Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 20 nov. 2019, 10:03

Affaire Estelle Mouzin : audition cruciale sur l’alibi de Fourniret

L’ex-femme du tueur en série doit être entendue ce jeudi dans le cadre de la disparition de la fillette en 2003. Monique Olivier pourrait compromettre la crédibilité de l’alibi de l’Ogre des Ardennes.

Monique Olivier (à droite) pourrait mettre à mal l’alibi de Michel Fourniret (à gauche) lors de la disparition d’Estelle Mouzin.


De la réalité d'un appel de quelques minutes passé un vendredi soir dépend peut-être une énigme criminelle majeure. Le 9 janvier 2003, une fillette de 9 ans disparaît sur le chemin du retour de l'école de Guermantes (Seine-et-Marne) en rejoignant le domicile de sa mère. Dans les jours et les semaines qui suivent, immortalisée avec un pull rouge et une petite mèche rebelle, son image est diffusée dans la France entière.


Seize ans plus tard, le visage d'Estelle Mouzin s'affiche encore à l'entrée des commissariats et des gendarmeries, parmi quelques emblématiques enfants disparus. Dans ce dossier, des dizaines de pistes ont été explorées. L'une d'elles mène à Michel Fourniret, l'Ogre des Ardennes, aujourd'hui âgé de 77 ans. Mais en 2005, après plusieurs mois d'enquête, et malgré la troublante découverte d'une photo d'Estelle sur son ordinateur, le tueur en série est écarté – en partie – de la liste des suspects.



Le soir de la disparition d'Estelle Mouzin, il assure avoir passé un coup de téléphone depuis son domicile de Sart-Custinne (Belgique) à son fils Jean-Christophe, né d'une première union, afin de lui souhaiter son anniversaire. Les relevés effectués par les policiers attestent de cette communication aussi opportune qu'inhabituelle.

«Elle n'est plus sous l'emprise de Michel Fourniret»

Pendant des années, Monique Olivier a validé cet alibi, confirmant aux enquêteurs que son mari Michel Fourniret se trouvait bien à Sart-Custinne ce 9 janvier 2003. Mais, l'ex-femme de Fourniret n'est plus tout à fait sur la même ligne. Selon nos informations, elle est convoquée ce jeudi à 13h30 pour être entendue dans le dossier Estelle Mouzin par la juge Khéris, la doyenne des juges d'instruction de Paris.


Et Monique Olivier, 71 ans, pourrait rebattre les cartes de ce dossier emblématique. « Elle n'est plus sous l'emprise de Michel Fourniret comme cela a pu être le cas pendant longtemps, estime Me Richard Delgenes, son avocat historique. Lors de récentes confrontations, elle lui a tenu tête et n'est plus dans la logique de lui servir d'alibi. Elle est désormais prête à s'incriminer pour dire la vérité. »

Celle qui a divorcé de Michel Fourniret en 2010 serait désormais moins affirmative quant à la présence de l'Ogre des Ardennes à Sart-Custinne le soir de la disparition d'Estelle Mouzin. « Elle n'assure désormais plus que Michel Fourniret a téléphoné à son fils, elle n'exclut plus non plus avoir elle-même passé ce coup de téléphone pour servir d'alibi, explique Me Delgenes. Simplement, elle ne se souvient plus de cette soirée. Mais elle fera tout pour répondre aux questions. » Des propos que Monique Olivier n'a jamais tenus devant la justice, mais qu'elle entend livrer à la juge Khéris, une magistrate « avec qui elle a établi une relation de confiance. Et elle en a besoin pour se livrer. »


Relation de confiance entre la juge et Monique Olivier

Le 5 février dernier, entendue par la juge parisienne qui a mis le couple en examen pour les meurtres de Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish, Monique Olivier a une dernière observation à faire avant de regagner sa cellule… « Si je dois être entendue dans le dossier Mouzin, je préfère que ce soit par vous », lâche, en substance, l'ex-femme de Fourniret. Qui assure aussi qu'elle souhaite s'exprimer « pour aider les familles des victimes ». La septuagénaire n'en dit alors pas plus.


À cette époque, l'affaire Mouzin est instruite à Meaux (Seine-et-Marne) et Sabine Khéris n'est pas saisie pour questionner Monique Olivier à ce propos. Huit mois plus tard, la juge parisienne a pris la main sur le dossier et va enfin pouvoir évoquer Estelle Mouzin avec Monique Olivier. « C'est une très bonne nouvelle, car cela fait très longtemps que le père d'Estelle souhaite que la piste Fourniret soit réellement creusée, assure Corinne Herrmann, l'avocate d'Eric Mouzin. La juge a réussi à établir une relation de confiance avec Monique Olivier et nous savons qu'elle peut l'amener à se livrer. »

Monique Olivier, clé des meurtres de son époux diabolique. En 2004, après plus de 120 interrogatoires, c'est elle qui avait fini pas dénoncer les agissements de son mari.


Source : Le Parisien le 20 novembre 2019

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 22 nov. 2019, 09:55

Disparition d’Estelle Mouzin : Monique Olivier détruit l’alibi de Michel Fourniret

Entendue par la justice ce jeudi, l’ex-femme du tueur en série a anéanti l’alibi de l’Ogre des Ardennes dans la disparition de la fillette de 9 ans à l’époque des faits.


