Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

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Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 30 août 2017, 17:18

Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

La police allemande a dressé lundi le bilan de douze années d’enquête sur un infirmier, Niels Högel, tueur prolifique. Après «134 exhumations, et plusieurs centaines de témoignages, on peut prouver 90 meurtres et il y en a au moins autant qu’on ne peut pas prouver, a asséné le chef de l’enquête. Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l’histoire» de l’Allemagne.Niels Högel a généralement tué des patients à l’aide de surdoses médicamenteuses injectées lorsqu’ils étaient en réanimation. Il avait déjà été condamné en 2015 à la perpétuité.

Source : Libération le 28 août 2017

marathon
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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 30 août 2017, 17:21

Un infirmier allemand, Nils Högel, qui purge déjà une peine à perpétuité pour avoir tué deux patients, est soupçonné d'au moins 84 autres meurtres entre 2000 et 2005. Une liste macabre qui, de l’aveu même des enquêteurs, pourrait encore s’allonger.

Outre-Rhin, beaucoup parlent déjà de la plus vaste affaire criminelle depuis la Seconde guerre mondiale. Et pour cause : un infirmier allemand, Nils Högel, condamné à la perpétuité en 2005 pour avoir tué deux patients, est désormais soupçonné d'au moins 84 nouveaux meurtres par injections médicamenteuses surdosées dans la région de Brême (Basse-Saxe), entre 2000 et 2005, ont fait savoir lundi les enquêteurs.

"La commission d'enquête spéciale a établi 84 meurtres, en l'état actuel de l'enquête", a annoncé le chef de la police d'Oldenbourg, lors d’une conférence de presse. "Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l'histoire de la République fédérale", a indiqué pour sa part le chef de la commission. En juin 2016, les enquêteurs avaient établi la responsabilité du soignant dans 33 décès de patients dans plusieurs établissements de soins où il travaillait.


Des corps de victimes exhumés

"Qui sait combien de crimes pourront encore être identifiés ?", a admis le procureur à Oldenbourg. Selon la cheffe du parquet de cette même ville, "le suspect ne peut pas se souvenir de chaque cas. Mais dans plus de 30 cas, le suspect, qualifié lundi par Bild de "pire serial killer d'Allemagne", se souvenait des patients concrètement et de son comportement". Nils Högel avait ainsi confessé auprès d'un psychiatre une cinquantaine d'homicides, avant de reconnaître plus de soixante tentatives quelques mois plus tard. Ces aveux avaient entraîné, en 2014, de nouvelles investigations et, rappelle le quotidien allemand Bild, à l’exhumation de dizaines de corps de victimes présumées.


L'affaire avait éclaté en 2005, lorsque le suspect avait été surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst, où il exerçait alors. Un acte qui lui avait valu une première peine de sept ans et demi de réclusion en 2008, avant qu’il ne soit condamné à la perpétuité le 26 février 2015 pour les meurtres de deux patients et quatre tentatives. Pendant son procès, l’homme aujourd’hui âgé de 41 ans avait présenté ses excuses aux proches des victimes, tout en expliquant que les injections par piqûres qu'il pratiquait servaient à amener les patients au seuil de la mort, afin de démontrer sa capacité à les ramener à la vie et d’être hissé au rang de "héros". Il avait notamment évoqué "l’ennui" comme mobile.


De l’aveu même des enquêteurs, qui cherchent également à établir d'autres responsabilités - notamment parmi les responsables des hôpitaux - dans cette terrible suite de crimes, la liste complète de ses victimes pourrait ne jamais être établie avec certitude.




Source : LCI le 29 août 2017

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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 26 mars 2018, 10:46

Allemagne : l'infirmier qui tuait ses patients par "ennui" jugé pour 97 meurtres

Niels Högel a déjà été condamné à la prison à perpétuité pour les décès de six malades. En août, le chef de l'enquête avait jugé cette affaire "unique dans l'Histoire" de l'Allemagne.

Niels Högel avait justifié ses meurtres par l'ennui. L'infirmier allemand a été renvoyé lundi 22 janvier devant la justice pour répondre de 97 meurtres, a indiqué le parquet d'Oldenbourg, dans le nord de l'Allemagne. Déjà condamné à la prison à perpétuité pour les décès de six malades, l'homme de 41 ans est désormais mis en accusation pour 62 meurtres commis à l'hôpital de Delmenhorst et 35 dans celui d'Oldenburg, les deux établissements où il avait travaillé entre 1999 et 2005.


