Oui, les tueuses en série existent : qui sont ces "serial killeuses" ?

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Oui, les tueuses en série existent : qui sont ces "serial killeuses" ?

Messagepar marathon » 06 nov. 2019, 09:58

Oui, les tueuses en série existent : qui sont ces "serial killeuses" ?




Grand spécialiste mondial de l'étude des tueurs en série, l'auteur Stéphane Bourgouin nous dit tout sur une facette bien trop ignorée de ce phénomène sanglant : les "serial killers" au féminin. Car oui, les tueuses en série existent bel et bien.



Séries, films, émissions et podcasts cultes (coucou Christophe Hondelatte) reviennent plus qu'il n'en faut sur les esprits criminels les plus morbides. Les tueurs en série se narrent depuis des lustres avec plus ou moins de sensationnalisme. Mais qu'en est-il de leurs équivalents féminins ? Pourquoi si peu de cinéastes ou de profilers s'attardent-ils sur les "serial killeuses" ? N'y-a-t-il vraiment rien à dire sur les tueuses en série ? La réponse est évidente : bien sûr que si.

Afin d'éclairer notre lanterne, nous sommes allés à la rencontre de Stéphane Bourgoin. Auteur d'opus de référence comme Serial killers : Enquête sur les tueurs en série, Le Livre rouge de Jack l'Éventreur ou encore Le livre noir des serial killers, Stéphane Bourgoin a interrogé des dizaines de criminels, côtoyé les policiers de l'académie du FBI de Quantico et compte encore aujourd'hui parmi les grandes voix du "profilage" à travers le monde. Il est également l'auteur du livre Femmes tueuses. Sa voix érudite semblait donc toute choisie pour nous raconter ces criminelles aux profils aussi variés que macabres.


Terrafemina : Même dans des séries aussi pointues que Mindhunter, les tueuses série sont aux abonnées absentes. S'agit-il d'un microphénomène ?

Stéphane Bourgoin : Non, statistiquement ce "phénomène" n'est pas aussi anodin qu'on peut le penser. Les tueuses en série représentent 12 à 15% des tueurs en série dans leur globalité et l'on constate par ailleurs que le chiffre est en augmentation. Cela veut il dire qu'elles sont plus nombreuses aujourd'hui ? Ou bien que l'on parvient plus aisément à les détecter ? Car il faut savoir que durant longtemps, les enquêteurs ne pensaient pas qu'une femme puisse tuer, et encore moins réitérer ce geste criminel. Or, ces derniers mois, on a pu assister en France à plusieurs procès de tueuses en série. Et chacune correspond aux catégories qui caractérisent les serial killers féminines.

Quelles sont ces catégories, justement ?

S.B. : D'abord, il y a les veuves noires. En janvier dernier s'est déroulé le procès de l'une d'entre elles, Patricia Dagorn. Cette tueuse de la Cote d'Azur a assassiné trois de ses compagnons et a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité.


Ensuite vient la catégorie la plus connue : les infirmières de la mort. Dans mon actuelle ciné-conférence L'univers des tueurs en série (40 ans d'entretiens filmés), je dévoile une heure d'entretien avec Irene Becker, une tueuse en série allemande absolument glaçante. Cette ancienne employée de la clinique Charité (à Berlin) me dit cette phrase hallucinante : "Je n'ai pas abrégé la vie, j'ai abrégé la mort". Elle n'éprouve pas le moindre remord. Et dit que Dieu ne lui en veut pas pour les actes qu'elle a commis.

On trouve de nombreux cas d'aides soignantes et de personnel des établissements gériatriques "tueuses en série". Je pense à celui de Christine Malèvre, cette ancienne infirmière à l'hôpital de Mantes la Jolie, qui aurait provoqué la mort de six patients. Ou encore à Ludivine Chambet, cette aide soignante à Chambéry qui a tué plusieurs personnes très âgées et pas pour des raisons "d'euthanasie"... Elle tuait, comme elle l'a expliqué, les personnes qui "l'embêtaient" le plus fréquemment en appuyant sur la sonnette de nuit.

Et puis enfin s'observe la catégorie la plus sous-évaluée : les mères qui commettent des infanticides en série. Et je ne parle pas de déni de grossesse mais bel et bien de volonté de tuer ses propres enfants. C'est une catégorie sous-évaluée car un certain nombre de morts d'enfants ont été considérées à tort comme naturelles. Je pense au cas de Dominique Cottrez dans les Hauts de France. Elle a été condamnée à la perpétuité pour le meurtre de huit nouveaux nés et mise en examen pour la mort de neuf d'entre eux. Elle avait enterré les corps dans son jardin.

