Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

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Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 16 janv. 2017, 17:26

L'affaire rebondit: les Fourniret bientôt de retour devant les assises


En 1988, Michel Fourniret, accompagné de son épouse, Monique Oliver, tue Farida Hammiche, pour s’approprier l’or du gang des Postiches. Près de 20 ans après, le procès d’assises devrait enfin s’ouvrir dans les Yvelines (France). Monique Olivier, qui pouvait espérer une libération d’ici quelques années, pourrait voir sa peine s’allonger.


Les « ogres des Ardennes », seront bientôt de retour devant la justice. Michel Fourniret et son ex-épouse et complice diabolique, Monique Olivier, devraient bientôt comparaître devant la cour d’assises des Yvelines pour l’assassinat de Farida Hammiche. Après les réquisitions du parquet de Versailles, le juge d’instruction devra rendre une ordonnance de renvoi afin que le procès puisse s’ouvrir devant la cour d’assises.


Source : Sud Info le 16 janvier 2017




Un article de Patricia Tourancheau du journal Libération du 8 mai 2008


Fourniret, tueur pour un trésor


Disparue corps et biens, Farida Hammiche. Elle avait 28 ans. Elle était femme de braqueur. Le 12 avril 1988, elle a été trucidée pour un trésor par Michel Fourniret, le pote de détention de son mari. Il a fini par l'avouer seize ans plus tard, mais n'a pas révélé l'endroit où il l'avait enterrée. Il n'est même pas jugé pour ce crime déclaré prescrit, alors qu'il endosse des meurtres antérieurs. Au procès Fourniret, devant la cour d'assises des Ardennes, la journée du 14 mai sera consacrée à Farida, avec sa soeur et son mari, mais uniquement dans le cadre de l'examen de personnalité des accusés. Comme si la mort de Farida Hammiche était passée par pertes et profits.

Fille d'ouvrier algérien de la cité Balzac à Vitry-sur-Seine, la jeune femme aux boucles brunes et au sourire lumineux avait scellé son destin à celui de Jean-Pierre Hellegouarch, un Breton né à Pontivy en 1943, devenu chaudronnier et surtout voyou, d'extrême gauche. En 1965, une attaque à main armée dans l'Espagne franquiste, jugée «politique», lui avait valu une condamnation à la peine de mort, commuée en quarante ans de prison. Evadé en juillet 1979 du pénitencier de Burgos en compagnie de militants basques, Hellegouarch prend une fausse identité et trouve un point de chute dans le Val-de-Marne. Il rencontre Farida Hammiche et le couple s'installe à Vitry-sur-Seine.

Au début des années 80, le Breton procure des armes à ses amis basques, en vend également à des militants d'Action directe, continue les hold-up, réceptionne un kilo d'héroïne du Liban et participe avec des anarchistes franco-espagnols à un trafic de faux travellers chèques pour escroquer la City Bank américaine.

Imbécile heureux

Emprisonné à Fleury-Mérogis en 1984, Jean-Pierre Hellegouarch partage sa cellule avec un certain Michel Fourniret, un type taciturne et «assez plat» qui lit et écrit «dans son coin», un «ingénieur» qui «disait avoir mis au point une machine pour la cordonnerie» (1) : «C'était plutôt un autodidacte qu'un intellectuel.» Fourniret, que sa deuxième épouse a «abandonné», lorgne les photographies de la belle Farida qui tapissent le mur de son voisin. Hellegouarch croit que son codétenu a été enfermé pour un unique «attentat à la pudeur sur la région de Versailles». Il s'agit en réalité de treize agressions sexuelles de jeunes filles. «Il a eu des conflits avec d'autres détenus car il était là pour moeurs», rapporte le braqueur Hellegouarch qui protège le «pointeur» : «Les menaces ont stoppé. A partir de là, Fourniret a marqué une sorte de reconnaissance, un peu servile, et puis a collé à mes talons.»

Jugé à Evry en juin 1987, Fourniret annonce à Hellegouarch qu'il va sortir et qu'il «a connu une femme». Après sa libération le 22 octobre 1987, Fourniret débarque à l'improviste devant la porte de Fleury-Mérogis, un jour de parloir, pour attendre Farida. Il lui dit qu'il connaît son homme, lui donne son numéro de téléphone et son adresse dans l'Yonne. Puis vient la voir de temps en temps, accompagné de Monique Olivier. Hellegouarch le sait et n'y voit rien de mal : «Pour moi Fourniret était un imbécile heureux qui s'accrochait à moi comme à une bouée de sauvetage.» En mars 1988, Hellegouarch apprend de la bouche d'un codétenu italien, Gian Luigi Esposito, qu'un trésor en lingots et pièces d'or a été caché dans un cimetière du Val-d'Oise. «Par défaut, Fourniret traînant dans mes pattes, j'ai pensé qu'il pourrait aller récupérer le magot, car il me semblait inoffensif et de plus, il avait des mains de jardinier», explique Hellegouarch, qui en cause à Farida : «Elle a été d'accord, car nous ne considérions pas Fourniret comme un délinquant mais comme un type normal qui a dérapé.»

Une aubaine pour un Fourniret sans le sou qui accepte la proposition de Farida Hellegouarch en échange de «500 000 francs». Les voilà qui partent à trois de nuit en expédition dans le cimetière de Fontenay-en-Parisis (Val-d'Oise). Farida et Michel creusent la jardinière à l'arrière de la tombe de Louis Gloriand et découvrent «une caisse à outil en métal». «Quand nous récupérions l'or caché, on était comme frère et soeur», dira Fourniret. Ils se fichent pas mal de l'origine des fonds. Jusqu'aux révélations de Libération le 24 juillet 2004, ils ignorent que ces «34 lingots et ces milliers de pièces d'or» constituent le trésor de guerre du gang des Postiches. Ce gang, qui a écumé les banques à Paris de 1981 à 1986, a eu le tort d'enterrer là son magot sous les yeux d'Esposito. Celui-ci s'était évadé en hélicoptère de la prison de Rome avec André Bellaïche, le cerveau de la bande.

Riches désormais, Farida et le couple Fourniret filent à Vitry-sur-Seine chez les Hellegouarch. Bon bricoleur, Michel Fourniret «aménage une cache au-dessus de la porte des WC» pour entreposer les lingots et enfourne les pièces dans des tubes en PVC. Il touche sa commission d'un demi-million de francs et repart dans l'Yonne avec son épouse enceinte. «Sans travail et en état d'impécuniosité relative», Fourniret finit par se raviser : «J'ai décidé de m'approprier cet or. Il y avait de quoi faire face au besoin. L'idée s'est imposée à moi.»

Quatre semaines après l'exhumation de l'or, le 12 avril 1988, Michel Fourniret demande à Farida de l'aider à «chercher des armes dissimulées en forêt de Rambouillet». Arrivé à Clairefontaine (Yvelines), en face de son ancienne maison, route de Paincourt, dans une carrière de sable, l'Ardennais transperce Farida avec une baïonnette et puis l'étrangle. Il enterre son corps plus loin, «pas trop profondément». Il file chez les Hellegouarch avec Monique Olivier, rafle des lingots et pièces d'or, mais pas tout.