Selon l'accusation, l'infirmier a injecté à ses patients, généralement des personnes âgées, des surdoses médicamenteuses pour les amener à l'article de la mort. "Il agissait car il voulait démontrer ses compétences en matière de réanimation vis-à-vis de ses collègues et chefs et pour tromper l'ennui", a rappelé le parquet. En août, le chef de l'enquête, Arne Schmidt, avait jugé cette affaire "unique dans l'Histoire de la République fédérale" en raison de son ampleur.


Une affaire qui s'étale sur 13 ans

L'affaire avait éclaté en 2005, lorsqu'il avait été surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst, ce qui lui avait valu en 2008 sa première condamnation pour tentative de meurtre. L'enquête avait été relancée en janvier 2014 car l'intéressé avait admis auprès d'un codétenu une cinquantaine d'homicides. Par la suite, il avait dit à un expert psychiatre avoir commis une trentaine de meurtres et s'était aussi attribué une soixantaine de tentatives.



Source : RTL le 24 janvier 2018

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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 30 oct. 2018, 17:42

Niels Högel, le tueur au 100 victimes, «un pur psychopathe»




Ce mardi débute en Allemagne le procès de Niels Högel, accusé d'avoir tué plus de cent personnes par «ennui». Décrit dans sa jeunesse comme quelqu'un de «sympathique» et «amusant», retour sur le profil de celui qui se targue d'être le tueur le plus prolifique de l'après-guerre outre-Rhin.


Il se qualifie de «plus grand tueur en série de l'histoire de l'après-guerre». Niels Högel est jugé pour la troisième fois à partir de ce mardi dans le nord de l'Allemagne pour avoir tué plus d'une centaine de personnes par surdose médicamenteuse. En 2015, cet ancien infirmier avait déjà été condamné à perpétuité avec une peine de sûreté de 15 ans pour un double meurtre et quatre tentatives. Sans aucune empathie, Högel a tué ses victimes sans distinction d'âge, «pour tromper l'ennui» selon l'enquête de la police. Comment cet infirmier au départ sans histoire en est-il arrivé là? «Je pense qu'invoquer l'ennui, c'est une façade pour ce tueur, je penche plus pour de la dépression», explique au Figaro Gérard Bonnet, psychanalyste et auteur de Le remords, psychanalyse d'un meurtrier.

En 2000, le père de Niels Högel est touché par un infarctus et doit être opéré plusieurs fois. Dans le même temps, l'infirmier perd une amie dans un accident de la route. C'est à partir de cette période qu'on estime que cet Allemand de 41 ans a commencé à faire des victimes, période pendant laquelle il prenait des traitements anxiolytiques pour noyer son chagrin. En 2005, Högel sera finalement surpris en train d'injecter une substance non prescrite à un patient. Le début d'une longue découverte macabre.


Dès son enfance, Högel voulait se consacrer aux autres. Il a d'abord voulu être pompier puis médecin. Mais c'est finalement vers le métier d'infirmier qu'il se tourne, comme son père, faute de résultats suffisants à l'école. Un choix qui n'est pas forcément anodin. «Les soignants peuvent le devenir par culpabilité pour faire du bien parce qu'ils ont peur de faire du mal. On veut compenser une envie de détruire et malheureusement ça peut s'inverser», analyse Gérard Bonnet.

Un jeune homme «sympathique, serviable , amusant»

Nordwest Zeitung, un journal allemand, a recueilli de nombreux témoignages d'anciens camarades et professeurs du tueur. Pour beaucoup, Högel est dépeint comme quelqu'un de «sympathique, serviable , amusant», bien loin du monstre clinique, accusé d'avoir tué une centaine de personnes. Cette ambivalence exacerbée de la personnalité rend encore plus difficile et imprévisible le passage à l'acte. Même si en 1999, l'image du gentil infirmier bat de l'aile. Au sein de l'hôpital d'Oldenbourg (Allemagne), Niels Högel commence à boire de l'alcool et à avoir une peur panique de la mort. Quand il est de service les réanimations et les décès augmentent. Il sera finalement poussé dehors en 2002 avec une bonne lettre de recommandation. L'infirmier retrouvera un poste dans une clinique voisine, à Delmenhorst.