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Y'a-t-il une façon de tuer "au féminin" ?

S.B. : Alors que les tueurs en série masculins tuent presque toujours des victimes qu'ils ne connaissent pas, les tueuses assassinent au sein de leur entourage proche, leur foyer, leur lieu de travail. La façon de tuer diffère aussi. Les tueurs en série emploient des armes blanches, des objets contondants ou la strangulation. Mais chez les femmes, on ne trouve quasiment jamais d'arme à feu. Sauf exception : je pense à la prostituée lesbienne et tueuse en série américaine Aileen Wuornos, qui a inspiré le film Monster avec Charlize Theron. Elle aurait tué au moins sept hommes.

Plus généralement, les tueuses en série privilégient l'injection létale, le poison, la suffocation. Et surtout, elles ne ritualisent quasiment jamais la scène de crime, contrairement à leurs homologues masculins. De plus, l'observation de pulsions sexuelles à l'origine des meurtres est bien moins signifiante. On ne trouve pas de tueuses en série pédophiles par exemple. Alors que des tueurs en série pédophiles, il y en a un certain nombre.

Et si, des tueurs aux tueuses en série, de même éléments de langage et critères psychologiques s'observent, beaucoup de choses diffèrent encore. Une fois incarcérés, les tueurs en série vont avoir beaucoup de fans par exemple, le plus souvent des femmes qui leur écrivent ou, carrément, les demandent en mariage ! Cela ne se remarque jamais dans le cas des tueuses en série, qui n'ont guère d'admirateurs masculins...

Cependant, cette "ritualisation" du meurtre que j'évoque se retrouve d'une certaine manière dans le cas de Christine Malèvre. Lorsque les enquêteurs ont visité son appartement, ils sont tombés sur une pièce, aménagée comme un autel religieux, avec des bougies partout, et, tapissées sur les murs, les coupures de presse annonçant le décès des différentes victimes qu'elle avait assassiné. Là, nous sommes au coeur d'une véritable mise en scène...

Au gré de vos travaux majeurs, vous avez effectué un grand nombre d'entretiens en compagnie de tueurs en série. Est-ce si différent d'échanger avec une tueuse ?

S.B. : Oui. Déjà, la plupart d'entre elles refusent de témoigner face à une caméra. A peu près 15 à 20 % de mes entretiens ont été filmés. Mais concernant les tueuses, même en ayant les autorisations administratives nécessaires de l'établissement pénitencier, c'était impossible : elles refusaient que leur image soit "incarnée" à la caméra. Et même d'être photographiées ! Alors qu'elles peuvent accepter le principe d'une interview audio.

A l'inverse, beaucoup de tueurs en série ont une vision emblématique de cette représentation qu'ils renvoient. D'un côté, ils ont envie de poursuivre leurs crimes sans se faire prendre. Et en même temps, ils éprouvent une grande frustration : leurs meurtres constituent "l'oeuvre de leur vie" et ils ressentent le besoin d'être reconnus pour ça. D'être considérés comme le plus grand tueur en série de l'histoire.

Mais quelque chose relie cependant les hommes aux femmes. Tueurs et tueuses ont souvent vécu une enfance malheureuse et dysfonctionnelle, faite d'abus en tous genres et de maltraitances. Des traumatismes qui laissent la place à une vie terne et grise une fois devenus adultes. Le film Monster est emblématique de cette enfance faite d'abus divers. Cette constante de la vie terne se retrouve chez bien des tueuses. Lorsque vous rencontrez les tueurs et les tueuses, vous vous rendez compte qu'ils et elles n'ont rien d'exceptionnel, sont tous deux "de pauvres types" en quelque sorte, ont une très maigre opinion d'eux-mêmes, et ne peuvent vraiment exister qu'à travers la mort des autres.


Existe-t-il chez ces assassines un désir de vengeance face à l'oppression masculine ?

S.B. : Oui. Chez un certain nombre d'entre elles, le crime peut être une revanche, une révolte face aux abus masculins. Car je rappelle qu'un tiers des tueuses en série ont subi des abus sexuels ou des viols durant leur enfance ou adolescence. Tout comme les tueurs en série disent qu'ils tuent pour ne plus avoir l'impression d'être des "victimes"... Mais il n'y a pas de conscience "politisée" ou "révolutionnaire" à l'origine de ces crimes "au féminin".