Il a un plan. «Un stock réduit de moitié laisserait supposer que Farida pouvait avoir été victime de l'indélicatesse d'un homme de rencontre», expliquera Fourniret. Il laisse dans la trappe au-dessus des toilettes 300 000 francs que Jean-Pierre Hellegouarch découvrira une fois libéré : «Il a tout fait pour faire croire que Farida était partie avec une grande partie de l'argent. Un voleur aurait tout pris», dira le braqueur. Fourniret abandonne la Fiat Uno de Farida sur le parking d'Orly et participe aux recherches avec les soeurs Hammiche. Pour brouiller encore les pistes, Monique Olivier téléphone à deux reprises à la prison en se faisant passer pour Farida Hellegouarch et réclamer des parloirs en son nom. Des parloirs fantômes. Quand leur fils Sélim naît en septembre 1988, les Fourniret lui donnent même Jean-Pierre Hellegouarch comme parrain.



Après sa libération fin 1988, Hellegouarch revoit Fourniret : «Complètement mielleux, il participe à mon malheur, insinuant que Farida a pu partir avec quelqu'un d'autre, que la tentation a été trop forte.» Pour en avoir le coeur net, le braqueur débarque un jour chez Fourniret installé dans une masure à Floing (Ardennes) pour jauger «s'il y avait un mieux financier» mais «là, quand je les ai vus, c'étaient les Thénardier avec leur gosse, des pauvres, des vrais pauvres». Hellegouarch coupe les cheveux de Fourniret, vraiment dans la dèche, passe la nuit dans la caravane au fond du jardin, et conduit le matin son ancien codétenu «dans un atelier de mécanique, aux aurores, dans le brouillard, quelque chose à casser le moral». Hellegouarch n'a plus aucun doute, jusqu'à son interrogatoire par la brigade criminelle de Paris, en 1990. «Les enquêteurs évoquent Fourniret comme étant propriétaire d'un château. Ça fait tilt en moi et je me dis, ça y est, les jeux sont faits.» Il fonce dans les Ardennes et déniche ce château du «Sautou» que les Fourniret ont en effet payé cash 1,2 million de francs à un notaire véreux. Hellegouarch est bien décidé à «fumer» (tuer) l'assassin de sa femme. Fourniret s'enfuit à bord de son break blanc, Hellegouarch tire mais le rate, le poursuit puis le perd. Il revient au château, casse une fenêtre à coup de crosse, puis menace Monique Olivier, qui se met «à pleurnicher et à se lamenter». Il la bouscule, fouille le château, ramasse les fusils, emporte une chaîne hi-fi : «Je lui ai demandé qu'elle me téléphone pour me dire où il était. Je n'ai jamais reçu d'appel.»

Rattrapés par le mari braqueur et par un redressement fiscal, les Fourniret quittent dare-dare le château et se réfugient en Belgique, à Sart-Custinne. «Je suis retourné [au Sautou] à deux ou trois reprises mais il n'y avait plus personne», dira Hellegouarch qui replonge pour deux ans. «Je n'avais pas de moyen pour les retrouver.» Emprisonné pour trafic de stupéfiants en 1998, Hellegouarch saisit enfin le procureur de Créteil de la disparition de Farida et apprend que Fourniret est en Belgique. Toujours à l'ombre, Hellegouarch n'aura pas l'occasion de venger la mort de sa femme, rendue publique par les aveux du couple Fourniret, en juillet 2004.

«Lâche et pleutre»

Les policiers ont l'intuition que le couple Fourniret n'a pas tout dit sur l'assassinat de Farida Hammiche. Ainsi, lors de la reconstitution du meurtre de Fabienne Leroy, Michel Fourniret qui vient d'être contredit par sa femme, lui lance tout à trac : «Est-ce que tu veux que je dise comment ça s'est réellement passé pour Farida ?» Selon un enquêteur de Reims, Monique Olivier pique alors du nez, regarde le bout de ses chaussures, «gênée» et ne moufte plus : «Ça s'arrête immédiatement alors que nous, on était tous à l'affût. A mon avis, il s'est passé quelque chose entre eux pour Farida, et ce n'est pas l'histoire qu'ils nous ont servie.»

Au procès, le 7 avril 2008, l'avocat Gérard Chemla a voulu en savoir plus : «Qu'est-ce qu'il y a là-dessous ?» demande Me Chemla. «Vous seriez déçu», rétorque l'accusé.

Dupé, trompé, par un «être rusé, dépourvu de scrupules, autocentré, lâche et pleutre», Jean-Pierre Hellegouarch reste persuadé que ce n'est pas l'appât du gain qui a poussé Michel Fourniret à assassiner sa compagne mais «ses pulsions sexuelles» : «Je suis quasiment sûr que Fourniret ne veut pas indiquer l'endroit où il a enterré Farida parce qu'il craint que l'on découvre quelque chose de plus comme des sévices sexuels.» De tels soupçons irritent Fourniret : «C'est dégueulasse de penser ça », coupe-t-il, lors de son interrogatoire, «mon unique but était un transfert de propriété». Il n'a pas hésité à tuer la femme de son pote car «l'amitié est une chose, les affaires en sont une autre.»

Les Fourniret ont passé quinze années de carrière criminelle assis sur ce tas de pièces d'or qu'ils appelaient les «Bruno» ou «les petits» et qu'ils couvaient plus sûrement que leur fils Sélim. Il restait pour 25 000 euros de «petits» enterrés dans une lessiveuse, au pied d'un arbre, en Belgique. Le monde des Fourniret s'apparente à un cimetière où la tombe de Farida reste inconnue.

(1) Déposition de Jean-Pierre Hellegouarch le 15 février 2005 au lieutenant de la direction centrale de la police judiciaire, Corinne Sodreau.
Patricia Tourancheau

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 06 oct. 2017, 11:16

Trésor du gang des postiches: Michel Fourniret devant les assises pour un meurtre




En 2004, le tueur avait avoué s'être débarrassé de Farida Hammiche, la compagne du braqueur qui lui avait confié le secret du butin du gang des postiches.

Michel Fourniret, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles, n'en a pas fini avec les juges. Il vient d'être renvoyé devant la cour d'assises des Yvelines pour le meurtre de Farida Hammiche, en 1988. Un forfait avoué en 2004, dont le dossier était toujours en cours d'instruction. Son ex-épouse Monique Olivier est également poursuivie pour complicité.


Farida Hammiche était la compagne de Jean-Pierre Hellegouarch, un braqueur d'extrême gauche, compagnon de cellule de Fourniret à Fleury-Mérogis dans les années 1980, quand ce dernier y purgeait une peine pour plusieurs agressions sexuelles. À sa sortie en 1987, il était resté l'ami du couple, ce qui avait encouragé Hellegouarch à lui confier un secret appris en prison: la cache d'un butin en lingots et pièces d'or dans une jardinière d'un cimetière de la région parisienne.