Lors de ses deux premiers procès, Högel avait précisé que son but n'est pas nécessairement de tuer mais d'emmener les malades au seuil de la mort. Une thèse confirmée par son psychiatre. D'après lui, quand il parvenait à ranimer des patients, il se sentait apaisé pour quelques jours, «c'était comme une drogue».

«C'est un petit infirmier sans histoire qui a voulu devenir quelqu'un d'historique, c'est du narcissisme exacerbé car avec ses actes il voulait sortir du lot», estime auprès du Figaro Stéphane Bourgoin, qui a rencontré plus de 70 tueurs en série à travers le monde. Pour lui, les actes de Niels Högel ne doivent rien à la folie. «Tout est prémédité, il n'y a pas d'irresponsabilité mentale. C'est un pur psychopathe qui va dépersonnaliser ses victimes», explique ce spécialiste des tueurs en série.

À l'hôpital, Niels Högel disposait de médicaments mais aussi de patients, rendant plus facile le passage à l'acte


«Un pauvre mec qui s'est donné les pouvoirs de Dieu»

Le petit-fils d'une victime de Niels Högel

que pour un tueur en série itinérant. D'une certaine manière, cette raison explique le nombre important de victimes de cet infirmier mortuaire, qui souhaitait être le garant de la vie d'autrui. «Dans un cas semblable, Donald Harvey [un infirmier de la mort américain qui a fait 87 victimes] m'a dit qu'il rêvait de devenir l'égal de Dieu c'est-à-dire de donner la vie ou la mort», ajoute Stéphane Bourgoin pour tenter d'expliquer les actes de l'Allemand. Une opinion partagée par Christian Marbach. Cet homme dont le grand-père a été tué par Niels Högel qualifie le tueur en série de «pauvre mec qui s'est donné les pouvoirs de Dieu».

Avec le début du procès ce mardi, Niels Högel aura jusqu'à la mi-mai pour s'expliquer devant les juges. «C'est important qu'il soit jugé pour lui montrer que c'est un sujet humain malgré ses meurtres», conclut le psychanalyste Gérard Bonnet. Face à lui, Högel aura 126 proches représentant la partie civile. Un contingent qui est peut-être loin du nombre de personnes tuées par Högel. Pour la police, il y aurait 180 victimes potentielles.

Source : Le Figaro le 30 octobre 2018

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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 30 oct. 2018, 17:50

Allemagne: A l'ouverture de son procès, l'infirmier Niels Högel avoue avoir tué 100 patients

JUSTICE Entre 2000 et 2005, l'infirmier est accusé d'avoir injecté des surdoses de médicament à des patients pour pouvoir les ranimer ensuite, afin de briller devant ses collègues...



Du bout des lèvres, l’infirmier a avoué. A l’ouverture de son procès, l’Allemand Niels Högel a reconnu ce mardi avoir tué 100 patients lorsqu’il était infirmier. Une affaire sans précédent depuis la guerre dans le pays.

Après une minute de silence à la mémoire des victimes et la lecture de l’acte d’accusation, la cour a demandé en fin de matinée à Niels Högel si les accusations le visant étaient justes. « Oui », a-t-il répondu à voix basse, avant d’ajouter de manière sibylline que ce qu’il a avoué « a bien eu lieu ». Surprise, la salle a accueilli ces aveux dans le silence. Précédemment, l’accusé avait écouté, tête baissée, sans expression, les noms des 100 personnes qu’il a tuées et qu’égrainait la procureure, Daniela Schiereck-Bohlmann.

« C’était le stress »

Cet homme de 41 ans, qui purge déjà une peine de prison à perpétuité depuis près de dix ans pour six crimes similaires, fait face dans la salle à des dizaines de proches de défunts. Tous veulent que justice soit rendue et achever leur deuil, mais aussi comprendre comment l’infirmier a pu tuer de 2000 à 2005 dans les hôpitaux où il travaillait sans que ses employeurs, la police ou la justice ne réagissent. « Tous les éléments étaient là, tout était connu. Pas besoin d’être Sherlock Holmes » pour comprendre qu’un meurtrier était à l’œuvre, martèle à l’AFP le petit-fils d’un défunt, Christian Marbach.