Lorsque l'on étudie la psychologie des serial killers, apprend-t-on beaucoup des femmes tueuses ?

S.B. : S'intéresser à la psychologie des tueuses en série est enrichissant. Au gré des très nombreux cours que j'ai pu diriger depuis plus d'une décennie, la question des tueuses en série revenait en permanence, car c'est un sujet qui est toujours éludé. Au fil de mes conférences, je constate que ce phénomène éveille beaucoup de curiosité et de questionnements. Notamment parce que mon public est majoritairement féminin...

On pense que les tueuses en série demeurent dans l'ombre des hommes. Et en même temps, Michel Fourniret n'aurait peut-être jamais tué sans sa rencontre avec son ex-femme Monique Olivier. Lui-même le dit dans mon livre L'ogre des Ardennes : "Monique Olivier m'a donné ma permission de tuer". Or, durant son procès à Charleville Mézières en 2008, cette compagne se présentait comme étant soumise à Michel Fourniret, sous son influence. C'est totalement faux.

Monique Olivier a conduit, seule, la camionnette où seront enlevées toutes ces fillettes. Et tous deux font état d'une perversité absolue. Lorsqu'ils ont des relations intimes, il faut que Monique Olivier rejoue le rôle de la victime, soit évanouie, soit morte, pour que leurs "ébats" soient satisfaisants. Le tout devant un miroir. Pourtant, elle ne va pas écoper d'une réelle perpétuité... contrairement à son ancien époux.


De même, la Justice belge a relâché Michèle Martin, l'ancienne femme et complice du tueur en série belge Marc Dutroux. Depuis sa sortie de prison, celle-ci a fait des études de droit afin de devenir ... l'avocate des victimes ! Ce qui est hallucinant. Alors qu'elle est responsable de la mort de deux fillettes qui étaient prisonnières du "bunker" de Marc Dutroux. Elle n'est pas venue les libérer, ni même les nourrir ou leur donner à boire.

Les femmes assassinent donc également en série dans le cadre du couple. Je pense aux tueurs canadiens Paul Bernardo et Karna Homolka, surnommés "Ken et Barbie". Homolka a tué sa propre soeur, laquelle a subi des sévices sexuels de la part de son compagnon. A eux deux ils seraient responsables de nombreux meurtres et agressions sexuelles. Karna Homolka a finalement été libérée de prison. Aujourd'hui, elle est même remariée, vit toujours au Canada, et est accompagnatrice d'enfants pendant les sorties scolaires.

Si les tueuses en série sont si peu représentées des films ou séries, est-ce parce qu'elles correspondent à une transgression impensable : celle qui, au lieu de donner la vie, la vole ?

S.B. : Tout à fait. Beaucoup d'amis enquêteurs, qui travaillent dans la police depuis des décennies, ne s'imaginaient pas que ce phénomène puisse exister avant que l'on en parle. Certaines tueuses en série sont certainement passées à l'écart des radars grâce à cela. Rappelons encore que chez les femmes serial killers, la perversité est moins visible et spectaculaire. Et pourtant le sadisme est bel et bien présent, même s'il n'est pas de nature sexuelle.



Source : Terrafemina le 5 novembre 2019

marathon
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Re: Oui, les tueuses en série existent : qui sont ces "serial killeuses" ?

Messagepar marathon » 26 nov. 2019, 10:42

Dix serial killeuses qui ont défrayé la chronique

Ces tueuses en série qui ont marqué le 21e siècle

Dix tueuses en série qui ont sévi ces dernières décennies.


On parle davantage des serial killers - sujet du thriller de Lars von Trier en compétition au Festival de Cannes, The House That Jack Built - que des serial killeuses. Pourtant, les tueuses en série existent et ont aussi défrayé la chronique durant les dernières décennies. Leurs mobiles s'avèrent souvent différents de ceux des hommes.

"Prendre leur revanche"

Ainsi, nous explique Emily Tibbatts, auteure de Tueurs en serie : 41 portraits de serial killers, «les hommes tuent pour le pouvoir, le contrôle, la domination et l'excitation sexuelle. Leurs victimes sont majoritairement des personnes qui leur sont étrangères». En revanche, poursuit l'experte, «les femmes tuentj, dans la majorité des cas, des personnes qu'elles connaissent et sont attirées par le bénéfice financier qui leur apporte un certain confort. Elles peuvent aussi agir pour se sentir puissantes et prendre leur revanche sur leur passé».

