Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

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marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 24 sept. 2020, 18:37

Michel Fourniret : dix ADN inconnus retrouvés sur un vieux matelas


Un rebondissement de plus dans l’immense dossier Fourniret. Une dizaine d’ADN inconnus ont été retrouvés sur un matelas, saisi en 2003 dans la maison ardennaise de la sœur du tueur en série.

Cette découverte glaçante a pu être réalisée grâce aux dernières technologies scientifiques, rapporte Le Parisien. Retrouvé il y a 17 ans dans le logement de sa sœur (qui venait de mourir), à Ville-sur-Lumes, le matelas a ainsi révélé les traces partielles des ADN d’Estelle Mouzin et Céline Saison, deux victimes dont l’ogre des Ardennes a reconnu les meurtres.

Les enquêteurs pensent donc que Michel Fourniret avait l’habitude d’emmener ses proies dans la bâtisse. La découverte des dix ADN inconnus pourrait ainsi permettre de remonter la piste de nombreuses autres victimes, alors qu’il n’a jamais pu être relié à aucun meurtre durant une période de dix ans, entre 1990 et 2000. Ce qui a toujours laissé les policiers sceptiques.

Une trentaine de cold cases rouverts

Ceux-ci vont donc rouvrir de nombreux cold cases, une trentaine, pour comparer les ADN. Parmi eux seraient notamment concernés ceux de Marion Wagon et Cécile Vallin, deux disparitions très médiatiques en 1996 et 1997.



Déjà condamné à la perpétuité incompressible pour huit meurtres, Michel Fourniret est mis en examen pour trois autres. Il a récemment reconnu avoir tué Estelle Mouzin, ce qu’a confirmé son ex-femme, Monique Olivier.


Selon les services de police, le nombre de ses victimes pourrait être encore bien supérieur. Monique Olivier aurait confié à une codétenue que le chiffre dépassait largement la trentaine, tandis qu’une liste consultée par Le Parisien affichait 70 cas pouvant potentiellement lui être imputés.


Source : CNEWS le 23 septembre 2020

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 24 sept. 2020, 19:46

Agen. Affaire Marion : la clé dans les ADN de Fourniret ?


lLa justice va faire analyser une dizaine d’ADN inconnus retrouvés sur un matelas saisi en 2003 dans la maison de la sœur défunte du tueur en série Michel Fourniret. Un espoir pour de nombreuses familles dont celle de la petite Marion Wagon.


Et si Michel Fourniret était derrière la disparition de la petite Marion Wagon dont on est sans nouvelles depuis 1996 ? De nouvelles analyses ADN pourraient, en effet, établir un lien entre les deux. Une dizaine d’ADN inconnus ont, en effet, été retrouvés sur un matelas saisi en 2003 dans la maison de la sœur défunte du tueur en série Michel Fourniret, à Ville-sur-Lume (Ardennes), a indiqué mardi soir une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. L’analyse de ces traces pourrait accélérer plusieurs dossiers dont celui d’Estelle Mouzin mais aussi de Marion Wagon et de Cécile Vallin, disparue en Savoie en 1997.


Le cas Estelle Mouzin

La première affaire est déjà bien avancée. Le 21 août, l’avocat de l’ex-femme de Fourniret, Monique Olivier, Me Richard Delgenes, avait indiqué que l’ADN partiel d’Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans disparue en 2003, avait été retrouvé à deux endroits sur ce même matelas saisi dans la maison où le tueur en série est soupçonné de l’avoir séquestré




La révélation de cette preuve matérielle – bien que souvent contestée car les traces ADN peuvent être transportées – s’ajoutait aux aveux mi-août de Monique Olivier dans le bureau de la juge Sabine Khéris. Elle avait affirmé que son ex-mari avait séquestré, violé et tué dans cette maison la fillette de neuf ans, disparue à 200 kilomètres de là, à Guermantes (Seine-et-Marne). Ces nouvelles déclarations de Monique Olivier, âgée de 71 ans, lui avaient valu d’être mise en examen pour "complicité" dans cette enquête, l’une des affaires non résolues les plus emblématiques du parcours criminel de Fourniret.