Longs cheveux blancs tenus par une queue-de-cheval, baskets aux pieds et sweat sans réelle forme sur les épaules, Monique Olivier, l'ex-femme de Michel Fourniret, entre sur la pointe des pieds dans le bureau du treizième étage de la juge d'instruction Sabine Khéris. Face à la magistrate et aux immenses vitres du Tribunal de Paris, Monique Olivier, enfermée depuis des années, contemple la capitale de très haut sous l'œil attentif d'une fonctionnaire de la pénitentiaire.


Un peu plus de deux heures et demie plus tard, à 16h30, elle remonte dans le fourgon de la pénitentiaire avec le statut de témoin assistée, direction la prison de Fleury-Mérogis. Elle vient peut-être de changer le destin d'une histoire criminelle hors norme, d'une énigme qui perdure depuis le 9 janvier 2003 et la disparition d'Estelle Mouzin à Guermantes (Seine-et-Marne).


Depuis février, Monique Olivier souhaitait s'exprimer face à cette juge en qui elle a une totale confiance après des dizaines d'auditions dans le cadre des meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce, pour lesquels le couple est mis en examen. Elle avait prévenu, il n'y a qu'avec Sabine Khéris qu'elle tenterait vraiment de rassembler des souvenirs. Rapidement ce jeudi, Monique Olivier dépasse les attentes de la magistrate. De but en blanc elle affirme qu'elle a, des années durant, servi d'alibi à Michel Fourniret dans ce dossier emblématique.


« C’est elle qui a tenté de joindre le fils Fourniret »


Elle parle, se livre sans réelle émotion et raconte que ce 9 janvier 2003 au matin, « d'un ton sec », Michel Fourniret lui a demandé d'appeler Jean-Christophe, le fils du tueur, né d'une première union. Une exigence qui étonne Monique Olivier. Depuis le domicile du couple à Sart-Custine (Belgique) elle s'exécute toutefois à 20h08, laisse sonner de longues secondes sans réussir à joindre le jeune homme. « Monique Olivier a donné des détails, expliqué qu'elle n'avait pas envie de passer ce coup de téléphone car elle n'était pas proche de Jean-Christophe, explique Me Richard Delgenes, son avocat historique. Mais elle a formellement assuré que c'est elle qui avait tenté de joindre le fils de Michel Fourniret ce soir-là, à la demande de son mari. »

Une révélation qui change tout. Cet appel téléphonique est l'élément qui lui a permis de ne jamais être réellement inquiété dans l'affaire Mouzin. C'est son alibi en or, validé par les enquêteurs de la PJ de Versailles qui ont décortiqué les factures téléphoniques du couple. Localisé à Sart-Custine à 20h08, le tueur en série ne pouvait pas être à Guermantes - situé à 267 km du domicile du couple - à 18h45, l'heure de la disparition d'Estelle sur le chemin de retour de l'école. Malgré cette image d'Estelle sur son ordinateur, malgré cette camionnette Citroën identique à la sienne repérée à Guermantes, l'hypothèse Fourniret est écartée en 2007.

Depuis, des dizaines de pistes ont été explorées, d'un cadavre découvert dans un restaurant chinois à celle de pèlerins polonais, en passant par l'éventualité d'un réseau pédophile en Estonie. Jusqu'à ce 21 novembre, « qui met à bas l'alibi qui avait été mis en avant pour dire que Michel Fourniret ne pouvait être à Guermantes lors de la disparition d'Estelle », se félicite Me Didier Seban, l'avocat d'Eric Mouzin, le père de la fillette, qui n'a pas souhaité s'exprimer.

« C'est bien le genre de jeune fille qui peut l'attirer »

Cette avancée majeure dans ce dossier aurait été rendue possible par l'évolution de Monique Olivier ces dernières années en prison. Divorcée de l'Ogre des Ardennes avec qui elle a été condamnée à perpétuité en 2008 pour sept meurtres, Monique Olivier âgée de 71 ans, « a réellement changé, estime son conseil. Elle s'est défait de l'emprise de Michel Fourniret et a désormais l'impression que ses aveux ne seront pas systématiquement retournés contre elle. Elle est décidée à collaborer. » « Monique Olivier est peut-être le point faible du couple et elle a réalisé un travail sur elle-même, constate aussi Me Corinne Herrmann, l'autre avocate d'Eric Mouzin. Je pense qu'il faut s'appuyer dessus. »


Reste que dans ce dossier comme dans celui de la disparition de Lydie Loge, pour laquelle le couple a été placé en garde à vue il y a quelques jours, Monique Olivier ne semble pas pouvoir tout expliquer. Interrogée sur l'emploi du temps de Michel Fourniret ce 9 janvier 2003 ou sur d'éventuelles confidences du tueur en série dans les jours ayant suivi la disparition d'Estelle Mouzin, Monique Olivier n'a pas pu éclairer la juge. « Les années 2000, c'est une période où il ne donnait plus d'informations précises sur ses crimes à Monique Olivier, assure Me Delgenes. On sait qu'à l'époque, il partait plusieurs jours et Monique Olivier est honnêtement incapable de situer et dater ses absences de début janvier 2003… En tout cas, elle n'a pas le souvenir qu'il ait évoqué Estelle avec elle. »