Autre différence ? «Si les hommes tuent de manière brutale (à mains nues, par armes blanches...), les femmes utilisent souvent des moyens plus "discrets", principalement le poison ou les médicaments, analyse l'auteure. Plus que de faire souffrir, elles veulent avant tout tuer. Et contrairement aux hommes, qui agissent souvent seuls, il leur arrive parfois de tuer en présence d'un compagnon masculin qu'elles encouragent parfois à faire "toujours pire".»

Sans parler d'un «profil type», l'auteure isole quelques similitudes. Souvent femmes au foyer ou infirmières, ces tueuses en série ont tendance à s'en prendre à des personnes sans défense (voisins, personnes âgées, patients, enfants...). «On ne se méfie pas d'elles, donc elles font beaucoup plus de victimes que les tueurs en série masculins», note encore Emily Tibbatts.





Magdalena Solis, déesse sanguinaire

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Magdalena Solis


Magdalena Solis, originaire de Mexique serait à l'origine de 8 à 16 meurtres.

Originaire du Mexique, Magdalena Solis est née dans les années 1940. Très jeune, elle est mise sur le trottoir par son frère. Elle s’associe à deux hommes, les frères Hernandez, et ils créent un faux culte satanique basé sur des orgies sexuelles dans un petit village au nord du Mexique, obligeant les villageois à se plier à leurs moindres désirs. Persuadée d’être la réincarnation d’une déesse, Magdalena Solis exerce de nombreux rituels basés sur des meurtres, du vampirisme, de l’inceste ou de la pédophilie. La prêtresse boit ensuite le sang des sacrifiés. En mai 1963, un garçon de 14 ans est témoin de l’un de ces rituels et rapporte l’incident à la police. Magdalena Solis et son frère sont arrêtés. Jugée pour le meurtre de huit personnes - elle serait responsable du double -, Magdalena Solis est condamnée en juin 1963 à 50 ans de prison.

L'avis de l'expert : «Magdalena Solis était une prostituée qui vivait dans la misère, elle a beaucoup apprécié le pouvoir que lui a procuré l'espèce de culte sectaire qui la traitait comme une déesse.»




Beverly Allitt, l'infirmière tueuse d’enfants

Surnommée «Ange de la mort», Beverly Allitt est née en 1968. Alors infirmière dans le service pédiatrique d'un hôpital du Royaume-Uni, elle tue quatre nourrissons en leur injectant d'importantes doses d’insuline, provoquant un arrêt cardiaque ou une insuffisance pulmonaire et tente d'en assassiner neuf autres entre février et avril 1991. Elle est arrêtée deux ans plus tard et condamnée à perpétuité. Beverly Allitt est toujours enfermée dans une prison-hôpital britannique.

L'avis de l'expert : «"L'infirmière de la mort" semble être atteinte du Syndrome de Munchausen par procuration : elle faisait du mal à ses patients pour pouvoir ensuite les ranimer et être admirée comme leur "sauveuse", mais des psychologues ont affirmé qu'elle était surtout motivée par le désir de tuer et d'être ainsi "comme Dieu".»





Jane Toppan, l'empoisonneuse


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Jane Toppan l'empoisonneuse


Jane Toppan avait pour ambition de tuer plus de gens qu'aucun autre homme ou femme avant ell



Née en 1854, Honora Kelley de son vrai nom, est placée dès la naissance dans un orphelinat de Boston, où elle est recueillie par Ann Toppan. Cette dernière, bien qu’elle ne l’adopte jamais de façon officielle, lui donne son nom de famille. En 1885, elle débute sa formation en tant qu'infirmière dans le Massachusetts. Durant ses années de résidence, elle utilise ses patients comme cobayes dans des expérimentations en modifiant leurs dosages de morphine et d'atropine afin d'observer l'impact sur leur système nerveux. Elle administre un mélange de drogue aux patients qu’elle choisit comme victimes, puis se couche à leur côté jusqu'à ce qu'ils meurent. En 1895, elle tue ses propriétaires puis sa sœur, quatre ans plus tard. En 1901, elle est arrêtée pour meurtre et jugée en 1902. Peu après le procès, le New York Journal publie ce qui était censé être la confession de Jane Toppan à ses avocats où elle disait avoir tué plus de 31 personnes.