"Mon unique but était un transfert de propriété"

Une nuit du printemps 1998, Farida Hammiche et Michel Fourniret déterrent de la jardinière une caisse à outils remplie de 34 lingots et de milliers de pièces d'or. Ils l'ignorent encore, c'est le butin du gang des postiches, dont un des leaders André Bellaiche avait confié l'emplacement à une connaissance d'Hellegouarch.


Peu après, Fourniret propose à Farida Hammiche de "récupérer des armes" dans un coin perdu des Yvelines, l'étrangle et se débarrasse du cadavre, comme il l'a reconnu devant les policiers belges. Son corps n'a jamais été retrouvé. "Mon unique but était un transfert de propriété", a-t-il cyniquement avoué selon le récit de Libération. Il récupère la plus grande partie du butin dans l'appartement des Hellegouarch, tout en prenant soin d'en laisser un peu pour faire croire que Farida s'était servie avant de s'enfuir.

L'argent lui sert à acheter et rénover le château du Sautou, dans les Ardennes. Une acquisition qui éveille les soupçons de Jean-Pierre Hellegouarch. En 1990, Fourniret lui échappe de justesse alors qu'il s'apprêtait à se venger. L'heure est venue de rendre des comptes devant la justice.


Sources : L'Express avec AFP le 4 octobre 2017

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 16 févr. 2018, 18:51

Le tueur en série Michel Fourniret avoue les meurtres de deux femmes


s
Michel Fourniret a fait des aveux "elliptiques" selon les informations de la chaîne M6


Interrogé sur les meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, tuées au début des années 1990, a fait des aveux "réitérés", selon les informations recueillies par Europe 1.


Le tueur en série Michel Fourniret a été entendu la semaine dernière par un juge d'instruction à Paris et a formulé des aveux "réitérés" concernant les meurtres de deux femmes tuées au début des années 90, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece, a appris Europe 1, confirmant une information de M6.

Des aveux "réitérés" devant le juge d'instruction. Condamné à la perpétuité en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles, Michel Fourniret a été auditionné dans le plus grand secret au palais de justice. Celui qu'on surnomme "l'ogre des Ardennes" a fait des aveux "réitérés", a indiqué l'avocat de la famille d'une victime à Europe 1. Michel Fourniret a été une nouvelle fois entendu jeudi. Michel Fourniret avait été mis en examen en 2008 pour les enlèvements et les assassinats de ces deux femmes, mais la cour d'appel avait finalement ordonné un non-lieu à son encontre, le 14 septembre 2011.

Le 17 mai 1990, le corps de Joanna Parrish, alors assistante d'anglais au lycée Jacques-Aymot d'Auxerre, avait été retrouvé à Moneteau, dans l'Yonne. La jeune femme était nue et l'autopsie avait révélé qu'elle avait été violée et battue avant sa mort. Michel Fourniret a toujours contesté son implication dans cette affaire, y compris pendant son procès devant la cour d'assises des Ardennes, où il a été condamné le 28 mai 2008, à la perpétuité incompressible pour sept meurtres. Son ex-femme Monique Olivier a, elle, été condamnée à la perpétuité, accompagnée d'une mesure de sûreté de 28 ans, pour sa complicité dans cinq meurtres.



Des enquêtes ouvertes depuis des dizaines d'années. Marie-Angèle Domece était elle une jeune handicapée mentale, qui avait disparu le 8 juillet 1988 dans l'Yonne, à l'âge de 19 ans. Son corps n'a jamais été retrouvé. Une disparition sur laquelle Michel Fourniret avait été interrogé dès juin 2007. En mars 2008, Michel Fourniret avait été mis en examen dans cette affaire, pour enlèvement et assassinat, après avoir été dénoncé à deux reprises par son épouse Monique Olivier, qui s'était par la suite rétractée. En juin 2012, la cour d'appel de Paris avait annulé l'ordonnance de non-lieu dans l'affaire Joanna Parrish et demandé aux juges de rouvrir l'instruction sur la base de nouvelles pistes.

"Ça fait maintenant 28 ans que Joanna Parrish est décédée, des années que nous nous battons pour que la justice avance dans ce dossier", indique à Europe 1 Didier Seban, avocat de la famille de Joanna Parrish. "Michel Fourniret a avoué les deux meurtres à plusieurs reprises. Pour nous, c'est une avancée capitale."



Source : Europe 1 le 16 février 2018

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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 17 févr. 2018, 14:11

Nouveaux aveux de Michel Fourniret : "le chagrin se mêle à la colère"

Pour l'avocate des parents de Marie-Angèle Domece, tué en 1988 près d'Auxerre, les aveux de Michel Fourniret sont autant un soulagement qu'une preuve du temps perdu par la justice.


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Michel Fourniret de retour dans l'actualité. Celui que l'on a surnommé l'ogre des Ardennes vient de faire de nouveaux aveux. Déjà condamné à la perpétuité incompressible pour sept meurtres, Michel Fourniret, 75 ans, a reconnu deux nouveaux crimes commis près d'Auxerre il y a près de trente ans. Les victimes sont deux jeunes femmes, une Française de 19 ans, Marie-Angèle Domece, disparue le 8 juillet 1988 et dont le corps n'a jamais été retrouvé, et une Britannique, Johanna Parish, 20 ans, assistante d'anglais dans un lycée d'Auxerre, dont le corps a été découvert le 17 mai 1990.

"Le chagrin refait surface". Ces aveux arrivent comme un soulagement pour les parents de Marie-Angèle Domece, selon leur avocate. "C'est la fin d'un parcours pour eux, le début d'une nouvelle phase et je l'espère pour eux, d'un apaisement. Savoir qui s'en est pris à leur fille, c'est essentiel", assure maître Corinne Herman au micro d’Europe 1. Elle ne cache toutefois pas l'amertume des parents. "Le chagrin refait surface de façon plus aiguë, mélangé avec l'impression que quelque chose est fini, avec un poids qui s'en va et en même temps une colère parce que ça fait 28 ans que ça dure et il était temps que ça s'arrête."

L'avocate regrette en effet qu'il ait fallu autant de temps à la justice pour confondre le tueur en série des Ardennes. "Il y le sentiment d'un travail pas tout à fait achevé mais qui est sur la bonne voie. Malgré tout, il reste la colère de n'avoir pas été entendu par les magistrats dans nos demandes, puisqu'ils ont même donné un non-lieu", rappelle maître Herman. Michel Fourniret avait en effet été mis en examen en 2008 pour les enlèvements et les assassinats de ces deux femmes, mais la cour d'appel avait finalement ordonné un non-lieu à son encontre, le 14 septembre 2011.