« J'ai des doutes quand même sur son implication, il habite à l'époque dans les Ardennes belges, il faudrait faire des centaines de kilomètres sous la neige en plein hiver, tempère d'ailleurs un enquêteur qui a longtemps suivi le dossier. Il a toujours dit en audition qu'il n'avait rien à voir avec la disparition d'Estelle et lui-même ne se souvient pas de ce coup de fil. Puis le profil d'Estelle n'est pas vraiment son type de cibles, notamment pour l'âge ». Pour avoir accompagné les prédations de son mari pendant plusieurs années, Monique Olivier a toutefois une parfaite connaissance des perversions de Michel Fourniret. Et devant la juge ce jeudi, elle a livré cette phrase lourde de sens en évoquant Estelle Mouzin : « Oui, c'est bien le genre de jeune fille qui peut l'attirer. »

Fort de ses nouveaux éléments, de cet alibi qui s'envole, L'Ogre de Ardennes sera entendu rapidement par la juge Khéris. Il faut aller vite car le tueur est atteint de la maladie d'Alzheimer et son état se dégrade. Le 11 octobre 2017 au détour d'une audition, il avait ainsi assuré à la juge qu'il n'était « pas impossible que j'ai demandé à Monique de passer ce coup de téléphone, mais là, franchement, je patauge… » Les souvenirs de Monique Olivier vont sans doute combler quelques trous de mémoire. « Il va désormais falloir obtenir des aveux et trouver Estelle, souhaite Me Seban. C'est la demande première de la famille. » Pour qu'enfin, le portrait de la fillette de 9 ans, cet éternel pull rouge, cette mèche rebelle, puissent quitter les murs des commissariats.

Source : Le Parisien le 21 novembre 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 27 nov. 2019, 18:33

Disparition d’Estelle Mouzin : Portrait-robot, camionnette... Les indices qui mènent à Fourniret

Michel Fourniret, l’ogre des Ardennes, va être entendu ce mercredi par la juge Sabine Khéris dans l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin



.
•Michel Fourniret avait été mis hors de cause en 2007 mais son ex-femme, Monique Olivier, vient d’anéantir l’alibi dont il disposait dans cette affaire.
•De nombreux indices relient la disparition de la fillette au tueur en série déjà condamné à la perpétuité.

Certains jours, il est persuadé que c’est lui. Mais à d’autres moments, il doute encore. Seize ans que cet enquêteur haut placé change régulièrement « de conviction » sur la responsabilité de Michel Fourniret dans la disparition d’Estelle Mouzin. Il pourrait enfin être fixé ce mercredi. « L’ogre des Ardennes » est en effet convoqué à 9h pour être entendu par la juge Sabine Khéris sur l’enlèvement de la petite fille, survenu le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).

Condamné plusieurs fois à la réclusion criminelle à perpétuité, le tueur en série a déjà avoué onze meurtres mais a toujours nié toute implication dans la disparition de la fillette dont le portrait orne encore aujourd’hui les murs des commissariats de France. « C’est peut-être une stratégie de sa part, confie l’enquêteur. Il n’avoue jamais sauf quand il ne peut pas faire autrement… »


Et cette fois-ci, il va lui être difficile de « faire autrement ». Jeudi dernier devant la juge Khéris, Monique Olivier, son ex-femme, est venue anéantir l’alibi dont il disposait dans cette affaire. Michel Fourniret avait toujours indiqué qu’il ne pouvait pas se trouver en région parisienne ce soir de janvier 2003 car, à la même heure, il avait passé un coup de téléphone depuis son domicile belge de Sart-Custine afin de souhaiter un joyeux anniversaire à son fils. Ce dernier n’avait pas répondu mais les relevés attestaient d’une tentative de contact. Sauf que la semaine dernière, Monique Olivier a révélé que c’était elle qui avait en fait passé le fameux coup de fil. A la demande de Michel Fourniret qui était en réalité parti en vadrouille…

Une photo d’Estelle Mouzin trouvée sur son disque dur

Évidemment, cela pourrait n’être qu’une coïncidence. Mais il s’agit surtout d’un élément supplémentaire qui vient alourdir un peu plus la barque du tueur en série. Et vu le nombre d’indices dans ce dossier, elle commence à prendre l’eau. Il y a d’abord le portrait-robot lui ressemblant qui a été établi à partir des déclarations d’une camarade de l’école d’Estelle Mouzin, importunée trois semaines avant les faits. Et aussi la description d’une camionnette blanche, similaire à celle de Fourniret, qui traînait en Seine-et-Marne, à l’époque.

Surtout, il y a la lettre envoyée en 2007 à la cour d’appel de Reims où Fourniret, lui-même, demande que soient joints à son procès à venir en 2008 les dossiers Parrish, Domèce et… Mouzin car il a « des explications » à fournir aux familles. Des « explications », la juge Khéris pourra également lui en demander au sujet de la photo d’Estelle Mouzin découverte sur le disque dur de son ordinateur…

Un « sujet à creuser » et « le cul merdeux »

Mais il y a aussi des éléments qui interrogent… Le fait que Guermantes ne se trouve pas exactement dans le secteur que « l’ogre » avait l’habitude de fréquenter. Le fait que la fillette de 9 ans soit plus jeune que ces victimes habituelles aussi. Et puis il y a cette lettre de douze pages envoyée, en 2007, au père d’Estelle Mouzin et dans laquelle il nie toute participation.