L’un des avocats de la famille Mouzin, Me Didier Seban, a indiqué ce mardi avoir déposé avec Me Corinne Hermann sept requêtes auprès des juges d’instruction en charge du dossier pour savoir si ces traces ADN coïncident avec celles de personnes disparues.

Disparitions non résolues

À 78 ans, le tueur en série Michel Fourniret, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs, avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l’affaire Estelle Mouzin : "Je reconnais là un être qui n’est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge. Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que le corps de la fillette puisse être dans l’une de ses anciennes propriétés des Ardennes.


Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, avant d’être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.

Il est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu’il a avouées devant la juge Khéris.

Mais les enquêteurs – qui ont listé en 2015 soixante-dix "victimes potentielles" de Fourniret – s’intéressent à la décennie des années 90 qui comporte de nombreuses zones d’ombre. Au cœur de celles-ci figurent plusieurs disparitions non résolues dont celle de la petite Agenaise Marion Wagon, disparue le 14 novembre 1996 et dont l’ADN sera comparé à ceux présents sur le matelas.

Si l’un des ADN retrouvé est bien celui de la petite Marion, "ce serait la fin d’un calvaire pour les parents" estime Me Georges Catala, leur avocat.



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L'affaire Marion relancée : "Notre vie s’est arrêtée le 14 novembre 1996", le récit d'un dossier non élucidé

Agen: 24 ans après, l’affaire de la disparition de la petite Marion relancée ?

lL'affaire de la disparition de la petite Marion Wagon va potentiellement être relancé, 24 ans plus tard, après la découverte de plusieurs traces ADN sur un matelas retrouvé dans une maison appartenant au tueur en série Michel Fourniret. Retour sur un dossier qui a laissé une plaie béante et toujours douloureuse chez la famille évidemment, mais aussi chez les habitants de sa ville d'Agen, et pour toute une région en attente de réponses.


"Notre vie s’est arrêtée le 14 novembre 1996". Ce jour-là, à Agen, Marion Wagon, 10 ans, disparaissait sans laisser de traces à la sortie de l’école. Près de 24 ans après, le mystère demeure.


C’est aux alentours de midi que la fillette blonde aux yeux bleus pétillants se volatilise, entre l’établissement scolaire et son domicile, pourtant tout proche, situé à 400 mètres. À 12 h 25, l’inquiétude monte chez les parents. Vingt minutes plus tard, la police est alertée. Une enquête sera ouverte.

La mobilisation d’Agen

Les proches et la police explorent alors les alentours. Mais la petite fille est introuvable. L’émotion gagne la ville entière, qui se mobilise auprès de la famille. L’affaire est largement médiatisée et émeut jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Les parents de Marion sont reçus par Alain Juppé, alors Premier ministre, et Jacques Chirac, président. Plus d’un million d’affiches sont distribuées aux péages d’autoroute, et le visage de Marion se retrouve sur des millions de packs de lait grâce à Jacques Pradel et à son émission "Perdu de vue" sur TF1, une campagne inspirée des pratiques américaines.




Les témoignages pleuvent, des milliers. Mais aucune piste sérieuse n’est retenue par les enquêteurs. Un chien policier perd la trace de la fillette à 50 mètres de chez elle, laissant supposer que Marion est montée dans un véhicule. La fugue, envisagée dans un premier temps, a laissé place à des recherches intenses : le canal du Midi sera même vidé de ses eaux sur...

Source: La Dépêche le 24 septembre 2020


marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 12 oct. 2020, 12:25

Affaire Estelle Mouzin: des SMS échangés entre Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier le soir de la disparition


La juge d’instruction chargée de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin en 2003 s’intéresse à des SMS échangés le soir des faits entre le tueur en série Michel Fourniret et son ex-épouse, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier, confirmant une information d’Europe 1.