Interrogé par la cour, Niels Högel a commencé à apporter de premiers éléments de réponses sur sa vie et sa personnalité, expliquant s’être drogué aux analgésiques pour faire face à la pression d’un service de soins intensifs en sous-effectif. « C’était le stress. Avec les médicaments, ça me paraissait plus facile, tout simplement », a expliqué l’accusé, avant d’ajouter qu’il aurait dû réaliser que « ce métier n’était pas fait pour [lui] ».

Niels Högel n’a jamais exprimé de réels remords

Pendant cinq ans, Niels Högel a injecté, selon l’accusation intentionnellement, à des patients des médicaments pour provoquer un arrêt cardiaque avant de tenter de les ranimer, le plus souvent sans succès. Ses motifs : son désir de briller devant ses collègues en montrant ses talents de réanimation, et « l’ennui », selon le parquet. Il choisissait arbitrairement ses victimes, âgées de 34 à 96 ans.

L’expertise psychiatrique a révélé des troubles narcissiques et une peur panique de la mort. Jusqu’ici, Niels Högel n’a jamais exprimé de réels remords. Et selon des codétenus, il se satisfait d’être le plus grand criminel depuis la dernière Guerre en Allemagne.



Source : 20 Minutes le 30 octobre 2018

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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 25 nov. 2018, 18:40

L'infirmier meurtrier: «Je suis vraiment désolé»

L'homme jugé pour une centaine de meurtres commis dans des hôpitaux a présenté ses excuses lors de son procès à Oldenbourg.
L'ex-infirmier allemand Niels Högel s'est excusé jeudi à son procès pour la centaine de meurtres de patients qu'il a reconnus, une affaire hors norme dans l'histoire allemande d'après-guerre. (Jeudi 22 novembre 2018)



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Photo: AFP
L'ex-infirmier allemand Niels Högel s'est excusé jeudi à son procès pour la centaine de meurtres de patients qu'il a reconnus, une affaire hors norme dans l'histoire allemande d'après-guerre. (Jeudi 22 novembre 2018) Niels Högel, 41 ans, a déjà été condamné à la prison à perpétuité pour les décès de six malades. Son procès débute à dans le centre polyvalent d'Oldenbourg, faute de place suffisante au tribunal. ( Mardi 30 octobre 2018) En 2015, des exhumations sont réalisées dans un cimetière. L'infirmier a injecté à ses patients, généralement des personnes âgées, des surdoses médicamenteuses pour les amener à l'article de la mort afin de «démontrer ses compétences en matière de réanimation Une plaque commémorative à la mémoire des victimes du tueur en série Niels Högel. La clinique d'Oldenbourg est visée par une enquête. les enquêteurs estimant que les meurtres auraient pu être empêchés. La clinique Delmenhorst est aussi est visée



L'ex-infirmier allemand Niels Högel s'est excusé jeudi à son procès pour la centaine de meurtres de patients qu'il a reconnus, une affaire hors norme dans l'histoire allemande d'après-guerre.

«Je suis assis ici avec la conviction de devoir répondre à chacun des proches (des victimes). Je suis vraiment désolé», a-t-il dit, selon l'agence DPA. «S'il y avait un moyen de vous aider, je le ferais, croyez-moi», a-t-il encore déclaré.

A l'ouverture de son procès le 30 octobre, il avait reconnu les cent meurtres pour lesquels il est jugé à Oldenbourg dans le nord de l'Allemagne, ville qui abrite l'un des deux hôpitaux où M. Högel a tué ses patients.

Alors qu'il doit être interrogé sur chacun de ces cas, l'infirmier avait souligné mercredi, lors de la deuxième audience, qu'il ne se souvenait pas de toutes ses victimes mais qu'il ne pouvait pas «s'imaginer que quelqu'un d'autre (que lui) ait pu faire de telles choses».