Aujourd’hui, Michel Fourniret ne semble plus aussi sûr de lui. Vieillissant, atteint d’une forme de dégénérescence, il a ainsi déjà livré des déclarations troublantes à la juge Khéris. Ainsi, selon nos informations, le 14 mars dernier, il explique que s’il n’a plus de « souvenirs précis » à ce sujet, c’est sans doute parce qu’il a « le cul merdeux »…




Et d’avouer à la magistrate qu’il y a là « un sujet à creuser ». C’est tout l’objet de la convocation de ce mercredi.


Source : 20 Minutes le 27 novembre 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 27 nov. 2019, 18:35

Eric Mouzin, le père d'Estelle, disparue: «Il y a eu un déficit d’enquête sur les Fourniret...»

Eric Mouzin réagit aux récentes déclarations à la justice du violeur et tueur en série Michel Fourniret et de son ex-épouse Monique Olivier, qui laissent entendre qu’ils pourraient être impliqués dans la disparition, en 2003, de sa fille Estelle Mouzin.

•Âgée de 9 ans, Estelle Mouzin a disparu en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).
•Récemment, le tueur en série Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier ont évoqué ce dossier devant une juge, relançant l’enquête.
•Le père de la fillette, Eric Mouzin, demande désormais que des « vérifications soient faites » rapidement.

L’espoir et la crainte de savoir en même temps. Comme 20 Minutes le révèle ce lundi, le tueur en série Michel Fourniret et son ex-femme, Monique Olivier, ont récemment évoqué le cas d’Estelle Mouzin devant une juge d’instruction parisienne, laissant entendre qu’ils pourraient être impliqués dans sa disparition, survenue il y a 16 ans à Guermantes (Seine-et-Marne). Le tueur en série expliquant même qu’il s’agit d’un « sujet à creuser ».

Alors que le dossier d’instruction doit être transféré à Paris pour que « l’ogre des Ardennes » et son ancienne « muse » en disent davantage, 20 Minutes a contacté Eric Mouzin, le père d’Estelle, pour qu’il réagisse à ce nouveau rebondissement…

De quel œil voyez-vous les récentes déclarations de Michel Fourniret et Monique Olivier ?

Je suis extrêmement partagé. Le problème, c’est qu’on tourne autour de Fourniret depuis des années déjà. Pas plus tard que l’an dernier, nous avons encore eu des fouilles… A ce propos, j’ai ce que j’appelle plusieurs couches, plusieurs sentiments.

La première couche est toute simple : vu le degré de mal de Fourniret et d’Olivier, je cherche à mettre le plus de distance entre eux et moi. Plus c’est loin de moi, mieux je me porte. Ces gens-là ne veulent faire que le mal. Ils sont capables de se mettre là-dedans, de s’accuser de quelque chose concernant Estelle juste pour me faire devenir dingue. Et je ne tomberai pas dans ce piège…

Quel autre sentiment vous habite ?

C’est plutôt de la colère. Quand je vois tout ça aujourd’hui, seize ans après la disparition d’Estelle... Je ne comprends pas que les Fourniret soient les maîtres de l’horloge. Si on en est là aujourd’hui, c’est bien qu’il y a eu un déficit d’enquête sur les Fourniret. C’est parce que leur cas n’a pas été examiné ou pas mieux examiné plus tôt qu’on en arrive là, maintenant.

Quand je vois tout cela, je me dis que nous avons raison de demander, avec mes avocats Corinne Herrmann et Didier Seban, la création d’un pôle de juges spécialisés dans les tueurs en série.

La procureure générale de Paris a demandé que le dossier soit transféré de Meaux à Paris où travaille la seule juge à qui Monique Olivier souhaite se confier. Vous en êtes satisfait ?

Oui mais sa requête date du 7 mai et nous sommes maintenant presque en juin… Toutes les parties ont l’air d’accord pour que cela se fasse. Tout le monde a l’air d’insister sur l’urgence de la chose. Je n’arrive donc pas à comprendre ce qui bloque.

Je veux aussi rendre hommage à la juge de Meaux qui a « remonté » tout le dossier depuis deux ans. On lui enlève au moment où ça bouge pour des raisons indépendantes de sa volonté. J’imagine sa réaction.

Qu’attendez-vous désormais de la suite de l’enquête ?

Que l’on engage des vérifications sans a priori. Je pense qu’une partie du problème, depuis le début, est due au fait qu’on a eu une approche particulière avec les Fourniret. Je veux juste qu’on analyse les choses avec le plus de lucidité possible.

Pour aboutir à un procès ? Vous y pensez réellement ?

Je me suis rapproché du docteur Daniel Zagury [expert psychiatre qui a examiné Michel Fourniret]. Je lui ai demandé conseil. C’est après l’avoir écouté que je me blinde aujourd’hui. Je ne veux pas laisser Fourniret entrer dans mon univers. Pour l’instant, je n’imagine même pas un procès. Et puis, aura-t-il la lucidité nécessaire pour être jugé ? Fera-t-il son cinéma comme il le fait à chaque fois ?

