Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 08 juin 2018, 18:11

L'ex-épouse de Michel Fourniret confirme les aveux de son mari pour deux nouveaux meurtres


Monique Olivier a confirmé mardi devant une juge d'instruction parisienne l'implication de son ex-mari dans les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce, ouvrant la voie à un nouveau procès.


Ses aveux ouvrent la voie à un nouveau procès Fourniret, probablement d'ici la fin de l'année 2019. Vendredi, Monique Olivier, l'ex-épouse du tueur en série, a confirmé l'implication de son mari dans les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce, tuées au début des années 1990 dans l'Yonne. Le tueur en série avait formulé des aveux "réitérés" pour ces deux crimes en février.

Un non-lieu faute de preuves en 2011. Monique Olivier, condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 2008 pour complicité dans quatre des sept meurtres commis par son ex-mari, est entendue depuis mardi par la juge d'instruction parisienne Sabine Kheiris, chargée de ces deux dossiers. En 2005, l'ancienne épouse du tueur avait déjà confié l'implication de ce dernier dans ces meurtres à des policiers belges, mais elle s'était rétractée un an plus tard, expliquant que ces déclarations lui avaient été extorqués par la violence. Depuis, malgré la demande de la mère de Joanna Parrish, elle n'avait plus jamais parlé.

À l'époque, ses aveux avaient malgré tout permis à la justice de mettre Michel Fourniret en examen, après quinze ans d'enquête sans piste solide. Mais "l'ogre des Ardennes" avait bénéficié d'un non-lieu en 2011, faute de preuves suffisantes.

Le corps de Joanna Parrish "près d'une rivière". Depuis, la donne a changé : Michel Fourniret a lui-même reconnu ces crimes devant la juge d'instruction en janvier. Après quelques jours d'interrogatoires, et alors qu'un climat de confiance s'était instauré, Monique Olivier a donc consenti à parler à la magistrate "pour les familles" des victimes, vendredi. D'après son avocat Richard Delgenes, l'attitude de la septuagénaire, qui cherche à prendre du recul sur sa participation à "toutes ces horreurs", a beaucoup évolué en dix ans de détention.

Selon les informations d'Europe 1, Monique Olivier n'a pas reconnu les visages des jeunes filles sur les photos présentées par la juge d'instruction, mais a réitéré ses déclarations de 2005. Elle a d'abord confirmé qu'elle et son mari avaient fait monter Joanna Parrish dans leur véhicule sur le bord de la route d'Auxerre, en 1990, puis qu'elle était descendue de voiture pour ne pas assister au meurtre, avant d'apercevoir le corps de l'assistante d'anglais "près d'une rivière". Celui-ci avait été retrouvé sur les bords de l'Yonne, à l'écluse de Monéteau, portant des traces de viols.

Une piste pour retrouver le corps d'une victime ? Concernant Marie-Angèle Domèce, Monique Olivier a affirmé que son ex-époux l'avait repérée à l'épicerie de Saint-Cyr-les-Colons, avant de la faire monter, elle aussi, dans sa voiture. Là encore, la septuagénaire dit être sortie du véhicule au moment du viol et du meurtre. Selon son récit, Michel Fourniret aurait ensuite caché son corps dans le coffre, avant de s'en débarrasser pendant la nuit.

Pour ce deuxième meurtre, l'enjeu est capital : le corps de Marie-Angèle Domèce n'a jamais été retrouvé. Les précisions de Monique Olivier, par exemple sur les horaires précis d'absence de son mari cette nuit-là, pourraient permettre aux enquêteurs de cibler leurs recherches.



Source : Europe 1 le 8 juin 2018

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 08 juin 2018, 18:13

Affaire du trésor du "gang des postiches" : Fourniret jugé pour assassinat du 13 au 16 novembre aux assises


Le tueur en série, déjà condamné en 2008 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sept jeunes filles, sera jugé du 13 au 16 novembre.


Renvoyé aux assises pour l'assassinat en 1988 de l'épouse d'un ancien codétenu qui lui avait permis de mettre la main sur le magot du "gang des postiches", le tueur en série Michel Fourniret sera jugé du 13 au 16 novembre, a indiqué jeudi le parquet général de Versailles.

Déjà condamné à la perpétuité. Déjà condamné à la perpétuité en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles et détenu en Alsace, Michel Fourniret, 76 ans, est renvoyé devant la cour d'assises des Yvelines aux côtés de son ex-épouse Monique Olivier, 69 ans, poursuivie notamment pour complicité d'assassinat. Le couple, qui a divorcé en 2010, devra également répondre de recel de ce trésor.

