Il y a 40 ans à Marseille, on coupait la dernière tête

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marathon
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Il y a 40 ans à Marseille, on coupait la dernière tête

Messagepar marathon » 22 oct. 2016, 17:54

Ce fut l'ultime exécution en France. On célèbre aujourd'hui l'abolition de la peine de mort votée le 9 octobre 1981.


Hamida Djandoubi a été exécuté à 4 h 40, aux Baumettes.



"Donnez-moi le CV d'un innocent, je vous donnerai trois raisons de le pendre". Le mot de Richelieu résonne avec acuité aux oreilles des abolitionnistes de la peine de mort. Car on fête aujourd'hui le 35e anniversaire de sa disparition en France. Répudiée, éliminée, enterrée, guillotinée la guillotine ! Remisée au rayon des accessoires surannés. Même si le concert des nations est loin d'être à l'unisson sur le sujet... Au moins pour une fois, on a fait mentir Edgar Faure qui aimait à dire: "En France, on est toujours en avance d'une révolution parce qu'on est toujours en retard d'une réforme".

Le 9 octobre 1981, la France faisait en effet disparaître de son Code pénal et de ses moeurs judiciaires la peine de mort. C'est pourtant à Marseille que l'on a tranché la tête du dernier condamné à mort et même de deux des trois derniers. Christian Ranucci est exécuté le 28 juillet 1976, dans la cour des Baumettes. À ses avocats, il a juste le temps de glisser: "Réhabilitez-moi!" Le couperet tombe à 4 h13. Cinq mois plus tôt s'était ouvert son procès. Il sera déclaré coupable du meurtre de Marie-Dolores Rambla, une fillette de 8 ans retrouvée morte après avoir disparu un lundi de Pentecôte, le 3 juin 1974, de la cité Sainte-Agnès, aux Chartreux.

La justice est une affaire de climat. Il y a une météo du crime qui n'est pas toujours favorable aux accusés. Or cette année-là vient d'éclater à Troyes une autre affaire sordide d'enlèvement d'enfant, l'affaire Patrick Henry. Le président Valéry Giscard d'Estaing a refusé la grâce. Sur les murs de la ville, on a écrit en rouge: "A mort Ranucci!"

Hamida Djandoubi sera le dernier. Le dernier "raccourci", comme on dit alors trivialement. Dans la nuit du 3 au 4 juillet 1974, l'apprenti pâtissier âgé de 28 ans, d'origine tunisienne, a transporté sa compagne, Elisabeth Bousquet, 21 ans, qui refuse de se prostituer pour lui, dans un cabanon qu'il possède près de Lançon-de-Provence. C'est là qu'il l'a étranglée après l'avoir torturée pendant près de trois heures.

"L'an 1977, le 10 septembre, à 4 h 40, nous, Alphonse R., greffier en chef au tribunal de grande instance de Marseille, nous sommes transportés à la maison d'arrêt des Baumettes pour assister à l'exécution de la peine de mort prononcée le 25 février 1977 par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône en réparation d'assassinat et actes de barbarie, viol, violences avec préméditation et port d'arme".

Il y a une météo du crime qui n'est pa toujours favorable

Le même fonctionnaire de justice dresse sobrement la liste des magistrats présents, des avocats, qui assistent à cette ultime formalité. Il note la présence d'un imam. Puis le greffier poursuit: "Avons assisté à la remise du condamné entre les mains de monsieur l'exécuteur en chef des arrêts criminels --le bourreau, en termes moins élégants-- et ses aides, lesquels ont procédé à leurmission dans les formes prévues par la loi. Le docteur T., commis à cet effet, a constaté le décès. Le nommé Hamida Djandoubi n'a pas fait de déclaration". On sait aujourd'hui que le constat de la mort par un greffier est effectivement froid comme la mort.

L'opération n'aura duré que trois minutes, 180 secondes d'horreur chirurgicalement égrenées. L'inhumation aura lieu à 5 h 07 au cimetière Saint-Pierre, tranchée 17, piquet 50. Pas de temps à perdre. "Puis la fosse a été comblée", note laconiquement le scrupuleux scribe judiciaire de ce qui restera dans l'histoire de France comme la dernière exécution capitale. Capitale, en ce qu'elle signe la dernière tête coupée, tombée dans le seau de l'inhumaine humanité.

Le 28 avril 1986, notre pays a même signé le protocole additionnel numéro 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont l'article 1 stipule que "la peine de mort est abolie" et que "nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté".