Je vous rappelle que sur le dossier de Marie-Angèle Domèce, il a emmené tout le monde en balade et qu’il n’a finalement jamais indiqué l’endroit où il a dissimulé le corps. Cet homme ne cherche qu’à pourrir la vie des gens.



Source : 20 Minutes

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 27 nov. 2019, 18:38

Les confessions glaçantes de l'expert psychologique de Michel Fourniret


Alors que "l'Ogre des Ardennes" est entendu mercredi par la juge d'instruction chargée de l'affaire Estelle Mouzin, l'expert psychologique du couple Michel Fourniret - Monique Olivier, Jean-Luc Ployé, revient au micro d'Europe 1 sur la personnalité complexe du tueur en série, entre un penchant pour le chantage et l'envie de dominer son face-à-face.

INTERVIEW

C'est un portrait glaçant d'un personnage hors normes que dresse mercredi matin Jean-Luc Ployé : au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1, l'expert psychologue du couple que formait Michel Fourniret et Monique Olivier raconte la personnalité tortueuse du tueur en série, entendu mercredi par la juge chargée de l’affaire Estelle Mouzin, Sabine Kheris. Dans cette instruction, l'alibi de Michel Fourniret a été récemment mis à mal par son ex-femme et il pourrait être mis en examen dans ce dossier vieux de 16 ans.


"C'est un personnage très particulier, un grand manipulateur", affirme d'emblée Jean-Luc Ployé, qui estime que la juge devra "avoir des éléments de dossier relativement fiables" face à celui qui a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour d'autres affaires en 2008. Parce que mercredi, "il va nous emmener dans des voies sans issue ou faire une espèce de chantage", pressent l'expert, qui évoque un exemple singulier : "Lors d'un dossier d'instruction, il avait demandé à ce qu'on lui calcule ses points de retraite."

Relation "de maître à élève"

Et face à elle, Sabine Kheris va trouver un homme à nul autre pareil : "Il faut appréhender ce type de personnage et ce n'est pas facile, même pour un expert. Il faut avoir une relation de maître à élève en sachant que le maître, c'est lui. Il ne rend pas de compte, il parle de son 'foutu orgueil'."

" À ce moment-là, il a senti chez moi une sorte de fragilité, j'ai eu peur "

"La première fois que je l'ai rencontré, il y a une quinzaine d'années", poursuit-il, "j'ai regardé ses mains, disproportionnées par rapport à son corps : c'est un petit personnage assez frêle avec des mains énormes. Quand on sait qu'il a étranglé six ou sept de ses victimes avec ses mains. J'ai regardé ses mains et il s'en est rendu compte parce qu'il est très intuitif. À ce moment-là, il a senti chez moi une sorte de fragilité, j'ai eu peur." Il mettra trois semaines à s'en remettre. "Quand on est dans une position d'écoute, en tant qu'expert, on est un peu comme une éponge. Ce qu'il m'a indiqué ne correspondait pas du tout à mes valeurs personnelles, heureusement, mais il faut digérer ça et ce n'est pas facile."

Un "jeu" entre lui et Monique Olivier



Fou et machiavélique, Michel Fourniret ? Dans son livre L’approche du mal (éditions Grasset), consacré à cette analyse psychologique ainsi qu'à celle de Francis Heaulme et Pierre Chanal, Jean-Luc Ployé explique que "même sur son lit de mort, il faudra sécuriser l'infirmière qui devra le veiller". "C'est pour donner l'intensité de sa dangerosité", décrit au micro d'Europe 1 l'expert.

Et cette dangerosité est partagée avec son ex-femme, Monique Olivier. "On m'a demandé d'analyser la systémie du couple", raconte Jean-Luc Ployé. "Depuis des années, depuis qu'ils sont arrêtés, c'est un jeu, voire un enjeu entre eux, au niveau du couple, peu importe qu'ils soient divorcés ou pas. Depuis de nombreuses années, c'est elle qui a repris la donne. Lui, il fait ce qu'il peut, il suit ou il ne suit pas. Ils ne peuvent plus continuer leur jeu criminel, puisqu'ils ont été arrêtés, mais ils continuent et ils continueront jusqu'à leur mort. Ce qui serait intéressant, c'est de savoir comment va réagir l'un des deux quand l'autre va décéder."



Source : Europe 1 le 27 novembre 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 27 nov. 2019, 18:44

Disparition d'Estelle Mouzin : Michel Fourniret mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort

Le tueur en série Michel Fourniret a été entendu, ce mercredi après-midi, par la juge Sabine Khéris au sujet de la disparition d’Estelle Mouzin


Il y a huit mois, face à la même magistrate, il avait reconnu que c’était « un sujet à creuser ». Entendu par la juge Sabine Khéris chargée de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin en 2003, Michel Fourniret a été mis en examen, ce mercredi, pour enlèvement et séquestration suivis de mort, a confirmé une source judiciaire à 20 Minutes.