Ajoutant à la confusion, malgré son admission à la première journée du procès, il a assuré mercredi qu'une des victimes n'est pas morte par sa faute. «C'est l'un des rares patients où je peux dire que je n'ai pas eu recours à des manipulations», terme qu'il emploie pour parler de ses crimes.

Jusqu'à 200 meurtres

De 2000 à 2005, Niels Högel, qui purge déjà une peine de prison à perpétuité depuis près de dix ans pour six crimes similaires, injectait des patients pour les amener à un arrêt cardiaque, avant de tenter de les ranimer. Ses motifs: tenter de briller devant ses collègues et l'ennui.

L'accusé de 41 ans a par ailleurs concédé que, comme le soupçonnent les policiers, le nombre de morts dans les hôpitaux d'Oldenbourg et Delmenhorst pourrait être plus élevé encore, sans pouvoir en être sûr du fait de ses trous de mémoire. «Chaque affaire, que je m'en souvienne ou non, me fait de la peine», a-t-il dit mercredi.

Pour les enquêteurs, Niels Högel a pu commettre jusqu'à 200 meurtres. L'ampleur de la série a choqué le pays et soulève la question de la responsabilité des hôpitaux et des autorités qui n'ont pas réagi malgré la surmortalité constatée dans ces établissements lorsqu'il était de service.

Sources : NXP/AFP le 22 novembre 2018

marathon
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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 29 nov. 2018, 10:47

“Oui, j'ai tué 100 personnes par ennui”
Pendant cinq ans, cet infirmier n'avait jamais été inquiété par ses collègues, ses employeurs, ou la justice.

Déjà condamné à perpétuité pour la mort de six personnes, Niels Högel est aujourd'hui suspecté d'avoir tué une centaine de personnes. Au moins.


Auprès de ses codétenus, il se vante d'être le "plus grand criminel allemand depuis la Seconde Guerre mondiale". La réalité et la justice risquent malheureusement de lui donner raison. Depuis le 30 octobre dernier, l'ancien infirmier Niels Högel, qui purge déjà une peine de prison à perpétuité pour des crimes en série sur six de ses patients, comparaît à nouveau devant la justice. Cette fois, il est jugé pour une centaine de nouveaux meurtres, commis en 2000 et en 2005. 35 à l'hôpital d'Oldenbourg, et 64 à la clinique de Delmenhorst, une commune voisine. Il vient également d'avouer tout récemment un autre crime, qui sera ajouté à cette liste funèbre.

Ce procès sans précédent dans l'histoire récente de son pays a été rendu possible par une enquête colossale, baptisée « Kardio », qui a nécessité plus de 134 exhumations. Dès l'ouverture de cette nouvelle audience et la lecture de l'acte d'accusation, Högel a reconnu du bout des lèvres les 100 meurtres qui lui sont imputés. "Oui. Cela a bien eu lieu", a-t-il chuchoté, sans affect. Une absence d'empathie qui semble la marque de fabrique de cet homme de 41 ans, père d'une adolescente.

Le tueur a choisi ses victimes totalement au hasard dans les hôpitaux où il officiait

Lors de son premier procès, il avait déjà expliqué qu'il tuait par "ennui" et par envie de briller auprès de ses collègues, en démontrant ses talents de réanimateur. Choisissant totalement au hasard l'un des patients des hôpitaux où il officiait, il aimait se prendre pour Dieu. Le mode opératoire était toujours le même : une injection d'un produit provoquant un arrêt cardiaque, suivie d'une tentative de ramener ses victimes, âgées de 35 ans à 96 ans, à la vie. Et bien souvent, sans succès. Mais lorsqu'il parvenait à ranimer des patients, Högel était apaisé pour quelques jours, selon son psychiatre : "Pour lui, c'était comme une drogue."

N'ayant pour le moment jamais exprimé le moindre remord ni invoqué le besoin d'abréger les souffrances de malades condamnés, le tueur en blouse blanche s'est borné à expliquer qu'à l'époque des faits, il était shooté aux analgésiques pour supporter la pression d'un service de soins intensifs en sous-effectif. "C'était le stress. Avec les médicaments, ça me paraissait plus facile, tout simplement", a expliqué l'accusé, qui a concédé qu'il aurait dû comprendre que "ce métier n'était pas fait pour lui". L'aiguille pour arme du crime et la vanité pour motif. Le profil de celui que les médias outre-Rhin ont rebaptisé "l'infirmier du diable" a glacé le sang de dizaines de familles de défunts.