A l’issue de l’audition vendredi de Monique Olivier, l’ex-femme de Michel Fourniret, l’avocat de cette dernière, Me Richard Delgenes, avait indiqué à la presse que la juge Sabine Kheris l’avait interrogée sur « des échanges de SMS entre (…) Michel Fourniret et Monique Olivier sur des périodes clés ».

Selon une source proche du dossier, plusieurs SMS auraient été échangés entre eux le soir du 9 janvier 2003, date de la disparition de la fillette de neuf ans à Guermantes (Seine-et-Marne).


La justice, qui ignore le contenu de ces messages, tente de déterminer si l’« Ogre des Ardennes » n’aurait pas informé sa femme – qu’il tenait souvent au courant de ses agissements – sur ce qu’il était en train de faire ce soir-là.

L’analyse des lignes du tueur en série est une demande ancienne des avocats du père d’Estelle Mouzin, réclamée depuis 2006, mais cela n’avait pas été effectué jusqu’à récemment.

Michel Fourniret, 78 ans, mis en examen en novembre pour « enlèvement et séquestration suivis de mort », avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l’affaire. « Je reconnais là un être qui n’est plus là par ma faute », avait-il déclaré à la juge.

Il avait aussi estimé « pertinent » le fait que le corps de la fillette puisse se trouver dans l’une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

En août, Monique Olivier, qui avait déjà accusé son ex-mari du meurtre de la fillette, avait été à son tour mise en examen, pour « complicité » des faits.

Devant la magistrate, qui a repris la conduite de ce dossier en 2019, elle avait précisé que Michel Fourniret avait séquestré, violé et tué Estelle Mouzin dans une maison, à Ville-sur-Lumes (Ardennes) et qu’il était rentré à leur domicile vers 4h30 du matin.

Cette maison, qui avait appartenu à la sœur défunte de Fourniret, ainsi que le château du Sautou – une ancienne propriété du tueur – ont fait l’objet fin juin de fouilles par les enquêteurs, qui n’ont toutefois pas permis de retrouver le cadavre.

Alors que le temps presse, en raison notamment de la dégradation de l’état neurologique de Michel Fourniret, la juge d’instruction a prévu un déplacement avec les deux ex-époux le 15 octobre à Guermantes puis un autre dans les Ardennes à la fin du mois.


Source : Europe 1 le 11 octobre 2020

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 12 oct. 2020, 18:08

Affaire Estelle Mouzin: son papa appelle les médias à "ne pas dévoiler les détails les plus cruels"


Le père de la fillette disparue en 2003 souhaite également que d’éventuelles "fuites" ne soient pas "préjudiciable à la poursuite de l’enquête". Le corps de sa fille n’a toujours pas été retrouvé par les enquêteurs, malgré les aveux partiels de Michel Fourniret.


Eric Mouzin, le père d’Estelle, disparue en 2003, a lancé lundi "un appel urgent et solennel" aux médias, leur demandant de ne pas "révéler les détails les plus cruels des crimes" de Michel Fourniret et Monique Olivier, mis en examen dans ce dossier.

"Divulguer aujourd’hui les détails les plus cruels de leurs crimes tels qu’évoqués lors d’auditions ou transformer leurs vies en fictions quasi romanesques revient à permettre à ce couple de criminels de poursuivre son oeuvre de mort", écrit Eric Mouzin dans un communiqué envoyé à l’ensemble des médias au nom de l’association Estelle, qui se bat pour faire avancer les enquêtes sur les disparitions d’enfants.




"Dans le respect du souvenir de tous ces enfants disparus"

Le père d’Estelle, disparue à l’âge de 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne) alors qu’elle rentrait de l’école, se dit "reconnaissant" envers les médias "qui ont contribué à ce que ce 'dossier’ ne devienne pas une affaire classée". Mais il les invite à "relever un défi éthique", "dans le respect du souvenir de tous ces enfants victimes".