Un trésor enterré dans un cimetière. A la différence des meurtres de jeunes filles, précédés de viol ou tentative de viol, commis entre 1987 et 2001, l'assassinat dont Fourniret est cette fois accusé repose sur un mobile crapuleux. La victime, Farida Hammiche, dont le corps n'a jamais été retrouvé, était mariée au braqueur Jean-Pierre Hellegouarch, qui avait partagé la cellule de Fourniret à Fleury-Mérogis, en banlieue parisienne, entre 1985 et 1987. En mars 1988, âgée de 30 ans, elle avait contacté Fourniret pour lui demander de l'aider à déterrer un trésor dans un cimetière du Val-d'Oise. Hellegouarch, à l'époque toujours incarcéré, avait eu vent de l'emplacement d'une caisse à outils renfermant le trésor par un ancien codétenu, un Italien qui s'était évadé de prison avec un membre du "Gang des postiches" et qui avait recueilli les confidences de ce dernier.

Il tue pour "se servir lui-même". L'enquête a permis d'établir que les 20 kilos de lingots et pièces d'or (des napoléons et pesos mexicains) faisaient partie du magot de cette célèbre entreprise criminelle, spécialisée dans les braquages de banques et qui opéra à Paris entre 1981 et 1986. L'or une fois déterré, Fourniret et Farida Hammiche l'avaient caché au domicile de la jeune femme, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Fourniret n'aurait alors rien reçu en échange ou pas assez à son goût, selon les diverses versions données par le couple. Fourniret décide donc "de se servir lui-même", comme il l'a relaté aux enquêteurs en 2005. Il attire la jeune femme dans un guet-apens, la poignarde avec une baïonnette puis l'étrangle, avant de l'enterrer dans une zone isolée du sud des Yvelines, pour pouvoir faire main basse sur le magot. Le corps de la victime n'a jamais été retrouvé.



Source : Europe 1

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 24 juin 2018, 18:47

Expertise de Michel Fourniret par le Dr. Jean-Luc Ployet en mars 2005...


"Vous savez que je peux vous étrangler, vous aussi" affirme Michel Fourniret au Dr. Jean-Luc Ployet

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 13 sept. 2018, 18:51

Disparition d'Estelle Mouzin : des fouilles chez l'ex-femme de Michel Fourniret



Quinze ans après la disparition de la fillette, les juges chargés de l'affaire ont lancé des fouilles cette semaine chez l'ex-femme du tueur en série déjà condamné pour sept meurtres, et suspect dans cette affaire hors norme.

Quinze ans après la disparition de la fillette, les juges chargés de l'affaire ont lancé des fouilles cette semaine chez l'ex-femme du tueur en série déjà condamné pour sept meurtres, et suspect dans cette affaire hors norme.


Quinze ans après, l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin rebondit. Cette semaine, les juges chargées de l'enquête sur la disparition de la fillette en 2003 en Seine-et-Marne ont ordonné des fouilles chez l'ex-femme du tueur en série Michel Fourniret dans les Yvelines, a indiqué une source proche de l'enquête. «Des fouilles ont commencé (...) la terre a été creusée», a déclaré cette source à l'AFP, sans donner davantage de détails.


La fillette de 9 ans a disparu le 9 janvier 2003, vers 18 heures, sur le chemin entre son école et son domicile, à Guermantes, en Seine-et-Marne. Malgré plusieurs opérations de police de grande envergure et une mobilisation massive de sa famille, l'enfant est restée introuvable. Depuis, sept juges se sont succédé, mais l'enquête ne laisse entrevoir aucune issue. Seule certitude: il s'agit d'un enlèvement.

L'ombre de Michel Fourniret

Peu de temps après la disparition, un premier suspect sérieux est auditionné. Il s'agit de Michel Fourniret, un tueur en série arrêté en 2003 en Belgique pour tentative d'enlèvement d'une autre fillette. Si cet homme avouera les meurtres de sept jeunes filles entre 1987 et 2001, il nie cependant toute implication dans l'affaire Mouzin. Michel Fourniret dispose d'un alibi: son épouse assure qu'il était à leur domicile le soir des faits. Par ailleurs, Michel Fourniret indique avoir passé un coup de téléphone à son fils depuis son domicile belge le 9 janvier 2003 à 20 heures, soit à plus de 260 kilomètres de Guermantes. Cet alibi est retenu par les enquêteurs bien qu'il soit fragile. En effet, l'appel n'a pas abouti. Il est donc impossible de savoir avec certitude si Michel Fourniret était bien derrière le combiné.

L'affaire connaîtra de nombreux rebondissements au fil des années, mais l'ombre de Michel Fourniret, 75 ans, plane toujours sur cette affaire. Début 2007, la police avait une première fois mis «l'ogre des Ardennes» hors de cause dans cette affaire. Six ans plus tard, l'expertise de milliers de poils et cheveux prélevés dans sa voiture n'avait pas non plus permis de trouver de traces d'Estelle. L'avocat de Michel Fourniret avait alors rappelé que son client niait tout lien avec l'affaire.