Les familles des victimes ne comprennent pas comment il a pu s'en sortir si longtemps

Elles sont si nombreuses que le tribunal d'Oldenbourg était trop petit pour les réunir. Toutes espèrent obtenir enfin des réponses à la question qui les taraude : comment l'infirmier diabolique a-t-il pu, en cinq ans, tuer au moins 100 patients innocents sans être jamais aucunement inquiété par ses collègues, ses employeurs, ou la justice ? "Tous les éléments étaient là, tout était connu. Pas besoin d'être Sherlock Holmes pour comprendre ce qui se passait", s'indigne Christian Marbach, petit-fils d'une victime.

En effet, dès que le comportement de Niels Högel bascule du côté obscur, à la fin des années 1990, les décès trop nombreux et toutes ces réanimations dans les services où il officie, intriguent. Très vite, il est vu comme "l'oiseau de mauvaise augure" qu'on préfère éviter. Poussé vers la sortie fin 2002, il s'en tire pourtant bien, armé d'une belle lettre de recommandation qui lui permettra de continuer ses massacres ailleurs... Si le verdict est attendu pour mai 2019, "l'infirmier du diable" n'a pas encore livré tous ses secrets. Pour les enquêteurs, le nombre réel de ses victimes se monterait en réalité à plus de 200. Sans doute ne pourront-ils jamais le prouver devant la justice nombre d'entre elles ont été incinérées…


Source : Closer le 28 novembre 2018

marathon
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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 05 juin 2019, 11:37

Allemagne : un infirmier "tueur en série" accusé de plus de 200 meurtres


Niels Högel, un infirmier allemand, est accusé d’avoir causé la mort de plusieurs centaines de patients par injection de médicaments. Le procès en cours cherche également à comprendre le rôle des hôpitaux dans cette affaire.


A 42 ans, Niels Högel pourrait être impliqué dans le meurtre de centaines de personnes. Cet infirmier allemand, qui se décrit lui-même comme le "plus grand tueur en série de l’histoire de l’après-guerre", attend le verdict de son procès qui sera rendu le 6 juin.


Depuis 2015, Niels Högel est déjà condamné à perpétuité après avoir été reconnu responsable du décès de six patients. Mais le nombre réel de ses victimes pourrait être bien plus élevé : la police évoque plus de 200 morts, le porte-parole des victimes Christian Marbach va jusqu'à 300. Après avoir reconnu une responsabilité globale pour 100 décès, l'accusé a finalement reconnu 43 meurtres et dit ne pas se souvenir de 52 cas. Il a nié toute responsabilité dans cinq décès.

A lire aussi : Une infirmière japonaise avoue le meurtre d'une vingtaine de patients

" Rambo de la vaccination "

Né en 1976 dans le Nord de l’Allemagne, Niels Högel devient infirmier à 19 ans, comme son père et sa grand-mère. Fin 1999, il rejoint l'hôpital d'Oldenbourg. Les réanimations et les décès aux soins intensifs se multiplient quand il est de service. Il est poussé vers la sortie à partir de fin 2002, avec une bonne lettre de recommandation, et commence un nouveau travail à l’hôpital voisin de Delmenhorst début 2003. Ses collègues l’y surnomment le "Rambo de la réanimation" jusqu'à juin 2005, quand il est pris en flagrant délit.


Entre 2000 et 2005, il a ainsi injecté une surdose de médicaments à des dizaines de patients entraînant des arrêts cardiaques pour, dit-il, briller auprès de ses collègues en les réanimant. C'était, selon lui, "la seule façon d'appartenir à l'équipe". Mais la plupart de ses tentatives de réanimation ont échoué et de nombreuses victimes sont mortes.


130 corps ont été exhumés mais il sera impossible de dresser un bilan exact et ce pour plusieurs raisons : de nombreux patients ont été incinérés, l'expertise scientifique ne permet pas toujours d'apporter une preuve sans faille de son implication et l'accusé aime semer le trouble. Mais l'autopsie des corps exhumés de patients d'Oldenbourg a apporté la quasi-certitude que cet homme avait été à l'oeuvre.

