niels M., était également un entrepreneur prospère jusqu’à son arrestation. Aujourd’hui, il est toujours cogérant d’une grande entreprise en Norvège. Même s’il est impliqué dans un dossier de pédopornographie depuis 26 mois maintenant. Sa mère s’est envolée pour la Belgique cette semaine. Elle fait cela tous les mois. “Ensuite, je parle à Niels tous les jours pendant une heure en prison”, dit-elle. Pour l’instant, il n’est toutefois pas autorisé à recevoir des visiteurs. Car depuis la fuite des nouvelles, les autres prisonniers ont attaqué le Limbourgeois. Ils l’ont appelé “sale pédo” et l’ont battu. Pour sa propre sécurité, il se trouve maintenant dans une cellule spéciale à régime adapté. En conséquence, il lui est temporairement interdit de recevoir des visiteurs.


Rien n’est plus comme avant depuis novembre 2017. “Mon téléphone a sonné et un numéro 09 est apparu sur mon écran. J’ai pensé: un client. C’était Niels. J’ai demandé ce qu’il faisait dans le pays. “Je suis à la prison de Gand, maman”, a-t-il dit. Elle n’a pas eu beaucoup plus d’explications. Son fils lui a dit que son avocat était Jan Leysen. Puis elle a entendu une femme en arrière-plan dire à au gardien de prison qu’il ne devait pas appeler. La connexion a été coupée. Le lendemain, elle était déjà dans un avion pour la Belgique. “Je voulais voir son avocat dès que possible.” Cette réunion a été une douche froide. “L’avocat n’y a pas été par quatre chemins. “Pornographie enfantine”, a-t-il déclaré. Je suis tombé de ma chaise. Je ne pouvais pas le comprendre. De la pornographie enfantine? Niels?” Il y a quelques années, son fils avait été mentionné dans une enquête espagnole, mais rien n’avait été trouvé.


Beaucoup de pleurs


Aujourd’hui, Niels M. se trouve à la prison de Termonde. Mais la première fois qu’elle a vu son fils arrêté, c’était à la prison de Gand. “Je peux encore voir cette image devant moi: tous les visiteurs étaient prêts, puis cette porte s’est ouverte. J’ai vu Niels, il m’a vu. Nous marchions l’un vers l’autre - ce n’était pas permis. Nous n’en savions pas beaucoup sur les règles. On n’a pas dit grand-chose la première fois. La femme et le fils de Niels y étaient aussi. Nous avons tous beaucoup pleuré”.



La femme de Niels M. vit aujourd’hui avec son beau-fils et son fils en Allemagne. “Ils sont toujours une famille. Elle rend aussi régulièrement visite à Niels. Avec les enfants”. Elle sait son fils n’a jamais abusé de ses propres enfants ou ne les a jamais fait se prostituer. “Sinon, ils ne seraient pas autorisés à visiter Niels.” Selon les inspecteurs pourtant, Niels M. a fait des photos et des vidéos de ses enfants. Ils les ont trouvées chez les autres suspects. Dans une de ces vidéos, son beau-fils et son fils sont allongés sur le lit. Un enfant doit masser l’autre. Ils sont nus. Beaucoup de chats portent sur ces deux garçons.


“J’ai lu le dossier de a à z”, dit la mère de Niels. “Ce qu’il a écrit sur son propre fils et son beau-fils est horrible. Ces mots m’ont rendu malade! Bien sûr, je l’ai interrogé à ce sujet. Chaque fois que je lisais quelque chose dans le dossier, je le confrontais. Niels a répondu à tout. Il dit qu’il a fait beaucoup de conneries dans ces chats. Il m’a expliqué que ce n’est pas parce qu’il a écrit quelque chose, que c’est vraiment arrivé. Il voulait tellement appartenir à ce groupe. Et pour cela, il devait parfois “prouver” quelque chose”. Elle se tait pendant un long moment, puis se frotte les yeux avec les mains. “Bien entendu, je ne vois pas ce qu’il y a de si intéressant à appartenir à un tel gang.”


Abusé

Pourtant, elle pense voir une raison. “Après l’arrestation de Niels, la police fédérale m’a interrogée. Ils m’ont soudain demandé si je savais que Niels avait été maltraité quand il avait six ans. Je vous demande pardon? Je suis tombée des nues”. C’est également une question qu’elle a posée à son fils en prison. “Il l’a admis et s’est complètement effondré pendant cette heure de visite. Ensuite, Niels et moi en avons longuement parlé. Il a été maltraité par un garçon du coin. Plusieurs fois. Mais il n’a pas osé nous le dire, de peur que nous réagissions mal. Il a dit qu’il essayait juste de s’en sortir et a cherché d’autres victimes sur Internet. C’est ainsi qu’il est arrivé au mauvais endroit”.


La mère dit qu’elle se sent coupable. “Niels ne me blâme pas, mais avec le recul, j’aurais dû le savoir. Niels avait souvent un regard triste, même quand il riait. Mais quand je demandais si quelque chose n’allait pas, c’était toujours “non”. Aucune plainte n’a jamais été déposée contre l’agresseur de son fils. “Ces faits sont prescrits.” L’auteur qui a été identifié par son fils a été interné à l’époque, après qu’il eut violé et extorqué plusieurs femmes. “Je ne sais pas vraiment si ses parents savent ce que leur fils a fait à Niels.”


Serviette sur le visage


Niels M. a spontanément avoué des faits terribles à sa mère après son arrestation. Qu’il a violé un garçon du coin alors qu’il était lui-même mineur. Et qu’il a également pris des photos de ces abus. Quelque chose que la victime ignorait lorsque la police l’a interrogé dans le cadre de cette enquête judiciaire. Le jeune homme a déclaré que Niels lui avait dit de s’allonger sur un drap dans un abri de jardin. Il a mis une serviette sur le visage de sa victime pendant l’agression. “J’ai lu ça aussi. C’est terrible”. La mère de Niels est toujours en contact avec la famille de cette victime. “Ces gens ne me regardent pas de travers. Ils savent que c’est Niels qui l’a fait, pas moi”.


“Si avant cela, j’avais entendu que des parents rendaient visite à leur fils accusé de possession, de production et de distribution de pornographie enfantine, j’aurais dit : “Ils sont fous ou quoi ? Maintenant, je le comprends. Après tout, c’est votre enfant, quoi qu’il ait fait. J’aurais été le premier à dire qu’ils doivent enfermer les suspects de pédopornographie le plus longtemps possible. Mais plus maintenant. D’accord, Niels doit être puni. Mais par-dessus tout, il a besoin d’aide”.


Avec Niels M., deux autres Belges ainsi qu’un Néerlandais et un Britannique sont jugés à Termonde. Le procès a débuté ce vendredi.


Source : Belga le 24 janvier 2020


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