"Il a fallu quatorze ans pour qu'on nous entende…" "Quand Monique Olivier avait dénoncé son mari fin 2004, dans les trois jours qui ont suivi, nous avons écrit au juge d'instruction pour lui demander de vérifier cette hypothèse", martèle l'avocate. "Il y a beaucoup d'éléments qui pointaient dans la direction de Michel Fourniret : le lieu du crime, le mode opératoire. Il a fallu quatorze ans pour qu'on nous entende…"


Source : Europe 1 le 17 février 2018

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 19 févr. 2018, 09:50

Le père de Joanna Parrish prudent face aux aveux de Fourniret, 28 ans après: «Il cherche une forme de publicité»


Deux nouveaux noms ajoutés à une liste bien trop fournie. Déjà condamné à la perpétuité, en 2008, pour le meurtre de sept jeunes filles, dont celui de la Namuroise Elisabeth Brichet en 1989, Michel Fourniret a spontanément reconnu avoir tué Joanna Parrish et Amarie-Angèle Domece dans les années 90, lors d’interrogatoires menés ces dernières semaines.

Un rebondissement éventé vendredi, par l’avocat de la famille de Joanna Parrish, une jeune enseignante anglaise de 20 ans, battue et violée, et dont le corps dénudé avait été retrouvé le 17 mai 1990. Quelques jours plus tôt, elle avait rendez-vous avec un père de famille, qui avait posté une petite annonce demandant des cours de soutien en anglais pour son fils…


Source : Sud Info le 19 février 2018

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 10 mars 2018, 17:36

Disparition d'Estelle Mouzin : Michel Fourniret, un adepte de la manipulation


Après avoir reconnu en février deux meurtres jamais élucidés, Michel Fourniret a laissé entendre qu'il pourrait être impliqué dans la disparition en 2003 de la fillette de 9 ans. Si pour les avocats d'Eric Mouzin, il s'agit d'«aveux en creux», pour d'autres, il faut rester prudent face à ses déclarations.


S'agit-il «d'aveux en creux» ou d'une énième provocation de la part de Michel Fourniret? Jeudi, Le Parisien nous apprenait que le tueur en série ne «niait pas être impliqué dans la disparition» d'Estelle Mouzin, fillette de 9 ans qui n'a plus donné signe de vie depuis le 9 janvier 2003. Venant d'un homme adepte des coups d'éclat et des formules énigmatiques, ces nouvelles déclarations ont été accueillies avec réserve. À commencer par la procureure de Meaux (Seine-et-Marne) où l'affaire est instruite. Il convient «d'observer la plus grande prudence sur la terminologie ‘d'aveu' utilisée pour caractériser les propos tenus par Michel Fourniret», a mis en garde Dominique Laurens.

«C'est du Fourniret dans le texte, il faut prendre ce genre de phrases avec des pincettes», abonde une source proche du dossier, qui reconnaît bien le style du tueur en série. «Il ne dit jamais les choses comme elles sont et parle par périphrases. Il aime bien le suspens qu'il alimente et peut-être trouve-t-il qu'on n'a pas assez parlé de lui ces derniers temps?», s'interroge auprès du Figaro cette source qui préfère garder l'anonymat.


L'un tueurs en série les plus pervers»

Le psychiatre Daniel Zagury qui a expertisé le tueur en série au milieu des années 2000 se montre tout aussi prudent face à ce genre de déclarations. «Michel Fourniret est probablement un des tueurs en série les plus pervers et organisés. Contrairement aux autres (criminels de sa catégorie, ndlr), il n'a pas peur des médias et n'hésite pas à se mettre en scène pour donner de l'écho à son ego. Face à la souffrance légitime d'une famille, on a un homme de 75 ans qui joue pour se gonfler d'importance et faire un dernier tour de piste», analyse le médecin, qui vient de publier La Barbarie des hommes ordinaires*. «Il ne faut pas que les médias réverbèrent ce jeu atroce. Il ne demande que ça».

L'ombre de Michel Fourniret a longtemps plané sur le dossier d'Estelle Mouzin. Selon Me Corinne Herrmann, une des avocats du père de la fillette, «l'ogre des Ardennes» a livré ces «aveux en creux» vendredi dernier devant une juge d'instruction parisienne, chargée d'élucider le meurtre de deux jeunes femmes disparues dans les années 90 dans l'Yonne, Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece. Condamné à la perpétuité en 2008 pour sept meurtres, le tueur en série avait reconnu, en février dernier, devant cette même magistrate, avoir tué les deux jeunes femmes.


Déjà une lettre énigmatique en 2007

Lors d'une nouvelle audition début mars, Michel Fourniret a été interrogé sur une lettre de 2007 qu'il avait envoyée au président de la chambre de l'instruction de Reims. Dans cette missive, le prévenu souhaitait être entendu sur trois dossiers- ceux des deux jeunes femmes et celui d'Estelle Mouzin - et demandait que ces dossiers soient joints aux autres affaires de meurtres pour lesquelles il était renvoyé devant la cour d'assises des Ardennes. Il disait devoir «des explications» aux familles des trois jeunes filles.


«Pour lui, l'autre n'existe que dans une relation où il tire les ficelles»

L'expert-psychiatre Daniel Zagury

À l'époque, certains y avaient vu un moyen pour Fourniret de retarder la tenue de son procès. Même le père d'Estelle Mouzin n'y avait pas cru: «Fourniret se cherche des distractions en prison. Cela doit rompre la monotonie», avait-il déclaré. D'autres, au contraire, avaient estimé qu'il s'agissait d'une forme d'aveux. Le juge avait rejeté sa requête. Fin 2007, les policiers l'avaient tout de même entendu en prison mais l'intéressé avait finalement nié toute implication. «Avec lui, il faut se méfier de tout», glissait une source proche du dossier dans France Soir en 2008.


Aujourd'hui, «il maintient ce qu'il a dit dans sa lettre à savoir qu'il veut être jugé sur les trois dossiers, donc en ce sens, il ne nie pas», a expliqué à l'AFP Me Corinne Herrmann. «Il s'agit certes d'aveux en creux mais qui renforcent nos certitudes», a commenté pour sa part le second avocat d'Eric Mouzin, Me Didier Seban, dans Le Parisien. Pourtant, il n'est pas impossible que l'homme décrit par tous les experts comme «manipulateur» cherche uniquement à jouer avec les nerfs des enquêteurs et de la juge d'instruction. «Il joue en permanence avec l'autre», reprend le Dr Daniel Zagury, décrivant un individu qui cherche toujours à être dans une posture de domination. «Pour lui, l'autre n'existe que dans une relation où il tire les ficelles», ajoute le psychiatre. Pour illustrer son propos, le médecin raconte cette anecdote qui remonte à 2006. Lors d'un entretien, le Dr Zagury l'avait invité à s'assoir en face de lui. Le prévenu avait refusé, lui répondant qu'il ne recevait d'ordre de personne.

«Sinistre tirade en alexandrins»

Michel Fourniret est aussi connu pour mentir et se livrer à d'étranges déclarations. Juste avant son procès en 2008, il avait ainsi exigé du président de la cour que les futurs jurés aient été vierges au moment de leur mariage, pour que ces derniers puissent comprendre sa quête de la virginité chez ses jeunes victimes, écrivait 20 Minutes à l'époque. Puis durant le procès, il s'était réfugié dans un quasi-mutisme se laissant aller à quelques aveux laconiques et digressions, pour conclure sur une «sinistre tirade» en alexandrins, comme l'avait raconté notre chroniqueur judiciaire Stéphane Durand-Souffland.