Le 9 janvier 2003, Estelle Mouzin, âgée de 9 ans, avait disparu Guermantes en Seine-et-Marne. Mis hors de cause en 2007, Michel Fourniret a été entendu, ce mercredi, par la juge Sabine Khéris, en charge de l’enquête, après des révélations de son ex-femme, Monique Olivier

L’alibi de Michel Fourniret contredit par son ex-femme

La semaine dernière, cette dernière avait contredit l’alibi dont disposait le tueur en série, le jour de la disparition de l’enfant. Michel Fourniret avait expliqué qu’il ne pouvait pas être en région parisienne ce jour-là puisqu’il avait téléphoné à son fils, depuis sa maison belge de Sart-Custinne, pour son anniversaire. Mais Monique Olivier a affirmé qu’elle avait elle-même passé cet appel.

Condamné plusieurs fois à la réclusion criminelle à perpétuité, le tueur en série a déjà avoué onze meurtres.





Source : 20 Minutes le 27 novembre 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 28 nov. 2019, 10:36

Affaire Estelle Mouzin: Michel Fourniret "n'est pas passé aux aveux"

Après avoir été entendu par les enquêteurs, le tueur en série Michel Fourniret avait été mis en examen mercredi après-midi dans le cadre de la disparition de la petite fille, survenue en 2003.

Mis en examen mercredi pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans l'affaire Estelle Mouzin, Michel Fourniret n'est "pas passé aux aveux", a assuré à BFMTV l'avocat de la famille de la petite fille, disparue en 2003. Cependant, Me Didier Seban a précisé qu'il y avait "des charges très importantes" contre le tueur en série, déjà condamné à perpétuité pour d'autres crimes.


"Il n'a pas donné d'éléments précis sur la disparition d'Estelle Mouzin, il n'est pas passé aux aveux", a affirmé l'avocat ce jeudi sur notre antenne. "Mais les charges qui étaient réunies contre lui depuis la déclaration de Monique Olivier et depuis le début de l'enquête ont été considérées comme suffisantes par la juge pour le mettre en examen."

L'avocat de la famille ajoute que ces charges sont "très importantes". À noter que Michel Fourniret s'était déjà dénoncé, disant qu'il souhaitait être jugé dans l'affaire Estelle Mouzin, rappelle Me Didier Seban. "Jusqu'ici, on se refusait à enquêter sur cette piste", a-t-il poursuivi, dénonçant "qu'on ne sait pas, en France, enquêter sur les tueurs en série."

L'avocat a ajouté qu'Eric Mouzin, le père d'Estelle, était "heureux de cette avancée de l'enquête, mais attentif à ce que la justice et les services d'enquête soient mobilisés". "Il attend qu'enfin, ce qu'il demandait depuis tant d'année, soit mis en oeuvre."


Source : BFMTV le 28 novembre 2019

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 01 déc. 2019, 12:44

Affaire Estelle Mouzin : les confidences de Monique Olivier à ses codétenues

Derrière les barreaux, l’ex-femme de Michel Fourniret s’est liée d’amitié avec plusieurs détenues. Selon nos informations, cinq d’entre elles ont assuré aux policiers que l’Ogre des Ardennes, mis en examen mercredi, était mêlé à la disparition d’Estelle Mouzin.

En prison, Monique Olivier se serait épanchée sur l’odyssée meurtrière de son couple.

Des cartes du monde et du tissu sur les murs. Au bout du bâtiment E2 de la prison de Rennes (Ille-et-Vilaine), une cellule un peu plus grande que les autres est bien agencée, propre. Une belle couette recouvre le lit, un ordinateur et une imprimante sont posés sur une petite table. Dans l'intimité de ce bâtiment du XIXe siècle, Monique Olivier, l'ex-femme du tueur en série Michel Fourniret purge une peine de perpétuité et dévore des livres comme « le Fonctionnement du cerveau et ses neurones ».


Au quotidien, la double maléfique de l'Ogre des Ardennes assure être « insultée ou menacée par des gestes qui font peur », raconte-t-elle aux enquêteurs le 20 mai 2015. Pourtant, malgré sa complicité dans les crimes pédophiles de son mari – une infamie en prison – Monique Olivier n'a pas que des ennemies parmi ses codétenues. « On était comme des sœurs », glisse par exemple Françoise B. en décembre 2018 lors d'une audition.


Entre les murs de la geôle, nombre de proches de la septuagénaire décrivent une femme tantôt froide tantôt souriante. La promiscuité et l'ennui aidant, elle se serait épanchée sur l'odyssée meurtrière de son couple. Y compris sur l'affaire Estelle Mouzin, cette enfant de 9 ans disparue en 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne) au retour de l'école. Cold-case qui a connu un rebondissement spectaculaire avec la mise en examen mercredi 27 novembre de Michel Fourniret.

Après dix-sept ans de tergiversations, Monique Olivier a avoué, le 21 novembre devant la juge d'instruction, être l'auteure du coup de fil passé depuis les Ardennes belges et qui a longtemps servi d'alibi à son ex-mari. De quoi conforter des rumeurs persistantes relayées en prison…

Sur l'affaire Mouzin, «le visage de Monique se fermait»

Selon nos informations, entre novembre et décembre 2018, les policiers de l'OCRVP auditionnent discrètement cinq amies de Monique Olivier. Les dépositions de ces codétenues, que nous avons pu consulter, impliquent toutes Michel Fourniret dans la disparition d'Estell
À Sabrina L., Monique Olivier aurait confié que la fillette était « le genre de son mari ». « Mais elle dit qu'en 2003, elle n'était pas avec lui, qu'il l'a fait tout seul… C'est lui qui lui aurait fait ces aveux », déclare la prisonnière aux enquêteurs. Relancée, elle poursuit : « Elle a juste dit que son mari l'avait enlevée en sortant de l'école et qu'il l'aurait tuée […]. Elle n'était pas là au moment des faits. » Le policier insiste : « A-t-elle prononcé les mots Estelle Mouzin ? » Sabrina L. acquiesce.