"Pour lui, c'était comme une drogue"

"Je dois dire que l'empathie ne jouait pas un grand rôle pour moi à cette époque", a-t-il admis lors de son procès. Sans vouloir justifier ses actes, il a décrit son état de stress dans des services en sous-effectifs chroniques, une rupture sentimentale "traumatisante" et son recours dans la foulée aux analgésiques et à l'alcool. "Ce métier n'était pas fait pour moi. J'aurais dû le reconnaître", a déclaré Niels Högel.


De leur côté, les psychiatres ont établi que ce quadragénaire souffrait d'un sévère trouble narcissique et avait un besoin maladif de se mettre en valeur. Quand il parvenait à réanimer des patients, il se sentait apaisé pour quelques jours, selon l'analyse de référence du psychiatre Konstantin Karyofilis. "Pour lui, c'était comme une drogue".

Les hôpitaux complices de l’infirmier ?

Le procès doit aussi s’atteler à comprendre comment Niels Högel a pu, pendant cinq ans, tuer autant de personnes sans être arrêté. Car la vague de décès et l'utilisation extraordinairement élevée de produits cardiaques ne sont pas passées inaperçues. L'hôpital d'Oldenbourg s'était séparé de lui fin 2002 en invoquant une "perte de confiance", tout en lui remettant tout de même une lettre de recommandation élogieuse.

Des collègues et supérieurs hiérarchiques de cet hôpital, appelés à témoigner lors du procès, ont toutefois démenti avoir eu des soupçons ou on dit ne plus se souvenir. Devant cette "amnésie collective", le juge a entamé des poursuites contre dix personnes pour parjure et faux témoignages. Des responsables des deux hôpitaux devront en outre s'expliquer lors d'un procès séparé dans lequel Niels Högel sera interrogé comme témoin.



Source : France Info le 4 juin 2019

marathon
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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 07 juin 2019, 17:27

Perpétuité pour “l'infirmier du diable” allemand, reconnu coupable de 85 meurtres


La justice allemande a condamné jeudi un infirmier à la détention à perpétuité pour 85 meurtres, des crimes qui “dépassent l’entendement” selon le président du tribunal et font de lui l’un des pires tueurs en série de l’après-guerre.

Les crimes commis par Niels Högel, 42 ans, “dépassent l’entendement et toutes les limites connues”, a déclaré le président du tribunal d’Oldenbourg, dans le nord-ouest du pays, Sebastian Bührmann, en lui infligeant cette peine assortie d’une période de sûreté, qui rendra très difficile toute perspective de libération même au-delà de 15 ans de prison.

Il s’agit de la sentence la plus lourde dans le droit pénal allemand.

“Incompréhensible”, “inconcevable”

“Il y a tellement (de victimes) que l’esprit humain capitule devant le nombre”, a ajouté le magistrat dans une voix chargée d’émotion. “Ce que vous avez commis est incompréhensible, votre culpabilité est inconcevable”, a-t-il encore dit à l’adresse du condamné, resté impassible tout au long de l’énoncé d’une heure et demi.

L’homme est reconnu coupable d’avoir tué ses victimes, âgées de 34 à 96 ans, par injection médicamenteuse dans les hôpitaux où il a travaillé entre 2000 et 2005.


“Désir d’excitation”


“L’euthanasie ne jouait aucun rôle pour vous, vous ne vouliez pas aider. Vous avez tué pour vous sentir mieux”, a accusé le juge, parlant d’un “désir d’excitation”. “Il s’agit d’un jugement important et clair, donc je ressens une certaine satisfaction”, a réagi le porte-parole des victimes Christian Marbach, même si le tribunal a prononcé un non lieu dans 15 cas, faute de preuves suffisantes. Le juge s’en est excusé. “Je suis triste, nous voulions faire autant de lumière que possible”, a déclaré le président à l’intention des proches, dont certains essuyaient des larmes.


Plus de 200 victimes ?

Mais la réelle ampleur des meurtres ne sera de toute façon jamais connue, car de nombreuses personnes ont été incinérées. La police suspecte Niels Högel d’en avoir tué en réalité plus de 200.