La France s'interdit désormais tout retour en arrière. Le président Jacques Chirac a fait inscrire, le 19 février 2007, ce principe majeur dans la Constitution française.

C'était trente ans, presque jour pour jour, après la condamnation de Djandoubi par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. "Aucun crime ne justifie ce crime organisé, bien plus atroce que le plus atroce des meurtres", écrira plus tard Philippe Lemaire, l'un des avocats de Claude Buffet et Roger Bontems, deux autres guillotinés célèbres en 1972.

Source :: La Ptrovence le 9 octobre 2016

marathon
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Re: Il y a 40 ans à Marseille, on coupait la dernière tête

Messagepar marathon » 16 août 2017, 10:28

Toulouse : une jeune femme retrouvée égorgée dans son appartement

La victime, âgée de 21 ans, a été retrouvée deux jours après sa mort, dans une mare de sang



Une jeune femme a été tuée à l’arme blanche dans son appartement en plein centre-ville de Toulouse. La victime, d’origine angolaise et âgée de 21 ans, a été retrouvée jeudi par les pompiers, alertés par des proches de la victime, inquiets de ne plus avoir de nouvelles.


N’obtenant pas de réponse en sonnant à la porte, les pompiers sont passés par le balcon pour atteindre l’appartement situé au quatrième étage d’un immeuble du quartier Arnaud-Bernard. Ils ont alors trouvé la jeune femme morte, gisant dans une mare de sang.

Très discrète

Selon l’autopsie, la victime est décédée en raison "d’importantes blessures au cou à l’arme blanche", a indiqué le parquet, précisant que "la mort remontait à 48 heures".

L’enquête a été confiée au SRPJ de Toulouse, qui mène des investigations sur les relations de la jeune femme, mais aussi sur son statut (étudiante, travailleuse…). Selon La Dépêche du Midi, la victime avait emménagé il y a quelques semaines dans son appartement, était très discrète et n’avait jamais fait parler d’elle.


Source : Sud Ouest le 31 juillet 2017

marathon
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Re: Il y a 40 ans à Marseille, on coupait la dernière tête

Messagepar marathon » 16 août 2017, 10:28

Toulouse : un protagoniste de l’affaire du "pullover rouge" déféré pour meurtre


La femme avait été retrouvée le 27 juillet dernier dans son appartement place des Tierecerettes à Toulouse

Le frère de Marie-Dolorès Rambla, kidnappée et tuée à 8 ans en 1974, est mis en examen pour le meurtre d’une femme égorgée à Toulouse et retrouvée le 27 juillet dernier



Jean-Baptiste Rambla, le frère de Marie-Dolorès, tuée à 8 ans en 1974 dans l’affaire dite du "pullover rouge", était vendredi après-midi en cours de présentation en vue de sa mise en examen pour le meurtre d’une jeune femme égorgée à Toulouse, a indiqué le parquet.


Sa détention provisoire a été requise dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Cintia Lunimbu, 21 ans, dont le corps avait été découvert le 27 juillet à Toulouse, gisant dans une mare de sang. Elle présentait des "plaies d’égorgement", selon le parquet.

À six ans, il assiste au kidnapping de sa soeur

Jean-Baptiste Rambla est le frère de la petite Marie-Dolorès Rambla, 8 ans, kidnappée et tuée en 1974 à Marseille. L’affaire avait défrayé la chronique pendant de longues années, en raison de la parution en 1978 d’un livre, "Le pullover rouge" de Gilles Perrault, qui avait alimenté les doutes sur la culpabilité de Christian Ranucci condamné à mort et guillotiné en 1976 pour le meurtre.

Rambla avait six ans quand il a assisté au kidnapping de sa soeur. Il a refait parler de lui en 2008, quand il a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour le meurtre en 2004 de son ex-employeuse dont le corps avait été découvert plus de sept mois après les faits.

Après un transfert à la prison de Muret, près de Toulouse, il avait obtenu une libération conditionnelle le 23 février 2016.

"Aucun incident n’a été signalé (depuis) quant à son comportement et au respect des obligations qui lui étaient imposées", précise le parquet dans son communiqué. Il bénéficiait de plus d’un "suivi régulier auprès d’un centre médico-psychologique", selon la même source.

Rambla devait avoir officiellement purgé sa peine le 20 novembre prochain.


Source : Sud Ouest le 11 août 2017


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