L'avis de l'expert : «Encore une infirmière, mais Jane Toppan était froide comme la glace. "C'est mon ambition, d'avoir tué plus de gens -plus de gens sans défense - que n'importe quel homme ou femme qui a jamais vécu", déclarait-elle.»





Aileen Wuornos, la tueuse du film "Monster"

Originaire de Floride, Aileen Wuornos naît en 1956. Sa mère n'a que 15 ans lorsqu'elle la met au monde, et Aileen Wuornos, violée à plusieurs reprises, tombe elle aussi enceinte à 13 ans. Aileen Wuornos se prostitue. Elle a 33 ans lorsqu'elle fait la connaissance d'une jeune femme dont elle tombe amoureuse. Jusqu'ici petite délinquante, elle commet son premier meurtre en 1989, un homme reconnu coupable de viol. S'en suivront sept autres meurtres avant qu'elle ne soit arrêtée alors qu’elle conduisait la voiture de l’une de ses victimes. Elle a été exécutée par injection létale en octobre 2002. L’actrice Charlize Theron a gagné l’Oscar de la meilleure actrice en 2003 pour son rôle dans le film Monster, réalisé par Patty Jenkins, et inspiré de la vie d’Aileen Wuornos.

L'avis de l'expert : «Aileen Wuornos est une rareté parmi les tueuses en série car elle était très violente et a tué avec une arme à feu. C'était une boule de haine en fusion mais elle a pris soin de voler ses victimes pour profiter de leur argent.»




Ivanova et Olga Tamarin, duo mère-fille à tendance cannibale


Originaires d'Estonie, Ivanova Tamarin et sa fille Olga, 17 ans, sévissent dans un petit village de leur pays. En juillet 1912, elles sont arrêtées à la suite de nombreux témoignages les accusant de faire dispaître chaque individu qui s'aventure à leur domicile. Et pour cause. Lorsque les enquêteurs pénètrent dans la maison, ils découvrent 27 cadavres mutilés, impossibles à identifier. Dans un entrepôt sont rangés les objets personnels des victimes, comprenant montres, sacs à main, et vêtements. Lors de la fouille, les enquêteurs découvrent une trappe qui mène à la cave, véritable salle de torture qui servait également de lieu de découpe. Les deux femmes avouent alors avoir dirigé une bande de 30 autres paysans qui, au cours des derniers mois, avaient volé et assassiné 40 personnes. La mère et la fille ont toutes les deux été exécutées.




Elfriede Blauensteiner, la veuve noire autrichienne



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Elfriede Blauensteiner



Née en Autriche, Elfriede Blauensteiner a empoisonné ses victimes pour en hériter. (Autriche, avril 2001.)

Née en 1931, à Vienne, (Autriche), Elfriede Blauensteiner a empoisonné ses victimes pour en hériter. En janvier 1996, elle a 64 ans lorsqu'elle confesse avoir tué cinq personnes, dont son mari, deux anciens amants et deux autres hommes. Surnommée la veuve noire par les médias, Elfriede Blauensteiner explique avoir tué ces hommes parce qu’ils «méritaient de mourir». Accro aux jeux, les autorités croient qu’elle a tué pour pouvoir financer sa dépendance. Pourtant, la sexagénaire n’a été accusée que d’un meurtre, celui d’Alois Pichler, un retraité de 77 ans mort en novembre 1995, quelques mois seulement après avoir rencontré Elfriede Blauensteiner par le biais d’une petite annonce. Le procureur l'a alors accusée de l'avoir empoisonné, lui faisant ingurgiter 20 pilules d’antidépresseurs, avant de le laisser toute la nuit dans une chambre, fenêtres grandes ouvertes, puis de le plonger dans un bain d’eau glacée, ce qui a causé une crise cardiaque fatale. La tueuse a été condamnée à la prison à vie. Elle est morte d’une tumeur au cerveau en novembre 2003 dans un hôpital viennois.

L'avis de l'expert : «Elfriede Blauensteiner était l'exemple type de la dame aimable et souriante qui semblait bien sous tous rapports, une vraie veuve noire.»