Le tueur en série est tout aussi capable de déclarations déroutantes. Aussi s'était-il accusé du meurtre de Robert Boulin dans une lettre qu'il avait rédigée en prison et que les policiers belges avaient saisie en mai 2004. Dans cette missive, il expliquait avoir confié à sa femme, Monique Olivier, qu'il avait «attenté à la vie d'un frère d'une loge maçonnique, ministre du travail dont le corps fut retrouvé près de Rambouillet dans un étang, suicidé». La justice n'a jamais démontré sa responsabilité dans cette affaire. Dès lors, difficile de savoir quand Fourniret dit vrai. «La réponse sera dans l'enquête et le recoupement des faits», conclut le Dr Zagury.

Source : Le Figaro le 9 mars 2018



Un article du Figaro du 20 mai 2008 et 3 février 2010



Fourniret, «tueur en série français le plus achevé»


Le psychiatre Daniel Zagury décrypte le fonctionnement de Michel Fourniret, qui selon lui, «jouit de terroriser, de dominer».


Avec les docteurs Dubec et Zagury, l'expertise psychiatrique atteint des niveaux stratosphériques. Sans vouloir faire injure aux praticiens qui ont examiné le couple Fourniret-Olivier et déposé précédemment aux assises des Ardennes, c'est un peu comme si on passait sans transition de la Méthode rose à la Salle Pleyel.

Daniel Zagury est le premier à se présenter à la barre. Son sujet, c'est Fourniret. Le médecin manie parfois des concepts compliqués, mais peut-on exiger qu'un spécialiste de cette trempe décrive en trois phrases simples comment «des fleuves souterrains ont fini par former, à l'air libre, une rivière» dont les flots ont emporté sept malheureuses ?




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Pour commencer, le Dr Zagury a le mérite de jeter l'accusé au bas du piédestal douteux, inconsciemment édifié sur l'horreur des crimes. Il décrit un méchant petit bonhomme prisonnier d'un fantasme absurde et malfaisant, étranger à tout remords, dont «les mots comme la musique sont insupportables». Un manipulateur intelligent, mais tellement satisfait de sa personne qu'il utilise, sans s'en rendre compte, «de grosses ficelles». Le psychiatre épingle sa suffisance, son vocabulaire pompeux, ses digressions mégalomaniaques qui tranchent avec les «propos millimétrés» mitraillés à intervalles réguliers par la «machine de guerre» qu'il est devenu.

«Je me positionne en technicien habitué au bureau des méthodes», déclare-t-il un jour à l'expert. On sent, derrière l'ironie de ce dernier, comme un mécanisme de protection pour dissimuler le dégoût que lui a inspiré l'intéressé, notamment quand il lui parlait des jeunes filles martyrisées sur le ton, obscène en l'occurrence, de l'«adoration».



«Coup de foudre criminel»



Et puis il en vient au noyau dur. Pour M. Fourniret, «il n'y a pas de demi-mesure. On est soit dominant, soit dominé, maître ou esclave». Évidemment, il a choisi le camp des «forts». Cet être déglingué au raisonnement simpliste «commet ses crimes puis les légitime au nom du bien, persuadé d'agir selon les desseins de la Nature». Dès l'âge de 12 ans, et une prétendue vision de l'Immaculée Conception, l'Ardennais développe ainsi une obsession quasi-délirante de la pureté. Il établit un rapprochement insupportable entre ses anciennes femmes et ses victimes, chez qui il croit retrouver la tenue, l'allure altière qui l'avaient séduit jadis.

Mais Michel Fourniret se retrouve dans une impasse psychique : cherchant, explique le Dr Zagury, à «mettre en scène, dans une cérémonie mystique, la transformation du pur en impur, il court derrière son fantasme. La victime est convoquée, sort du monde des vivants et devient son objet. Ce qui est adoré dans la mise en scène est détruit dans la mise en actes. Le tueur jouit de terroriser, de dominer pas, selon moi, de prolonger l'agonie. C'est la toute-puissance du démiurge qu'il recherche, le plaisir d'être indifférent à la souffrance de l'autre. Il tue comme on se débarrasse d'un objet devenu encombrant. À ses yeux, on entre vierge dans son fantasme, on en ressort dépravé.»

Pervers au dernier degré, Michel Fourniret a tenté d'apaiser son tumulte intérieur, ses «angoisses incestueuses» et existentielles, en massacrant des êtres humains au nom d'un «mythe à usage privé». Il se venge de n'importe quoi sur n'importe qui, c'est-à-dire sur des jeunes filles innocentes aperçues au hasard d'une errance et dès lors condamnées par ce «coup de foudre criminel» unilatéral. Quête insatiable car à reprendre sitôt assouvie.

En soixante-quinze minutes, le Dr Zagury brosse le portrait effrayant d'un homme «entièrement responsable», à la «dangerosité extrême», pour qui la thérapie relève de la «spéculation théorique». Du «tueur en série français le plus achevé», qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot.

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 09 avr. 2018, 13:55

DOSSIER SPECIAL

10 ans après le procès, retour sur l’affaire Michel Fourniret


À partir de lundi, retrouvez dans votre journal et sur notre site web, un cahier consacré à l’ogre des Ardennes.

Michel Fourniret a été condamné pour le meurtre de sept jeunes filles, il vient d’en avouer deux autres.


Le 28 mai 2008, la cour d’assises des Ardennes condamnait Michel Fourniret et Monique Olivier à la réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres de sept jeunes filles. Épilogue d’un voyage au bout de l’enfer pour les familles des victimes de celui que l’on a très vite désigné comme l’ogre des Ardennes.

La rédaction a décidé de consacrer un dossier spécial alors que l’actualité judiciaire rattrape à nouveau le couple diabolique. En février, Michel Fourniret avouait deux nouveaux meurtres commis au début des années 90 : ceux de l’Anglaise Joanna Parrish et de Marie-Angèle Domece pour lesquels il est déjà mis en examen.




Dans quelques mois, Fourniret et son ex-épouse, Monique Olivier comparaîtront devant la cour d’assises des Yvelines pour le meurtre de Farida Hammiche en 1988. Un meurtre uniquement vénal puisqu’il s’agissait de faire main basse sur une partie de l’argent du gang des postiches. Avec lui, Michel Fourniret a pu acquérir le château du Sautou, à Donchery dans les Ardennes.

Des témoignages uniques

Loin de nous toute volonté de « célébrer » le 10e anniversaire de ce procès, pourtant unique dans les archives judiciaires. Pas question non plus de réécrire l’histoire, ce n’est pas notre rôle de journalistes. Notre volonté était d’apporter un œil neuf sur le parcours de ce meurtrier ayant essentiellement sévi dans les Ardennes belges et françaises.