"Le moteur du couple de suspects a été et est toujours aujourd’hui de semer l’horreur", dit Eric Mouzin, rappelant que, lors de son procès en 2008, Michel Fourniret "s’est délecté de pouvoir détruire encore plus les familles de victimes en détaillant les conditions dans lesquelles il avait commis ses crimes avec un grand plaisir". "Des éléments d’enquête qui figurent dans les procès-verbaux d’audition se trouvent portés à la connaissance de certains journalistes dans des délais étonnamment courts. Il ne s’agit pas ici, de remettre en question la liberté de la presse et la protection des sources, cependant nous espérons que ces 'fuites’ ne seront pas préjudiciables à la poursuite de l’enquête", ajoute-t-il.

Le temps presse pour retrouver le corps

Michel Fourniret, 78 ans, mis en examen en novembre pour "enlèvement et séquestration suivis de mort", avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l’affaire: "Je reconnais là un être qui n’est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge. En août, Monique Olivier, qui avait déjà accusé son ex-mari du meurtre de la fillette, avait été à son tour mise en examen, pour "complicité" des faits.

Alors que le temps presse pour localiser la dépouille de la fillette, en raison notamment de la dégradation de l’état neurologique de Michel Fourniret, la juge d’instruction a prévu un déplacement avec les deux ex-époux jeudi à Guermantes puis un autre dans les Ardennes à la fin du mois.



Sources : Charente Libre/ AFP le 12 octobre 2020

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 15 oct. 2020, 09:59

Fourniret et son ex-épouse à Guermantes aujourd'hui sur les lieux de la disparition d'Estelle Mouzin


La juge d'instruction Sabine Khéris convoque jeudi à Guermantes (Seine-et-Marne) Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier sur les lieux où le tueur en série est accusé d'avoir kidnappé en 2003 Estelle Mouzin, alors âgée de 9 ans, avant de la séquestrer puis de la tuer.

Les deux ex-époux devraient être transportés en milieu d'après-midi sur les différents lieux de passage de la fillette avant sa disparition, le 9 janvier 2003, à son retour à pied de l'école.

Aucun détail n'a filtré sur ce déplacement, souhaité par Mme Khéris, qui a repris cette enquête en 2019. La magistrate a aussi prévu de se rendre avec les deux suspects dans les Ardennes à la fin du mois.

L'objectif est de raviver les souvenirs du tueur en série de 78 ans, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs.

Après les révélations de son ex-femme, qui l'avait accusé en janvier d'avoir violé et tué l'enfant, Michel Fourniret avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l'affaire Estelle Mouzin: "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge.

Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que le corps de la fillette puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

En août, lors d'une nouvelle audition devant la juge d'instruction, Mme Olivier, 71 ans, avait précisé que celui-ci avait séquestré, violé et tué Estelle Mouzin dans une maison, déserte, appartenant à sa défunte soeur, à Ville-sur-Lumes (Ardennes). Elle a été mise en examen pour "complicité" des faits.

Rien n'a filtré de l'audition, quelques jours plus tard, de Michel Fourniret, mis en examen depuis novembre 2019 pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans ce dossier.

L'ADN partiel d'Estelle Mouzin a été retrouvé à deux endroits sur un matelas, saisi dans cette maison, où d'importantes fouilles ont été menées fin juin, en vain, pour retrouver le cadavre de l'enfant.

Les enquêteurs ont également exploré sans résultat le château du Sautou, une ancienne propriété de "l'ogre des Ardennes".

Le père d'Estelle, Eric Mouzin, a lancé lundi "un appel urgent et solennel" aux médias, leur demandant de ne pas "révéler les détails les plus cruels des crimes" de Monique Olivier et Michel Fourniret.

Ce dernier purge une peine de prison à perpétuité incompressible, depuis qu'il a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001. Il a de nouveau été condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.



Source : La Provence le 15 octobre 2020


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