En mars, l'avocate du père de la fillette avait toutefois affirmé que le tueur en série avait livré des «aveux en creux» sur son implication dans cette disparition, dans le cadre d'auditions relatives à la disparition de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece. Les avocats d'Eric Mouzin, qui estiment que la piste Fourniret n'a «pas été sérieusement explorée» par la police dans cette affaire, ont été déboutés en mai de leur demande de décharger la PJ de Versailles de l'enquête.


Source : Le Figaro le 7 septembre 2018

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 26 sept. 2018, 10:31


Michel Fourniret présent ce mardi dans l'Yonne



Le tueur en série est soupçonné des meurtres de deux jeunes filles dans l'Yonne il y a près de trente ans, Joanna parrish et Marie Angèle Domèce. Michel Fourniret s'est rendu entouré de gendarmes sur les bords de l'Yonne à Monéteau puis en centre ville à Auxerre.



Michel Fourniret agé de 76 ans a été entendu six fois en février et mars où il avait avoué les meurtres de Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece à la fin des années 80 et début 90.


Le 17 mai 1990, le corps nu de la Britannique Joanna Parrish, assistante d'anglais au lycée Jacques-Aymot d'Auxerre, avait été retrouvé à Monéteau. La jeune femme de 20 ans avait été violée et battue avant sa mort. Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, avait disparu le 8 juillet 1988 dans l'Yonne, à 19 ans. Son corps n'a jamais été retrouvé.


Ce déplacement "vise notamment à _obtenir des indications sur l'endroit où pourrait se trouver le corps de Marie-Angèle Domece_", nous a confié maitre Didier Seban l'un des avocats des familles . L'ex-épouse de Fourniret, Monique Olivier, avait confirmé en juin l'implication du tueur en série dans les deux meurtres. Elle l'avait déjà désigné à plusieurs reprises avant de se rétracter.

Fourniret avait contesté auparavant son rôle dans les deux disparitions, y compris devant la cour d'assises des Ardennes, où il a été condamné en 2008 à la perpétuité incompressible pour sept meurtres. La magistrate pourrait clore son instruction à la fin de l'année, ouvrant la voie à un nouveau procès courant 2020, selon les avocats des familles des jeunes filles.



Source : France Bleu Auxerre le 25 septembre 2018

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 26 sept. 2018, 10:34

Michel Fourniret dans l'Yonne : de nouvelles fouilles prévues mercredi


Le tueur en série s'est rendu hier matin à Monéteau et ensuite à Auxerre. Un déplacement à la demande du juge d'instruction dans le cadre de la disparition de Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish en 1988 et 1990.

Des fouilles auront lieu ce mercredi en sa présence à Saint Cyr les Colons.

Michel Fourniret soupçonné d'avoir tué les deux jeunes femmes a d'abord nié avant de finalement faire des aveux en février et mars dernier. Le corps de Marie-angéle Domèce n'a jamais été retrouvé.

60 gendarmes et policiers mobilisés toute la journée. Un déplacement à grand renfort de sécurité qui n'est pas passé inaperçu à Monéteau et Auxerre.


Au centre ville d'Auxerre, place Charles Surruge devant la poste, pendant près d'une heure. Plusieurs fourgons de gendarmerie, des motards et plusieurs dizaines de policiers et gendarmes empêchent les passants de s'approcher. Un petit groupe avance rue Schaeffer. Parmi eux on aperçoit un homme à la barbe et les cheveux gris, un gilet pare balle recouvre son pull bleu clair. C'est Michel Fourniret.

Les passants, tenus à distance par un important dispositif de sécurité assistent à la scène incrédule comme Françoise : "Pour les familles ce doit être dur, c'est terrible, j'en ai les larmes aux yeux."


Le convoi se rend ensuite à la maison d'arrêt d’Auxerre puis place Saint Nicolas sur les bords de l’Yonne. Les forces de l' ordre bloquent les quais mais de l'autre côté de la rive on aperçoit de nouveau le tueur en série descendre d'un fourgon , remonter une ruelle en direction du lycée Jacques Amyot où Joanna Parrish était assistante d'anglais en 1990. Quelques minutes plus tard le dispositif est levé.

Mais cela n'est pas terminé pour autant Des fouilles doivent être réalisées ce mercredi près de Saint-Cyr-les Colons, en présence de Michel Fourniret pour tenter de retrouver le corps de Marie Angèle Domèce.


Il reste une grande énigme dans ce dossier- Maître Seban

Maitre Seban avocat des familles de Marie Angéle Domèce et Joanna Parrish : _" Michel Fourniret est passé aux aveux, Monique Olivier a confirmé les aveux qu'elle avait passé antérieurement, donc on a les deux auteurs des deux meurtres de Joanna Parrish et Marie Angèle Domèce. Il reste une grande énigme dans ce dossier,_ce qu'est devenu le corps de Marie Angèle et je crois que c'est l'objectif du juge de raviver la mémoire de Fourniret et d'essayer d'obtenir de lui des indications sur le lieu où se trouve le corps. c'est important pour le deuil, c'est important pour donner une sépulture décente à cette jeune fille."