Nos investigations nous ont amenés à retrouver des témoins de cette période, dont certains ont accepté pour la première fois de s’exprimer. Les victimes trouvent évidemment leur place dans ce dossier spécial. Chaque jour, de lundi à dimanche, c’est un double page que vous retrouverez au début de votre journal mais également sur note site web. lunion.fr qui a également rassemblé des archives sous forme d’articles, de photos et de vidéos.

Quels seront les sujets abordés ?

Lundi : Retour sur le parcours criminel de Michel Fourniret

Mardi : Michel Fourniret, ce manipulateur

Mercredi : Le pacte diabolique du couple Fourniret-Olivier

Jeudi : Les familles des victimes s’expriment, 10 ans après le procès

Vendredi : 3 juillet 2004, le jour où les Ardennes basculent dans l’horreur

Samedi : Les mystères de Fourniret

Dimanche : Ce qu’a changé l’affaire Fourniret



 La rédaction


Source : L'Union le 7 avril 2018

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 05 juin 2018, 11:34

Monique Olivier prête à livrer de nouveaux secrets ?



Image

D'après Europe 1, Monique Olivier doit être entendue dès ce mardi 5 juin pour livrer certains détails concernant la mort de Johanna Parrish et Marie-Angèle Domèce.

Monique Olivier a-t-elle encore des secrets à livrer à la justice ? Europe 1 révèle que l'ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret a été extraite de sa cellule pour être entendue dès ce mardi 5 juin par une juge d'instruction.


Cette audition par la magistrate doit durer jusqu'à la fin de la semaine.

Grâce à cette audition, les familles de Johanna Parrish et Marie-Angèle Domèce espèrent avoir certaines réponses. Johanna Parrish, britannique de 20 ans, avait été retrouvée morte en mai 1990 dans une rivière de l'Yonne. Deux ans avant, Marie-Angèle Domèce, handicapée mentale de 19 ans, avait disparu. Le meurtre de cette dernière par Michel Fourniret avait été avoué par Monique Olivier en 2008. Près de trente ans après, les deux familles souhaitent obtenir certaines réponses. Europe 1 rappelle que, par exemple, le corps de Marie-Angèle Domèce n'a jamais été retrouvé malgré de nombreuses fouilles.



Me Corinne Hermann, qui représente les deux familles, estime que les révélations dépendent avant tout de Monique Olivier. "D'habitude, elle répond très lentement, seulement quelques mots à l'heure. Elle a été entendue il y a un an, un an et demi, et on avait le sentiment qu'elle réagissait plus vite qu'auparavant. Elle avait même l'air de s'énerver, donc on a peut-être face à nous une nouvelle Monique Olivier. Il va falloir en tenir compte", précise-t-elle au micro d'Europe 1 mardi 5 juin.

D'autres révélations ? Si la juge d'instruction va chercher à élucider certains points de ces deux disparitions, elle pourrait également interroger Monique Olivier sur Estelle Mouzin. Âgée de 9 ans, la fillette avait disparu en janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne). Comme le rappelle Europe 1, Monique Olivier avait par le passé avoué avoir fourni un faux alibi à Michel Fourniret en affirmant qu'ils étaient ensemble le soir de la disparition d'Estelle Mouzin



Source : 6Médias le 5 juin 2018

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 05 juin 2018, 11:45

ENQUETE FRANCEINFO.

"Il faut entrer dans son monde" : comment interroge-t-on un tueur en série comme Michel Fourniret ?

"L'ogre des Ardennes", qui a avoué récemment deux nouveaux meurtres, n'en a pas fini avec les enquêteurs et les magistrats, notamment dans l'affaire Estelle Mouzin.


Il ne part plus "à la chasse" mais il continue à jouer avec les nerfs des enquêteurs. Michel Fourniret, condamné à perpétuité en 2008 pour sept meurtres de jeunes filles, a reconnu deux nouveaux crimes en février dernier. A 75 ans, "l'ogre des Ardennes" a avoué, sans donner de détails, avoir tué Marie-Angèle Domece, 19 ans, et Joanna Parrish, 20 ans, dans les années 1990, dans l'Yonne. Les fouilles pour retrouver le corps de la première, réalisées sur les indications d'un témoin, n'ont pour l'instant rien donné. Lors de ses auditions devant la doyenne des juges d'instruction de Paris, le tueur en série a aussi formulé des "aveux en creux" au sujet d'Estelle Mouzin, cette fillette de 9 ans disparue à Guermantes le 9 janvier 2003. "Il n'a pas nié son implication alors que depuis des années, il se met en colère lorsqu'on lui parle d'Estelle Mouzin", souligne l'une des avocates de la famille, Corinne Herrmann, auprès de franceinfo.


Ce n'est pas la première fois que le tueur en série s'accuse dans ces trois affaires. Dans une lettre adressée au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims en 2007, Michel Fourniret demandait "la jonction de ces trois dossiers" à son procès de mars 2008 et disait devoir "des explications" aux familles. La requête avait été rejetée pour nullité, son renvoi aux assises ayant déjà été audiencé. Fin 2007, les policiers chargés de l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin s'étaient tout de même déplacés en prison pour l'entendre. Mais Michel Fourniret avait finalement nié toute implication. "Ils y sont allés sans être préparés, sans avoir fait l’effort de le connaître", fulmine Corinne Herrmann.

"Une phrase peut en éclairer une autre"

Pour la famille de la fillette, les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles ont trop vite abandonné la piste Michel Fourniret. Eric Mouzin, son père, a ainsi demandé leur dessaisissement. Sa demande a finalement été rejetée par la justice mardi 15 mai. "Sur les vérifications qu'on demande depuis dix ans sur Fourniret, il est certain que la section de recherches de Dijon, qui connaît très bien le dossier, serait la mieux à même de mener l'enquête", estime Corinne Herrmann.


”Pour l’interroger, il faut bien connaître Michel Fourniret, entrer dans son monde, son univers.”
— Corinne Herrmann, avocate de la famille Mouzin
à franceinfo


Selon nos informations, les gendarmes de Dijon ont préparé pendant un an l'audition de Michel Fourniret, s'attachant autant aux faits qu'à la personnalité du tueur. Mais "c'est la magistrate, une personne exceptionnelle, qui a obtenu ses aveux", insiste une source proche du dossier.

"Pour interroger un tueur en série, quel qu’il soit, il faut connaître toutes ses déclarations car c’est un ensemble, reprend Corinne Herrmann. Une phrase peut en éclairer une autre. Quand un homme a commis plusieurs crimes, le temps faisant son œuvre, il commet des erreurs, confond certaines victimes. Il faut pouvoir faire le lien." Et d'ajouter : "Michel Fourniret a ce côté petit artisan très précis. Il aime le travail bien fait, sinon il se braque."

"Il faut en effet connaître son parcours en détail pour relever rapidement des incohérences, et c'est ce que nous avons fait", relève une source policière proche du dossier, qui fustige les accusations portées contre la PJ de Versailles. "Nous l'avons entendu pendant sept heures à l'automne 2017 – sous le régime de la garde à vue – et je peux vous dire que c'était préparé. Fourniret, ça fait trois ans qu'on travaille dessus toutes les semaines", ajoute cette même source, qui affirme que le suspect était "impressionné" que "les policiers connaissent aussi bien son parcours".