Peines non cumulables

La peine infligée jeudi, assortie d’une interdiction à vie de pratiquer son métier, ne changera dans les faits pas grand-chose à sa situation. Car cet homme corpulent a déjà été condamné à la sentence la plus lourde en 2015 pour six meurtres, les peines n’étant pas cumulables.

Méthodes diaboliques


“Je veux sincèrement m’excuser auprès de chacun pour tout le mal que je vous ai fait pendant toutes ces années”, avait-il déclaré mercredi à l’adresse des proches des victimes, ajoutant être “jour et nuit” poursuivi par la “honte” et “les remords”. L’homme, en mal de gloire, dépendant aux analgésiques, provoquait des arrêts cardiaques chez ses patients choisis arbitrairement et tentaient de les réanimer, le plus souvent sans succès.


Plus de 130 exhumations avaient été nécessaires pour constituer le dossier à charge.

Source : 7 sur 7 le 6 juin 2019

marathon
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Re: Un serial-killer allemand aux 180 victimes ?

Messagepar marathon » 07 juin 2019, 17:30

Perpétuité pour “l'infirmier du diable” allemand, reconnu coupable de 85 meurtres


La justice allemande a condamné jeudi un infirmier à la détention à perpétuité pour 85 meurtres, des crimes qui “dépassent l’entendement” selon le président du tribunal et font de lui l’un des pires tueurs en série de l’après-guerre.

Les crimes commis par Niels Högel, 42 ans, “dépassent l’entendement et toutes les limites connues”, a déclaré le président du tribunal d’Oldenbourg, dans le nord-ouest du pays, Sebastian Bührmann, en lui infligeant cette peine assortie d’une période de sûreté, qui rendra très difficile toute perspective de libération même au-delà de 15 ans de prison.

Il s’agit de la sentence la plus lourde dans le droit pénal allemand.

“Incompréhensible”, “inconcevable”

“Il y a tellement (de victimes) que l’esprit humain capitule devant le nombre”, a ajouté le magistrat dans une voix chargée d’émotion. “Ce que vous avez commis est incompréhensible, votre culpabilité est inconcevable”, a-t-il encore dit à l’adresse du condamné, resté impassible tout au long de l’énoncé d’une heure et demi.

L’homme est reconnu coupable d’avoir tué ses victimes, âgées de 34 à 96 ans, par injection médicamenteuse dans les hôpitaux où il a travaillé entre 2000 et 2005.


“Désir d’excitation”


“L’euthanasie ne jouait aucun rôle pour vous, vous ne vouliez pas aider. Vous avez tué pour vous sentir mieux”, a accusé le juge, parlant d’un “désir d’excitation”. “Il s’agit d’un jugement important et clair, donc je ressens une certaine satisfaction”, a réagi le porte-parole des victimes Christian Marbach, même si le tribunal a prononcé un non lieu dans 15 cas, faute de preuves suffisantes. Le juge s’en est excusé. “Je suis triste, nous voulions faire autant de lumière que possible”, a déclaré le président à l’intention des proches, dont certains essuyaient des larmes.


Plus de 200 victimes ?

Mais la réelle ampleur des meurtres ne sera de toute façon jamais connue, car de nombreuses personnes ont été incinérées. La police suspecte Niels Högel d’en avoir tué en réalité plus de 200.

Peines non cumulables

La peine infligée jeudi, assortie d’une interdiction à vie de pratiquer son métier, ne changera dans les faits pas grand-chose à sa situation. Car cet homme corpulent a déjà été condamné à la sentence la plus lourde en 2015 pour six meurtres, les peines n’étant pas cumulables.

Méthodes diaboliques


“Je veux sincèrement m’excuser auprès de chacun pour tout le mal que je vous ai fait pendant toutes ces années”, avait-il déclaré mercredi à l’adresse des proches des victimes, ajoutant être “jour et nuit” poursuivi par la “honte” et “les remords”. L’homme, en mal de gloire, dépendant aux analgésiques, provoquait des arrêts cardiaques chez ses patients choisis arbitrairement et tentaient de les réanimer, le plus souvent sans succès.


Plus de 130 exhumations avaient été nécessaires pour constituer le dossier à charge.

Source : 7 sur 7 le 6 juin 2019


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