Source : France Bleu Auxerre le 25 septembre 2018

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 28 sept. 2018, 19:52

Affaire Fourniret : "Il veut rester le maître de l'enquête"



Michel Fourniret a été amené dans l'Yonne pendant deux jours, mardi et mercredi. Les enquêteurs recherchent toujours le corps d'une de ses victimes, en 1988, Marie-Angèle Domece. A quoi joue Michel Fourniret ? Entretien avec Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série.

Michel Fourniret a été déplacé à Monéteau mardi (Yonne), là ou le corps de Joanna Parrish, une jeune assistante britannique, avait été découvert en 1990.

Pourquoi Michel Fourniret a-t-il avoué ces deux meurtres dans l'Yonne, celui de Joanna Parrish, en 1990, et celui de Marie Angèle Domece, en 1988 ? Il est déjà condamné à la perpétuité pour d'autres meurtres. Pourquoi ces aveux, près de 30 ans après les faits ?


]Stéphane Bourgoin : Il les a déjà avoués deux fois auparavant par des courriers avant de les reconnaître oralement, on peut penser que c’est une manière pour lui de revenir au centre de l’actualité. Lors de son procès en 2008 à Charleville-Mézières (Ardennes), j’avais indiqué à beaucoup de journalistes qu’un jour ou l’autre, Michel Fourniret avouerait d’autres crimes. Parce qu’il y en a beaucoup d’autres encore à découvrir, mais qu’il choisirait le moment.

Quelles sont ses motivations ?

C’est purement narcissique. C’est de montrer que même si il est condamné à une réelle perpétuité incompressible, c’est lui qui reste le maître et qui dirige en quelque sorte l’enquête.

Mardi et mercredi, lorsqu'il a été amené dans l'Yonne, des sources proches du dossier nous ont dit qu'il était très directif. Il voulait, par exemple, que les rues du centre-ville d'Auxerre soient vides. Ça ne vous surprend pas j'imagine ?

Non, souvenons-nous à son procès il y a dix ans, il avait brandi un carton et il avait dit, "sans huis clos, bouche cousu". Lors des fouilles dans deux de ses maisons du crime, il avait attendu que les hélicoptères des médias soient au-dessus de sa tête, pour indiquer ou se trouvaient les corps de ses victimes. C’est lui qui dirigeait en quelque sorte, les fouilles. Il était visiblement très content de l’attention qu’on lui portait.



Et cette semaine dans l’Yonne, pensez-vous qu’il balade les enquêteurs ou il sait vraiment où il va ?

Il y a un peu des deux, parce que notamment pour la découverte d’un autre corps, celui de Farida Hammiche, un meurtre pour lequel il doit être jugé le 13 novembre, il ne s’est pas souvenu de l’endroit exact ou était enterré le corps alors qu’il était visiblement coopératif. On peut penser aussi comme c’est un joueur d’échec, un manipulateur, un psychopathe qui n’a pas d’empathie pour ses victimes qui les dépersonnalise, que c’est une façon pour lui, de jouir à nouveau de ses crimes.

Et puis il y a cette étrange relation avec son épouse et complice, Monique Olivier. C'est vraiment un couple infernal, dans votre livre qui va paraître dans un mois, vous parlez de cette relation ?

Pas tout à fait, je publie d’ailleurs pour la première fois, l’ensemble de leurs expertises psychologiques qui font à peu près 120 pages, et qui sont absolument glaçantes. Jusqu'à sa rencontre avec Monique Olivier, lorsqu'il sort de prison en 1987, c’est déjà un prédateur sexuel depuis près de 20 ans, mais il n’a jamais tué. Monique Olivier lui a donné en quelque sorte son permis de tuer.

Au-delà des deux affaires qui nous concernent, ici, dans l'Yonne, est-ce qu'on peut penser qu'il y a d'autres victimes dont on ne sait rien ?


Oui. dans mon livre* d’ailleurs, je parle d’au moins six autres victimes potentielles et d’autres lieux qui vont peut-être être explorés par les enquêteurs. On a une période de dix ans entre 1990 et 2000 où il est actif de manière criminelle par des agressions, des tentatives d’enlèvement, mais on n’a pas de meurtre. Sauf que Monique Olivier l’accuse au moins d’avoir attaqué une baby sitter en août 1993. Elle a assisté à ce meurtre dans leur maison en Belgique. Mais cette baby sitter n’a jamais été retrouvée, ni identifiée.


Source : France Bleu Auxerre le 28 septembre 2018


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