Les témoignages de Clémentine L., de Virginie D. ou de Prescillia L. sont tout aussi troublants. Proches de Monique Olivier, elles décrivent toutes l'embarras de leur amie lorsque que la conversation s'engage sur l'affaire Mouzin. « À chaque fois […], le visage de Monique se fermait », raconte Clémentine L. « Quand on en parle, elle est mal à l'aise, appuie Virginie D. Je suis convaincue que la petite, c'est eux. » « Estelle Mouzin, elle s'énerve dès qu'on en parle, glisse encore Prescillia L. Elle m'a aussi dit que Michel Fourniret lui avait demandé de mentir, de dire qu'il était à la maison. Monique l'a fait. »

Le témoignage capital d'une ex-détenue

Ces femmes sont aussi interrogées sur le témoignage capital d'une autre détenue, recueilli trois ans plus tôt par la police judiciaire (PJ) de Versailles. Ancienne escroc, Milica P. aurait soutiré des aveux à Monique Olivier. « Je lui ai parlé de la petite fille qu'on cherchait encore […]. C'est elle qui m'a dit qu'il s'agissait de la petite Estelle. Elle m'a dit qu'un jour où il neigeait beaucoup, en hiver, [Fourniret] était parti […]. Ce jour-là, il lui avait dit que s'il n'était pas rentré entre 19 heures et 20h30, elle devait téléphoner à […] quelqu'un de sa famille à lui. »
Des assertions que Monique Olivier a niées, assurant ne jamais avoir été proche de Milica P… avant d'être démenties par ses autres codétenues. Toutes évoquent sa colère après que Milica P. a témoigné à la police. « Monique Olivier m'a dit qu'elle n'aurait jamais dû se confier à elle, explique Sabrina L. Elle m'a dit que ce qu'elle avait dit à Mme P. était vrai. »


PODCAST. Qui est Monique Olivier, l'ex-épouse de Fourniret ?

Aujourd'hui, Monique Olivier, libérée de l'emprise de Fourniret, semble prête à collaborer avec la justice. Mais a-t-elle dit tout ce qu'elle savait des agissements de son mari ? Et si le couple recelait d'autres secrets ? « Elle m'a affirmé qu'il y a des affaires que Michel Fourniret a commis mais qui ne sont pas connues », a assuré une ancienne codétenue de Monique Olivier. Une confidence rapportée doit particulièrement tourmenter les enquêteurs. Autour d'un café en 2017, Monique Olivier aurait glissé à Françoise B. que « le nombre d'enfants qu'ils avaient enlevés […] dépassait largement la trentaine… »


Source : Le Parisien le 30 novembre 2019

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 14 déc. 2019, 17:53

Ces dessins qui peuvent en dire plus sur le parcours criminel de Michel Fourniret

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Ces dessins qui peuvent en dire plus sur le parcours criminel de Michel Fourniret


Stéphane Bourgoin, expert en étude des tueurs en série, estime qu’avec ses dessins, Michel Fourniret n’a pas arrêté de narguer les autorités. D’ailleurs, le dessin inédit, signé Fourniret, pourrait relancer l’affaire d’une baby-sitter qui travaillait pour le couple Fourniret-Olivier, portée disparue en 1993. Serait-elle une autre victime de l’ogre des Ardennes ?

Que vous inspire ce dessin ?

Il ne s’agit pas d’un autoportrait. C’est une adolescente qui ressemble au portrait-robot de la baby-sitter disparue en 1993. Lors de son procès en 2008, Fourniret sème des indices dans un dessin où il indique que « la meute est sanglante », il évoque le « cumulus de la pollution des esprits » et, dans un nuage, inscrit les noms de « Mouzin, Parrisch » (sic), « Domèce » ou « J.F. au pair ».

La théorie des indices semble-t-elle probable ?

Tout à fait. En mai 2005, Michel Fourniret donne un dessin au psychiatre Jean-Luc Ployé, venu l’expertiser en Belgique. On y voit les tableaux d’un homme et d’une femme. Un chien tend la patte à l’homme qui est Michel Fourniret et, sur le cadre, figure un point d’interrogation. Pour la femme, on distingue le symbole de l’euro inscrit sur le pourtour. Le message est clair : les femmes sont toutes des prostituées, des personnes vénales.


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Y a-t-il d’autres dessins cryptés chez lui ?


Fourniret nargue les autorités par des messages ou dessins cryptés. Comme je l’avais prédit à son procès de 2008, c’est lui et lui seul qui décidera d’avouer ou non de nouveaux assassinats pour se replacer au centre des projecteurs.


Source : l'Union le 14 décembre 2019




Sur le même sujet un article de Sud Ouest du 14 décembre 2019



Le mystérieux dessin de Michel Fourniret désigne-t-il une nouvelle victime ?