”Il vous analyse en même temps qu'il vous parle. S'il ne vous considère pas, il ne répond pas à vos questions.”
— Une source policière proche du dossier, qui a entendu Fourniret
à franceinfo


Les professionnels qui ont eu affaire à ce criminel hors normes, décrit par les experts comme un "pervers narcissique" incurable à la "dangerosité extrême", le confirment tous : il est nécessaire d'être armé pour se confronter à ce manipulateur hors pair. Francis Nachbar, alors procureur de Reims, raconte l'un de ses premiers échanges avec Michel Fourniret dans le livre Les Magistrats sur le divan, du journaliste Dominique Verdeilhan. Il s'entend dire : "Monsieur le procureur, je vais vous dire ce que j’ai dit aux Belges. Si vous êtes au moins aussi intelligent que moi, que vous avez des éléments, je vous les confirmerai ou pas. Mais si vous ne m’apportez rien, c’est que vous n’êtes pas assez intelligent pour que je vous aide."

Un ego surdimensionné

Luc Balleux, l'ancien avocat belge de ce prédateur sexuel, obsédé par la virginité de ses victimes, confirme : "Il doit être confronté à l’évidence pour passer à table."


”C’était un joueur d’échecs. Il joue, comme un chat avec une souris.”
— Luc Balleux, avocat belge de Michel Fourniret
à franceinfo


"Il faut le prendre avec des pincettes, garder ses distances, ne pas se laisser manipuler et se méfier de ses propres faiblesses", confirme son confrère français Pierre Blocquaux, qui a défendu Michel Fourniret lors de son procès en 2008. "S’il pense que vous allez à la pêche aux informations, il va vous balader, ajoute Yves Charpenel, ancien procureur général près la cour d'appel de Reims. Par contre, quand vous êtes capable de lui démontrer que ce qu’il vous dit est faux, il vous félicite. Pour lui, c’est une marque de respect."

Le magistrat se souvient de son attitude lors des fouilles dans le parc du château de Sautou, le 3 juillet 2004, pour retrouver les corps de Jeanne-Marie Desramault et Elisabeth Brichet. "Il était content d’avoir un procureur général à côté de lui." Alors que les recherches ne donnent rien, Yves Charpenel lui lance : "Vous êtes précis d’habitude." "Il me regarde en disant : 'Vous devriez mieux chercher'". "Il jouait les vedettes et il se foutait de notre gueule", résume un enquêteur présent sur place, cité dans Les Magistrats sur le divan. Les dépouilles des deux jeunes filles finiront par être extraites des trous creusés sur les indications du tueur.

Michel Fourniret a un ego surdimensionné. Malgré un niveau d'études médiocre, "il a toujours un grand désir de paraître cultivé et supérieur", relève Yves Charpenel. Pour Estelle Mouzin, il avait dit "'Guermantes, Guermantes, ça me fait penser à Proust', alors qu'il n'a sûrement jamais lu À la recherche du temps perdu". Cet aspect de sa personnalité, si désagréable soit-il, peut être exploité par les enquêteurs. "Il faut qu’il ait l’impression de mener le jeu. Son narcissisme est sa force et sa faiblesse. Quand il se sent en confiance, il baisse la garde", poursuit Yves Charpenel. "Il est sensible à la flatterie", confirme une source policière, qui a assisté aux premiers interrogatoires du prédateur. "Cela permet de créer du lien." A condition de le laisser partir dans ses "digressions" et de le laisser parler. D'aucuns décrivent des auditions très longues et éprouvantes.


”Quand on lui pose une question, il ne répond pas du tac au tac, parfois il philosophe un peu, on le perd. Ça durait des heures, c’était très long.”
— Un enquêteur qui a participé aux auditions de Michel Fourniret
à franceinfo


Michel Fourniret a son vocabulaire bien à lui, emprunté et précieux. Il parlait par exemple de "situation impécunieuse" pour évoquer ses soucis financiers, poursuit ce gradé de la police. Il reste sur le même ton pour décrire méthodiquement ses crimes abominables. "C’est très analytique, il ne vous épargne aucun détail et a toujours le sentiment que ce qu’il a fait est légitime."

Un "bras de fer permanent"

Le psychiatre Daniel Zagury, qui l'a longuement expertisé, ne dit pas autre chose : "Durant nos entretiens, il est resté continûment vigilant, de manière à maîtriser la situation, sans jamais baisser la garde", écrit-il dans son livre L'Enigme des tueurs en série. "Il ne connaît que la relation de force", poursuit-il. Ainsi, lorsque l'expert l'invite à s'asseoir lors de leur deuxième entretien en 2006, "il reste debout en [lui] disant, poliment mais fermement, qu'il déteste recevoir des ordres".

La magistrate Anne Devigne, qui a mené les interrogatoires de Michel Fourniret en tant que juge d'instruction, décrit également un "bras de fer permanent". "Il a eu cette tendance fâcheuse d’essayer d’avoir le dessus, de reprendre la main. Il essayait toujours d’avoir gain de cause. (…) Il ne connaissait que le rapport dominant-dominé. Il fallait constamment le remettre à sa place", raconte-t-elle dans Les Magistrats sur le divan. La juge met en place des stratégies pour garder le contrôle de la situation.


”On a décidé de travailler avec Monique Olivier. Il a été agacé à l’idée qu’on faisait plus confiance à sa femme. Cela a été payant.”
— Anne Devigne, qui a instruit l'affaire Fourniret
dans Les Magistrats sur le divan


Si Monique Olivier avait scellé un "pacte" diabolique avec son ex-mari, elle est aussi celle qui a permis à la justice de mettre un coup d'arrêt à leur parcours criminel, en 2004. "On l’a cuisinée pendant des jours jusqu’à ce qu’elle craque et qu’elle raconte. Elle, on ne l’a pas lâchée. Lui, il aurait tenu le coup", se souvient une source judiciaire belge. Monique Olivier, actuellement détenue à Rennes (Ille-et-Vilaine), a avoué les sept meurtres pour lesquels son ancien époux a été condamné. Elle lui a aussi attribué à deux reprises les meurtres de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, avant de se rétracter. "Il faudra que Monique Olivier soit à son tour entendue et éventuellement confrontée à Michel Fourniret", souligne l'avocat des deux familles, Didier Seban. Selon lui, le tueur a "fait des aveux circonstanciés et réitérés" après avoir été confronté aux éléments recueillis par les gendarmes de Dijon dans ces deux affaires.