Rosemary West, meurtres en couple


Rosemary Letts naît en 1953, à Barnstaple (Royaume-Uni). Victime d’inceste de la part de son père durant son enfance, Rosemary rencontre celui qui deviendra son époux à l'âge de 15 ans, Fred West. Alors que son mari est incarcéré pour vol en 1970, Rosemary West commet son premier meurtre, une fillette de 8 ans. S'en suivront entre 1971 à 1994, 11 autres victimes, des jeunes femmes pour la plupart. Rosemary et Fred West leur faisaient miroiter un emploi, avant de les inciter à se rendre à leur domicile à Gloucester. Une fois qu’elles étaient sous leur emprise, ils les violaient et les torturaient avant de les étrangler ou de les étouffer. Lorsque le couple a été arrêté en 1994, les policiers ont découvert de nombreux ossements humains dans le jardin et sous les lattes du plancher. Avant d'être jugé, Fred West s’est pendu dans sa cellule, laissant son épouse seule face à la justice. En 1995, Rosemary West a été reconnue coupable de dix meurtres et condamnée à la prison à vie. Leur maison fut démolie un an plus tard pour décourager les chasseurs de souvenirs.

L'avis de l'expert : «Rosemary West était une "saleté infâme", le genre de tueuse qui encourage son compagnon à aller toujours plus loin.»





Martha Beck, la tueuse des petites annonces


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Martha Beck, l'empoisonneuse à l'arsenic. (Mars 1949.)


Originaire de Floride, Martha Beck, est née en 1920. Elle a 27 ans lorsqu'elle fait la connaissance Raymond Fernandez, de six ans son aîné, par le biais d'une petite annonce dans la rubrique des cœurs solitaires. L’homme a pour habitude de répondre aux petites annonces afin de rencontrer des femmes et de les escroquer. Mais Martha Beck, plutôt que de se laisser berner, s’associe à lui et abandonne ses deux enfants. Entre 1947 à 1949, Martha et Raymond tuent une vingtaine de femmes, de New York jusqu’au Michigan, rencontrées grâce aux annonces dans les journaux et deviennent les «Lonely Hearts Killers» (traduire «les tueurs des petites annonces»). Ils sont finalement arrêtés après le double meurtre d’une jeune veuve, Delphine Downing, et de sa fille âgée de 2 ans. Martha Beck et son associé seront exécutés sur la chaise électrique le 8 mars 1951.

L'avis de l'expert : «Martha Beck rêvait du prince charmant et du grand amour, mais elle était avant tout motivée par l'argent.»




Nannie Doss, l'arsenic pour modus operandi

Nannie Doss est née en Alabama en 1906. Entre 1920 et 1954, elle fait 11 victimes, parmi lesquelles se trouvaient quatre de ses cinq maris, ses sœurs, son fils, un neveu, deux enfants et sa mère. Violée par son mari, elle empoisonne son whisky. Quand son troisième mari meurt, sa maison flambe mystérieusement et Nannie Doss récolte l’argent de l’assurance. C'est la mort suspecte de son cinquième époux qui éveille les soupçons. L'autopsie révèle la présence d'arsenic dans le cadavre. Nannie Doss avoue alors ses meurtres, mais n'est pas condamnée à mort sous prétexte qu'elle est une femme. Elle était surnommée «Giggling Nanny» (la grand-mère ricaneuse en français), en raison de son rire nerveux lors du procès. Nannie Doss est morte en prison en 1965 à l’âge de 59 ans.

L'avis de l'expert : «Encore une veuve noire insoupçonnable. Elle a dit qu'elle avait tué parce qu'elle cherchait le vrai grand amour mais son seul amour était l'argent.»




Vera Renczi, l'empoisonneuse aux 32 amants


Née en 1903 à Bucarest, Vera Renczi est une jeune femme courtisée. Possessive et jalouse, elle suspecte son premier époux avec qui elle se marie en 1920, un riche homme d'affaires, de la tromper. Pour se venger, elle verse de l'arsenic dans son verre de vin avant de faire disparaître le corps. Même procédé avec son second mari, puis tous ceux qui s'en suivirent. Elle est arrêtée après qu'une femme porte plainte contre elle pour avoir couché avec son époux. Dans la cave de Vera Renczi, les enquêteurs découvrent 32 corps. Son fils, qu'elle avait eu avec son premier époux et qui avait découvert son macabre manège, fut lui aussi empoisonné. Diagnostiquée schizophrène et placée dans un centre de soins, Vera Renczi est décédée d'une hémorragie cérébrale peu avant ses 30 ans.

L'avis de l'expert : «Veuve noire, elle aussi, même si nous ne sommes pas certains que cette femme ait réellement existé.»


Source : Le Figaro Madame


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