Le journal « L’Ardennais » dévoile un mystérieux dessin attribué à Michel Fourniret. Un expert psychiatre qui a eu contact avec le tueur en série se demande s’il ne s’agit pas d’une nouvelle victime ?



Qui est représenté sur le dessin réalisé par Michel Fourniret, 77 ans, et dévoilé, ce samedi, par le journal L’Ardennais ? S’agit-il d’une nouvelle victime de celui qui a été surnommé l’ogre des Ardennes et qui fut, condamné en 2008, à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres de sept jeunes filles entre 1987 et 1990 ?

C’est ce que pense l’expert psychiatre Daniel Jacques qui entretient une correspondance, plus ou moins suivie, avec Michel Fourniret depuis 2008.

Que représente ce dessin ?

L’Ardennais a récupéré ce dessin auprès d’un de ces bénévoles qui échangent des courriers avec les détenus. Guiseppe, un Belge, a ainsi entretenu une relation épistolaire avec Michel Fourniret alors que ce dernier était incarcéré en Belgique, à Forest. Ce bénévole a récemment adressé à la rédaction de L’Ardennais, des copies de lettres et un dessin que lui avait confié Michel Fourniret. Ce dessin est signé « Michel Fourniret : autoportrait ». Il représente le visage de profil d’une jeune personne coiffée d’un bonnet phrygien. Le croquis est accompagné d’un texte énigmatique : « En guise de cadeau de bonne année et de Noël, recevez ce bien modeste compagnon. Son numéro est celui de la cellule qu’il a partagée en ma seule compagnie en 2004, lui collé au mur, moi le regardant parfois, nous avons échangé des pensées qui éloignent les soupirs. Peut-être vous confiera-t-il en secret ce que je lui dis souvent : BOF ! »

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La jeune fille au pair ?

Ce dessin représente-t-il vraiment Michel Fourniret ? Le psychiatre Daniel Jacques en doute : « Le dessin est celui d’une jeune fille. Ce pourrait tout à fait être une allusion à une de ses victimes. Une qui a particulièrement compté… »

S’il s’agit d’une nouvelle victime de l’ogre des Ardennes, de quelle jeune fille pourrait-il s’agir ? De la jeune fille au pair qui, en 1993, était venue s’occuper de son fils Selim, à Sart-Custinne en Belgique ? Cette dernière avait disparu quelques mois après avoir été recrutée par le couple Michel Fourniret et Monique Olivier. En 2004, le procureur du roi de Dinant avait mis en examen le tueur en série pour « l’homicide volontaire » de cette jeune femme dont on ignore le nom. Monique Olivier avait accusé son ex-mari de l’avoir tuée.

Trois autres mises en examen

Combien de personnes a pu tuer Michel Fourniret ? Outre les sept meurtres pour lesquels il a été condamné, ce dernier est actuellement mis en examen pour trois nouvelles disparitions. Celle de Joanna Parrish, une assistante d’anglais, travaillant au lycée Jacques-Aymot-d’Auxerre (Yonne). Elle avait été retrouvée morte et dénudée le 17 mai 1990. La jeune femme de 20 ans avait été violée et battue avant sa mort. Celle encore de Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, qui avait disparu le 8 juillet 1988, dans l’Yonne également, à l’âge de 19 ans. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Et tout récemment pour celle d’Estelle Mouzin, survenue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Elle était âgée de 9 ans.

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 03 janv. 2020, 15:02

Disparition d’Estelle Mouzin : des fouilles chez Michel Fourniret en 2020


La mise en examen, fin novembre, de Michel Fourniret pour la disparition d’Estelle Mouzin a relancé l’enquête sur la disparition de la petite fille, âgée de 9 ans au moment des faits. Deux sites vont être fouillés dans les Ardennes.   


La mise en examen de Michel Fourniret pour la disparition d’Estelle Mouzin replace le tueur en série au cœur des soupçons dans cette affaire vieille de presque 17 ans. La fillette de neuf ans avait disparu alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes en Seine-et-Marne le soir du 9 janvier 2003. Son corps n’a depuis jamais été retrouvé.

Des fouilles dans l’année

L’Union a annoncé, ce jeudi, des fouilles prochaines dans les Ardennes sur deux sites où les enquêteurs espèrent trouver le corps de la fillette. Il s’agit d’une maison à Ville-sur-Lumes, dont « l’ogre des Ardennes » a hérité de sa soeur et d’une forêt jouxtant le château du Sautou près de Sedan.

Au fil des années, divers indices ont conduit la justice à s’interroger sur la possible implication de Michel Fourniret dans la disparition d’Estelle Mouzin : une photo de la fillette avait été retrouvée sur son ordinateur, une camionnette blanche semblable à la sienne avait été repérée en Seine-et-Marne…

Un alibi fragilisé

Sa défense a reposé sur son alibi : un appel à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n’avait alors pas décroché mais cet appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Cette version a néanmoins été récemment fragilisée par son ex-épouse, Monique Olivier. Entendue en novembre par la juge, elle a raconté avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari.


La découverte du corps d’Estelle Mouzin permettrait l’ouverture d’un procès. Le tueur en série, âgé de 77 ans, souffrirait selon plusieurs médias de troubles de la mémoire liés à un début de maladie d’Alzheimer.


Sources .AFP/ La Voix du Nord le 3 janvier 2020


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