”Michel Fourniret a dit : 'Si ces deux jeunes femmes n'avaient pas croisé ma route, elles seraient encore en vie'.”
— Didier Seban, avocat des familles Parrish et Domece
à franceinfo


Un alibi mis en doute

Concernant Estelle Mouzin, la doyenne des juges d'instruction de Paris, non saisie de ce dossier, n'a pas pu aller très loin dans ses questions. "Michel Fourniret lui a confirmé ce qu'il avait dit dans sa lettre en 2007, à savoir qu'il voulait être jugé pour les trois dossiers en même temps. Il a dit : 'Pour moi, ça avait du sens'", explique Didier Seban. Il convient "d'observer la plus grande prudence sur la terminologie d''aveux' utilisée pour caractériser les propos tenus par Michel Fourniret", a nuancé la procureure de Meaux, Dominique Laurens, auprès de l'AFP. Elle a également tenu à défendre l'enquête de la police judiciaire de Versailles, mise en cause par la famille Mouzin : "De multiples investigations ont été réalisées, y compris récemment." Les enquêteurs de la PJ s'intéressent notamment au véhicule de Michel Fourniret, saisi par la police belge et sur lequel ils doivent procéder à de nouvelles vérifications.

En 2010, des milliers de prélèvements de cheveux, poils et autres fibres de vêtements retrouvés dans la fourgonnette de Michel Fourniret avaient été analysés. En vain. Mais des photos et un reportage sur Estelle Mouzin ont été retrouvés sur son ordinateur, et son alibi – un coup de fil passé à son fils depuis son domicile au moment de la disparition – est mis en doute, dans la mesure où l'appel n'a pas abouti. Monique Olivier avait en outre affirmé à deux de ses codétenues avoir fourni aux enquêteurs un faux alibi à son époux le soir de la disparition de l'enfant. Mais son audition en 2015 n'a pas été concluante.

A ce stade, Michel Fourniret n'est pas mis en examen dans le dossier Mouzin, mais il pourrait de nouveau être entendu sous le régime de la garde à vue. Un nouveau rendez-vous judiciaire l'attend par ailleurs en novembre : il doit être jugé pour l'assassinat en 1988 de Farida Hammiche, l'épouse d'un ancien codétenu. Un crime crapuleux qui lui avait permis de mettre la main sur un trésor amassé par le célèbre "Gang des postiches". Grégory Vavasseur, qui le représente dans ce dossier, se montre réservé quant aux récentes déclarations de son client : "Je ne pense pas qu'il y ait une bonne stratégie pour le faire parler. Il est tellement insaisissable."


Source : France Info

marathon
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Re: Les Fourniret bientôt de retour devant les assises

Messagepar marathon » 08 juin 2018, 18:10

Ces affaires sur lesquelles plane l'ombre de Michel Fourniret

L'ex-femme du tueur en série, Monique Olivier, doit être entendue par une juge d'instruction à partir de mardi, à propos de deux meurtres commis dans les années 1980 mais aussi de la disparition d'Estelle Mouzin.


Le couple avait scellé un "pacte criminel", que les enquêteurs espèrent exploiter jusqu'au bout. Monique Olivier, ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret, condamnée comme lui à la détention criminelle à perpétuité, doit être entendue par une juge d'instruction parisienne durant plusieurs jours, à partir de mardi, selon les informations d'Europe 1. Celle par qui les premiers aveux des meurtres étaient arrivés, en 2004, devrait être interrogée à propos de deux assassinats récemment confessés par son ancien époux, mais aussi potentiellement d'autres dossiers, sur lesquelles plane toujours l'ombre de "l'ogre des Ardennes". Europe 1 les a recensés.

Les affaires Parrish et Domece

Dans ces deux dossiers, la piste Fourniret n'est pas nouvelle. En 2008, le tueur en série avait déjà été mis en examen pour les enlèvements et les assassinats de Joanna Parrish, une assistante d'anglais retrouvée morte dans l'Yonne en 1990, et de Marie-Angèle Domece, une jeune handicapée mentale disparue en 1988 dans le même département et dont le corps n'avait jamais été retrouvé. Mais la cour d'appel avait finalement ordonné un non-lieu à son encontre en 2011.

C'est l'"ogre des Ardennes" lui-même qui a relancé l'enquête en février, formulant des aveux "réitérés" dans ces deux affaires, selon les avocats des familles des victimes. Mais la personnalité trouble du tueur en série, qui a déjà dérouté la justice à plusieurs reprises, pousse les enquêteurs à considérer ces propos avec prudence. Depuis ces "aveux", de nouvelles recherches menées dans l'Yonne n'ont pas permis de retrouver le corps de Marie-Angèle Domece. Début mai, les parents de Joanna Parrish ont, eux, dit avoir reçu l'assurance de la justice française qu'un procès aurait lieu.

.

L'affaire Estelle Mouzin

La disparition d'Estelle, neuf ans, sur le chemin de l'école à Guermantes, en Seine-et-Marne, est l'autre dossier dans lequel revient régulièrement le nom du tueur en série. En 2006, l'affaire avait semblé connaître son épilogue lorsque des photos de la fillette avaient été retrouvées dans son ordinateur. Michel Fourniret lui-même avait demandé à être entendu pour cette disparition… Jusqu'à ce que les enquêteurs ne le mettent hors de cause, un an plus tard : un appel téléphonique prouvait qu'il se trouvait en Belgique au moment des faits.

Mais pour les avocats du père d'Estelle Mouzin, cet alibi ne suffit pas à écarter totalement la piste. Selon Me Corinne Herrmann, Michel Fourniret a d'ailleurs livré des "aveux en creux" lors d'une audition par les enquêteurs, le 2 mars dernier… La famille réclame désormais le dessaisissement de la PJ de Versailles, en charge de l'enquête, et qui aurait selon elle négligé l'hypothèse Fourniret. Déboutée en première instance, elle a fait appel.

Une jeune fille au pair disparue dans les années 1990

Parmi les onze crimes dont Monique Olivier a accusé son ex-mari au fil des années figure aussi le meurtre d'une jeune fille au pair qui a vécu chez eux, en Belgique, durant l'été 1993 et qu'il aurait étranglée dans la cuisine. Michel Fourniret nie cet assassinat. Mais surtout, les ex-époux affirment tous deux avoir oublié le nom, l'origine, et même le prénom de cette jeune femme qu'ils auraient hébergé pendant plusieurs semaines. Malgré plusieurs appels à témoins établis grâce aux souvenirs d'habitants du village, les enquêteurs n'ont pour l'instant pas réussi à remonter la piste de cette victime potentielle.

Un assassinat crapuleux en 1988

Dans un tout autre dossier, différent du mode opératoire habituel de Michel Fourniret, le tueur en série et son ex-épouse doivent être jugés aux assises, en novembre prochain. L'assassinat, commis en 1988, repose sur un mobile crapuleux : la victime, Farida Hammiche, dont le corps n'a jamais été retrouvé, était en effet mariée à un braqueur, qui avait partagé la cellule de Fourniret à Fleury-Mérogis et l'avait mis sur la piste d'un magot de lingots et de pièces d'or. Se sentant lésé lors du partage du butin, déterré avec Farida Hammiche, Fourniret l'aurait tuée et enterrée dans une zone isolée des Yvelines, selon les aveux formulés par Monique Olivier. Avec l'or du "trésor", le couple s'était offert le manoir de Sautou, où furent découverts deux cadavres.



Sur Source : Europe 1 le 5 juin 2018


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